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Les amplificateurs intégrés ( pré-ampli + ampli de puissance dans 1 seul appareil )

Déçu par préampli NAD C-162

Message » 28 Mai 2007 23:24

Ce n'est pas tellement plug and play... :roll:
Fafa
 
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Message par Google » 28 Mai 2007 23:24

Publicite

 
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Message » 28 Mai 2007 23:30

jmap a écrit:Deux remarques concernant le 160 d'abord :

[
Et qu’en revanche, certains Nad peuvent offrir l’opportunité d’avoir à prix budget un système en réalité déjà d’un très haut niveau (neutre, naturel et réaliste) si l’on prend la peine de l’optimiser et l'utiliser correctement.
Les Nad, très neutres en réalité, pour les gammes actuelles, s'accommodent naturellement d'enceintes, de même, relativement droites, rapides et vivantes (Triangle, JBL, Kelinac, ProAc...).
En l'occurrence, il est clair que je n’aurai pas tendance à associer des Nad, par exemple, avec des Dynaudio, très typées :mdr: (souvent un peu lourdes, mates et douces), qui supposent des électroniques plus typées, ni même avec des BW séries 800, qui sont peut-être excellentes, mais ont tendance à fournir un son un peu loudness, ne serait-ce qu’en conséquence d’une charge importante (ce sont des enceintes très amorties, au filtre complexe...), ni encore avec des Thiel, qui supposent des amplis monstrueux...

Ceci dit dans l’idéal. Parceque dans beaucoup de cas, je suis persuadé que certains Nad seraient capables d’aller bien plus loin que beaucoup d’électroniques tout à fait perfectibles que certains leurs associent... "

:wink:

Merci beaucoup pour ce CR !
Et que penses-tu de l'association de Nad avec des avec JMLab ? ( des 714S dans mon cas )
A +, merci,
Fred
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Message » 29 Mai 2007 0:46

fafa.dudu a écrit:Ce n'est pas tellement plug and play... :roll:


Tu ferais mieux de laisser allumer plus longtemps qu´une demi heure à chaque fois, c´est certain.

En plus, allumer/éteindre comme tu le fais n´est pas vraiment bon pour l´appareil lui-même.

Cependant, au bout de 10 minutes, c´est bon. Pas trois jours, ou je ne sais quoi. :lol:

Alain :wink:
Adhérez au club de ceux qui ont la "méfiance infuse", après avoir adhéré à l'association...
haskil
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Message » 29 Mai 2007 0:49

Et bien merci à tous pour toutes ces remarques et plus spécialement à JMAP pour son analyse.

Je me rends compte que l'explication est moins basique que je ne le pensais!
TDTP
 
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Message » 29 Mai 2007 6:49

fafa.dudu a écrit:Merci pour ce long CR.
Je me rends compte que j'écoute toujours mon ensemble NAD à froid.
J'écoute la hifi demi-heure par demi-heure et entre chaque écoute, j'éteins tout... :roll:


j'allume le ROKSAN une bonne demie heure avant écoutes et le laisse allumer entre chaque période d'écoutes ! cela peut etre toute la journée!
Nono
 
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Message » 29 Mai 2007 7:44

nonotitirobot a écrit:
fafa.dudu a écrit:Merci pour ce long CR.
Je me rends compte que j'écoute toujours mon ensemble NAD à froid.
J'écoute la hifi demi-heure par demi-heure et entre chaque écoute, j'éteins tout... :roll:


j'allume le ROKSAN une bonne demie heure avant écoutes et le laisse allumer entre chaque période d'écoutes ! cela peut etre toute la journée!


Il y a quand même des chances que ça y soit un peu pour quelque chose — un préampli, mieux vaut quand même l'allumer 10/15 minutes à l'avance (pour certains amplis, un peu plus lorsque ça fait longtemps qu'ils n'ont pas tourné) — sauf s'il y a une possibilité de mise en veille (ça me surprends toujours autant, mais le préampli Cyrus AV8 ne sonne pas pareil quand il a été déconnecté du secteur pendant 2/3 jours que quand il est resté en veille).

Dans la liaison ampli/préampli, il faut aussi soigner le câblage et essayer différentes choses (même entre deux maillons NAD) — l'un de mes amis m'avait expliqué quelque chose à propos des niveaux de sorties, des sensibilités et impédances des maillons.

