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Discussions sur le matériel Haute-Fidélité

C'est quoi la DYNAMIQUE en HiFI?

Message » 30 Nov 2007 8:26

th7513 a écrit:En tant que violoncelliste dans un orchestre symphonique amateur, je suis bien placé pour confirmer qu'effectivement la dynamique d'un ensemble de 75 ou 100 musiciens peut être énorme. Lorsqu'on est dans la salle de concert, cette dynamique est atténuée par le volume de la salle et la distance.


Bonjour,

Une question qui n'a rien à voir. A ta place dans l'orchestre quels sont les instruments que tu entends et ceux que tu n'entends pas.

Merci

François
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Message par Google » 30 Nov 2007 8:26

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Message » 30 Nov 2007 11:46

Est ce que le critère le ^plus important n'est pas la micro dynamique plutôt que la dynamique.

En principe n'importe quel système correcte permet de retranscrire (sur le papier) la dynamique enregistrée sur un CD (64DB je crois), alors que dans la micro dynamique il y a une notion de rapidité , de capacité à retranscrire l'attaque d'une note, capacité fondamentale pour la sensation de véracité dans la sensation auditive.

C'est egalement cette micro dynamique qui permettra d'entendre ou non le piccolo dans la masse orchestrale..


A+
Jacques
peter.pan
 
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Message » 30 Nov 2007 11:55

pas tout à fait d'accord : on entendra le piccolo dans l'orchestre (quand il est noyé dedans, car s'il joue à découvert on l'entendra toujours), si la prise de son permet de l'entendre et si le chef dirige d'une façon suffisamment claire pour qu'on l'entende... car il y a des chefs qui ont un son lourd, pateux et confus. