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Toutes les enceintes HiFi

Enceinte vraiment d’exception: l'ELSTAT de Marcel Vaissaire

Message » 04 Juil 2015 15:04

En dejors des panneaux plans, j'ai toujours eu une préférence pour les enceintes à charge close. Une certaine linéarité dans la courbe de réponse, peu accidentée dans le grave, moins de traînage (encore que là ...).
Le meilleur souvenir découte de HP électrodynamique de ces dix dernières années était des 3/4 voies, closes justement, équipées, équipées de hp Seas, satellite medium aigu: enceintes Pass SR1 (oubliez la SR2...), en compagnie des blocs Pass 260i (préampli Pass ?), source numérique Audiomat (drive D1 et Dac Ref). Un des très rares systèmes avec lesquels je pourrais (sous la contrainte) renoncer aux ESL...
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Message par Google » 04 Juil 2015 15:04

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retour onde arrière HP Yamaha : audibilité ??

Message » 06 Juil 2015 12:23

JACBRU a écrit:..Quatre vis à dévisser pour enlever le petit capot du médium, ce n'est pas très risqué. Cela l'était beaucoup plus pour les divers médiums que j'ai scalpé à la scie ou à la mini-disqueuse, dont quatre Dynaudio Esotar M550D qui représentent aussi un certain investissement. Bien gérée, cette manœuvre a d'excellentes conséquences...


Et Jacques :D , bien vu pour le démontage du HP médium 8,8 cm Be de la Yamaha NS-1000x, c'est facile et sans risques.

Sur la photo on remarque le traitement d'origine Yamaha pour amortir l'onde arrière (laine de verre ?)

Cela vaudra la peine d'effectuer des mesures comparatives avec Jean Luc Ohl (avec et sans capot) en... septembre.

Bonnes vacances à tous !
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HP médium 8,8 cm Be Yamaha de la NS-1000x2.png
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Igor Kirkwood
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Message » 10 Juil 2015 8:03

ABF a écrit:En dejors des panneaux plans, j'ai toujours eu une préférence pour les enceintes à charge close. Une certaine linéarité dans la courbe de réponse, peu accidentée dans le grave, moins de traînage (encore que là ...).
Le meilleur souvenir découte de HP électrodynamique de ces dix dernières années était des 3/4 voies, closes justement, équipées, équipées de hp Seas, satellite medium aigu: enceintes Pass SR1 (oubliez la SR2...), en compagnie des blocs Pass 260i (préampli Pass ?), source numérique Audiomat (drive D1 et Dac Ref). Un des très rares systèmes avec lesquels je pourrais (sous la contrainte) renoncer aux ESL...

Puisqu'on parle de panneaux plan et d'enceintes d'hier : est ce que certains ont connu les enceintes Phonophone MP de J.C Tornior conçues à base de HP Audax ? Elles m'avaient fait forte impression à l'époque (80) ...
http://img50.xooimage.com/files/2/5/f/7 ... 819825.jpg
http://img41.xooimage.com/files/0/a/f/dos1-2866041.jpg
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Message » 11 Juil 2015 22:56

Oui. Souvenir d'une écoute publique exceptionnelle. Les graves présents étaient d'une liberté que je n'avais jamais entendu ailleurs ; aération, et nervosité comme naturelles. La disposition des haut-parleurs y était pour quelque chose, basée sur une brevet Elipson de projecteur sonore plus une mise en œuvre particulière (?) que J.C. Tornior maitrisait parfaitement.
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Message » 12 Juil 2015 9:16

Effectivement une impression de naturel et de liberté assez incroyables. Pas d'effet de caisse venant freiner les haut parleurs .
Le prix de mes Cantilène mais 10 ans plus tôt. Mais il faut disposer d'une grande pièce et surement que le placement demanderait quelques précautions
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Message » 12 Juil 2015 10:31

ABF a écrit:En dehors des panneaux plans, j'ai toujours eu une préférence pour les enceintes à charge close. Une certaine linéarité dans la courbe de réponse, peu accidentée dans le grave, moins de traînage (encore que là ...).
Le meilleur souvenir d'écoute de HP électrodynamique de ces dix dernières années était des 3/4 voies, closes justement, équipées de hp Seas, satellite medium aigu: enceintes Pass SR1 (oubliez la SR2...), en compagnie des blocs Pass 260i (préampli Pass ?), source numérique Audiomat (drive D1 et Dac Ref). Un des très rares systèmes avec lesquels je pourrais (sous la contrainte) renoncer aux ESL...


