ModĂ©rateurs: Staff Univers Casques, Staff Haute-FidĂ©litĂ©, Staff Juridique • Utilisateurs parcourant ce forum: Aucun utilisateur enregistrĂ© et 33 invitĂ©s

Toutes les enceintes HiFi

cabasse dinghy, Drakar, analyse IV: KEZAKO?????

Message » 30 Mai 2004 10:24

Merci!

Cette philosophie semble devoir imposer des contraintes particulières lors de l'installation et dans l'exploitation domestique des enceintes, notamment en terme de placement, non?

Quand est apparue la Bisquine?
Dernière édition par Scytales le 30 Mai 2004 15:19, édité 1 fois.
Ce n'est pas se donner que de donner ce qu'on voudrait ĂŞtre (Patrick Drevet).
Sage nicht immer, was du weisst, aber wisse immer was du sagst (Matthias Claudius).
Avatar de l’utilisateur
Scytales
Staff Haute-Fidélité
Staff Haute-Fidélité
 
Messages: 10079
Inscription: 31 Mar 2002 2:00

Annonce

Message par Google » 30 Mai 2004 10:24

Publicite

 
Encart supprimé pour les membres HCFR

Message » 30 Mai 2004 10:58

Bien entendu il y a des contraintes mais il faut savoir ce que l'on veut. Ce que les audiophiles souhaitent est une espèce de solution universelle qui puisse fonctionner partout et sans contraintes.

Les constructeurs tentent de trouver des solutions qui ne sont que des compromis (stéréo d'intensité en particulier).

Si l'on parle de haute-fidélité, on parle de vérité et l'objectif est de reproduire exactement l'original sans déformation. Même si c'est utopique, ceci correspond au sens premier de la haute-fidélité.

Cette notion n'existe pas avec la musique créée à partir d'instruments électroniques car il n'existe aucune référence sinon celle de la cabine de prise de son.

Il est donc rare que l'on puisse parler de haute-fidélité en rock mais de définition, de précision, de dynamique, de subjectivité...

Si nous avons assisté à un concert de piano hier soir, il n'y a pas de subjectivité au départ. La haute-fidélité au sens très strict du terme consiste à refaire exactement la même chose pour que des auditeurs ayant les yeux bandés ne puissent rien remarquer. C'était cela la philosophie de Georges Cabasse.

Cette recherche de vérité est devenue marginale et l'a conduit à quitter la profession.

L'écartement de 3.20 mètres était le fruit de l'expérience et semble venir d'assez loin.

Comme le disait Georges Cabasse, on aurait pu choisir 2.50 mètres ou autre chose, l'important était que les gens puissent savoir où poser leurs enceintes. 3.20m était encore possible sauf dans une chambre à coucher qui n'est pas le meilleur endroit acoustique pour faire venir un orchestre.

Il faut se souvenir que Georges Cabasse n'écoutait jamais de la musique en fond sonore. Il détestait cela. Il s'accordait le temps d'une partie de concert ou d'un concert complet, s'asseyait et écoutait à niveau réel sans rien faire d'autre.
Gare à celui qui faisait du bruit ! Une fois le concert terminé, il n'y avait plus de musique. Voilà le portrait d'un homme qui faisait ce qu'il préconisait.

Pour lui, ses enceintes étaient destinés aux mélomanes intransigeants. Pour les autres, il estimait qu'il y avait assez de marques et de sons. Lui ne voulait pas de son. La difficulté est que beaucoup de disques ne passaient pas mais son problème n'était pas de passer tous les disques. C'était une vision élitiste et si Cabasse est devenu populaire ce n'est pas parce qu'il a cherché à séduire.
Philippe Muller
Professionnel
Professionnel
 
Messages: 4404
Inscription: 14 DĂ©c 2003 22:20

Message » 30 Mai 2004 11:01

Je ne me souviens plus exactement de l'année de lancement de la Bisquine mais je la situerais vers 1993/94. Certains collectionneurs de docs devraient le savoir. Je peux me renseigner.
Philippe Muller
Professionnel
Professionnel
 
Messages: 4404
Inscription: 14 DĂ©c 2003 22:20

Message » 30 Mai 2004 15:27

En d'autres termes, il faudrait pouvoir placer ses Cabasse avec un Ă©cartement de 3.20 m.

