C’est moi qui l’ai fait !

Installations — publié le 2 juillet 2004
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© Texte : Bastien Cluzet ,Photos : Antonio de Magalhaes . (Juillet 2004)

 

Voici une installation classique originale, puisqu’une grande partie des électroniques – préamplificateur et amplificateur de puissance- sont des réalisations personnelles. Le résultat est de grande qualité …

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Vue arrière générale
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Vue générale du salon

Souvent très passionnés, mais pas toujours très fortunés, les amateurs de home-cinéma regorgent d’ingéniosité pour assouvir leur passion… au moindre coût ! Réaliser par soi-même son installation audio/vidéo, et surtout en fabriquer les éléments constitutifs est une piste d’économie importante et aussi, au final, une grande satisfaction personnelle. Certes, il faut avoir du temps, et des compétences sur le sujet ! L’installation que nous visitons aujourd’hui est atypique : en effet, alors qu’il est fréquent de rencontrer des home-cinéphiles ayant fabriqués leur propre caisson de basses, voire la totalité de leurs enceintes, il est beaucoup plus rare de découvrir des électroniques « DIY » ( Do-It-Yourself : « faites-le vous-même ! ») … c’est pourtant ce qui a été fait ici, au sein de l’installation home-cinéma d’Emmanuel, notre hôte du jour. Rendons immédiatement à César ce qui lui appartient ! Emmanuel, est un bon bricoleur, mais son préampli et l’amplificateur de puissance multicanaux associé ont été conçus et fabriqués par son ami Mathieu, jeune ingénieur en électronique fraîchement diplômé, et audiophile convaincu ! Avant de détailler les caractéristiques de ce système, quelques mots sur le parcours d’Emmanuel dans le home-cinéma …

Denon et JM Lab : un beau début …

L’installation d’Emmanuel
Salon d’environ 20 m2 (5 m x 4 m)
Sources :
Lecteur de CD Cambridge D500 SE
Lecteur de DVD Pioneer DV-565 AK
Préamplificateur/ sélecteur de sources :
Réalisation personnelle à double entrée 5.1 (voir texte)
Amplificateur de puissance :
Réalisation personnelle 5 x 50 W RMS (voir texte)
Enceintes :
Principales : : JM Lab Cobalt 826s (x2)
Centrale : JM Lab Cobalt CC 800s (x1)
Surrounds : JM Lab Cobalt SR 800s (x2)
Caisson de graves : JM Lab Cobalt SW800s (x1)
Diffuseur vidéo :
Vidéoprojecteur Panasonic PTAE500 E
Divers :
Télécommande Philips Pronto RU950
Câblage vidéo Real Cable
Coût total de cette installation :
Coût total de cette installation : moins de 8000 €
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vue d’ensemble
des électroniques

Le premier système home-cinéma d’Emmanuel était composé d’un intégré Denon AVR-2400, et d’une paire de JM Lab Opal 609 comme enceintes principales, complétées par un pack Vision 5 (centrale et surrounds) toujours issues du constructeur stéphanois. Pas de téléviseur à l’époque : notre ami Emmanuel habitait alors un tout petit logement sous les combles, et il utilisait tout simplement l’écran de son PC. Peu après son déménagement dans ce nouvel appartement parisien plus spacieux, et qu’il va d’ailleurs refaire de fond en comble, il investit dans un pack d’enceintes JM Lab Cobalt, composé d’une paire de colonnes 816 ( 2 boomers de 165 mm à membrane W, un médium de 165 mm, un tweeter à dôme titane inversé) , d’une centrale CC800, et d’une paire de surrounds SR800, ces enceintes étant composés des mêmes haut-parleur que les principales pour une parfaite homogénéité.

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le caisson de graves
JMLab SW 800
Cet ensemble sera complété plus tard par un caisson de graves JM Lab SW800 ( un haut-parleur de grave 335 mm, amplification 175 W). L’image est désormais confiée à un gros téléviseur 82 cm 16:9 Panasonic, référence TX32PG50. En fait, Emmanuel revendra rapidement ses 816 pour prendre des 826, qu’il avait hésité à acheter au départ pour des questions de budget, et sur lesquelles il décide de changer les tweeters d’origine pour des Focal TC90 TD5, des transducteurs normalement installés dans les enceintes JMLab de la gamme supérieure au Cobalt : les Electra. Le gain en qualité d’écoute est au final minime : l’aigu apparaît un peu plus équilibré, moins présent… En tout cas, compte tenu du faible investissement nécessaire (environ 100 €), il aurait été, dixit Emmanuel, bien dommage de s’en priver !
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en haut le préampli,
et en dessous le
lecteur de DVD Pioneer

La partie électronique et l’amplification, jusque là dévolue exclusivement au Denon AVR 2400, évolue elle aussi puisque Emmanuel installe en complément de son intégré home-cinéma un préampli Atoll PR200, et un amplificateur de puissance Atoll AM100 pour les écoutes hi-fi deux canaux, à partir d’un lecteur de CD Cambridge D500 SE. Enfin, un lecteur de DVD Pioneer DV444 vient compléter l’ensemble.

 

 

Electroniques D.I.Y. !

