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Toutes les enceintes HiFi

Des avis sur l'Iroise MC (1994 - Cabasse) ?

Message » 13 Juin 2004 22:02

TuanJ13 a écrit:
n.d.b a écrit:Ah oui, laisse les en parallèle sans les pincer (ou très légèrement) vers le point d'écoute. Elles pulsent tellement que ça évite interférences et autres rotations de phase. C'est exactement le contraire de ce qu'il faut faire avec des Offrande par exemple qui sont dirigée vers le point d'écoute au point de ne plus voir la tranche du baffle quand on est dans son fauteuil.


As-tu des références de morceaux où ces problèmes de rotations de phase sont critiques à l'écoute ?

Comment les décrirais-tu plus précisemment ?


Pour moi le meilleur test c'est celui du bruit rose à différentes fréquences. Je dois bien avoir 2 ou 3 disques test qui disposent de tels enregistrements.

J'en profite pour dire que je suis assez d'accord pour la sensibilité des Iroise aux murs latéraux. Un de mes principaux problèmes était la différence de constitution des deux murs (placo sur l'un, carreaux de plâtre sur l'autre).
n.d.b
 
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Message par Google » 13 Juin 2004 22:02

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Message » 14 Juin 2004 9:11

Aux intéréssés.

Je commence à mieux cerner la personnalité des Iroises MC.

En comparaison avec mes Dynaudios 1.4 S. L'écoute des Dynaudios est plus moniteur. L'aigu monte plus haut et est un peu plus détaché, la transparence générale est accrue, les nuances et la définition tonale, la micro dynamique est plus aboutie que sur les Iroises. Bref une propreté sonore supérieure. En ce sens, ces constats confortent ce que j'ai toujours pensé des enceintes type moniteur la réduction de l'influence du coffret, des sources émissives rapprochées gage d'une précision spatiale.

Mais alors, qu'est ce qui peu bien retenir les Iroises dans mon salon.

Passé ce constat troublant et quelques sueurs et angoisses audiophilesques (j'ai fait une bêtise), je réalise après de nombreuses écoutes que quelque chose se passe qui, en dépit du recul sur certains critères énoncés ci-haut, ne se passe pas à l'écoute des Dynaudios.

La première chose est certainement la matière sonore et la présence conjuguées.
Dans la plus part des cas, l'illusion de présence et de matérialité est addictive. Des coeur de La Capella Reial de Catalunya (Carlos V) à Dianne Reeve (In the moment :lol: ) en passant par Eric Clapton, Zazie, Michel Legrand, les artistes et la matière sonore deviennent tangibles et vous caressent les sens... Les cuivres accédent également à une matière sonore et une présence remarquable et sonnent moins pointus et fins que parfois avec les Dynaudios.

La seconde est la spacialisation inédite.
Là où la dynaudio fait des plans sonores avec un étagement en profondeur, l'Iroise fait sur certains enregistrements des volumes avec un relief et une présence crédible à une échelle proche de l'échelle 1/1. Le piano se met à rayonner de tout son coffre, les contrebasses prennent place en volume dans la pièce.
Les ensembles symphoniques rayonnent en présence et volume avec un relief parfois saisissant.
Autre point, sur les dynaudios certaines informations dans l'aigu liées à une voix ou à un instrument localisé en profondeur dans la scène sonore donnaient une incohérence d'image provoqué par la directivité de l'aigu et le ressenti de l'aigu sur un avant plan sonore différent de celui de la source. Ce phénomène est plus limité avec les Iroises et d'une façon générale, les Iroise s'effacent et s'oublient complétement.

Le troisième point est le rendu de la dynamique. Sur les Dynaudios, le rendu de la dynamique a tendance dans les tuttis orchestraux à révéler plus une gamme de fréquence et la localisation des enceintes (espèces de lobes de directivité de la pression acoustique provenant des enceintes) alors qu'avec les Iroises le rendu est plus volumique, plus étendu tonalement et plus proche de ressentis. La puissance acoustique rayonnée reflète de façon plus patente la masse orchestrale.

Dernier point, la conjugaison de toutes ses qualités et défauts (j'y viendrai) donne un formidable vecteur d'émotion. Se départageant d'une écoute moniteur et plus hifiste, l'Iroise propose une écoute un peu moins détaillée mais curieusement plus respectueuse et "globale" du ressenti d'une écoute in situ. Les Cd tournent et l'heure avance, l'immersion devient parfois jouissive.

