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Discussions sur le matériel Haute-Fidélité

ABX avec des kangourous : le compte-rendu

Message » 24 Nov 2008 1:25

Merci pour les précisions.
Fafa
 
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Message par Google » 24 Nov 2008 1:25

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Message » 24 Nov 2008 9:49

Bonjour

Durant la semaine qui a précédé notre rencontre, je suis très rapidement arrivé à l'effarant constat de la difficulté à différencier 2 amplis de gamme différente.
Dès lors, j'étais plutôt inquiet pour la différenciation de cables, à raison semble-t-il, comme l'a montré la scéance de samedi.
Résultat: peu ou pas significatifs constats de différences (bien que je crois que Syber aurait pu en tout début d'essais mener un test positif s'il avait bien compris les droits durant les tests: il a fait comme une fusée tout un test: Ecoute A/B assez longue, puis phase de tests pour déterminer X sans jamais revenir à A ou B, et en moins de 3 minutes. Avec un résultat de 12/15.
En utilisant les possibilités de réécouter A ou B à tout moment, je pense qu'il aurait réussi le test. A refaire donc, je crois la réussite de ce test envisageable).

Pour l'heure, je suis curieux de savoir à quoi pense Ohl pour la poursuite des écoutes.
Je vais chercher aussi des enregistrements que j'espère discriminants. On est aussi un peu limités pendant les écoutes par le fait de ne pas pouvoir modifier facilement le volume sonore (nécessité d'égalisation des 2 appareils).
Pour moi, le résultat de cette journée est une contradiction avec ma pratique de choix des appareils ou éléments de systèmes (il me semble que je perçois des différences. Et à ce qu'il paraitrait, je serais pas le seul)
Les solutions possibles:
-il n'y a pas de différences,
-il y a des différences, mais les écoutes ABX telles qu'on les a menées ne les ont pas mises en évidence (durée des écoutes, choix des enregistrements, appareil testeur,...),
-il y a des différences, mais les écoutes ABX ne permettront pas de les mettre en évidence (faut rien écarter)

Y a pas, y faut qu'on continue à creuser... Et en plus, c'est pas désagréable.
grand x
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Message » 24 Nov 2008 10:18

Participer à ces tests ABX est une excellente façon de mieux comprendre la façon dont on perçoit personnellement son environnement. C'est autant un indicateur sur son propre mode de fonctionnement, qu'un indicateur sur la différence entre amplis. :lol:

Je disais à Wald que mon sentiment était qu'il fallait être capable de se mettre dans une condition d'écoute bien particulière : être concentré et lâcher prise en même temps !

Expérience très enrichissante. A renouveler ! :D
syber
 
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Message » 24 Nov 2008 11:43

Je voudrais revenir sur quatre points.

Le stress et la fatigue : plusieurs testeurs s’en sont plaint. C’est évidemment l’affaire de chacun et pour ma part je n’ai ressenti ni l’un ni l’autre sauf, en fin de journée, seulement quand il m’a été indiqué (avant la 5em session du comparatif câbles) que je ne pourrais pas répondre « pas de différence », à partir de quoi je me suis dit que je risquais alors de répondre au hasard.


L’écoute collective et les facteurs d’influence : D’un certain point de vue l’écoute collective est critiquable puisque nous avons presque tous eu conscience d’être influencé par tel ou untel. Mais cela modifie-t-il le résultat final de l’ABX ?

Par exemple, celui qui, d’entrée dit « ah oui, là il y a une différence, elle est évidente cette fois » emporte le morceau. C’est en tout cas dans mon souvenir ce qui nous est arrivé pour les câbles. Et nous avons tous entendu cette différence, sans que personne n’ait ensuite obtenu un résultat probant. Mieux, je crois sincèrement qu’après être revenu en non aveugle ,plusieurs fois, à l’écoute du spaghetti et du JMR, histoire de se les « remettre dans l’oreille » avant de poursuivre l’ABX, plusieurs testeurs ont, comme moi, commencé à douter d’entendre vraiment cette différence. Il n’empêche, la discussion entre testeur, voire certaines attitudes et gestuelles, posent une difficulté. Certains, dont moi, ont ainsi modifié leur choix après une seconde écoute demandé par un testeur. Le doute s’est alors infiltré (mais pourquoi il demande une seconde écoute ?) et j’ai changé mon choix.

