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Le 16/9 (ou gagner 33% de résolution)

Avec le letterbox, films avec les barres
noires, il est possible de conserver le format large original du film, qu'il soit 1.66,
1.85 ou 2.35. Ce type de cadrage a eu son heure de gloire avec le Laserdisc. Le problème
avec le letterbox, c'est le gaspillage de la résolution vidéo.
La vidéo est en effet composé de lignes
horizontales. Il y en a 525 en NTSC et 625 en Pal et Secam. Certaines de ces lignes
servent à transmettre des informations (télétexte, closed caption...). En réalité,
pour définir l'image, il n'y a que 480 lignes en NTSC et 576 lignes en PAL et SECAM.
En letterbox, les lignes qui servent à
définir les barres noires sont inutilement gaspillés (voir l'images ci-dessous).

Pour un film en 1.85, format le plus répandu, sur les
480 (576 en Pal) lignes d'image, il n'en reste que 360 (431 en Pal), ce qui n'est pas
énorme. C'est 33% de la résolution qui est gaspillé.
En 16:9, l'image a été préalablement comprimé dans le
sens de la largeur (ou étiré en hauteur) pour pouvoir tenir dans un rectangle de ratio
4:3. Ainsi, toutes les lignes vidéo sont utilisés pour définir l'image. C'est ce que
l'on appelle l'anamorphose. Voir l'exemple ci-dessous.

C'est ce type d'image qui est stocké sur le DVD ou qui
est transmis sur satellite. Notez le cercle rouge qui met en évidence l'anamorphose. Bien
sûr, il n'est pas question de regarder les films avec une telle déformation de l'image.
A la lecture, l'image est désanamorphosé et reprend les bonnes proportions. Cette
opération peut se faire sur:
- Des téléviseurs 16:9
- Des téviseurs 4:3 possédant une commutation 16:9
- Des vidéoprojecteurs 4/3 ou 16/9 compatible 16/9.
Après la désanamorphose, l'image reprend les bonnes
proportions, et possède l'allure suivante:

Il est important de noter que l'anamorphisme ne se fait
que dans un ratio 16/9 (1.77). Pour les formats plus larges, comme le Panavision (2.35),
il reste encore de légères barres noires en haut et en bas. C'est du letterbox dans un
cadre 16/9. Il n'est bien sûr pas intéressant de faire une version 16:9 d'un film dont
le ratio d'aspect est inférieur à 1.78 (16:9), car il faudrait laisser des bandes noires
à droite et à gauche de l'écran et perdre ainsi de la résolution horizontale.
Les avantages du 16/9 sont de:
- d'augmenter la résolution de 33 % par rapport à une
version non 16:9
- réduire le scintillement des lignes
- de ne plus voir les lignes et de se passer de doubleur de
lignes sur les tritubes.
En letterbox, les lignes peuvent devenir visible et
parfois génante sur des tailles de 2m et +, sur les tritubes notamment. En exagérant un
peu, et en zoomant, l'image ressemble à ceci:

Alors que l'anamorphisme, en ayant des lignes plus fines
et resserré, ressemble à ça:

En pratique, sur un tritube et sur une image de 2 m de
base, le tableau suivant résume la situation:
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NTSC |
PAL / SECAM |
| En 4/3 (letterbox) |
Lignes visible, parfois génante, peut
nécessiter un doubleur de ligne. |
Lignes assez peu visible. Doubleur peu
nécessaire. |
| En 16/9 |
Lignes quasiment pas visibles, doubleur de
ligne superflue. |
Lignes non visibles. Et on ne parle de
doubleur! |
DVD et 16/9
Les nouvelles sont rassurantes puisque la quasi-totalité
des DVD (sauf peut-être quelques films trop vieux...) est en vrai 16/9. En général, il
y a une face 16:9 et une face pan&scan.
Pour les repérer, ce n'est pas toujours simple:
- Sur les zone 1, il y a des mentions du genre
"Enhanced for Widescreen TVs"
- Sur les zone 2, c'est moins précis avec "Format 16/9
compatible 4/3"
Compatibilité 4/3
Comme la majorité des gens (surtout aux USA) n'est pas
équipé en 16/9, et que les cinéphiles sont peu disposés à regarder les films en
pan&scan, une compatibilité a heureusement été prévu. Les lecteurs de DVD sont
capables de transformer le 16/9 anamorphique en 4/3 letterbox. Il va pour cela convertir
(ou downmixer) les 480 lignes (en ntsc) de l'anamorphique en 360 lignes, puis rajouter les
2 barres noires. Il y a bien entendu une perte dans la conversion, différente selon les
lecteurs, mais celle-ci reste raisonnable puisque l'image reste de toute manière bien
supérieure à celle d'un laserdisc.
Il faut donc veiller à configurer correctement son
lecteur en 4/3 letterbox ou 16/9, selon la compatibilité 16/9 de son diffuseur (TV ou
projo).
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