Les défauts : des nuances dans le médium aigu/aigu et une propreté dans l'aigu à mon avis perfectible : changement des gros bornier laiton doré, recâblage du bornier jusqu'au filtre et recâblage du filtre aux HP (Litz pour le tweeter, KZ0609 ou TFE UL1213 pour les boomer), nettoyage ou remplacement des causses (l'enceinte a un âge respectable). Mais rien de décidé pour l'instant quand à la nature précise des câbles.
Dans un second, un câblage en l'air du filtre (en le laissant inchangé) devrait apporté sensiblement en rapidité et en nuances.

En ce qui concerne, le coffret, je pense qu'il est possible dans un premier temps de renforcer la structure surtout des deux panneaux latéraux par l'ajout de tasseaux en diagonale sans pour autant dans un premier temps modifier les révetements internes, l'amortissement interne et le volume de charge. Dans une seconde étape, un traitement des parois suggéré par Michel K pourrait être envisagé.

Voilà, voilà...
TuanJ13
 
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Message » 14 Juin 2004 12:09

Salut Gilles,

Je ne connais pas suffisamment les Dynaudio pour t'aider mais j'ai, en revanche toujours écouté des Cabasses et pendant une période de ma vie, j'en ai même vendu.

Je commence à mieux cerner la personnalité des Iroises MC.

En comparaison avec mes Dynaudios 1.4 S. L'écoute des Dynaudios est plus moniteur. L'aigu monte plus haut et est un peu plus détaché, la transparence générale est accrue, les nuances et la définition tonale, la micro dynamique est plus aboutie que sur les Iroises. Bref une propreté sonore supérieure. En ce sens, ces constats confortent ce que j'ai toujours pensé des enceintes type moniteur la réduction de l'influence du coffret, des sources émissives rapprochées gage d'une précision spatiale.



Je reconnais bien là une impression que peuvent donner des Cabasses face à la quasi totalité des produits concurrents. A mon avis cette sensation de filé des concurrentes est lié tout simplement à la perte de beaucoup d'informations dans le secteur haut médium. Elles oublient des infos donc elles en mettent d'autres en exergue. Ceci est facile à repérer en variant le niveau sonore de la restitution. Avec les concurrentes on varie aussi la transparence de certains registre et la mise en avant de certains autres. Avec les Cabasses au contraire, l'énergie sonore restituée augmente de façon uniforme sur tous les hauts parleurs et préserve ainsi la même signature quelquesoit le niveau d'écoute. Ce n'est malheureusement pas le cas de beaucoup d'autres produit où un hp tend inévitablement à se mettre en avant passé un certain volume d'écoute.

En ce qui concerne la densité volumique de la musique restituée par les SCS c'est là leur point fort et leur recablage interne peut encore améliorer les choses. Les contraintes de production et les économies d'échelle ont probablement pesé sur la qualité du cablage interne des Cabasses en général.

Enfin, il ne faut pas oublier l'influence des habitudes d'écoute qui peut faire préférer voire regretter un son moins bon (jusqu'au retour en arrière qui s'avère toujours impossible une fois les habitudes d'écoutes oubliées).

Par ailleurs, le monitoring peut avoir lieu dans de petites pièces ou bien dans de très grandes pièces. Les enceintes utilisées ne sont pas les mêmes dans les 2 cas. "Une grande écoute" fait appel à des systèmes très différents de ceux d'une "cabine" et bien que les 2 systèmes employés soient qualifiés de monitoring ils ne sonnent pas vraiment de la même façon.

Tiens nous informé de l'évolution probable de tes impressions sur les Iroises.



Cordialement,



Udayan
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Message » 14 Juin 2004 15:28

TuanJ13 a écrit:Aux intéréssés.

Je commence à mieux cerner la personnalité des Iroises MC.

En comparaison avec mes Dynaudios 1.4 S. L'écoute des Dynaudios est plus moniteur. L'aigu monte plus haut et est un peu plus détaché, la transparence générale est accrue, les nuances et la définition tonale, la micro dynamique est plus aboutie que sur les Iroises. Bref une propreté sonore supérieure. En ce sens, ces constats confortent ce que j'ai toujours pensé des enceintes type moniteur la réduction de l'influence du coffret, des sources émissives rapprochées gage d'une précision spatiale.