Ce n'est effectivement pas Ă©vident, mais faisable.

La seule fois oĂą j'ai pu Ă©couter les miennes dans ses conditions semblables, c'Ă©tait dans l'auditorium oĂą je les ai acquis. Elle rendaient bien mieux que chez moi, certes!

Cette discussion me fait penser que dans l'auditorium en question (Les Artisans du son à Mulhouse), ils placent toutes leurs enceintes dans une telle configuration lorsque la pièce le permet. Je ne les ait jamais vu faire autre chose.
Ce n'est pas se donner que de donner ce qu'on voudrait ĂŞtre (Patrick Drevet).
Sage nicht immer, was du weisst, aber wisse immer was du sagst (Matthias Claudius).
Avatar de l’utilisateur
Scytales
Staff Haute-Fidélité
Staff Haute-Fidélité
 
Messages: 10079
Inscription: 31 Mar 2002 2:00

Message » 30 Mai 2004 17:37

Pour être encore plus précis, la distance d'écoute devait correspondre à 1.5 fois l'écartement, l'auditeur devrait se placer à 4.8 m du plan des enceintes.

C'est exactement comme cela que les gens de chez Cabasse Ă©coutaient dans leur auditorium et chez Georges Cabasse.

Une fois que vous aurez appliqué ce principe, vous vous apercevrez que les enceintes sont généralement moins agressives qu'on ne le dit (si tout le reste est sain bien entendu).

Ces notions de distance ont une influence sur l'équilibre entre le son direct et la puissance rayonnée. Plus près, l'équilibre risque d'être un peu montant et c'est parfaitement prévisible.

Bien entendu, la réverbération de la pièce va modifier cette distance critique mais dans les faits et pour une bonne partie des pièces d'habitation habituelles et normalement meublées, cette différence reste assez faible dans le médium.

N'oublions-pas que les Cabasse de cette époque avaient des façades assez larges dont l'influence n'est pas négligeable en terme de directivité (mais il ne faut surtout rien changer sinon l'ensemble de l'enceinte ne correspondrait plus à rien (sauf pour quelques génies du DIY qui prennent systématiquement les constructeurs pour ....)

Attention ! ces recommandations valent pour toutes les enceintes mises au point par G.Cabasse et François Bellec et jusqu'au départ de ce dernier. Pour les modèles qui ont suivi, je ne peux rien affirmer mais je crois qu'ils ont rejoint le clan des défenseurs du triangle équilatéral. C'est donc tout à fait différent.
Philippe Muller
Professionnel
Professionnel
 
Messages: 4404
Inscription: 14 DĂ©c 2003 22:20

Message » 30 Mai 2004 18:51

bonjour mr Muller, vous avez la bonjour de mon cousin F.sinquin qui vient de partir Ă  l'instant de chez moi.
fur
 
Messages: 33
Inscription: 04 Mar 2004 0:40
Localisation: bretagne(29)
  • offline

Message » 30 Mai 2004 19:01

Philippe Muller a écrit: La firme commença à rencontrer quelques difficultés et c'est à ce moment qu'est née la Bisquine, un modèle plus conforme aux aspirations de la distribution mais qui n'était plus une vraie Cabasse.

La Bisquine fut un franc succés mais elle sonnait le glas de la rigueur et Georges Cabasse, vraisemblablement déçu que tant d'années d'efforts se terminent de cette façon, se retira à ce moment là, laissant sa place à Olivier, son fils aîné, avant la vente de l'entreprise au propriétaire actuel, ancien pdg des skis Salomon.


Il est certain qu'il valait mieux avoir une Chaloupe qu'une Bisquine mais je suis étonné qu'une petite enceinte Cabasse comportant le Dom 2 et le 21M18 LB/3 soit reniée par son concepteur...

Deux haut-parleurs que l'on retrouve donc dans la Chaloupe qui a juste une caisse plus grande (en fait c'est une Bisquine en format colonne... :wink: ) et que l'on retrouve complété par un médium dans la Doris et la Skiff.

Un Dom 2 que l'on trouve dans la Galiote et la Dundee et un 21M18LB/3 qui se retrouve dans l'Egéa et l'Iroise.


En quoi la Bisquine, apparue au catalogue 1991, n'est elle pas une vraie petite Cabasse ?