LIENS INTERNET
Pour les passionnés d’électronique, vous pouvez retrouver tous les détails techniques de la fabrication du préampli et de l’amplificateur de puissance d’Emmanuel sur le site Web perso de Mathieu, rubrique « The Cocorezo Project ».
Web :

Le site de Mathieu 

Suite à une soirée d’écoutes mémorable entre amis, Emmanuel décide de sauter le pas et donc de confier à son camarade Mathieu la réalisation d’un préampli et d’un amplificateur de puissance multicanaux. Le préampli est mis en oeuvre dans un rack 2U Monacor, et il est construit sur la base d’amplis opérationnels audio OP275, d’Analog Devices. Les relais de commutation des sources et les étages analogiques de traitement disposent chacun de leur propre alimentation, soigneusement filtrées et régulées. Ce préampli a la particularité d’intégrer une double entrée 5.1, dont une est un parfait « by pass » (aucun réglage de volume), ce qui permettra de le chaîner le cas échéant avec un autre préampli home-cinéma « du commerce ».

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le projecteur
Panasonic PT-AE500

L’autre entrée 5.1 est ici reliée aux sorties analogiques d’un lecteur de DVD Pioneer DV-565 AK, un modèle universel qui lit également les SACD et les DVD-Audio, et qui est venu remplacer le DV-444 que possédait précédemment Emmanuel. En effet, ce préampli « DIY » n’intègre aucun circuit de décodage audio Dolby Digital ou DTS : ceux ci sont réalisés par le Pioneer DV-565 AK. L’amplificateur multicanaux, quant à lui, utilise des composants différents pour les deux voies frontales, et pour la voie centrale et les surrounds : ces dernières sont en effet confiées à un l’excellent intégré TDA7293 de STMicroelectronics, alors que les deux voies frontales utilisent des composants discrets, à savoir des transistors K1058/J162- Renesas montés en double push-pull et fonctionnant en classe AB1. L’alimentation de cet amplificateur est particulièrement musclée, puisque elle utilise un transformateur torique de 625 VA capable de débiter 12.5A sur chaque enroulement, et près de 196000 µF de capacités de filtrage ! La réserve de puissance est donc considérable, et surtout les appels de courant les plus énergiques « passeront » sans effort … Cet amplificateur, lui aussi intégré dans un rack 4U, développe approximativement 50 W RMS par canal sous 8 Ohms.

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détail du câblage
du projecteur

Enfin, plus récemment, Emmanuel a vendu son téléviseur Panasonic pour s’adonner aux joies de la vidéoprojection : il s’agit d’un Panasonic PT-AE500, un projecteur LCD que nous avons récemment testé dans Cinéma Chez Soi. Doté de matrices haute résolution 1280×720 pixels, et de la technologie Smooth Screen qui réduit encore l’effet « screen-door », ce projecteur est ici fixé au plafond à l’aide d’un support « maison » bricolé astucieusement à partir d’un pied de meuble. Il projette une image d’un mètre cinquante de base sur un simple mur blanc. Emmanuel a toutefois positionné son projecteur de telle façon qu’il pourra agrandir l’image jusqu’à deux mètres de base, sans avoir à déplacer l’appareil, en jouant simplement sur le zoom. Il sera alors nécessaire de fixer au plafond un écran enroulable, ce qui fait d’ailleurs partie de ses projets d’évolutions…

© Texte : Bastien Cluzet ,Photos : Antonio de Magalhaes

NOTRE AVIS :
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une enceinte avant
JM Lab Cobalt 826s
et la collection de DVD

Cette pièce principale, claire et agréable, d’un vieil appartement parisien a été rénovée avec goût et avec soin. Tout le câblage audio et vidéo a été soigneusement passé dans des baguettes plastiques le long des plinthes. Le meuble, qui supporte les électroniques, est aussi, une belle réalisation personnelle : de simples tablettes de bois, poncées et vernies, et reliées entrée elles par de longues tiges filetées, masquées par des tringles de penderies : simple, efficace, et esthétique !

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une enceinte surround
JM Lab Cobalt SR 800

Nous commençons nos écoutes par quelques séquences audio 2 canaux, d’abord par un extrait de la B.O. du film « Bullit », puis par un extrait de l’excellent album « Bad » de Michael Jackson, et notamment par la chanson « Liberian Girl ». Les graves sont sec, les percussions du début du morceau claquent sans traînage, et, quand les voix s’élèvent, les murs de la pièce semblent reculer, tellement l’ampleur de la scène sonore est grande ! A part un léger grain, ou plutôt une certaine dureté dans le haut-médium, nous sommes réellement impressionnés par la grande qualité sonore de ce système, en grande partie due à l’excellence de cette amplification, de fabrication « artisanale ». Une qualité que nous avons retrouvé ensuite lors de nos écoutes multicanaux en home-cinéma, notamment sur Monstres et Compagnie et sur Star Wars : Episode II.

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La centrale JM Lab CC800s

Pour l’image, aucune pixellisation ni effet de grille n’était bien sûr à noter sur une aussi faible base d’image. Nous avons rapidement remarqué que les réglages de luminosité et surtout de contraste étaient réglés trop haut : un rapide ajustement à l’aide des mires THX Optimode ont permis de gagner des nuances dans les gris et d’éviter une saturation des blancs : avec THX Optimode, ajustez le contraste ( le niveau de blanc) pour bien voir tous les différents petits carrés blancs, et la luminosité ( le niveau de noir) pour juste discerner l’ombre portée par le logo « THX ». Ces réglages sont essentiels pour avoir une image équilibrée et détaillée, bref pour bien profiter du spectacle dans des conditions optimales !