Mais alors, qu'est ce qui peu bien retenir les Iroises dans mon salon.

Passé ce constat troublant et quelques sueurs et angoisses audiophilesques (j'ai fait une bêtise), je réalise après de nombreuses écoutes que quelque chose se passe qui, en dépit du recul sur certains critères énoncés ci-haut, ne se passe pas à l'écoute des Dynaudios.

La première chose est certainement la matière sonore et la présence conjuguées.
Dans la plus part des cas, l'illusion de présence et de matérialité est addictive. Des coeur de La Capella Reial de Catalunya (Carlos V) à Dianne Reeve (In the moment :lol: ) en passant par Eric Clapton, Zazie, Michel Legrand, les artistes et la matière sonore deviennent tangibles et vous caressent les sens... Les cuivres accédent également à une matière sonore et une présence remarquable et sonnent moins pointus et fins que parfois avec les Dynaudios.

La seconde est la spacialisation inédite.
Là où la dynaudio fait des plans sonores avec un étagement en profondeur, l'Iroise fait sur certains enregistrements des volumes avec un relief et une présence crédible à une échelle proche de l'échelle 1/1. Le piano se met à rayonner de tout son coffre, les contrebasses prennent place en volume dans la pièce.
Les ensembles symphoniques rayonnent en présence et volume avec un relief parfois saisissant.
Autre point, sur les dynaudios certaines informations dans l'aigu liées à une voix ou à un instrument localisé en profondeur dans la scène sonore donnaient une incohérence d'image provoqué par la directivité de l'aigu et le ressenti de l'aigu sur un avant plan sonore différent de celui de la source. Ce phénomène est plus limité avec les Iroises et d'une façon générale, les Iroise s'effacent et s'oublient complétement.

Le troisième point est le rendu de la dynamique. Sur les Dynaudios, le rendu de la dynamique a tendance dans les tuttis orchestraux à révéler plus une gamme de fréquence et la localisation des enceintes (espèces de lobes de directivité de la pression acoustique provenant des enceintes) alors qu'avec les Iroises le rendu est plus volumique, plus étendu tonalement et plus proche de ressentis. La puissance acoustique rayonnée reflète de façon plus patente la masse orchestrale.

Dernier point, la conjugaison de toutes ses qualités et défauts (j'y viendrai) donne un formidable vecteur d'émotion. Se départageant d'une écoute moniteur et plus hifiste, l'Iroise propose une écoute un peu moins détaillée mais curieusement plus respectueuse et "globale" du ressenti d'une écoute in situ. Les Cd tournent et l'heure avance, l'immersion devient parfois jouissive.

Les défauts : des nuances dans le médium aigu/aigu et une propreté dans l'aigu à mon avis perfectible : changement des gros bornier laiton doré, recâblage du bornier jusqu'au filtre et recâblage du filtre aux HP (Litz pour le tweeter, KZ0609 ou TFE UL1213 pour les boomer), nettoyage ou remplacement des causses (l'enceinte a un âge respectable). Mais rien de décidé pour l'instant quand à la nature précise des câbles.
Dans un second, un câblage en l'air du filtre (en le laissant inchangé) devrait apporté sensiblement en rapidité et en nuances.

En ce qui concerne, le coffret, je pense qu'il est possible dans un premier temps de renforcer la structure surtout des deux panneaux latéraux par l'ajout de tasseaux en diagonale sans pour autant dans un premier temps modifier les révetements internes, l'amortissement interne et le volume de charge. Dans une seconde étape, un traitement des parois suggéré par Michel K pourrait être envisagé.

Voilà, voilà...


Du kz0609 ou TFE UL1213 pour les boomer risquent peut-être d'assecher un peu trop les basses ; un mixte cable OFC pour un boomer un kz0609 pour le 2ième boomer serait peut-être un compromis.