L’idéal serait peut être de faire son ABX seul ou bien dans le silence absolu (et sans geste, sans mimique etc, toutes choses impossibles au final). Mais est ce que ça enlève de la valeur à l’expérimentation au fond ? Si je crois entendre des différences, mais que je suis incapable de les identifier en ABX, et que même ensuite je ne les entend plus en non aveugle (!), j’aurais au moins identifié que je suis influençable et que cela me fait sans doute croire entendre des différences. L’inverse serait tout aussi vrai. Si je rate un ABX malgré des différences réelles (validées par d’autres) à cause des facteurs d’influences, c’est que mon oreille d’or n’est qu’un bouchon ballotté dans les vagues. Il est clair que l’ABX teste l’auditeur autant que la matériel et, en ce qui me concerne c’est d’ailleurs cet aspect là qui m’intéresse le plus. On pourrait en tirer des enseignements assez accablants sur les écoutes « hifistes », celles qu’on réalise avec les copains, ou chez le revendeur, ou dans un salon de la hifi. Celui qui a réalisé un ABX ne fera plus jamais à mon avis une écoute « libre » comme avant.

Les préjugés : Je suis agréablement surpris de la liberté de ton de chacun des testeurs et de la franchise avec laquelle ils abordent les résultats après le test.

Nous avions pourtant tous des opinions préalables, voire des préjugés solides, avec de surcroît un large spectre, du sceptique (parfois ricanant, j’en suis à mes heures, mille excuses) au cablophile convaincu. Nous avions aussi deux professionnels du son (au stade enregistrement, mais je me trompe peut être pour Ohl, qu’il me pardonne), et un troisième pro, grand X, qui est, si j’ai bien compris un audiophile, à l'origine, que sa passion a conduit à tester et commercialiser du matériel (avec une sincérité évidente pour ceux qui l’auront rencontré). Il y a Pio dont la culture scientifique et la connaissance encyclopédique des ABX sont précieuses, et enfin quatre amateurs absolus qui n’avaient jamais pratiqué ces tests. Une belle palette d’ages aussi.

Contrairement à certaines discussions de forum, ces différences entre individus et opinions ont été très enrichissantes et l’un des enseignements du test, de mon point de vue, est que nos horizons variés n’ont pas changé grand chose aux sensations perçues. Comme nous avons beaucoup discuté au cours de cette journée, on voyait déjà que globalement nous étions dans le même mood, sans querelles de chapelles. Ce genre d'expérience, c'est un remède aux a priori.

L'équilibrage des niveaux : Comme il a été expliqué, nous n'y sommes pas parvenu avec certitude pour les amplis (réglage à l'oreille !). La seule conséquence semble être d'avoir empêché la validation d'un ABX positif, or il n'y a pas eu d'ABX positif. En revanche, je rejoins Syber, mais les Pro ne vont pas être surpris, j'ai été estomaqué de constater à quel point des différences entendues disparaissaient ou s'estompaient immédiatement dès l'équilibrage des niveaux réalisés, même avec approximation. Je le savais déjà auparavant mais il est clair pour moi, à partir de maintenant, que je ne peux pas juger de la différence entre deux appareils si les niveaux sont différents. 99.99 % des écoutes en magasin ou en salon sont remises en cause.
wald
 
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Message » 24 Nov 2008 13:28

wald a écrit:L’idéal serait peut être de faire son ABX seul
Oui, c'est aussi la conclusion ou j'étais arrivé, pouvoir faire des test seul chez soi, tranquille, sans contraintes aucunes, pour faire un peu le tour de ce qu'il est possible de faire à tête reposée (switch rapides, longs ... ) et aller finalement au bout du truc pour soi même.

Quel dommage que le switch de ohl ou un équivalent ne soit plus commercialisé, le process a été bloqué et restera probablement en l'état pour ma part pour cette bête contingence matérielle. :(
angus2
 
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Message » 24 Nov 2008 13:35

wald a écrit: j'ai été estomaqué de constater à quel point des différences entendues disparaissaient ou s'estompaient immédiatement dès l'équilibrage des niveaux réalisés, même avec approximation. Je le savais déjà auparavant mais il est clair pour moi, à partir de maintenant, que je ne peux pas juger de la différence entre deux appareils si les niveaux sont différents. 99.99 % des écoutes en magasin ou en salon sont remises en cause.
Et pas seulement une simple impression de différence, aussi une impression de mieux qualitatif sur le niveau le plus élevé, avec la conclusion drastique qui en découle, si vous voulez "monter en gamme" le moyen le plus efficace est certainement, plutôt que de changer de matériel en y engloutissant le budget familial, de prendre l'habitude d'écouter en tournant le potard un cran plus haut qu'à l'habitude tout simplement. :o
angus2
 