Pour ce que j'ai pu entendre (donc le 162), ce qui est dit plus haut (froideur, bouchon, scène sonore étriqué et dynamique étranglée) ça ressemble effectivement énormément à du Nad: mais qui serait branché hors phhase et écouté à froid… Bref, j'aurais tendance à croire que c'est moins le maillon qui est à mettre en cause que la mise en oeuvre.

Cdlt :wink:
Longtemps je me suis casqué de bonne heure…
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dub
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Message » 29 Mai 2007 8:35

bonjour.

j'ai essayé ce preampli nad c162 + l'ampli nad c 272 ,tres deçu je l'ai revendu .
puissant ,mais pas tres fin ,je possede le nad c320bee beaucoup plus musical
comparaison du preampli seul nad c162 a l'ecoute au casque et a l'ecoute du nad c320bee
nad c162 ,dynamique contenu , grave leger, nad c320bee beaucoup de dynamique,
grave charpenté , beaucoup de details.
spads
 
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Message » 29 Mai 2007 9:50

spads a écrit:bonjour.

j'ai essayé ce preampli nad c162 + l'ampli nad c 272 ,tres deçu je l'ai revendu .
puissant ,mais pas tres fin ,je possede le nad c320bee beaucoup plus musical
comparaison du preampli seul nad c162 a l'ecoute au casque et a l'ecoute du nad c320bee
nad c162 ,dynamique contenu , grave leger, nad c320bee beaucoup de dynamique,
grave charpenté , beaucoup de details.

Désolé, mais ce que tu énonces est impossible, sauf à avoir écouté ces matériels dans des mauvaises conditions... Sur un système perfectible, déséquilibré ou non optimisé, on peut aboutir aux conclusions les plus farfelues... mais quid de la musicalité de l'ensemble ou de la validité des conclusions?

Je n'ai pas le temps de développer... voici déjà quelques cr que j'avais développé par ailleurs. De quoi y voir plus clair me semble-t-il...

:wink:
jmap
 
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Message » 29 Mai 2007 9:51

Bonjour

Le 350 était presque parfait: trés propre, précis, neutre, transparent, aéré et ouvert, riche en timbres (en rapport à son prix). Sa tenue en puissance et sa capacité en courant était impressionnants.

Reste que contrairement à ce qui était dit par exemple sur Diapason (mais ils sont des amoureux des timbres et de la finesse avant tout...), on pouvait reprocher à ce 350 un certain manque de dynamique, d'ampleur et de matière, d'étendue de la bande passante vers le bas...

Bref, un ampli parfait pour son prix, très musical, mais un poil trop "soft" contrairement à d'anciens NAD, plus ronds, mais plus "denses".


Le 352 a tenté de concilier l'inconciliable pour un prix d'environ 650€.

C'est en gros un 350, avec plus de courant, une plus grande ampleur, plus de densité et de matière, une bande passante encore étendue vers le bas, une puissance d'impact impressionnante. Il y a certes mieux, mais à quel prix?

Reste que ce 352 a inversement perdu, mais en nuance, en richesse de timbres.

Comme je le disais plus haut, si votre unique priorité est la finesse, quitte à perdre sur les autres critères, le 350 (en occasion) est un poil au dessus du 352 sur ce critère.

Dans tous les autres cas, et de manière globale concernant un faisceau de critères, le 352 est la meilleure alternative ...


Mais parlons du 320.

Le premier 320 (années 1997 environ) était un petit régal pour un prix très abordable (un peu moins de 3000 F, soit environ 400€). Extrêmement ample et puissant, dynamique, avec de la matière, charnel, vivant.

Mais il était conforme à la réputation de NAD, rond, voire loudness, manquant de transparence et de précision, à la bande passante écourtée, surtout en bas (bas médium en avant).

À l'époque, son grand frère, le 340, celui-la même qui sera remplacé ultérieurement par le 350, était plus propre, plus ample, plus précis. Mais lui aussi était un peu rond et perfectible ...

Le premier à changer fut le 340.... qui devint le 350... j'en parle plus haut.

