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Les codages de la couleur

D'un pays à l'autre, différents standards pour coder la couleur sont utilisés, principalement le NTSC, le PAL et le SECAM.
Lors de leurs création, il existait déjà un parc important de télévision noir et blanc, et il était bien entendu impératif que les émissions couleurs soit visible sur les vieux postes.
L'astuce consista à continuer de diffuser les images N&B, assurant la compatibilité, plus un "petit quelque chose", qui donnera la couleur à cette image terne. Des raisons techniques et politiques ont donnée lieu à ce Yalta de la vidéo, avec principalement 3 standards se partageant le monde.
Le NTSC (National Television System Comitee)
Le NTSC, historiquement le premier standard de couleur, est principalement utilisé par les Etats-Unis, le Canada, le Mexique et le Japon.
Il est basé sur 525 lignes et sur 30 images par seconde.
D'autre part, il existe 2 formats de NTSC : le NTSC 3.58 et le NTSC 4.43 . Ce chiffre se réfère à la fréquence en mégahertz de la sous-porteuse vidéo. Suivant l'ancienneté de votre diffuseur, il peut ne pas les diffuser, ne diffuser que le NTSC 4.43 (car le PAL est aussi en 4 .43) ou diffuser les deux.
Problèmes de teinte
Pionnier des systèmes de télévision couleur, il est sujet à un défaut majeur : la moindre distorsion de phase des composantes se traduit par des erreurs au niveau des teintes ! Ce qui lui a valu le sobriquet suivant: NTSC = Never Twice the Same Color (jamais 2 fois la même couleur)!
Et les distortion de phase, peuvent apparaitre partout: dans les cables, les appareils...
Comment ce défaut se traduit-il? Comparativement à l'image "normale"...

...soit on a l'impression que les acteurs ont prix un sévère coup de soleil ...

ou qu'ils ont mangés quelque chose de pas très frais !
Bien entendu, plus la chaîne de transmission est courte, plus les couleurs sont fidèles. C'est pour cela que l'on peut arriver à minimiser ces effets lorsque la source est un Laserdisc ou un DVD., et que la source n'est pas éloigné du récepteur.
Dans tous les cas, il vaut mieux faire un réglage de la phase au niveau de la TV ou du projecteur, à l'aide d'un DVD de réglage tel que Video Essential, le réglage "juste" étant difficile à obtenir à l'oeil nu. Puisque ce réglage n'est souvent accessible que sur les sources NTSC, il faudra veiller à mettre le lecteur en NTSC et utiliser la sortie composite/s-vidéo, pour régler.
Un moyen d'éviter ce problème est de toujours configurer son lecteur en Pal, ou alors d'utiliser le RVB.
Fiche technique
- 30 images/s entrelacées (= 60Hz donc)
- support analogique : 525 lignes, dont 480 visibles sur une TV.
- support numérique : 720*480
Le PAL (Phase Alternation Line)
Il apporte une amélioration au NTSC en supprimant sa principale faiblesse évoquée ci-dessus, la teinte.
Le PAL est basé sur 625 lignes et sur 25 images par seconde. Le Pal est le système le plus diffusé dans le monde. Il est utilisé dans tous les pays européens sauf la France qui utilise le SECAM pour ses diffusions hertzienne. Néanmoins tous les périphériques vidéo tel que camescope, console de jeu, lecteur de laserdisc et de DVD sont en PAL.
La qualité de l'image PAL par rapport à son homologue NTSC est meilleure. Pourtant, lors de démonstration, on utilise (ou utilisAIT) souvent du NTSC. Cela tient souvent au fait que les titres sortent d'abord en zone 1, et qu'à l'époque du laserdisc ou du début du DVD, les masters américains étaient souvent plus soignés. Aujourd'hui, cela serait plutot l'inverse, car les DVD zone 1 et DVD zone 2 sont réalisé à partir un master unique Haute définition, et là le Pal reprend son avantage grâce à son nombre de lignes plus important, et sa colorimetrie plus fidèle.
Au niveau des studio, avec l'essor du travail en post-production est né le désir de repousser les limites des standards composites. Car si ses défauts sont tolérés pour la diffusion (au regard des caractéristiques de la vision humaine), il constitue un sérieux handicap lors des traitements complexes de l'image en régie. Dès début des années 80 l'avenir des normes composites dans le studio commencèrent à s'assombrir.
Fiche technique
- 25 images/s entrelacées (= 50Hz donc)
- support analogique : 625 lignes, dont 576 visibles sur une TV.
- support numérique : 720*576
Le SECAM
en Europe, en Asie et en Afrique
Même dans les pays l'ayant adopté comme norme de diffusion, le SECAM à
souvent été remplacé en studio par le PAL dont la modulation d'amplitude se
prête plus facilement au mélange des sources. C'est ainsi que, de plus en
plus, les standards se sont divisés entre la production et la diffusion.
L'Europe à été partagée entre le PAL et le SECAM, les chaînes de télévision
diffusant en SECAM étant pour la plupart équipées de magnétoscopes PAL de
manière à pouvoir assurer l'échange de programmes par l'intermédiaire de
transcodeurs.
Le SECAM est aujourd'hui utilisé les diffusions hertziennes en France et en Russie, ainsi que sur les VHS.
Fiche technique
- 25 images/s entrelacées (= 50Hz donc)
- support analogique : 625 lignes, dont 576 visibles sur une TV.
- support numérique : 720*576
Le MESECAM
Le MESECAM est une variante utilisée en Afrique du Nord.
Fiche technique
Fiche technique
- 25 images/s entrelacées (= 50Hz donc)
- support analogique : 625 lignes, dont 576 visibles sur une TV.
- support numérique : 720*576
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