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Message » 24 Nov 2008 13:45

Fletcher et Munson :wink:



Extrait de la page ci-dessus : Ces courbes sont très importantes car on voit que si on réduit la puissance délivrée par un amplificateur, on limite aussi la bande des fréquences audibles. Par conséquent, la couleur sonore et le timbre apparent d'une sonorisation dépendent de l'intensité du niveau d'écoute.
syber
 
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Message » 24 Nov 2008 13:59

Pour l'heure, je suis curieux de savoir à quoi pense Ohl pour la poursuite des écoutes.
Je vais chercher aussi des enregistrements que j'espère discriminants.

J'avais avant cette journée du 22, un a-priori sur les "enregistrements" discriminants et le type d'écoute mais je n'en ai pas trop parlé afin d'éviter d'influencer les essais :
- il me semble qu'il faut écouter des extraits très courts avec un passage instantané entre A, B et X, sachant que la mémoire auditive est de l'ordre de quelques secondes seulement. Moi si je fais un ABX de niveau ou de phase absolue ou de délai de groupe, je n'écoute pas plus de 2 secondes.
- je pense que la musique n'est pas vraiment le meilleur message pour écouter les différences. D'une part parce qu'on est souvent impliqué émotionnellement (j'adore ce pianiste, ce morceau est superbement enregistré, etc...) et que la répétivité n'est pas suffisante. Par exemple, rien ne vaut le bruit rose pour équilibrer des niveaux et pour détecter des anomalies de réponse en fréquence. Pour la phase dans le grave, il faut un signal triangulaire, pour la disto : écoutez du sinus, etc, etc...
Ces signaux ne sont pas toujours très agréables à écouter et peuvent être fatiguants. Et il faut connaître préalablement les défauts que l'on cherche à entendre. J'ai l'impression que PIO est un peu dans le même genre d'écoute avec ses disques bizarres !
Ce n'est que mon opinion, il y a peut-être des extraits musicaux aussi discriminants avec le gros avantage d'écoutes agréables, il s'agit juste de les trouver !

Peut-être une idée pour les câbles : il faudrait vraiment trouver un câbles à caractéristiques particulières (càd un vrai défaut), trouver le(s) son(s) discriminant(s) pour ce câble puis essayer ce son sur des câbles classiques.
ohl
 
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Message » 24 Nov 2008 14:33

J'imagine que ce n'est pas évident mais ce serait pas mal de choisir un morceau que tout le monde connait très bien pour faire ces comparaisons.
Perso j'ai remarqué qu'il m'est beaucoup plus facile de comparer 2 cartes sons ou 2 amplis sur un album que j'écoute énormément.
La même chose sur un style musical qui m'est étranger serait impossible.
~Sypher~
 
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Message » 24 Nov 2008 14:42

wald a écrit: Je le savais déjà auparavant mais il est clair pour moi, à partir de maintenant, que je ne peux pas juger de la différence entre deux appareils si les niveaux sont différents. 99.99 % des écoutes en magasin ou en salon sont remises en cause.


+100 ! et pourtant j'irai encore ds les mag...on a pas trop le choix. :x
Dernière édition par Mahler le 24 Nov 2008 14:58, édité 1 fois.
Mahler
 
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Message » 24 Nov 2008 14:46

Mahler a écrit:
wald a écrit: Je le savais déjà auparavant mais il est clair pour moi, à partir de maintenant, que je ne peux pas juger de la différence entre deux appareils si les niveaux sont différents. 99.99 % des écoutes en magasin ou en salon sont remises en cause.


+100 ! et pourtant j'irais encore ds les mag...on a pas trop le choix. :x

Avec un sonomètre, un multimetre et un disque ne contenant que du bruit rose...

Ca peut être cocasse :wink: :mdr:
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Message » 24 Nov 2008 14:54

wald a écrit:Je suis agréablement surpris de la liberté de ton de chacun des testeurs et de la franchise avec laquelle ils abordent les résultats après le test.