D'accord je le suis, mais pas tout à fait. Pour les charges closes, en particulier dans le grave, je le suis. D'ailleurs je me demande souvent pourquoi les jeunes adeptes du DIY se jettent sur les charges bass-réflex. Je leurs conseille toujours de commencer par des charges closes beaucoup plus faciles à mettre au point et surtout à optimiser grâce aux qualités que tu as citées.

L'effet passe haut d'une charge close se caractérise par une pente douce de 6dB/octave.Il faut, effectivement, bien choisir les paramètres du ou des haut-parleurs grave ou grave-médium pour éviter une coupure trop précoce. À volume de charge égal, un bass-réflex peut descendre plus bas, mais avec une pente est plus raide, en principe 12dB/octave. Globalement, la puissance sonore émise, représentée par l'aire sous la courbe, reste la même dans les deux cas.
Un bass-réflex descend un peu plus bas dans le grave, mais l'extrême grave est écourté. Par contre, à cause des bruits d'air des évents et des variations d'amortissement des membranes, la distorsion est plus élevé que pour une charge close.

Toutes les enceintes Magico sont en charge close, une référence. Simplement, elle impose une grande rigidité et un bon amortissement de l'ébénisterie. Il faut rappeler qu'une enceinte acoustique n'est pas un instrument de musique, elle n'a pas à produire d'agréables résonances... Elle n'a pas à faire de la musique, sa mission est ''seulement'' (c'est déjà beaucoup...) de restituer, avec la plus grande rigueur, le signal supportant le message source qui devrait être musical et harmonieux.

J'ai conçu quelques enceintes, originales, trois et quatre voies à haut-parleurs spécialisés. Leur optimisation implique quelques inconvénients en filtrage passif :

- La bande passante assez étroite de la plupart des médiums spécialisés impose généralement un filtre passe haut entre 300 et 1000Hz, dans la zone performante de notre audition, risqué ;

- Chaque composant de filtrage passif apporte son lot d'atteintes du signal, diminution de niveau, des-amortissement de l'équipage mobile par l'amplificateur, distorsions et rotations de phase. Plus la pente recherchée est raide, plus le nombre de composants croit, plus le danger de corruption du signal est élevé ;

- Au total, plus les filtres passifs sont complexes, à l'évidence, plus le nombre de variables à "l'équation" augmente, et la probabilité de ''tomber'' sur l'équation idéale diminue... Résultat, la solution optimale, en niveau, en fréquence et en phase, est très peu probable, même avec les moyens actuels de mesures et de modélisation. Ils ne concernent que les ondes sonores, pas la qualité subjective de perception sonore.

Ma conclusion, se limiter en nombre de voies et au premier ordre (6 dB/octave) pour le filtre. C'est ma stratégie. En fait, je ne suis pas seul, puisque de grands constructeurs l'ont appliquée. Depuis quelques années, B&W a simplifié au maximum ses filtres, y compris dans le haut de gamme. La stratégie a une conséquence incontournable, le choix des haut-parleurs doit être techniquement très rigoureux... Bien sûr B&W est bien placé, puisque producteur de ses transducteurs...

Pour obtenir de très bons (parfois exceptionnels) résultats, seules les enceintes deux voies peuvent raisonnablement être (réellement) optimisées, même pour des pentes de filtrage relativement raides, disons jusqu'au quatrième ordre. Elles peuvent éviter toutes transitions dans la zone fréquentielle la plus sensible pour nos oreilles et restituer sa quasi intégralité de avec un unique type de haut-parleur.

Pour les enceintes 3, 4 voies, ou plus, le filtrage/égalisation actif numérique est la seule solution cohérente. Même si tout n'est pas forcément parfait, mais rien n'est parfait, il faut accepter des compromis. Les enceintes acoustiques multi-voies de très haut de gamme devraient intégrer une option de filtrage actif numérique FIR.

