[EP.VI] Chapitre I – Le médium Yamaha – (3ème partie)

Haute-Fidélité — publié le 23 juin 2013
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Jacques : Je sais maintenant que je serai à Paris la semaine prochaine. Proposes moi une date.
Igor : Regardes mon planning d’enregistrement, je rentre le vendredi 25 septembre et le week-end qui suit, je serais heureux de te recevoir.
Jacques : D’accord pour le vendredi soir.
Igor : Vers vingt heures ?
Jacques : D’accord.
Igor : Avec plaisir vendredi 25 septembre, train ou voiture ?
Jacques : Je suis aussi heureux d’échanger quelques idées avec un un professionnel reconnu comme toi. Un jour peut être, entre deux prises de son aux antipodes, pourras-tu faire un tour vers mon antre, du côté de nos montagnes. Je suis sûr que je peux aussi te surprendre avec mes ”planches”, en attendant bonne soirée.
Igor : Pourquoi pas, une voûte propice à une prise de son aux alentours ?
Jacques : L’abbaye de Hautecombe au bord du lac du Bourget, dernière demeure des ducs de Savoie, rois d’Italie je te le rappelle, est un haut lieu du chant grégorien. L’acoustique doit être bonne.

”Spécialisé” depuis une quinzaine d’années dans les systèmes dipôles, j’écouterai tes prises de son avec mon concept original ”open baffle”, à l’opposé d’un multi-voies amplifié à filtrage actif réalisé autour du Yamaha NS1000. La confrontation risque d’être intéressante. L’écoute de charges ouvertes avec correction acoustique du court circuit ne s’oublie pas, je te préviens. Ses qualités subjectives sont proches de celles des grands panneaux électrostatiques de référence, le rendement et la dynamique en plus.

Je te parlerai aussi de mon expérience créatrice autour du médium à dôme. Un système est bon tout d’abord parce que le concept est bon, puis par le choix des haut-parleurs.
Mes dipôles en ont ”vu” quatre séries différentes, avec des membranes différentes (polypropylène, polypropylène/mica, fibre de verre, kevlar/carbone) pourtant le rendu subjectif est extrêmement proche. Les qualités majeures sont conservées, à de légères différences près, liées au type de membrane, nous verrons avec le son-béryllium.
Le choix fait, le calcul des charges et des filtres vient ensuite. Ce n’est qu’une base pour envisager l’ébénisterie et tous les autres composants.
Après montage viennent les écoutes pour l’optimisation.

Je réalise les mesures de mise au point finale uniquement lorsque je suis satisfait du résultat subjectif, jamais avant. Elles doivent toujours prendre en compte l’ensemble amplification/système acoustique/local. L’optimisation fine, connectique, câbles, pointes, disposition, etc., doit sublimer l’écoute, atteindre le ”magique”. L’égalisation électronique, pour moi, doit se limiter aux défauts impossibles à éliminer par des moyens matériels.

On ne fait pas de bons systèmes avec de mauvais haut-parleurs et le médium est décisif.
Le dôme Yamaha est totalement exceptionnel, cela ne fait aucun doute pour moi. Un sujet de discussion pourrait être, “Quel concept pour valoriser au mieux ses qualités et pour estomper d’éventuelle contraintes ?” A priori il faut rechercher un filtrage passe-haut le plus bas possible. Le faire par courriel serait trop long, attendons samedi prochain.
Igor : Oui, nous verrons vendredi.
Jacques : Impatient d’écouter …

Fin du premier chapitre …

JB.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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