Sinon, ce midi, j'ai fait rapidement des mesures de la réponse de l'enceinte avec mon correcteur acoustique. Par rapport à la courbe avant modifications, il n'y a pas de changements significatifs, mise à part un décrochement assez net à 800hz (6 dB si je me rappèle bien), pic s'atténuant progressivement jusqu'à 1,2khz. 800hz correspond justement à la fréquence de résonance entre les 2 parois latérales qui sont écartées de 22cm. Il se trouve que la bande 800hz-1,2khz est comprise dans la bande passante du filtre du HP de médium (800hz-2000hz). J'imagine donc que le filtrage du HP médium (qui est très particulier et assez compliqué) a donc pour vertue de compenser les résonances internes de l'enceinte. Et maintenant que ces résonances sont bien amorties (renforts, plomb et bitume) , je me retrouve donc avec un creux entre 800hz et 1,2khz.
A l'oreille, avant la mesure, je n'ai rien remarqué de génant et j'essaierai donc ce soir de déceler ce creux pour savoir s'il est conseillé de revoir le filtrage. Si le creux est vraiment perceptible (à noter que j'ai une bosse à 80hz de 15db, liée à une résonance de la pièce, qui est peu génante), ça sera l'occasion de simplifier le filtrage du HP de médium et sans doute d'étendre sa bande passante en dessous de 800hz. Une autre solution consisterait tout simplement à utiliser l'égaliseur du correcteur acoustique.

:wink:
Michel K
 
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Message » 14 Juin 2004 16:07

Michel K a écrit:
TuanJ13 a écrit:Aux intéréssés.

Je commence à mieux cerner la personnalité des Iroises MC.

En comparaison avec mes Dynaudios 1.4 S. L'écoute des Dynaudios est plus moniteur. L'aigu monte plus haut et est un peu plus détaché, la transparence générale est accrue, les nuances et la définition tonale, la micro dynamique est plus aboutie que sur les Iroises. Bref une propreté sonore supérieure. En ce sens, ces constats confortent ce que j'ai toujours pensé des enceintes type moniteur la réduction de l'influence du coffret, des sources émissives rapprochées gage d'une précision spatiale.

Mais alors, qu'est ce qui peu bien retenir les Iroises dans mon salon.

Passé ce constat troublant et quelques sueurs et angoisses audiophilesques (j'ai fait une bêtise), je réalise après de nombreuses écoutes que quelque chose se passe qui, en dépit du recul sur certains critères énoncés ci-haut, ne se passe pas à l'écoute des Dynaudios.

La première chose est certainement la matière sonore et la présence conjuguées.
Dans la plus part des cas, l'illusion de présence et de matérialité est addictive. Des coeur de La Capella Reial de Catalunya (Carlos V) à Dianne Reeve (In the moment :lol: ) en passant par Eric Clapton, Zazie, Michel Legrand, les artistes et la matière sonore deviennent tangibles et vous caressent les sens... Les cuivres accédent également à une matière sonore et une présence remarquable et sonnent moins pointus et fins que parfois avec les Dynaudios.

La seconde est la spacialisation inédite.
Là où la dynaudio fait des plans sonores avec un étagement en profondeur, l'Iroise fait sur certains enregistrements des volumes avec un relief et une présence crédible à une échelle proche de l'échelle 1/1. Le piano se met à rayonner de tout son coffre, les contrebasses prennent place en volume dans la pièce.
Les ensembles symphoniques rayonnent en présence et volume avec un relief parfois saisissant.
Autre point, sur les dynaudios certaines informations dans l'aigu liées à une voix ou à un instrument localisé en profondeur dans la scène sonore donnaient une incohérence d'image provoqué par la directivité de l'aigu et le ressenti de l'aigu sur un avant plan sonore différent de celui de la source. Ce phénomène est plus limité avec les Iroises et d'une façon générale, les Iroise s'effacent et s'oublient complétement.

Le troisième point est le rendu de la dynamique. Sur les Dynaudios, le rendu de la dynamique a tendance dans les tuttis orchestraux à révéler plus une gamme de fréquence et la localisation des enceintes (espèces de lobes de directivité de la pression acoustique provenant des enceintes) alors qu'avec les Iroises le rendu est plus volumique, plus étendu tonalement et plus proche de ressentis. La puissance acoustique rayonnée reflète de façon plus patente la masse orchestrale.

Dernier point, la conjugaison de toutes ses qualités et défauts (j'y viendrai) donne un formidable vecteur d'émotion. Se départageant d'une écoute moniteur et plus hifiste, l'Iroise propose une écoute un peu moins détaillée mais curieusement plus respectueuse et "globale" du ressenti d'une écoute in situ. Les Cd tournent et l'heure avance, l'immersion devient parfois jouissive.