A l'époque de l'Elstat, la solution numérique n'existait pas. Les filtres actifs multi-amplifiés ne pouvait qu'être analogiques, avec son lot de bruits et de distorsions propres à chaque étage électronique. Rien n'est parfait, tout est améliorable. Même si le filtrage numérique a apporté une nette amélioration du côté électronique, il reste, malgré tout, les étages analogiques après conversion, toujours sensibles au bruit et à la Fureur !
Dans les années soixante dix, Georges Cabasse avait, en tous cas, démontré l'intérêt de la solution active analogique pour les enceintes trois et quatre voies. Elle laissait tout de même place à l'hésitation avec les solutions passives.

À mon avis, du point de vue musicalité/prix, les meilleurs rapports, pour une chaîne de restitution, s'obtiennent encore avec des enceintes passives deux voies associées à un caisson actif d'infra-grave à filtrage passe-bas numérique.

Il faut citer l'expertise de Christian Yvon et ses enceintes Apertura et de Pierre Henri Léon pour sa gamme PHL. Les deux utilisent des filtrages passifs complexes, deux voies, associés à deux haut-parleurs grave médiums en disposition de d'Appolito (pour les haut de gamme), des références françaises.

Reprenons l'argumentaire de Christian Léon : « Depuis plus de 25 ans, Christian Yvon travaille sur la problématique du filtrage. Il est le père d'une technologie et d'une structure de filtre, dénommées "DRIM", qui est un véritable outil de "taillage" des filtres.

Cette structure permet de faire fonctionner chacun des haut-parleurs dans une bande de fréquence parfaitement délimitée, grâce à une transition à triple pentes: 6dB, 12dB et 24dB.  Cela évite toute distorsion d'intermodulation et une maîtrise parfaite des phénomènes de rotation de phase. Avec cet outil, il est possible de compenser les creux et les bosses dans la courbe amplitude-fréquence, bref de forger la courbe de réponse de l'enceinte.
 »
L'écoute des ses concepts et ceux de Pierre Étienne Léon confirme largement.

flash41 a écrit:Puisqu'on parle de panneaux plan et d'enceintes d'hier : est ce que certains ont connu les enceintes PhonoPhone MP de J.C Tornior conçues à base de HP Audax ? Elles m'avaient fait forte impression à l'époque (80) ...
http://img50.xooimage.com/files/2/5/f/7 ... 819825.jpg
http://img41.xooimage.com/files/0/a/f/dos1-2866041.jpg


Tu as tout à fait raison de citer ces dipôles. Monsieur Jean Claude Tornior a créé deux configurations en charge ouverte, les Phonophone MP et BG.

La MP, configuration trois voies en charge ouverte dipolaire pour le grave et le médium, reste un mono-pôle dans l'aigu. Elle subit donc l'atténuation des basses fréquences causée par le court-circuit acoustique de l'onde arrière, en opposition de phase.

Pour en réduire, autant que faire se peut, JC Tornior s'est inspiré de la disposition en étoile des haut-parleurs d'une sphère Elipson créée par Joseph Léon pour la sonorisation de salles très réverbérantes qui imposent une grande directivité verticale et horizontale pour limiter l'inconvénient d'un excès d'ondes réfléchies pour l'intelligibilité sonore.
Elipson
ElipsonEtoiles_i.JPG


PhonoPhone MP
Phonophone_MP_02.JPG


Dans le cas de la MP, l'objectif était bien sûr, la production d'ondes réfléchies, mais aussi de limiter par la directivité l'interaction des ondes avant, et arrière, déphasées, dans l'espoir d'étendre un peu la réponse grave.
Ces dispositions, surtout efficaces dans le médium et l'aigu, avaient des effets insuffisants dans le haut-grave/bas-médium pour réduire le court circuit et obtenir une réponse fréquentielle aussi équilibrée qu'une classique enceinte acoustique.

Synonyme de léger dé-timbrage pour les dipôles dont les dimensions du baffle sont volontairement insuffisantes pour rester domestiquement raisonnable.

Enfin, le tweeter, monopolaire, n'est pas doublé par un second, arrière et en opposition de phase. Dommage, la nette différence s'entend.