Le 320 BEE est postérieur, dont la naissance a quasi coïncidé avec l'arrivée du 352... À croire que le 320 BEE n'est rien d'autre qu'un 350: car en très gros, à la suite d'une écoute rapide, on pourrait penser que les 320 BEE et 350 sont trés similaires... qui ont les mêmes qualités ou limites, ou quasi.

Cependant, entre le 320 BEE et le 350, il y a 3 différences majeures :

Si on pouvait reprocher au 350 un certain manque de densité et d'ampleur du message sonore, cela est encore plus net pour le 320 BEE. Ca reste un ampli fantastique pour son prix, mais il faut garder à l'esprit que le 320 BEE offre une image sonore indéniablement plus réduite que le 350 (et de surcroît le 352!), et procure une moindre assise, une ampleur plus limitée.

La tenue en puissance du 350 et sa capacité en courant était impressionnant. Le 352 ne fait subjectivement pas beaucoup mieux. Or le 320 BEE est très inférieur sur ce critère. Sa conception ne met pas en oeuvre certaines technologies propres à NAD dans ce domaine.
Bref, le 320 BEE sera plus que suffisant pour une écoute domestique.
Il est en revanche très insuffisant pour arriver à des niveaux sonores réalistes ou pour alimenter des enceintes difficiles ou à bas rendement. Curieusement, sur ce seul critère, le 320 BEE est inférieur y compris à l'ancien 320!

Enfin, la qualité des aigus est différente. Sur le 350, la limpidité et la transparence sont parfaites, tout au moins pour un ampli de ce prix.
Le 320 BEE semble en comparaison un poil plus "systématique", peut-être simplificateur. Les extinctions de notes sont moins belles. Il semble y a avoir une moindre cohérence des registres, une écoute un soupçon plus artificielle.

Bref, pour 400€, il n'y rien à dire. Il est quasi parfait.

Mais dans l'absolu, je n'hésiterai pas 1 seconde: je chercherai un 350 ou un 352 d'occasion, selon les cas...

Reste que pour ceux qui préfèrent acheter du neuf, sur un petit système équipé d'enceintes faciles (si-possible bibliothèques), dans le cadre d'une écoute domestique, il n'y a pas mieux à ce prix... à mon avis et à ce jour.
jmap
 
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Message » 29 Mai 2007 9:52

Bonjour

.......

Le 312 est un ampli ancien, d'une époque pendant la quelle NAD ont tenté de corriger leur défaut de jeunesse (une relative rondeur ou douceur excessive, je pense par exemple au 3020... quoique, un 3240 par exemple était hyper dynamique!) et d'aller vers une plus grande neutralité.

Ce faisant, pendant une certaine période (et je pense par exemple aux anciens 306 et 317) NAD eut tendance à offrir une écoute parfois plus "neutre", mais en même temps moins transparente ou plus "soyeuse"...

La série S a pour moi, de ce dont je me souviens, marqué l'apogée de ce type de sonorité, qui m'emballait moins ...


Avec les 320 et 340, NAD retrouva un son plus transparent et vivant, mais en même temps plus rond, manquant de précision ou de linéarité ...

Le 350 marqua l'arrivée d'une génération enfin tout à la fois neutre (trop à cette époque, manquant un poil de coffre?), transparent, précis, etc.

Le 320 BEE en est d'ailleurs une caricature, extrêmement précis et droit, mais manquant de coffre, d'ouverture, de fluidité, et même de courant (mais à son prix, que lui reprocher ?... quoiqu’en un sens, il me semble qu'un 350 d'occasion serait alors une meilleure alternative).

Les 160/270 auraient pu être presque parfait... s'ils avaient été plus transparents et fluides... Le 370 par contre demeure toujours un bon choix: quasi équivalent aux 160/270 en terme de courant, pour bien moins cher, et musicalement quasi identique au 350... En somme un 350 plus solide et péchu.

Les 352 marqua une étape importante. Des gains sur quasi tous les critères, du coffre, une plénitude rare à ce prix... Dans l'absolu, on pourraît lui demander d'offrir une plus grande richesse de timbre ... Mais, et je l'ai déjà dit par ailleurs, ce 352 écrase littéralement beaucoup d'amplis beaucoup plus chers, y compris en courant ou puissance, comme par exemple un IN 200 qui coute 1500 € ...