Les défauts : des nuances dans le médium aigu/aigu et une propreté dans l'aigu à mon avis perfectible : changement des gros bornier laiton doré, recâblage du bornier jusqu'au filtre et recâblage du filtre aux HP (Litz pour le tweeter, KZ0609 ou TFE UL1213 pour les boomer), nettoyage ou remplacement des causses (l'enceinte a un âge respectable). Mais rien de décidé pour l'instant quand à la nature précise des câbles.
Dans un second, un câblage en l'air du filtre (en le laissant inchangé) devrait apporté sensiblement en rapidité et en nuances.

En ce qui concerne, le coffret, je pense qu'il est possible dans un premier temps de renforcer la structure surtout des deux panneaux latéraux par l'ajout de tasseaux en diagonale sans pour autant dans un premier temps modifier les révetements internes, l'amortissement interne et le volume de charge. Dans une seconde étape, un traitement des parois suggéré par Michel K pourrait être envisagé.

Voilà, voilà...


Du kz0609 ou TFE UL1213 pour les boomer risquent peut-être d'assecher un peu trop les basses ; un mixte cable OFC pour un boomer un kz0609 pour le 2ième boomer serait peut-être un compromis.

Sinon, ce midi, j'ai fait rapidement des mesures de la réponse de l'enceinte avec mon correcteur acoustique. Par rapport à la courbe avant modifications, il n'y a pas de changements significatifs, mise à part un décrochement assez net à 800hz (6 dB si je me rappèle bien), pic s'atténuant progressivement jusqu'à 1,2khz. 800hz correspond justement à la fréquence de résonance entre les 2 parois latérales qui sont écartées de 22cm. Il se trouve que la bande 800hz-1,2khz est comprise dans la bande passante du filtre du HP de médium (800hz-2000hz). J'imagine donc que le filtrage du HP médium (qui est très particulier et assez compliqué) a donc pour vertue de compenser les résonances internes de l'enceinte. Et maintenant que ces résonances sont bien amorties (renforts, plomb et bitume) , je me retrouve donc avec un creux entre 800hz et 1,2khz.
A l'oreille, avant la mesure, je n'ai rien remarqué de génant et j'essaierai donc ce soir de déceler ce creux pour savoir s'il est conseillé de revoir le filtrage. Si le creux est vraiment perceptible (à noter que j'ai une bosse à 80hz de 15db, liée à une résonance de la pièce, qui est peu génante), ça sera l'occasion de simplifier le filtrage du HP de médium et sans doute d'étendre sa bande passante en dessous de 800hz. Une autre solution consisterait tout simplement à utiliser l'égaliseur du correcteur acoustique.

:wink:


Intéressant tout cela.

As-tu fait une mesure intermédiaire après le plombage ?

Quel correcteur utilises-tu pour faire tes mesures ?
TuanJ13
 
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Message » 14 Juin 2004 17:28

TuanJ13 a écrit:
Intéressant tout cela.

As-tu fait une mesure intermédiaire après le plombage ?

Quel correcteur utilises-tu pour faire tes mesures ?


J'utilise un correcteur acoustique Behringer 8024. Je n'ai pas fait de mesure après plombage. A priori, je pense que c'est avant tout le bitume qui joue le role d'absorbant, le plomb permettant surtout d'alourdir les parois et donc d'en limiter la flexion mécanique. Ce qui signifierait que sans le bitume, je pourrais avoir une réponse similaire. Mais bon, sans l'amortissement interne du bitume, la distorsion liée au reflexion interne risque de remonter au fleche.
Pour ma 2ième enceinte, je fairais sans doute une mesure et des écoutes intermédaires, pour voir ce que ça donne uniquement avec le plomb.
:wink:
Michel K
 
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Message » 15 Juin 2004 10:05

Bonjour,

Hier soir, j'ai donc fait quelques écoutes pour savoir si le creux dans le haut-médium est génant. Sur des voix qui montent, on sent effectivement une légère différence : Pavarotti, Bartoli sont un peu moins présent (certains se féliciterais de cela, les voix étant désormais un peu moins agressives). Le creux dans le haut-médium rend les aigus un peu plus perceptibles, ce qui donne une légère impression d'aération supplémentaire.
Désirant tout de même retrouver le caractère de mes Ibizas d'origine avec un haut-médium un peu en avant, je tente quelques expérimentations. Je retire le blindage du HP de médium : le creux s'accentue encore de 1dB environs :-?. J'inverse la polarité du HP de médium et là, le décrochage à 800hz à totalement disparu et le creux s'est bien atténué (par rapport à l'autre enceinte : +0,5dB à 800hz, -2dB à 1000hz, -3,5dB à 1250hz, -1dB à 1600hz, -0,5db à 2000hz) :D. Ces variations sont donc minimes et s'inscrivent naturellement dans une désymétrie gauche/droite qui n'est jamais parfaite (à d'autres fréquences, d'autre creux et bosses vont bien au delà de ces petites variations). En pratique, à l'écoute, les différences liées au léger creux dans le haut-médium deviennent très difficile à percevoir.