Oui, moi aussi, je trouve que c'est très bien. Maintenant, je suis plus dans l'état d'esprit "Tiens ? Tu penses l'inverse, alors ça c'est curieux ! Qu'est-ce qu'on pourrait écouter pour en savoir plus ?"
Le fait d'être présent au test me permet de mieux comprendre pourquoi il n'est pas forcément convaincant dans un sens ou dans l'autre. C'est aussi pour cela que je tenais à faire un compte-rendu détaillé, pour bien retranscrire la manière dont il s'est déroulé, de sorte que les lecteurs aient une meilleure idée qu'avec certains compte-rendus de chez Matrix-hifi, ou pire, l'absence de compte rendu de chez David Carlstrom, où on en est réduits à faire parler les chiffres sans savoir comment le test a été mené.
Ce qu'on a appris ce samedi réside dans nos impressions d'écoute bien plus que dans les scores obtenus.

ohl a écrit:J'ai l'impression que PIO est un peu dans le même genre d'écoute avec ses disques bizarres !


J'avais prévu deux types de CD : musicaux (orienté neutralité, ou dynamique etc), et "musicaux-techniques". C'est-à-dire justement des musiques avec des fréquences particulières qui permettent de scruter un défaut mesurable particulier.

Il s'agissait de Kraftwerk - Expo2000 et Lustmord - The Place Where the Black Star Hang. Qui comportent des basses fréquences très pures, presque sans harmoniques. Ces CD ont la propriété de faire grésiller tout les contacts ou potentiomètres un tant soit peu oxydés ou abîmés. Au casque, j'ai toujours besoin de retirer un à un les petits bouts de cheveux pris dans la mousse, car sur ces disques, ils font des grésillements très désagréables en touchant la membrane de l'écouteur. Il faut aussi des enceintes avec un grave propre, sinon, bonjour le bruit du vent dans le bass reflex.
Mimir - Mimir, pour l'intermodulation. Celui-ci est à mon avis pire qu'un signal test, car il comporte quatre fréquences suraiguës oscillant de façon désordonnée, qui provoquent un spectre d'intermodulations épouvantable. C'est simple, en version vynile, la distorsion est aussi forte que le signal. Il y a à peu près 100 % d'IMD !
Depeche Mode - Enjoy the Silence (Hands and Feet mix) : à un moment, une voix est prolongée de façon artificielle et reste tenue identique à elle-même, tandis qu'un boum-boum techno vient s'y ajouter. Je n'ai jamais eu de problème avec (j'écoute surtout au casque), mais je pense que s'il y a tassement de dynamique (dû à une alimentation anémique ?), la voix sera légèrement pompée par les percussions (attention, il en existe des remasterings épouvantables, le CD original ne présente pas le moindre effet de pompage de la voix par le boum-boum).

J'avais aussi sélectionné un CD en mettant un égaliseur graphique en zig-zag, et en écoutant sur quel CD son activation provoquait la différence la plus flagrante. J'avais ma petite idée et j'ai pris Transwave - The Rezwalker (live) (dans l'album Helium).

ohl a écrit:Peut-être une idée pour les câbles : il faudrait vraiment trouver un câbles à caractéristiques particulières (càd un vrai défaut), trouver le(s) son(s) discriminant(s) pour ce câble puis essayer ce son sur des câbles classiques.


C'est possible avec des câbles d'enceintes, mais on ne peut pas switcher automatiquement. Il faut faire la permutation en aveugle en manuel.

~Sypher~ a écrit:J'imagine que ce n'est pas évident mais ce serait pas mal de choisir un morceau que tout le monde connait très bien pour faire ces comparaisons.
Perso j'ai remarqué qu'il m'est beaucoup plus facile de comparer 2 cartes sons ou 2 amplis sur un album que j'écoute énormément.
La même chose sur un style musical qui m'est étranger serait impossible.


Oui, j'ai été gêné par cela. Mais c'est une simple question de temps. On avait bien chacun nos disques. Et si mon tour était venu de comparer, j'aurais choisi un des miens.
Pio2001
 
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Message » 24 Nov 2008 15:00

Pio2001 a écrit:Samedi 22 novembre, Paris... fête des musiciens et fête de la science, dit-on.