Puis vinrent les 162/272: j'en suis à ce jour amoureux... Je ne leur vois pas de défaut, sauf à être d'une exigence nécessitant de passer à des amplis coûteux type Accuphase, Neodio ou équivalents...


Ceci dit parceque, globalement, les 312 et les 372 appartiennent quand même aux générations en question ...

Le 372 est sans-doute un 352 'boosté', ou un 'mini' 162/272... en conséquence de quoi il correspond peut-être à un compromis... et d’un certain point de vue, il semble un peu plus "brut de décoffrage"...

[ Edit au 2 avril 2007 : lire ce post qui relativise la portée des propos ci-dessus concernant le 372. Je me cite par exemple: 'ce 372 semble être, dans sa dernière version, un appareil extraordinaire, peut être alors quasi au niveau du couple 162 / 272, voire au même niveau sur un ou plusieurs critères ?' ]


Que le préampli ne soit probablement pas au top, dans l'absolu, semble logique... Mais je doute qu'il soit moins ouvert ou transparent, entre autres, que la partie préampli d'un 312....

Il se peut que tu sois satisfait, mais ce serait alors le résultat d'associations spécifiques, à un moment donné, et que tu remettras certainement en doute à terme, le temps de découvrir d'autres limites ou défauts, ou de découvrir que le 372 est tout à fait cohérent en rapport à ce qu'il offre, pour son prix ...
jmap
 
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Message » 29 Mai 2007 9:53

Bonjour

Les 350 et 370 étaient quasi identiques, au ‘courant’ près, plutot droits, bien timbrés, mais manquant de dynamique en bas ou d’ampleur de la scène sonore (relativement aux meilleurs). Le 160/270 en revanche avait tendance à tirer un peu plus vers l’écoute de l’ancien 340, plus charnu, manquant un peu de transparence. Dans l’absolu, pour leurs prix, c’étaient et ce sont toujours des merveilles, en occasion, flirtant avec les meilleurs niveaux.


Les séries Silver, que je connais moins bien, mais suffisamment, n’étaient en revanche pas au niveau au regard de leurs prix. Un gain relatif en richesse de timbres se payait par un certain manque de transparence, un son un peu soyeux en définitive, très dynamique, mais au bas-médium un poil proéminent.

En revanche, encore une fois, à l'occasion, il y a de quoi faire de superbes affaires, qui effectivement devraient donner de super résultats sur certaines Triangle un poil trop raides.


Le 352 inaugura une nouvelle série Classic d’un niveau jamais atteint par Nad, qui, toutes proportions gardées, se rapprocherait pour partie de l’écoute Accuphase: une écoute plutôt droite, très ample, dynamique, matérialisé, et tout à la fois très fluide et transparente. Bien sûr, à la marge, on pourrait vouloir mieux, plus riche, plus droit, mais à son prix, ce 352 est une bombe, qui offre globalement un faisceau de qualités inimaginable à ce tarif il y a peu, y compris en terme de puissance, de dynamique et d'ampleur.

Une première version du 372 fut en revanche une déception. Basé (à l'oreille) sur le préampli du 352, sa partie amplification a été boostée, s'appuyant sur le 272, au point de gagner en puissance et courant ce qu’il perdait en finesse et subtilités. Un peu brut de décoffrage en somme.

Une seconde version (?), relativement récente, semble mieux aboutie, qui rapproche sensiblement le 372 du 162/272.


Les 162/272, à mon sens, et de l’avis de ceux qui l’ont essayé et qui le possèdent, est un monstre de qualité et de puissance, pour un prix défiant toute concurrence. Globalement, il peut être comparé à un 352 ou 372, sauf qu’à la marge, ou de manière plus conséquente, il est d'une autre classe.

En hi-fi, la différence entre le bon et le 'top' se joue souvent à la marge, en effet: une fluidité et une transparence poussées très loin, des nuances mieux respectées, une neutralité plus rigoureuse, des attaques plus franches, un espace 3D holographique, et l’on passe d’un bon ampli à un ampli qui s’efface derrière la musique.