De plus, pour être certains que la désymétrie (2/3 1/3) dans l'image sonore est bien liée à une amélioration de l'image sonore de la nouvelle enceinte (et non pas à des petites désymétrie dans la courbe de réponse des 2 enceintes), je remets en service mon correcteur acoustique pour obtenir un spectre identique sur les 2 enceintes. A l'écoute, la désymétrie est toujours présente (2/3 1/3) :D
Enfin, je positionne les 2 enceintes, cote à cote au milieu de la pièce. Avec le correcteur acoustique, je vérifie que les réponses spectrales sont quasi identiques. Je me lance alors (correcteur acoustique retiré) dans une dernière comparaison gauche/droite. Quelques soit le morceau, on perçoit toujours une différence de rendu : le message est plus transparent, moins brouillé avec l'enceinte modifié. Puis lorsqu'on passe des morceaux chargés (par exemple "Gettin there" de Franck Avitabile), les différences deviennent flagrantes : les impacts de la batterie sont plus secs dans le bas du spectre, la contrebasse mieux articulée et le piano bien moins brouillé (il se détache bien mieux car moins pollué par des distortions de coffrets) ; la musique est bien plus lisible et limpide. :D

De tels modifs me paraissent donc bien recommandables, à condition de pouvoir compenser d'éventuelles apparitions de creux dans le spectre (ce qui n'est pas forcément une tache triviale ; pour ma part, j'ai eu beaucoup de chance, grace à ce changement de phase du HP de médium).

:wink:
Michel K
 
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Message » 15 Juin 2004 10:49

bornert a écrit:cabasse 135 :
belle colonne haute , fine, elancée de 50 kg

4 voies hp les memes que sur les "sampan"

sauf en bas 2x 20 cm au lieu d'un seul 30

annee de fabrication a partir de 1988

à l'epoque elles ont pulvérisé la rivale jm lab (j'm rappelle plus son

nom) :P



Une des meilleures Cabasse toutes époques confondues amha pourquoi l'avoir revendue? On en trouve à vil prix dans les PA.
Sonlam
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Message » 15 Juin 2004 10:58

Sonlam a écrit:
bornert a écrit:cabasse 135 :
belle colonne haute , fine, elancée de 50 kg

4 voies hp les memes que sur les "sampan"

sauf en bas 2x 20 cm au lieu d'un seul 30

annee de fabrication a partir de 1988

à l'epoque elles ont pulvérisé la rivale jm lab (j'm rappelle plus son

nom) :P



Une des meilleures Cabasse toutes époques confondues amha pourquoi l'avoir revendue? On en trouve à vil prix dans les PA.


Où peut-on trouver des infos sur ces enceintes? Il n'y a rien sur le site de Cabasse ou celui de Cineted?
Michel K
 
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Message » 15 Juin 2004 11:12

Michel K a écrit:
Sonlam a écrit:
bornert a écrit:cabasse 135 :
belle colonne haute , fine, elancée de 50 kg

4 voies hp les memes que sur les "sampan"

sauf en bas 2x 20 cm au lieu d'un seul 30

annee de fabrication a partir de 1988

à l'epoque elles ont pulvérisé la rivale jm lab (j'm rappelle plus son

nom) :P



Une des meilleures Cabasse toutes époques confondues amha pourquoi l'avoir revendue? On en trouve à vil prix dans les PA.


Où peut-on trouver des infos sur ces enceintes? Il n'y a rien sur le site de Cabasse ou celui de Cineted?


J'ai un ami/voisin qui en possède unepaire, je prendrais des photos (peut etre vendredi....)

Je confirme, elles sont excellentes !!

Ou en trouves tu à vil prix ??? Dans quelles PA ?