Par contre, la Phonophone BG, quatre voies à filtrage passif, dipolaire dans le médium/bas-médium redevient monopolaire dans le grave et étend la réponse vers le bas grâce à un classique bass-réflex, preuve que la mesure prise pour le MP n'était pas suffisamment efficace...

Phonophone_BG_02.JPG
Phonophone_BG_02.JPG (83.75 Kio) Vu 1001 fois


Les haut-parleurs en charge ouvertes étaient placés sur des baffles décalés dans l'espace pour une bonne réponse en phase. Leur taille était parfaitement adaptée aux fréquences à restituer. Ne pas oublier que les dimensions d'un baffle ouvert déterminent la fréquence d'intervention du passe haut acoustique. Cette stratégie facilite en principe le filtrage électrique passif. En tous cas la BG prend en compte des déphasages, géométrique et électrique, ce qui en simplifie, de fait, probablement le filtrage.

Ces deux configurations avec charges ouvertes ont montré les qualités de naturel, d'immédiateté, en un mot de vie, qui ne sont donc pas des avantages exclusifs des films électro-statiques. Leur principal intérêt me semble être leur très large bande-fréquentielles qui couvre toujours le médium et l'aigu, et même le grave/haut-grave/bas médium selon les dimensions du baffle/membrane. Pour rester dans des dimensions correctes par rapport à une utilisation domestique, on peut conseiller, pour les les charges ouvertes électro-statiques ou dynamiques, une transition avec une voie grave, de toutes façons omnidirectionnelle, à 200Hz ou moins. Ce qui correspond à une surface de baffle/membrane d'environ 0,5m², loin de la surface de membrane de l'Elstat.

Le but de Marcel Vaissaire, ne devait pas réellement être l'émission dipolaire, mais de remplacer le médium à dôme de la G150 par un transducteur plus performant pouvant, éventuellement, prendre en charge l'aigu. Un avantage évident en coût de revient pour un système multi-amplifié à filtre actif.

L'avantage acoustique est ailleurs, dans l'homogénéité de l'émission sonore sur l'ensemble du spectre fréquentiel, en principe inaccessible aux électro-dynamiques qui, par contre, sont meilleurs en sensibilité et dynamique.

Je ne connais pas l'origine du transducteur électrostatique de l'Elstat, peut être une production expérimentale d'Audiotec. Dans ce cas dommage de ne pas avoir envisagé une surface plus grande, elle aurait permis une transition à une fréquence plus basse, plus compatible avec la réponse transitoire d'un transducteur électrodynamique.

La B&W DM70 avait la même limitation. Son grand haut-parleur de 12' n'arrangeait pas les choses par rapport à l'Elstat. Dommage tout de même de ne pas avoir repris le couple de transducteurs grave-Médium de la G150, certainement meilleur en réponse transitoire et distorsion dans le bas médium.

dm70-400x400.jpg
dm70-400x400.jpg (18.86 Kio) Vu 1001 fois

L'idéal serait une transition entre le médium/aigu et la voie grave inférieure à 200Hz, donc un film électrostatique plus grand. Malheureusement l'évolution de l'Elstat a été interrompue par la cessation d'activité d'Audiotec.
Pour ma part j'ai appliqué ce principe à ma propre configuration avec beaucoup de satisfactions...
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Message » 12 Juil 2015 19:37

Le raccord entre un transducteur ultra rapide et sans trainage, comme peut l'être un panneau électrostatique, et un caisson électro-dynamique, est toujours problématique pour certains dont je suis. Les enceintes hybrides Martin Logan le démontrent, à leur détriment, sur l'intégralité de leur modèles (à l'exception peut-être du dernier modèle Neolith que je n'ai pas pu écouter à Munich). Ce raccord s'entend et me gène, pas sur toutes les musiques bien sur.
Mais il suffit d'écoutez une grosse formation de musique de chambre - une vingtaine de musiciens - sur des concertos de Vivaldi bien enregistrés (enregistrement rendant compte de l'environnement acoustique et de la vivacité des instruments dans cette plage de fréquence) pour s'en rendre compte. La vivacité dans le haut grave / bas medium et l'absence de trainage, si formidable sur des ESL large bande, font véritablement défaut sur ces modèles ML. Ce d'autant plus que la fréquence de transistion est généralement située vers 400-450 Hz sur ces modèles, soit bien trop haute. Mais bon, ML ne maitrisant pas vraiment le registre grave en électrostatique (cf le modèle récent CLX, limité à 54Hz, et encore ...)...