A +.
GĂ©rard.
Alpes94
 
Messages: 3792
Inscription: 16 Avr 2002 1:08
Localisation: Val de Marne (94)
  • offline

Message » 30 Mai 2004 19:58

Les haut-parleurs ne font pas l'enceinte à eux seuls. Il faut penser à l'alignement général et à l'équilibre de la courbe. On peut faire des enceintes radicalement différentes avec les mêmes HP et la même caisse et ça, je l'ai constaté. Le filtre joue un rôle aussi important. Pour ce qui concerne la chaloupe et la bisquine, pas de grosse différence ; c'est la même chose au volume près. Le Dundee qui était clos si je me souviens bien était une vraie Cabasse.

Georges Cabasse ne s'est pas occupé de l'Iroise ni de la Pacific jusqu'au bout.

L'esprit Georges Cabasse est allé grosso modo jusqu'aux C100 et C116 (il aimait beaucoup la colonne 100 qu'il a eue chez lui pendant un certain temps), Caravelle etc....

Bien entendu, les Sloop (avec 30), les Clipper, Sampan, Yawl, Brigantin + asservies sont de véritables Cabasse. Tout ce qui suit, à part l'Atlantis et quelques raretés ne sont plus des enceintes conformes à la grande tradition (il y a des restes heureusement mais ce ne sont plus des modèles agréés par le grand timonier). En règle générale, oubliez les enceintes bass-reflex qui ne lui plaisaient pas. Seules les très anciennes Cabasse étaient accordées (avec des sensibilités de 96 à 98 dB il vallait mieux).
Philippe Muller
Professionnel
Professionnel
 
Messages: 4404
Inscription: 14 DĂ©c 2003 22:20

Message » 30 Mai 2004 20:33

Ah! j'oubliais :

Il existe quelques prototypes insolites qui traînent sur le marché. Il s'agit de versions énormes d'enceintes Cabasse connues qui n'ont jamais été produites en série. Il n'a existé que deux ou trois paires de chaque qui ont été vendues. Je pense qu'elles existent encore.

Il s'agissait de :

La Doris (ou quelque chose de proche) dans un volume de Galion et le Yawl (Clipper 2 m3 à l'origine) et le Galion 5 dans des volumes comparables au Brigantin. Ces enceintes étaient munies d'un évent réglable appelé camembert à cause de sa forme (un disque rotatif permettant d'occulter progressivement l'évent). Georges Cabasse qui savait délirer pensait mettre un moteur et une télécommande afin qu'on puisse régler l'évent à distance. Pour lui, le Bass Reflex était envisageable à condition que le volume soit très important. Ce type de chose comme le projet Géode ou le Charles De Gaulle savaient le passionner.

Je précise que la pose d'évents est le fruit de la politique technique du labo de la Fnac qui n'écoutait pas mais mesurait. Tous les fabricants savaient que le labo Fnac mesurait la distorsion à 40Hz. Les Cabasse perdaient beaucoup de points sur ce critère parce qu'elles étaient closes. Il fut décidé d'accorder les enceintes à 40 Hz (ce qui a pour effet immédiat de faire dégringoler la distorsion à cette fréquence, chose que beaucoup d'autres faisaient déjà) pour récupérer des étoiles à la Fnac qui était un revendeur influent à cette époque. C'est ce qui se passa avec la Bisquine (mais ne jettons pas la pierre à Cabasse car ses concurrents ont manqué de scrupules bien avant lui). Voilà comment le commerce peut faire perdre son âme à l'un des plus beaux fleurons de la haute-fidélité.
Philippe Muller
Professionnel
Professionnel
 
Messages: 4404
Inscription: 14 DĂ©c 2003 22:20

Message » 30 Mai 2004 22:35

merci MR MULLER pour ce cours sur cabasse que je trouve tres interessant et surtout plaisant .
si vous nous faites ca pour chaque marque je me reinscrit l'année prochaine sur le forum :)
(si a l'occasion vous parler de b&w je suis preneur , comme de JMlab.)
david.45
 
Messages: 816
Inscription: 22 Sep 2003 22:47
Localisation: saran a coté d'orléans
  • offline



Retourner vers Enceintes

 
  • Articles en relation
    Dernier message