[EP-VII] Chapitre II – Un soir chez Igor – (4ème partie)

Haute-Fidélité — publié le 23 juin 2013
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Igor : Pouvons nous clore le spectacle ?
Jacques : Je crois, il se fait tôt. Avant de prendre congé je voudrais ajouter deux choses.

    • Généralement les chaînes audiophiles associent des éléments très beaux, très chers, très lourds qui ne donnent pas toujours des résultats à la hauteur des moyens. Point de tout cela ici, l’investissement total est considérable, mais au niveau de certains lecteurs CD audiophiles de très, très haut de gamme, pas plus !

    • Le lecteur Blu-Ray et l’intégré multicanal, issus de la gamme ”Home-Cinéma” haute, LX, de Pioneer m’ont sidéré, et le mot est faible. Un système acoustique, si précis, ne pardonne rien à l’électronique qui le précède. Pour faire court, je ne vois pas trop ce qu’un lecteur et un pré-amplificateur ”Audiophile” pourraient changer au résultat final. Je n’avais pas la notion d’une telle neutralité, d’une telle absence de distorsion, d’une telle dynamique avec les électroniques ”HC” Pioneer. Les modules ICE Power, communs à l’intégré Pioneer et l’ampli de puissance multicanal Rotel, prouvent les progrès de la classe D. Elle est omniprésente dans le domaine professionnel. Là est ma plus grande surprise.

Je m’attendais un peu, connaissant le médium Yamaha, aux résultats du système acoustique configuré autour de l’enceinte passive NS1000x. Il démontre la supériorité des filtres actifs numériques et de la multi-amplification. En fait, l’optimisation, toujours complexe, des systèmes muti-voies utilisant des haut-parleurs spécialisés les rend pratiquement indispensables, tout particulièrement avec un médium de la qualité du NS1000. La configuration ”Kirkwood” démontre que le filtre passif Yamaha était loin du compte…

    * * *

Sur le chemin du retour, après avoir pris congé d’Igor, je me dit que je n’ai pas souvent l’occasion d’une écoute qui m’apporte une émotion équivalente à mes dipôles. C’est le cas cette nuit. Malgré une conception et des moyens très différents, les deux systèmes sont proches. Intéressant et surprenant. Non, finalement, pas si surprenant lorsque l’on pense à l’objectif commun, le respect du message contenu dans la source. C’est logique, tout système de haut niveau est un compromis réussi, il n’y a pas une seule et unique manière de réussir les compromis. Plutôt rassurant, on va pouvoir encore s’amuser un peu pour atteindre le Graal, heureusement inaccessible, de la restitution parfaite.
Je me dis, existe-t-il des améliorations potentielles raisonnables du système ?

Rien au niveau de l’infra-grave, ni du grave d’ailleurs. Par contre, malgré la qualité indéniable du 12 pouces Yamaha, une voie supplémentaire pour le haut-grave/bas médium confiée à un haut-parleur de 5 à 8 pouces à membrane carbone ou kévlar, oxyde de béryllium (?), apporterait probablement des transitoires plus proches encore de celles du dôme.
Pour en améliorer les performances, j’ouvre les médiums à dôme, je les utilise en charge ouverte, même le Dynaudio Esotar. Avec le Yamaha, la transformation est très facile, trois vis et un capot enlever, à croire que c’était prévu ! Inconvénients de la manœuvre, l’ébénisterie d’origine est remise en cause, le filtre et l’amplification sont à revoir.
Plus facile à réaliser, et probablement plus utile, l’ajout d’un tweeter arrière.
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