L'expérience montre que ce raccord peut être tout à fait acceptable voire bon lorsqu'il se situe en-dessous de 100 Hz. Deux installations que je connais bien la réalisent l'une à 50 Hz à 75 Hz, l'autre à 68 Hz, les deux en compagnie de panneaux Quad qui descendent ...

Par ailleurs, concernant la caractéristique soit disant omnidirectionnelle des ondes acoustiques de fréquence inférieures à 200 Hz, et qui rendrait cette fréquence idéale pour effectuer une transition d'une technique de reproduction à une autre, il est assez facile de démontrer le contraire.
Il suffit d'utiliser un disque test en sélectionnant des plages de tiers d'octave en bruit rose modulé ou même en signal sinusoïdale pour s'apercevoir que la localisation de l'enceinte émettrice se fait à partir de 60 Hz en sinus et à partir de 50 Hz en rose modulé, ... en tout cas sur mes dipôles.
Sur une installation comportant des panneaux ESL (dipôles également) et un seul caisson sommant les deux signaux, fréquence de transition (à l'époque 75 Hz, j'ai tout de suite localisé le caisson sur plusieurs type de musiques (grande formations, timbales, ...)
Sur des enregistrements de grande formation, l'ajout d'un second caisson a permis de retrouver la restitution de l'acoustique du lieu d'enregistrement dans sa toute sa cohérence.

Mais peut-être est-ce l'apanage des systèmes à base de dipôles. En tout cas sur des ESL large bande, c'est facilement perceptible.
Dernière édition par ABF le 14 Juil 2015 1:45, édité 1 fois.
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Message » 12 Juil 2015 21:04

ABF a écrit:Le raccord entre un transducteur ultra rapide et sans trainage, comme peut l'être un panneau électrostatique, et un caisson électro-dynamique, est toujours problématique pour certains dont je suis. Les enceintes hybrides Martin Logan le démontrent, à leur détriment, sur l'intégralité de leur modèles (à l'exception peut-être du dernier modèle Neolith que je n'ai pas pu écouter à Munich). Ce raccord s'entend et me gène, pas sur toutes les musiques bien sur.
Mais il suffit d'écoutez une grosse formation de musique de chambre - une vingtaine de musiciens - sur des concertos de Vivaldi bien enregistrés (enregistrement rendant compte de l'environnement acoustique et de la vivacité des instrument dans cette plage de fréquence) pour s'en rendre compte. La vivacité dans le haut grave / bas medium et l'absence de trainage, si formidable sur des ESL large bande, font véritablement défaut sur ces modèles ML. Ce d'autant plus que la fréquence de transistion est généralement situé vers 400-450 Hz sur ces modèles, soit bien trop haute. Mais bon, ML ne maitrisant pas vraiment le registre grave en électrostatique (cf le modèle récent CLX, limité à 54Hz, et encore ...)...

L'expérience montre que ce raccord peut être tout à fait acceptable voire bon lorsqu'il se situe en-dessous de 100 Hz. Deux installations que je connais bien la réalisent l'une à 50 Hz à 75 Hz, l'autre à 68 Hz, les deux en compagnie de panneaux Quad qui descendent ...

Par ailleurs, concernant la caractéristique soit disant omnidirectionnelle des ondes acoustiques de fréquence inférieures à 200 Hz, et qui rendrait cette fréquence idéale pour effectuer une transition d'une technique de reproduction à une autre, il est assez facile de démontrer le contraire.
Il suffit d'utiliser un disque test en sélectionnant des plages de tiers d'octave en bruit rose modulé ou même en signal sinusoïdale pour s'apercevoir que la localisation de l'enceinte émettrice se fait à partir de 60 Hz en sinus et à partir de 50 Hz en rose modulé, ... en tout cas sur mes dipôles.
Sur une installation comportant des panneaux ESL (dipôles également) et un seul caisson sommant les deux signaux, fréquence de transition (à l'époque 75 Hz, j'ai tout de suite localisé le caisson sur plusieurs type de musiques (grande formations, timbales, ...)
Sur des enregistrements de grande formation, l'ajout d'un second caisson permis de retrouver la restitution de l'acoustique du lieu d'enregistrement dans sa toute sa cohérence.