Reste que ces 162/272, pour en tirer partie, et comme pour la majorité des ensembles préamplis-amplis, sauf pour les meilleurs dans le THDG, nécessitent d’être associés l’un à l’autre.

Reste que, pour en tirer partie, de même, il est nécessaire d’utiliser des câbles extrêmement neutres et transparents, tels mes HMS Quartetto.

Reste toujours que pour en tirer réellement partie, il leur faut, plus que d’autres, des supports lourds et stables (granit), les électroniques THDG, au regard d’un poids (et d’un prix) plus conséquents, s’affranchissant souvent bien plus facilement de ce dernier point.

Il y a un point sur le quel, compte tenu de tous ces éléments, je persiste et signe, en conséquence de très nombreux essais sur de très différents systèmes et environnements: le 162/272, bien utilisé et optimisé, est bien supérieur à un 372, certes à la marge, mais cette marge fait toute la différence, je le répète, y compris en termes de tenue des HP ou d’ampleur, de frappe et de fluidité, y compris en bas.

Techniquement, s’il y a quelques points communs, en apparence, les différences sont en réalités considérables, outre la séparation des alimentations, d’ou la moindre interférence de l’énorme alim du 272 sur le préampli, etc.


Concernant le Master, que j’ai tout de même écouté à trois reprises sur différentes configurations: enceintes JBL 260, Xti 80, Dynaudio 52 SE, BW 803 et 805, différentes sources, dont un Accuphase DP 67 et un Master M55, etc., et face aux 162/272 et Linn 5103/5105... Mon expérience est peut être encore insuffisante, et j’irai plus loin (...)

Mais à priori, tout concorde. Il semble offrir une couleur tonale moins charnelle et doté d'une moindre 'plénitude' que les 162/272, et encore bien moindre vis à vis du couple Linn. Il a tendance à offrir, comme les anciennes séries Silver, une écoute à tendance un peu soyeuse, mais en revanche très droite et très riche, très dynamique, qui pourrait au demeurant faire merveille sur des enceintes relativement douces et techniques comme les BW series 800.

Enfin, dans des cas limites (contrebasse enregistrée dans un environnement réverbérant, orgue) ces Master (et même Silver) seront probablement, à la marge, plus propres et détourés, en bas, que le 162/272, à la manière des Linn. Le Master sera aussi probablement plus 'riche'.

Cependant, ces désavantages relatifs ne doivent pas cacher la fluidité, dynamique, plénitude et plus généralement la ‘vie’ exceptionnels du 162/272, qui m’ont conduit jusqu’à aujourd’hui à préférer ce couple à beaucoup d’amplis plus performants, en théorie...

En conclusion, dans un soucis de me faire comprendre de manière un peu caricaturée, si je peux rapprocher le 162/272 d’une écoute Accuphase, je rapprocherai plus volontiers le Master d’une écoute Meridien - dernières générations (qui n’ont plus rien de l’écoute plutôt chaude voire ronde d’autrefois).


Pour l'info: vues intérieures des 372 et 162/272. Définitivement, et sans être particulièrement technicien, on peut appréhender que les différences sont plus qu’importantes :

C 372 :

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C 162 :

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C 272 :

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Message » 29 Mai 2007 9:57

Quid par exemple de la bosse dans le bas médium souvent évoquée au sujet des nad ou du haut médium comme adouci particulier à la marque?


C’est un bon exemple du danger de s’attacher directement à un critère...

Cela fait longtemps que je parle de Nad, pour adorer certains de leurs produits... Je crois qu’il va falloir que je m’attelle à faire un dossier complet sur cette marque que je connais depuis très longtemps...

Pour schématiser, je vais, à ce stade, te donner 2 réponses simples à ta question concernant cette réputation qui colle à la peau de Nad.



La première réponse, c’est que cette réputation est un mythe, qui remonte à loin...

Mais prenons la question à l’envers, concernant la réponse en fréquence proprement dite tout d’abord.

Le problème est facile à poser: une bonne électronique est censée être extrêmement neutre, mais tout à la fois avoir du corps, être capable de descendre très bas avec toute la puissance, l’ampleur et la rigueur nécessaire, caractéristiques à priori réservées aux électroniques de HDG, donc très chères.

