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La vidéo - Principes
Désentrelacement
 
 

L'image de qualité

Taille de l'image nécessaire

Un des critères pour choisir la taille de son image est le principe d'immersion. En fait si l'on veut être au cœur de l'action, il faut que l'angle que représente le champ visuel qui observe l'écran soit suffisamment grand.

Dans les critères THX, le spectateur doit former avec la base de l'écran un triangle isocèle dont l'angle au sommet est au minimum de 32°. Plus le spectateur s'approchera de l'écran, plus l'angle grandira, plus l'immersion dans l'action augmentera. La limite est définie par la facilité de suivre l'action de gauche à droite. Si l'on prend un angle de référence de 33°, il faut alors avoir un recul égal à 1,5 fois la base de l'image. Imaginez ce que cela fait avec un téléviseur 70 centimètres, même pas un mètre de recul. Par contre avec un moniteur informatique, on est en plein dans ces proportions, est-ce la le secret des Doom-likes sur PC ? C'est pour cela que nous ne sommes nombreux à ne jurer que par une grande image (et peu de recul). Un vidéoprojecteur peut se trouver à partir de 4000Frs d'occasion, avis aux amateurs.

Le problème du lignage

Le deuxième critère pour choisir la taille de son image est celui de la définition minimum suffisante. C'est-à-dire, quand on regarde une image issue d'un tri-tubes, d'un téléviseur, un recul insuffisant mettra en évidence le lignage de la source vidéo. Dans le cas d'un projecteur LCD, ce sera la perception des pixels qui sera limitative. Pour effectuer le calcul, il faut déterminer l'acuité visuelle de l'être humain. Elle est communément admise de 0.3 milliradians. J'ai introduit un facteur de finesse de spot qui tient compte de l'épaisseur de la ligne comparée à l'espace qu'elle doit remplir. Un projecteur à haute résolution, aura un spot plus fin, et on verra alors des lignes noires entre les lignes du balayage. Pour un vidéoprojecteur SONY VPH 1001, je l'ai estimé à 6 .

Dans le meilleur des cas, c'est un DVD PAL en 16/9ème : un recul égal à 1,8 fois la base de l'image.

Un DVD NTSC en 16/9ème : un recul égal à 2,2 fois la base de l'image.

Un DVD PAL en 4/3 : un recul égal à 2,4 fois la base de l'image. Dans le pire des cas, c'est un DVD NTSC en 4/3 : un recul égal à 2,9 fois la base de l'image. Autrement dit, si je me place suivant les préconisations de monsieur LUCAS, je ne peux me passer de la spécification 16/9ème anamorphique si je veux limiter le problème de lignage.

Après, c'est le compromis de chacun entre l'aspect d'immersion, et le lignage, mais beaucoup privéligient l'immersion.

Le rapport signal/bruit

Le rapport signal/bruit, dénote du niveau de noir de la source. C'est-à-dire que l'on fait la comparaison entre le signal maximum que peut fournir l'appareil, et le bruit électrique que fournit l'appareil pendant l'absence de signal. Plus le signal bruit est faible, moins les noirs seront profonds et plus l'effet de neige sera présent.

La définition.

La définition d'une image peut se faire dans le sens de la hauteur et de la largeur. Une grande confusion règne entre le nombre de lignes affichables et le nombre de points par ligne.

La Colorimétrie

La Colorimétrie dénote du respect des couleurs de la vidéo vis-à-vis de l'original sur la pellicule argentique. Elle peut être modifiée au niveau de l'équilibre des couleurs (réglage de HUE en NTSC uniquement) et au niveau de la saturation globale.

La géométrie

La géométrie d'une image est correcte si toutes formes géométriques, telles le rond, sont correctement affichées en n'importe quel endroit de l'écran (à ce propos, le canon dans lequel apparaît James BOND n'est pas rond ! Demain ne meurt jamais). A noter dans la même catégorie, le pompage vidéo qui est un rétrécissement de l'image lorsque l'image est très lumineuse.

La convergence.

La convergence d'une image est correcte si les trois images formées par le rouge le vert et le bleu se superposent parfaitement en tout point de l'écran.

Température de blanc toujours bonne

Assez difficile à expliquer... En voulant faire très simple, c'est en quelque sorte la "couleur" du blanc. Le blanc peut avoir un aspect jaunie/délavé (couleur chaude) ou blanc/bleuté (couleur froide).

Maintenant, une explication plus exacte, mais aussi plus complexe...:

Toute source lumineuse émet un rayonnement, constitué d'un ensemble de longueurs d'ondes. Par principe, on essaie toujours de rapprocher ce rayonnement à celui d'un corps noir, c'est-à-dire une surface émissive d'un certain type dont le rayonnement à la bonne idée de pouvoir être définie par une équation simple, qui relie rayonnement et température du matériau.

Ce corps noir, cela peut-être par exemple une plaque de tungstène que l'on chauffe. Pour une température de 10°K, l'émission se fera dans l'infra-rouge. Pour 1000°K, le métal commence à devenir rouge. Pour 2500°K le métal devient jaune (nos fameuses lampes à tungstène), pour 10000°K il est blanc avec une certaine dose d'ultraviolet, etc...

C'est directement lié à la physique atomique et l'excitation des électrons. Alors si on dit qu'une source blanche approche 10000°K, cela signifie que le blanc obtenu est proche du corps noir chauffé à 10000°K.

On peut également définir la "couleur" d'une source blanche en se referant aux coordonnées dans le diagramme de chromaticite, ce diagramme étant construit à partir des composantes rouge, verte et bleue de l'émission lumineuse. Par exemple 10000°K correspond à peu près au point x 0.24 ; y 0.23 dans le diagramme (de memoire).

Une "bonne" couleur blanche, c'est généralement autour de 6700°K. Au dessus ca tire vers le bleu, en dessous ca tire vers le rouge. En point couleur, ca doit faire dans les x 0.33; y 0.34 je pense...

En informatique on préfère une grande température de couleur, car le bleu est peu fatiguant pour les yeux, et surtout cela donne un environnement visuel plus "neutre". En vidéo (donc pour le home cinéma), il faut une temperature naturelle correspondant au soleil, soit autour de 6700°K

Le plus important : le naturel.

La dessus pas de mystère, le numérique est un danger pour le naturel de l'image. J'ai mis un an à regarder des démonstrations de DVD avant de trouver des configurations qui soit plus belle que le laserdisc. Un premier principe : si on ne peut contourner le numérique du DVD, il faut interdire tout autre maillon numérique tel que téléviseurs 100 Hz ou doubleurs de lignes douteux.

Ensuite, il ne faut pas abuser du réglage de luminosité qui est un véritable révélateur de pixels. Ensuite, utiliser dans l'ordre la liaison YUV, RVB, YC. Si c'est pour utiliser la liaison composite, autant laisser le diffuseur éteint (j'exagère, mais à peine...). Pour information, j'ai vu un BARCO 508 merveilleux chez MOVIE STORE qui était médiocre chez les ANNEES LASER de la Bastille.

J'ai vu une association BARCO 708 avec un doubleur FAROUDJA sublime chez PRESENCE AUDIO CONSEIL qui était juste bonne chez AUDIO CONCERT. Nombres de vendeurs veulent retoucher les réglages d'un vidéoprojecteur ainsi que la connectique utilisée alors qu'ils ne sont que des vendeurs d'enceintes. L'importateur des doubleurs de lignes FAROUDJA connaît parfaitement ce problème.