Mais peut-être est-ce l'apanage des systèmes à base de dipôles. En tout cas sur des ESL large bande, c'est facilement perceptible.

J'ai ma botte secrète, une voie grave confiée à un résonateur dont l'effet passe-bande bien réglé permet d'associer :

- Un passe bas pour se conjuguer avec le passe haut du baffle (coupure 150Hz pente 6dB/octave). Une transition purement acoustique sans aucun filtrage électrique ;

- à un passe haut centré sur 40Hz qui, lui, assure une transition avec le passe bas actif d'un caisson d'infra-grave chargé de la première octave.

Les résonateurs assurent une restitution parfaitement cohérente avec tous les dipôles, électro-dynamiques et électrostatiques.

Ma configuration a bien d'autres spécificités que je ne développerais pas ici pour ne pas être hors sujet. Une vraie solution pour les charges ouvertes. Elle permet d'en utiliser le court-circuit acoustique pour que, de problème, il devienne un avantage dans le grave. Le tout sans aucun risque pour le signal entrant.

PS : si je propose une transition à 150/200Hz, c'est tout simplement pour garder un baffle de surface raisonnable, cohérente avec une utilisation domestique. Le panneau ne mesure que 100cmx40cm.Grâce au résonateur, la bande passante, sans aucun filtrage, est de 40 à 6000Hz, soit toute la zone de sensibilité optimale de notre audition. Avec l'es tweeters (deux fois deux dômes en opposition de phase) et le super-tweeter (ruban) la bande passante est de 40 à 35000Hz et 20 à 35000Hz avec le caisson d'infra. Une performance rare pour un système réellement dipolaire aussi compact.
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Message » 13 Juil 2015 19:00

Igor Kirkwood a écrit:
JACBRU a écrit:..Quatre vis à dévisser pour enlever le petit capot du médium, ce n'est pas très risqué. Cela l'était beaucoup plus pour les divers médiums que j'ai scalpé à la scie ou à la mini-disqueuse, dont quatre Dynaudio Esotar M550D qui représentent aussi un certain investissement. Bien gérée, cette manœuvre a d'excellentes conséquences...


Et Jacques : D , bien vu pour le démontage du HP médium 8,8 cm Be de la Yamaha NS-1000x, c'est facile et sans risques.
Sur la photo on remarque le traitement d'origine Yamaha pour amortir l'onde arrière (laine de verre ?)
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Tu ne t'en souviens peut-être pas, mais je t'ai parlé de cette possibilité à ma première visite quand tu m'as montré un haut-parleur médium Yamaha Be. J'ai toute suite vu les trois vis... et je t'en ai parlé.

Dès mes premiers ''travaux'' originaux, à la fin des années soixantes, je me suis dit, les équipages mobiles des transducteurs ont rarement un fonctionnement mécanique et acoustique très symétrique, en particulier avec les charges fermées, closes ou accordées :

- Les pressions de chaque côté des membranes ne sont jamais les mêmes puisque la face avant est généralement soumise à la pression atmosphérique et la face arrière est, en plus, soumise à une pression variable, amortissante due aux éventuels matériaux implantés (mousses ou fibres de diverses origines), à la masse d'air en compression et à un éventuel résonateur (bass-réflex, charge laminaire ou autre) ;

- L'équipage mobile, bobine, membrane, qu'elle soit conique, en dôme ou autre et suspensions, présente aussi une asymétrie variable en fonction de la position de la bobine mobile, plus ou moins longue, par rapport aux plaques de champ, plus ou moins épaisses, concentrant plus ou moins le champ magnétique dans l'entrefer ;

Il m'est paru intéressant, pour les fréquences les plus basses, disons les trois premières octaves, d'utiliser des couples de transducteurs en opposition mutuelle de phase électrique. Deux solutions possibles, selon les cas de figures, deux voies ou trois voies :

- Les saladiers face à face pour les fréquences les plus basses ;

- Les haut parleurs en charge close commune, les aimants l'un contre l'autre lorsque la membrane du haut-parleur apparent, interface avec l'air, restitue les fréquences graves et médiums dans une configuration deux voies. On pourrait parler de deux voies et demi...