Personnellement, ce que je retire de cette expérience, c'est l'impression que la musique acoustique pourrait favoriser l'illusion de différences d'écoutes inexistantes, car sur un instrument comme le piano ou la guitare, jamais deux notes ne sont jouées de la même façon. On entend donc toujours quelque chose de différent. Alors qu'en musique électronique, toutes les notes sont identiques. Je me demande si le côté réputé peu discriminant de la musique électronique ne vient pas tout simplement du fait que, chaque son étant rigoureusement émis de la même façon, cela mettrait en évidence la similarité qui existe au fond entre la plupart des électroniques et câbles. Tandis que les instruments acoustiques donneraient une impression de changement continuel.
Cela n'engage que moi, et je sais que la plupart des audiophiles ont une bien plus grande culture sonore en musique acoustique qu'en musique électronique, contrairement à moi.
Cela pourrait constituer un sujet pour une autre écoute comparative.


Ce n’est probablement valable que pour les instruments de musique à corde avec caisse de résonance comme la contrebasse ou les guitares, ou le violon.
Les instruments acoustiques à vent de même type, comme le saxo ou la flûte traversière se rapprocherait de la deuxième catégorie, je mettrais aussi les percussions.
c’est avant tout l’instrumentiste qui fait le son, une guitare ne produit pas la même sonorité suivant les musiciens.
Un copain possède deux contrebasses dont l’une est plus puissante et enveloppante au jeu des doigts. C’est flagrant pas besoin d’ ABX :wink:
Je crois que je saurais aussi reconnaître sur mon autoradio les deux contrebasses et pourtant ce n’est pas optimums.
A quand des ABX d’instruments de musique ?

Merci à vous ! je me disais bien que Winsberg ressemblait à Alpacou :mdr:
wuwei
 
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Message » 24 Nov 2008 15:41

ohl a écrit:
Pour l'heure, je suis curieux de savoir à quoi pense Ohl pour la poursuite des écoutes.
Je vais chercher aussi des enregistrements que j'espère discriminants.

J'avais avant cette journée du 22, un a-priori sur les "enregistrements" discriminants et le type d'écoute mais je n'en ai pas trop parlé afin d'éviter d'influencer les essais :
- il me semble qu'il faut écouter des extraits très courts avec un passage instantané entre A, B et X, sachant que la mémoire auditive est de l'ordre de quelques secondes seulement. Moi si je fais un ABX de niveau ou de phase absolue ou de délai de groupe, je n'écoute pas plus de 2 secondes.
- je pense que la musique n'est pas vraiment le meilleur message pour écouter les différences. D'une part parce qu'on est souvent impliqué émotionnellement (j'adore ce pianiste, ce morceau est superbement enregistré, etc...) et que la répétivité n'est pas suffisante. Par exemple, rien ne vaut le bruit rose pour équilibrer des niveaux et pour détecter des anomalies de réponse en fréquence. Pour la phase dans le grave, il faut un signal triangulaire, pour la disto : écoutez du sinus, etc, etc...
Ces signaux ne sont pas toujours très agréables à écouter et peuvent être fatiguants. Et il faut connaître préalablement les défauts que l'on cherche à entendre. J'ai l'impression que PIO est un peu dans le même genre d'écoute avec ses disques bizarres !
Ce n'est que mon opinion, il y a peut-être des extraits musicaux aussi discriminants avec le gros avantage d'écoutes agréables, il s'agit juste de les trouver !

Peut-être une idée pour les câbles : il faudrait vraiment trouver un câbles à caractéristiques particulières (càd un vrai défaut), trouver le(s) son(s) discriminant(s) pour ce câble puis essayer ce son sur des câbles classiques.


Très intéressant. Si je comprends bien, vous apportez de l'eau à mon moulin lorsque je dis que le protocole d'une procédure ABX n'est pas une séance d' "écoute", mais une séance de mesures qui relève davantage de performances d'un appareil de laboratoire fabriqué à cet effet que de l'appréhension d'un son par un être humain quel qu'il soit...

Si les humains pouvaient se satisfaire de sons de bruits roses, de bruits blancs, d'autres qui lavent plus blanc et de tout autre bruit, ils n'auraient jamais inventé la musique... Par ex., ils disent que les oiseaux chantent car ils n'entendent pas un bruit émis par les oiseaux, mais un « chant » : ils en entendent une représentation, un « enchantement » c'est le cas de le dire de la « réalité oiseau » et de son langage, à partir d'une construction mentale culturelle symbolique... humaine : la musique (c'est la musique qui rend beaux les sons de la nature, et pas l'inverse)...