Historiquement, Nad tenta alors, comme le font la majorité des enceintes bibliothèques, de compenser une courbe de réponse écourtée en bas (ne serait-ce qu’en terme d’énergie) par une relative bosse dans le haut-grave / bas-médium. Le 3020, mais aussi ultérieurement, par exemple, les 320 (première génération, non BEE) ou 340 répondent à cette définition.

En réalité, Nad tenta assez souvent de s’échapper de cette quadrature du cercle: comment offrir à prix budget un ampli musical et équilibré, charnel et chaleureux, mais sans user de cette fameuse bosse dans le bas-médium? Le résultat fut le plus souvent certaines séries certes plus neutres, mais en conséquence moins transparentes, et à la limite, pour caricaturer, à l’image de certaines productions Philips dans leurs meilleures époques.

Pourquoi? Parcequ’il est évident qu’une perte de transparence (relative) peut en conséquence donner de manière tout à fait artificielle de la matière (grain) aux voix par exemple, ou lisser, donc adoucir le médium-aigu. Les anciens 317 ou pour partie les gammes Silver répondent plus ou moins à cette définition.

Ce n’est que très récemment que Nad réussit à dépasser cette quadrature du cercle...

Le 370, puis le plus récent 350 (extrêmement droit, très proche du 370), puis encore le 320 BEE (quasi un clone ‘économique’ du 350) sont des amplis qui ont su à des degrés divers devenir extrêmement droits et transparents. Les anciens 540, 541 puis surtout 541i sont de la même veine. Cependant, ce gain en neutralité s’est soldé par une relative perte en ampleur de l’espace sonore et dynamique subjective, ne serait-ce que face, par exemple, à l’ancien 320 ...

Le 352 a tenté de concilier l’inconciliable, et d’offrir toutes ses qualités à la fois, ce qu’il est quasi parvenu à faire, au prix peut-être d’un relatif recul face au 350 sur le seul point de la neutralité (timbres). Le 542 répond plus ou moins à la même démarche. À mon sens, à des degrés divers, les 325 et 162/272 sont une réussite totale, qui offrent quasi toutes les qualités pour un prix toujours abordable (le 160/270 était quasi identique au 162/272, en retrait en termes de transparence comme de neutralité).

Je ne vais pas m’étendre. J’ai eu tous ces Nad, et beaucoup d’autres, et ai eu l’occasion de les comparer à de nombreux autres... Je ferai un dossier, très complet... si possible bientôt...

Mais en bref, cette caricature (cette bosse dans le bas-médium) est aujourd’hui un mythe... sauf à confondre bosse dans le bas-médium et fluidité...



C’est ainsi que j’en arrive au second point.

Idem, je reprend à zéro.

Concernant certaines électroniques que je considère comme mauvaises, j’avais écrit ceci par ailleurs :

« Si X est souvent annoncé comme étant dynamique, c'est parcequ'il projette, et n'offre pas de réelle ampleur ni fluidité. De même, s'il est annoncé comme relevant les aigus, c'est qu'il n'offre en réalité ni matière ni profondeur en bas.

En somme, les défauts sont présentés comme étant des qualités, et c'est ainsi qu'une certaine agressivité est présentée comme de la dynamique, ou qu'une certaine verdeur comme une capacité à mettre en avant les aigus
. »

Je traduis ma pensée: face à de telles électroniques, dans le cadre de tests rapides, les meilleurs (Nad, mais aussi Accuphase, EAR, et tant d’autres) peuvent sembler, au choix, doux, ronds, ou susceptibles de mettre en avant le bas-médium.

Mais c’est le plus souvent oublier allègrement qu’une certaine fluidité, sensualité ou plénitude ne sont en rien incompatibles avec une neutralité parfaitement réaliste, avec une dynamique qui, sur les meilleures électroniques, doit être capable d’être douce, matérialisée et brutale tout à la fois, selon les instants, ou avec une transparence qui ne doit jamais sacrifier l’aération à l’analyse, le legato au staccato...



On rejoint ici ce texte de Serge Bodin, 'L'équilibre en danger', Diapason, mars 2001:

« La tendance actuelle est aux sonorités dégraissées, aux aigus toujours plus brillants ».

