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La vidéo - Principes
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Les supports de la vidéo

Il ne suffit pas de savoir dans quel standard sera capturé le signal vidéo, il faut aussi le stoker selon un format spécifique. Les différents formats sont donc nés du besoin d’ENREGISTREMENT du signal vidéo.

Les formats du signal analogique

Les formats basés sur le signal composite

Sur les formats d’enregistrement destinés au grand public ou institutionnel, la bande passante à été limitée à 3 MHz, ce pour réduire le coût et la complexité des machines (procédé " under-color " des formats : VHS, VHS-HiFi, UMATIC et 8mm).

Le format VHS est lancé par JVC en 1977 dans sa version NTSC, et l’année suivante en PAL et SECAM. C’est encore aujourd’hui le standard de diffusion et d'enregistrement grand public; en effet : c’est le moins cher à industrialiser (et aussi la plus mauvaise qualité !). Deux ans plus tard naît le format VHS-C ; lié aux impératifs de miniaturisation, il est environ deux fois plus compact mais dont la durée ne dépasse pas 60 min. contre 240 min. au VHS.

Commercialisé une dizaine d’années après le VHS standard, le format 8mm a été étudié essentiellement pour la fabrication de camescopes. Il a bénéficié dès le départ d’un avancement technologique, notamment au niveau de la bande magnétique (Il faut noter que SONY fut le principal initiateur de ce format, débutant la bataille des formats qu'il entretient aujourd’hui avec le D8 !)

Les formats basés sur le signal Y/C

Des format de qualité supérieure impliquent le traitement séparé de la luminance Y et de la chrominance C du signal vidéo: ce sont les formats S-VHS et Hi8. Le signal Y/C se situe entre le "composite" et le " composantes pures ". Il est en général disponible sur les sorties S-Vidéo (connectique "Ushiden").

Le format S-VHS constitue un perfectionnement du format VHS en découplant le traitement des composantes de luminance (BP : 5 MHz) et de chrominance. Un magnétoscope S-VHS peut lire et enregistrer du VHS, les circuits d’enregistrement/lecture se commutent automatiquement selon la cassette. Tout comme le VHS, le S existe également dans une version compacte : le S-VHS-C.

Le format Hi8, réponse de SONY au S-VHS concurrent, se caractérise par un accroissement de la fréquence de la porteuse luminance de 5 MHz à 7 MHz ce qui élève la résolution horizontale à 400 lignes.

Les formats basés sur les signaux composantes

Pour dompter ces sacrés signaux analogiques qui subissent toutes sortes de parasitages et déformations, qui prennent beaucoup de place quand on veux les stoker, qui sont difficiles a manipuler, etc... on a décidé de les NUMERISER ! on transforme donc le signal électronique continu en un signal créneaux (suite de 0 et de 1) avant de l’enregistrer sur bande. Les avantages sont énormes, parmi eux :

- fidélité parfaite du signal (par une constante remise a niveau du signal binaire)... plus de "pertes" - compression, donc facilité de stockage. - Possibilité de traitement mathématique limité a la seule puissance des calculateurs et des algorithmes. - Le contenu de la bande peut être recopié sur un autre support binaire, tout comme l'on copie d'une disquette à une autre, les bandes D8 pourraient être lues sur un VDAT (avec un soft approprié).

Le codage numérique du signal s'impose donc naturellement, même s’il est très critiqué au niveau du rendu artistique surtout dans le milieu du Cinéma (mais c'est un autre débat... que nous laisserons de coté pour le moment).

Ces formats (Bétacam, Bétacam SP, MII) sont la qualité maximale dans laquelle on peut enregistrer en analogique. Ils tracent séparément et simultanément pour chaque trame une piste pour la luminance Y et une pour les signaux de chrominance U/V (en proportion 4:2:2, selon la norme du même nom).