:wink:
novo
 
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Message » 15 Juin 2004 12:04

Michel K a écrit:
Sonlam a écrit:
bornert a écrit:cabasse 135 :
belle colonne haute , fine, elancée de 50 kg

4 voies hp les memes que sur les "sampan"

sauf en bas 2x 20 cm au lieu d'un seul 30

annee de fabrication a partir de 1988

à l'epoque elles ont pulvérisé la rivale jm lab (j'm rappelle plus son

nom) :P



Une des meilleures Cabasse toutes époques confondues amha pourquoi l'avoir revendue? On en trouve à vil prix dans les PA.


Où peut-on trouver des infos sur ces enceintes? Il n'y a rien sur le site de Cabasse ou celui de Cineted?


Je dois avoir le test de la RDS quelque part patience...
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Message » 15 Juin 2004 17:51

Michel K a écrit:Où peut-on trouver des infos sur ces enceintes? Il n'y a rien sur le site de Cabasse ou celui de Cineted?

Sur le site de Cineted, il y a un scan du catalogue d'époque où on les voit :
http://membres.lycos.fr/cabassearchive/archives/catalogues/catalogue%201992/page4_4voies.jpg
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Message » 15 Juin 2004 18:24

TuanJ13 a écrit:
La première chose est certainement la matière sonore et la présence conjuguées.
Dans la plus part des cas, l'illusion de présence et de matérialité est addictive. Des coeur de La Capella Reial de Catalunya (Carlos V) à Dianne Reeve (In the moment :lol: ) en passant par Eric Clapton, Zazie, Michel Legrand, les artistes et la matière sonore deviennent tangibles et vous caressent les sens... Les cuivres accédent également à une matière sonore et une présence remarquable et sonnent moins pointus et fins que parfois avec les Dynaudios.

La seconde est la spacialisation inédite.
Là où la dynaudio fait des plans sonores avec un étagement en profondeur, l'Iroise fait sur certains enregistrements des volumes avec un relief et une présence crédible à une échelle proche de l'échelle 1/1. Le piano se met à rayonner de tout son coffre, les contrebasses prennent place en volume dans la pièce.
Les ensembles symphoniques rayonnent en présence et volume avec un relief parfois saisissant.
Autre point, sur les dynaudios certaines informations dans l'aigu liées à une voix ou à un instrument localisé en profondeur dans la scène sonore donnaient une incohérence d'image provoqué par la directivité de l'aigu et le ressenti de l'aigu sur un avant plan sonore différent de celui de la source. Ce phénomène est plus limité avec les Iroises et d'une façon générale, les Iroise s'effacent et s'oublient complétement.

Le troisième point est le rendu de la dynamique. Sur les Dynaudios, le rendu de la dynamique a tendance dans les tuttis orchestraux à révéler plus une gamme de fréquence et la localisation des enceintes (espèces de lobes de directivité de la pression acoustique provenant des enceintes) alors qu'avec les Iroises le rendu est plus volumique, plus étendu tonalement et plus proche de ressentis. La puissance acoustique rayonnée reflète de façon plus patente la masse orchestrale.

Dernier point, la conjugaison de toutes ses qualités et défauts (j'y viendrai) donne un formidable vecteur d'émotion. Se départageant d'une écoute moniteur et plus hifiste, l'Iroise propose une écoute un peu moins détaillée mais curieusement plus respectueuse et "globale" du ressenti d'une écoute in situ. Les Cd tournent et l'heure avance, l'immersion devient parfois jouissive.



J'aurais pu écrire presque mot à mot ce que tu as écrit!

Les défauts : des nuances dans le médium aigu/aigu et une propreté dans l'aigu à mon avis perfectible : changement des gros bornier laiton doré, recâblage du bornier jusqu'au filtre et recâblage du filtre aux HP (Litz pour le tweeter, KZ0609 ou TFE UL1213 pour les boomer), nettoyage ou remplacement des causses (l'enceinte a un âge respectable). Mais rien de décidé pour l'instant quand à la nature précise des câbles.
Dans un second, un câblage en l'air du filtre (en le laissant inchangé) devrait apporté sensiblement en rapidité et en nuances.

En ce qui concerne, le coffret, je pense qu'il est possible dans un premier temps de renforcer la structure surtout des deux panneaux latéraux par l'ajout de tasseaux en diagonale sans pour autant dans un premier temps modifier les révetements internes, l'amortissement interne et le volume de charge. Dans une seconde étape, un traitement des parois suggéré par Michel K pourrait être envisagé.