Serge Bodin explique de manière trés pertinente que les constructeurs font systématiquement référence à la musique dans leurs campagnes publicitaires, mais qu'il semble que ce ne soit trés souvent que poudre aux yeux, y compris dans le THDG, du moins présenté comme tel:

« Les appareils hi-fi modernes délivrent très souvent une restitution excessivement claire et piquée qui débouche sur des colorations de timbres marquées. La tendance semble être aux sonorités dégraissées, aux aigus toujours plus brillants. »

On en revient ainsi à ce que j'ai annoncé plus haut: « Si X est souvent annoncé comme étant dynamique, c'est parcequ'il projette, et n'offre pas de réelle ampleur ni fluidité. De même, s'il est annoncé comme relevant les aigus, c'est qu'il n'offre en réalité ni matière ni profondeur en bas.

En somme, les défauts sont présentés comme étant des qualités, et c'est ainsi qu'une certaine agressivité est présentée comme de la dynamique, ou qu'une certaine verdeur comme une capacité à mettre en avant les aigus
. »

Il est clair que le public, trés souvent, dépourvu de références au réel, et conduit à insérer son matériel dans un système le plus souvent peu musical ou mal optimisé, a tendance à être fasciné par les sons clairs et lumineux, sur-analytiques ou hyper-définis de manière trés artificielle, au détriment de la plénitude, du legato, d'un naturel qui seuls participent au réalisme musical.

Serge Bodin à mon sens résume au mieux les choses ici: « Les meilleurs appareils ne sont pas ceux qui rendent la musique avec une rutilance flatteuse mais qui la reproduisent avec son étoffe, son rythme, ses contrastes, sa dynamique plastique. »
jmap
 
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Message » 29 Mai 2007 9:58

Pour finir, à titre d'exemple, parmi tant d'autres, ce petit cr au quel a participé grandx (Nad 162/272 vs Plinius! )

http://www.homecinema-fr.com/forum/view ... t=29842699

Amicalement,
jmap
 
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Message » 29 Mai 2007 11:07

Merci JMAP pour ces CR remarquables !
Moi qui possède le C 350 et qui n'ai pas trop de repères en hifi, ça me permet d'y voir plus clair !
Je me retrouve bien dans les descriptions que tu donnes.
Je fuis aussi la verdeur dans la reproduction. J'ai des souvenirs d'un ampli Technics, certains CDs étaient inécoutables ! ( "Marc et Robert" des Rita Mitsouko, un excellent test pour débusquer l'agressivité d'un système !! ).
Je tends des perches sur ce forum pour donner plus de vie à mon système, plus de pêche.
Cela semble être le petit défaut du C350, comme tu l'expliques.
Qu'en penses-tu ? Je crois, au vu de tes explications, que je ne vais rien toucher !
Peut-être effectivement mettre du marbre sous l'ampli ( actuellement, j'ai mis du médium, avec trois petits plots de caoutchouc ).
Ou alors, ce devra être au prix de gros efforts financiers, ce qui ne sera pas possible !
Et encore bravo pour ces CR !
A +
Fred
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Message » 29 Mai 2007 11:33

je confirme et je ne suis pas le seul a avoir fait ce constat sur ce materiel.
desolé si n'est pas conforme a votre opiniun.


jmap a écrit:
spads a écrit:bonjour.

j'ai essayé ce preampli nad c162 + l'ampli nad c 272 ,tres deçu je l'ai revendu .
puissant ,mais pas tres fin ,je possede le nad c320bee beaucoup plus musical
comparaison du preampli seul nad c162 a l'ecoute au casque et a l'ecoute du nad c320bee
nad c162 ,dynamique contenu , grave leger, nad c320bee beaucoup de dynamique,
grave charpenté , beaucoup de details.

Désolé, mais ce que tu énonces est impossible, sauf à avoir écouté ces matériels dans des mauvaises conditions... Sur un système perfectible, déséquilibré ou non optimisé, on peut aboutir aux conclusions les plus farfelues... mais quid de la musicalité de l'ensemble ou de la validité des conclusions?

Je n'ai pas le temps de développer... voici déjà quelques cr que j'avais développé par ailleurs. De quoi y voir plus clair me semble-t-il...

:wink:
Dernière édition par spads le 29 Mai 2007 13:51, édité 1 fois.
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