[EP-VII] Chapitre II – Un soir chez Igor – (4ème partie)

Haute-Fidélité — publié le 23 juin 2013
Précédente Suivante
VN:R_U [1.9.22_1171]
Note: 0.0/5 (0 votes)
    • A l’acoustique du studio égalisée électroniquement, ce n’est pas le cas de ma salle d’écoute, plus petite. Elle ne bénéficie que d’un léger traitement amortissant du plafond, d’un tapis de rideaux et de quelques meubles pour briser les symétries…

Les ”philosophies” de configuration sont ainsi opposées. Les résultats d’écoute montrent qu’il y a matière à comparaison. Deux choses m’ont frappé :

    • Le médium du Yamaha est exceptionnel. La charge ouverte des dipôles permet déjà des performances rares en matière de réponse transitoire, qualité de timbre et distorsion. La frappe du marteau sur la corde du piano, difficile à bien reproduire, est un test que j’utilise toujours pour l’optimisation des réglages. Les résultats sont crédibles et réalistes, mais j’ai toujours un très léger manque sur les transitoires. Le dôme béryllium va encore plus loin dans ce domaine. L’impact du piano est là, réaliste, sans aucun doute, unique ! Et l’exercice est difficile.

Igor : C’est un point important, les panneaux électrostatiques sont, pour moi, une référence dans le médium. Je voulais obtenir cette qualité, le dôme médium Yamaha me semblait idéal.
Jacques : Cela est aussi mon but, d’où mon intérêt pour les dipôles.
En tous cas ton objectif est largement atteint, la dynamique en plus, la dispersion des fronts d’ondes dans le local en moins. Ce dernier point est atténué par les excellentes courbes polaires du dôme. Il est peu directif.
• Le grave et l’infra-grave sont denses, propres, je ne suis pas surpris. Le Velodyne bien réglé est là, un point c’est tout, aucune frustration d’aucune sorte et aucune résonance gênante due au local. On ressent le sub, on ne l’entend pas, il ne modifie en rien la justesse des voix et des timbres, comme j’aime.

Igor : Les Velodyne, seulement pour les modèles haut de gamme DD, se sont imposés à moi comme ”les” références du domaine.
Jacques : « What else ? », je suis bien d’accord.
Igor : J’ai hésité entre le 12, le 15, et le 18 pouces. Le 12 pouces est sensé avoir un haut grave plus léger que le 15. Une écoute comparative chez Elecson ne me l’a pas confirmé. Plus, le 15 ne perd pas par rapport au 18 pouce, quand à l’extrême grave !! Ce que les mesures du 15 pouces, publiées par le site AV-Talk, démontrent, il est meilleur que le 12 ou le 18 pouces… Le choix dans la série DD était simple, incontestablement le 15 pouces. Mesuré au clio par TMS, il descend a 15Hz /0dB !
Jacques : Pas de problème donc ? Une chose m’interpelle plus, le douze pouces carbone Yamaha monte très proprement vers le bas médium, jusqu’à 400Hz. Ses transitoires sont crédibles. C’est une performance exceptionnelle, peu de haut-parleurs de grand diamètre en sont capables, d’où l’ajout, pratiquement obligatoire, d’une voie bas médium, chez Cabasse et bien d’autres.
Le grave Yamaha tient le pari, en matière de transitoires, qualité des timbres, distorsion, dynamique. De toutes façons, il est difficile de faire mieux pour un système ”domestique”.
Le respect de la phase est une des principales qualités de mes ”BP1 éVo IV”. On lui doit de très surprenants effets autour de l’auditeur, latéralement et vers l’arrière. Certains reprochent aux dipôles un manque de profondeur mais il dépend principalement de la réponse dans l’infra-grave. Ne disposant pas d’un DD15, il est difficile de comparer, sur ce point, ces deux systèmes au mode d’émission assez différent, dipôle et mono-pôle. Aucun problème de spatialisation dans les deux cas. Le positionnement de chaque instrument ou des chanteurs est très précis. On ”ressent” le volume d’air sous la voûte !
Précédente Suivante