J'ai proposé cette dernière configuration pour ma première ''production'', totalement originale pour l'époque, une ''bibliothèque'' capable d'une bande passante étendue par rapport au volume de la charge bass-réflex du couple Audax 15 cm à membrane Bextrène. La réponse transitoire était excellente et les distorsions faibles, cela s'entendait.

Par la suite, j'ai toujours utilisé ces couples pour des caissons d'infra-grave et des voies graves. J'ai probablement été le premier, il y a une quarantaine d'années, à enfermer mes couples dans des charges symétriques accordées. Cerise sur le gâteau, cette disposition permet de diviser par deux le volume de charges pour une bande passante donnée.

Marcel Vaissaire a aussi utilisé des couples de transducteurs pour la voie grave de sa G150.

Symétriser le fonctionnement mécanique des transducteurs médium est plus facile, il suffit de leur ''proposer'' une charge ouverte, un baffle plan. Dans ces conditions de symétrie fonctionnelle, le transducteur idéal par rapport à la symétrie semble être le film électrostatique en fonctionnement push-pull des Quad ESL 57, de ses évolutions et dérivés d'autres marques comme Martin Logan.

Je comprends que Marcel Vaissaire, après les médiums à dôme de la G150, ait testé des dipôles, seuls capable de faire mieux qu'un électrodynamique à dôme tel le Philips AD0211 sq8 de la G150, transducteurs que je connais bien pour l'avoir utilisé. Le dôme Audax de 38mm, aussi utilisé sur ce modèle, était trop proche d'un tweeter comme HD13D34H pour être un véritable haut-parleur de médium.

Il n'est pas possible, même en ''scalpant'' des médiums à dôme, d'obtenir une véritable restitution dipôlaire, le conduit de décompression du dôme est trop étroit. Par contre, il permet de transmettre l'énergie arrière à une charge plus conséquente et de la dissiper par une importante masse amortissante associée, par exemple, à une décompression laminaire plus ou moins progressive, capable d'éviter le retour d'onde en la disséminant progressivement, sans augmentation de pression sur la face arrière du dôme.

De même, j'ai toujours rêvé d'écouter un médium à compression qui aurait subi mon fameux scalp. Je connais un expert de haut-rendement qui l'a fait, non pas sur une JBL, Altec ou TAD, mais sur une ''simple'' Beyma... associée à un pavillon Sato. Là non plus, pas question de restitution dipolaire à cause de la différence de rendement trop favorable à l'émission avant, mais la compression Beyma est transfigurée.

En tous cas, si Marcel Vaissaire avait pu continuer ses développements sur l'Elstat, peut-être aurait-il testé une voie grave de G150 avec une membrane électrostatique plus grande pour une transition facilitée avec la voie grave, donc encore plus harmonieuse grâce à des transitoires plus cohérents, au moins en théorie.

Depuis que je te connais, Igor, je sais que l'écoute de l'Elstat t'a impressionné au point de guider ton choix vers un médium à dôme de référence, donc vers la configuration Yamaha NS1000x qui va avec... une des meilleures solutions dans le médium pour une écoute s'approchant d'un électrostatique.
Cette démarche correspond à la mienne lorsque j'ai réalisé mes quatre couples prototypes développés autour de médiums à dôme ; successivement, 3A DS50 (le seul qui n'aie pas de cavité amortissante), Philips AD0211sq8, Visaton DMS15AW et Dynaudio Esotar M550D. L'ouverture arrière, systématique, des trois derniers a toujours permis un gain en naturel et liberté...

Je sais aussi que tu t'interroges encore sur les ''bienfaits'' des panneaux électrostatiques. Je pense détenir une réponse, ce sont surtout des avantages liés aux charges ouvertes et à la bonne prise en charge de l'impédance acoustique, des caractéristiques applicables moteurs électrodynamiques. La plus grande difficulté reste la difficile optimisation des dipôles par rapport aux locaux d'écoute, plus que les classiques enceintes acoustiques.

Je me joins à toi, Igor, bonnes vacances à tous.
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