En n'utilisant sur des durées ultra-courtes que des bruits (blancs, roses) dépourvus autant que faire se peut de tout motif symbolique susceptible d' « enchanter » l'écoute, on fragilise l' "écoutant" car il ne peut s'appuyer sur une construction mentale du son... En principe, car c'est quand même ce qu'il cherchera instinctivement à faire au cours du test.

Pourtant, chaque son qu'il entendra étant unique et ultra-court, il est condamné à n'exercer que le premier terme du tryptique perception-se souvenir-juger (réduction au stimuli-réponse) : percevoir et rien de plus, ce qu'il n'effectue presque jamais consciemment dans la vie courante, c'est-à-dire entendre avec la conscience immédiate qu'on entend et rien d'autre qu'entendre, donc même pas écouter car écouter c'est plus qu'entendre, c'est se construire instantanément une image mentale de ce qu'on perçoit auditivement...

Entendre consciemment est beaucoup plus difficile qu'écouter, d'où le malaise éprouvé par les participants au cours et à l'issue de ce genre de test, et l'étonnement devant leurs performances erratiques qui débouchent sur des commentaires... mitigés...
ghozze
 
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Message » 24 Nov 2008 15:43

Pio2001 a écrit:
wald a écrit:Je suis agréablement surpris de la liberté de ton de chacun des testeurs et de la franchise avec laquelle ils abordent les résultats après le test.


Oui, moi aussi, je trouve que c'est très bien. Maintenant, je suis plus dans l'état d'esprit "Tiens ? Tu penses l'inverse, alors ça c'est curieux ! Qu'est-ce qu'on pourrait écouter pour en savoir plus ?"
Le fait d'être présent au test me permet de mieux comprendre pourquoi il n'est pas forcément convaincant dans un sens ou dans l'autre. C'est aussi pour cela que je tenais à faire un compte-rendu détaillé, pour bien retranscrire la manière dont il s'est déroulé, de sorte que les lecteurs aient une meilleure idée qu'avec certains compte-rendus de chez Matrix-hifi, ou pire, l'absence de compte rendu de chez David Carlstrom, où on en est réduits à faire parler les chiffres sans savoir comment le test a été mené.
Ce qu'on a appris ce samedi réside dans nos impressions d'écoute bien plus que dans les scores obtenus.

~Sypher~ a écrit:J'imagine que ce n'est pas évident mais ce serait pas mal de choisir un morceau que tout le monde connait très bien pour faire ces comparaisons.
Perso j'ai remarqué qu'il m'est beaucoup plus facile de comparer 2 cartes sons ou 2 amplis sur un album que j'écoute énormément.
La même chose sur un style musical qui m'est étranger serait impossible.


Oui, j'ai été gêné par cela. Mais c'est une simple question de temps. On avait bien chacun nos disques. Et si mon tour était venu de comparer, j'aurais choisi un des miens.


1. J'ai manqué de clarté dans mes remarques. Je pense aussi que le test de samedi s'est surtout révélé comme un "tour de chauffe" du seul fait qu'il a montré in situ, et dans une proportion que je n'avais pas imaginé aussi notable, la fragilité de notre perception et, par voie de conséquence, donné la mesure de ce qu'il restait à accomplir pour effecteur une écoute comparative probante, dans un deuxième test dont je vois avec plaisir qu'il s'annonce. En revanche ça laisse pour moi sur le carreau à peu près toutes les écoutes dont je lis les CR sur ce forum et ailleurs et toutes mes écoutes précédentes.

Je n'ai pourtant rien vraiment appris que je ne savais pas déjà "sur le papier", mais j'ai approché cette fois de manière concrête l'océan de n'importe quoi auquels nous nous sommes habitués en sachant certes que ce n'était pas parfait, mais en imaginant que ces approximations ne remettraient pas en cause les fondamentaux. Un test comme ça fabrique, non pas des sceptiques dogmatique ou des ricaneurs, mais des gens prudents et méthodiques.

2. Je ne pense pas avoir été géné par le fait que je ne connaissais pas le morceau écouté. Ca m'a évité d'écouter la musique, un transistor me suffit pour ça. Pour moi, cela a permis au contraire de se concentrer sur les différences de reproduction sonore.
wald
 
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