Après ce que tu viens d'écrire, je ne comprends pas la démarche consistant à vouloir modifier les enceintes, surtout en ce qui concerne le coffret, mais bon, tu fais ce que tu veux.
Dernière édition par Scytales le 15 Juin 2004 18:41, édité 1 fois.
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Message » 15 Juin 2004 18:29

Moi aussi, je ne pense pas qu'il soit utile de toucher au coffret......

Certaines Cabasse (au moins certaines....) sont faites pour "résonner".
Elles ont été conçuent comme celà.

:wink:
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Message » 15 Juin 2004 19:53

Scytales a écrit:
TuanJ13 a écrit:
La première chose est certainement la matière sonore et la présence conjuguées.
Dans la plus part des cas, l'illusion de présence et de matérialité est addictive. Des coeur de La Capella Reial de Catalunya (Carlos V) à Dianne Reeve (In the moment :lol: ) en passant par Eric Clapton, Zazie, Michel Legrand, les artistes et la matière sonore deviennent tangibles et vous caressent les sens... Les cuivres accédent également à une matière sonore et une présence remarquable et sonnent moins pointus et fins que parfois avec les Dynaudios.

La seconde est la spacialisation inédite.
Là où la dynaudio fait des plans sonores avec un étagement en profondeur, l'Iroise fait sur certains enregistrements des volumes avec un relief et une présence crédible à une échelle proche de l'échelle 1/1. Le piano se met à rayonner de tout son coffre, les contrebasses prennent place en volume dans la pièce.
Les ensembles symphoniques rayonnent en présence et volume avec un relief parfois saisissant.
Autre point, sur les dynaudios certaines informations dans l'aigu liées à une voix ou à un instrument localisé en profondeur dans la scène sonore donnaient une incohérence d'image provoqué par la directivité de l'aigu et le ressenti de l'aigu sur un avant plan sonore différent de celui de la source. Ce phénomène est plus limité avec les Iroises et d'une façon générale, les Iroise s'effacent et s'oublient complétement.

Le troisième point est le rendu de la dynamique. Sur les Dynaudios, le rendu de la dynamique a tendance dans les tuttis orchestraux à révéler plus une gamme de fréquence et la localisation des enceintes (espèces de lobes de directivité de la pression acoustique provenant des enceintes) alors qu'avec les Iroises le rendu est plus volumique, plus étendu tonalement et plus proche de ressentis. La puissance acoustique rayonnée reflète de façon plus patente la masse orchestrale.

Dernier point, la conjugaison de toutes ses qualités et défauts (j'y viendrai) donne un formidable vecteur d'émotion. Se départageant d'une écoute moniteur et plus hifiste, l'Iroise propose une écoute un peu moins détaillée mais curieusement plus respectueuse et "globale" du ressenti d'une écoute in situ. Les Cd tournent et l'heure avance, l'immersion devient parfois jouissive.



J'aurais pu écrire presque mot à mot ce que tu as écrit!

Les défauts : des nuances dans le médium aigu/aigu et une propreté dans l'aigu à mon avis perfectible : changement des gros bornier laiton doré, recâblage du bornier jusqu'au filtre et recâblage du filtre aux HP (Litz pour le tweeter, KZ0609 ou TFE UL1213 pour les boomer), nettoyage ou remplacement des causses (l'enceinte a un âge respectable). Mais rien de décidé pour l'instant quand à la nature précise des câbles.
Dans un second, un câblage en l'air du filtre (en le laissant inchangé) devrait apporté sensiblement en rapidité et en nuances.

En ce qui concerne, le coffret, je pense qu'il est possible dans un premier temps de renforcer la structure surtout des deux panneaux latéraux par l'ajout de tasseaux en diagonale sans pour autant dans un premier temps modifier les révetements internes, l'amortissement interne et le volume de charge. Dans une seconde étape, un traitement des parois suggéré par Michel K pourrait être envisagé.


Après ce que tu viens d'écrire, je ne comprends pas la démarche consistant à vouloir modifier les enceintes, surtout en ce qui concerne le coffret, mais bon, tu fais ce que tu veux.


Après des écoutes plus poussées, j'en arrive à la conclusion que je ne toucherai rien au coffret. Ni rigidification, ni modification de l'amortissement interne. Je ne l'ai pas prix en défaut le bougre.

Je vais juste envisager un recâblage filtre/bornier reversible.

Iroisement vôtre !!!!!!!!!!!!!!!
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