BE HCFR : OPPO BDP 103

Comptes-Rendus, Tests et Bancs d'Essais — publié le 7 novembre 2012
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Déballage et observations techniques.

OPPO ne déroge pas à sa tradition, du carton au produit nous avons droit à de la qualité.
Comme pour le BDP-93, le BDP-103 est livré dans une housse du plus bel effet pouvant aussi servir de sac de transport.

Une boite en carton noir contient les accessoires habituellement présents avec les produits de la marque.
On y trouve donc la nouvelle télécommande, un câble HDMI de bonne facture, un câble d’alimentation avec prise française, une rallonge avec support USB et la fameuse clé wifi.
La notice mise à disposition est déjà complète. Les explications y sont claires et bien illustrées. C’est un petit détail mais il est fort agréable d’avoir une notice de bonne présentation, imprimée sur du papier de bonne qualité et qui présente bien.
D’autres constructeurs plus “haut de gamme” et plus chers n’en font pas autant.

D’aspect le lecteur est assez proche du BDP-93.
Le gabarit est presque identique et le style adopté sur la face avant est similaire.
Les touches à fleur de façade laissent place à des boutons en relief plus classiques.
L’entrée USB a perdu son capuchon. C’est dommage car ce petit accessoire fixé à la façade permettait de cacher la prise USB pour donner un aspect plus sobre et surtout il permettait de protéger la prise.
Au voisinage de l’entrée USB, on trouve la prise d’entrée HDMI compatible MHL.
Il s’agit d’une première sur un lecteur Blu-ray de salon. Le BDP-103 est le premier à proposer des entrées HDMI et une compatibilité MHL pour récupérer du contenu stocké sur les appareils mobile.
Le lecteur peut paraître un peu moins classieux que son prédécesseur, mais la qualité de finition est tout aussi irréprochable. C’est surtout une affaire de goût personnel.

 La face arrière dévoile la connectique principale. Les deux sorties HDMI paramétrables, les ports de communication, la connectique assurant la rétrocompatibilité audio numérique et analogique, une autre entrée HDMI (non MHL) et pour finir les deux entrées USB complémentaires.

La sortie vidéo DIAG est en fait une simple sortie composite qui a pour but d’accéder aux menus du lecteur en cas de problème d’affichage. L’initiative est intéressante mais la sortie est asservie aux protocoles HDCP, c’est-à-dire que si les sorties HDMI sont « actives » la sortie DIAG sera verrouillée. Il s’agit de la première limitation du lecteur. Cette sortie ne peut pas servir de moniteur de contrôle permanent. Effectivement certains appareils ont un EDID actif même en veille ce qui a pour finalité de valider les protocoles HDCP. Ainsi le BDP-103 sera trompé et verrouillera la sortie vidéo DIAG. Le seul moyen d’y remédier facilement est de débrancher les câbles HDMI utilisé sur les sorties. Dans certains cas cette sortie DIAG sera donc inutile ce qui est bien dommage car elle pourrait être très pratique si l’on veut utiliser un petit moniteur de contrôle sans devoir allumer le diffuseur principal, économiser de la lampe dans le cas d’un vidéo-projecteur. Lors d’une écoute audio par exemple cela aurait été génial.

Par mal de nouveautés donc par rapport au BDP-93.

A présent observons l’intérieur du lecteur.

Nous retrouvons le drive qui a fait le succès des BDP-93 et BDP-95.
Ce drive s’affirme comme l’un des meilleurs disponibles sur des lecteurs de ce niveau.
Il est rapide et totalement silencieux en mode de fonctionnement. Seuls quelques accès disque peuvent se faire entendre et encore faut-il tendre l’oreille.
L’alimentation universelle à découpage est aussi celle du BDP-93.

L’alimentation

L’alimentation

Par contre la carte principale et la carte audio pilotant les sorties analogiques ont été révisées.
La carte audio ne se trouve plus directement sous l’entrée IEC. Elle est décalée et surélevée pour ne plus être proche du châssis et du courant alternatif.
Le DAC est toujours un Cirus Logic CS4382A, 24bits 196khz, 8 canaux et compatible DSD.
On trouve 4 AOP Texas Instrument (ex Burr brown) NE5532A. Pas de grandes surprises donc vu que le BDP-93 exploite les mêmes composants qui ont bonne réputation.
C’est surtout au niveau de l’alimentation de la carte que l’on note des différences.
Les sections régulation et filtrage ont été bien modifiées et rationalisées. On peut d’ores et déjà supposer un gain de performance.

La carte audio analogique dans son ensemble

La carte audio analogique dans son ensemble

 

Gros plan sur le DAC CS4382A

Gros plan sur le DAC CS4382A

 

Les amplis opérationnels

Les amplis opérationnels

 

Filtrage et régulation bien fournie

Filtrage et régulation bien fournie

La carte principale connaît plus de changements.
Le processeur vidéo est maintenant un Qdeo Kyoto G2H capable d’opérer un upscaling jusqu’à 4kx2k (3840×2160).
La dissipation thermique est redevenue plus classique. La grande plaque plate laisse place à un radiateur à ailettes comme on en trouve sur les FPGA et divers chipset.
A l’instar de sa carte audio, la carte principale a subi des modifications côté arrivée d’alimentation. On y trouve un circuit de régulation plus complet et plus élaboré. Nous nous rappelons que le BDP93 souffrait d’un défaut de bruit vidéo numérique résiduel. Ce problème était principalement lié à une alimentation imparfaite des circuits vidéo numérique. Nous verrons plus en avant du test si le BDP-103 profite de ces améliorations et si ce problème a disparu.

La carte principale dans son ensemble

La carte principale dans son ensemble

 

La Qdeo Kyoto G2H

La Qdeo Kyoto G2H

 

L’arrivée d’alimentation et la section des régulateurs.

L’arrivée d’alimentation et la section des régulateurs.

Il nous reste à observer la nouvelle télécommande.
Celle-ci intègre de nouvelles touches et change quelque peu d’aspect.
On y trouve une nouvelle touche « input » qui sert à afficher le menu de sélection des entrées du lecteur puisque le BDP-103 peut accepter diverses sources extérieures.
Une autre nouvelle touche « option » sert à afficher un nouveau petit menu synthétique qui permet d’accéder rapidement à certaines fonctions du lecteur dont le menu réglage d’image.
Une pression prolongée de la touche « setup » permet toujours d’accéder immédiatement à ce menu.
Autres nouveautés intéressantes, le rétro éclairage est devenu blanc. Ainsi les sérigraphies des touches sont plus lisibles dans le noir comparé à l’ancienne télécommande dont l’éclairage était orangé, moins lumineux et pas très joli. Il est devenu possible de paramétrer le mode d’éclairage. Nous disposons de deux modes. Soit la télécommande s’éclaire uniquement après la pression de la touche « light », soit toutes les touches deviennent actives. A chacun de choisir le mode qui lui convient le plus.
La dernière nouvelle touche « 3d » permet d’accéder à la gestion de la 3D simulée du lecteur.
La télécommande propose toujours 3 modes de communication IR afin de résoudre d’éventuels problème d’interférence avec d’autres appareils.
Les touches Netflix et Vudu ne nous intéressent pas vu que ces services ne sont pas disponibles chez nous.

 

 

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