ColorHCFR : La calibration “pour les Nuls”

Bible HCFR — publié le 16 novembre 2009
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Notions de base

Voici un descriptif simple des principales notions à connaitre avant de vous lancer dans la calibration de votre diffuseur. Pour avoir une explication plus complète, cliquez sur le terme que vous souhaitez approfondir pour accéder au lexique détaillé en ligne.

  • Colorimètre HCFR

    Projet commun d’une équipe de passionnés du forum, le colorimètre HCFR regroupe aujourd’hui un logiciel, une sonde et un dvd de mires permettant de calibrer son diffuseur.

  • Les couleurs primaires et secondaires

    Si on mélange du rouge et du vert on obtient du jaune :

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    Si on mélange du vert et du bleu on obtient du cyan :

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    Si on mélange du bleu et du rouge on obtient du magenta : 

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    Rouge Vert et Bleu sont donc à la base de toutes les autres couleurs : on les appelle primaires. Cyan, Magenta et Jaune sont issues des différentes combinaisons rouge/vert/bleu : on les appelle secondaires . 

    Et si on mélange du rouge du vert et du bleu, on obtient du blanc.

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  • La teinte

    Une secondaire est constituée à part égale de 2 primaires. Modifier la teinte c’est modifier l’équilibre du mélange donc la justesse des couleurs. Par exemple, le jaune sera soit orangé soit verdâtre. Quand on touche au correcteur de “Teinte”, on modifie l’équilibre non pas sur une seule secondaire mais sur les 3 simultanément, soit dans un sens soit dans l’autre. 

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    Certains diffuseurs offrent la possibilité de régler individuellement la teinte pour chaque couleur mais malheureusement c’est loin d’être systématique.

  • La saturation

    Elle représente la quantité de couleur qu’il y a dans une image. A son minimum ce sera du noir & blanc, trop poussée on obtiendra des couleurs très (trop) tape à l’oeil et les nuances seront perdues. Sur l’exemple ci-dessous, on voit que le jaune est beaucoup trop fort , le vert est trop haut et le bleu est trop faible : cela va se traduire par une image tirant sur le jaune. 

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    Souvent appelé “Couleur” dans les menus des appareils, ce correcteur permet d’ajuster le niveau mais malheureusement il agit sur toutes les couleurs à la fois. Comme pour la teinte, il est possible d’avoir sur son diffuseur des corrections individuelles mais là aussi ce n’est pas garanti.

  • La température de couleur

    Une image blanche qui tend vers le bleu sera considérée comme froide alors que si elle tend vers le rouge elle sera considérée comme chaude. Le but est donc qu’elle soit entre les 2. Mais pas uniquement sur du blanc. Il faut que ça soit neutre du noir au blanc et entre le noir et le blanc ce sont toutes les nuances de gris, du plus sombre au plus clair. L’unité de mesure est le degré Kelvin (K).

  • Le D65

    Ou “Daylight 6500K”. Cette température de couleur correspond à celle de la lumière du jour. C’est la référence en vidéo.

  • Le gamut

    Il représente toutes les nuances de couleurs que l’appareil est capable de reproduire : c’est en quelque sorte la carte d’identité du diffuseur. Sa représentation graphique ne se fait pas sous forme de courbe mais sous la forme d’un triangle dont les 3 sommets sont les mesures des 3 primaires. Les 3 secondaires se situent quelque part sur les 3 cotés, placées entre leurs 2 primaires respectives.

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  • Le CIE

    C’est dans cet histogramme que s’affiche le gamut. Un triangle, qui lui représente les 3 primaires et les 3 secondaires du DVD selon les normes en vigueur, sert de référence pour juger de la justesse de la calibration.

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  • IRE

    C’est l’unité de mesure du niveau du signal vidéo. Plus il est élevé et plus on va vers le blanc : lorsqu’il est à son minimum (0 IRE) on a du noir et à son maximum (100IRE) on a donc du blanc . 

  • L’échelle de gris

    Elle est constituée de plusieurs niveaux de gris compris entre 0 et 100 IRE. On utilise généralement 10 paliers qui, une fois mesurés, permettent d’obtenir la courbe de luminance.

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  • La courbe de luminance

    Elle représente l’intensité lumineuse pour chaque palier de l’échelle de gris. Elle est correctement réglé lorsque le niveau de chaque palier est identique. Pour une question de précision on l’affiche toujours en mode logarithmique. Par contre, son comportement est inverse à la correction appliquée : quand on monte la luminosité la courbe descend et inversement. Idem pour le contraste.

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  • Luminosité

    C’est la perception, faible ou forte, que l’on a de la luminance. On l’exprime de 0 à 100 %. Il y a aussi le correcteur du même nom qui, lui, fait varier la luminosité des tons sombres d’une image.

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  • Le contraste 

    C’est le rapport maximal entre le noir et le blanc qu’est capable de produire le diffuseur (C’est ce que l’on appelle couramment le contraste “On/Off” du diffuseur). C’est aussi le nom du correcteur qui permet de faire varier la luminosité des tons clairs de l’image.

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  • Le gamma

    Les correcteurs de luminosité et de contraste bougent respectivement la courbe de luminance en bas (les noirs) et en haut (les blancs). Celui du gamma permet, en bougeant l’ensemble de la courbe, de modifier la luminosité globale de l’image sans altérer l’équilibre entre chaque palier de l’échelle de gris.

    Correctement réglé, il permettra d’obtenir du diffuseur la meilleure dynamique qu’il puisse donner à une image. 

  • Les courbes RVB

    L’échelle de gris permet aussi d’avoir les courbes rouge, verte et bleu. Ici, le but est de les superposer pour chaque palier de l’échelle. Obligatoirement, on ajuste aussi le mélange qui se fait entre 2 primaires et donc on règle en réalité la teinte des secondaires. 

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  • Delta E

    Dans l’histogramme RVB, c’est la courbe qui montre pour chaque palier l’écart qu’il y a entre les 3 primaires. Dans la pratique, 0 est impossible à obtenir. 5 est très bon, 3 est excellent car à partir de cette valeur l’œil ne voit plus la différence.

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  • 16-235 / 0-255

    0 correspond au noir et 255 au blanc. Entre les 2 on a donc toutes les nuances de gris : c’est l’espace de couleur.

    Un DVD est encodé en 16-235. Le passage du 16-235 au 0-255 s’appelle le “mapping”, ce qui est préférable car cette action a pour effet d’étendre l’espace colorimétrique. Mais peu importe le choix : la source et le diffuseur doivent travailler dans le même espace car si elle est en 16-235 et lui en 0-255 il y aura un voile gris et des pertes de nuances. Dans le cas inverse, l’image deviendra trop sombre.

    Sur un pchc on « sort » comme l’on désire. Sur un lecteur, une console ou le diffuseur c’est selon l’appareil. Cette fonction est appelée de différentes manières : Niveau des noirs , Mode étendu , Enhanced , Black level , L2 , etc…. Pensez à regarder la notice !

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