Le format Bétacam (toujours SONY!), apparu en 1983 dans le milieu professionnel n’a pourtant pas détrôné les magnétoscopes à bande 1’’ pour les productions en studio à cause de quelques erreurs de jeunesse. Toutes ces faiblesses sont effacées dès 1987 avec le format Bétacam SP qui offre des performances nettement supérieures en restant compatible avec la génération précédente. La plupart des chaînes de télévision et studio de production remplacent alors leurs imposants magnétoscopes composites à bobines 1’’(200 000 machines vendues dans le monde).

Les formats du signal numérique

On ne parle plus de bande passante comme pour les signaux analogiques mais du couple quantification/échantillonnage (tout le monde a présent en tête le fameux 16bit/44kHz du CD audio).

1°)Le D-1 enregistrement du signal YUV codé en 4:2:2 avec une quantification sur 8 bits, 4 canaux audio échantillonnés à 48 khz, une piste audio analogique de repérage, une piste de code temporel (TC) et une piste de contrôle.

2°)Le D-2 Dès sa sortie, le D-2 est vite apparu comme un trait d’union entre le monde analogique et le monde numérique, puisqu’il repose sur la numérisation d’un signal composite PAL ou NTSC.

3°)Le D-3 Conçu par NHK et développé par Panasonic, le D-3 est un format vidéo numérique composite utilisant une bande de largeur ½’’ dont la densité est supérieure au double de celles des formats D-1 et D-2.

4°)Le Digital Bétacam (coucou SONY!) The best a l'heure actuelle, enregistrement réduisant d’un facteur 2 le débit du signal numérique 4:2:2 codé sur 10 bits. Certains magnétoscopes sont compatibles en lecture avec du Bétacam SP.

5°)Le D-5 Développé par Panasonic, le D-5 enregistre en composantes numériques avec les mêmes caractéristiques que le D-3 (dont les mêmes cassettes).

6°)Le DCT (société Amptex : premier enregistreur vidéo, il y a 40 ans) Il vise essentiellement les domaines de la post-production et du transfert film/vidéo.

7°)Le D-6 Développé conjointement par BTS et Toshiba, il spécifie l’enregistrement à plen débit d’un programme en haute définition sur une bande ¾’’. Le débit total à enregistrer atteint les 1,2 Gbits/s.

8°) Le DV (Digital Vidéo) Matsuhita (Panasonic), Philips, Sony, Thomson, rapidement rejoints par Hitashi, JVC, Mitsubishi, Sanyo, Sharp, Canon mais aussi Apple, IBM, etc…au total plus d’une cinquantaine de sociétés ont formé une alliance industrielle historique dans le monde de l’électronique pour définir les spécifications de la nouvelle génération de magnétoscopes grand public. Les clans du 8mm et du VHS se sont donc unis autour du DV et de ses trois composantes clés qui sont :un standard de compression, un nouveau format d’enregistrement et une famille de cassettes compactes. Plus de 15 ans après l’audio avec le CD, la vidéo grand public bénéficie à son tour des atouts indéniables du numérique.

9°)Le Bétacam SX (tiens...SONY...) format en composantes numériques, ce format est conçu pour le reportage d’actualités alors que le Digital Bétacam excelle dans la post-production haut de gamme.

10°)Le Digital-S Dernier né de la famille VHS, ce format utilise une réduction de débit très modérée (compatible avec le S-VHS analogique dont il est l’évolution naturelle).

11°) Le Digital 8 ... de SONY ! Véritable pavé dans la mare du marché de la vidéo numérique, ce format permet aux camescopes D8 d'utiliser des cassettes Hi-8 pour enregistrer au format numérique (et bien sur d'utiliser les rushes Hi-8). Sony rompt ainsi assez sèchement le beau consortium sur le DV...quelle sera la réponse des autres "Grands"? En particulier celle de Panasonic et Canon, les rivaux directs de Sony sur le marché des camescopes grand public...

12°) les MPEGs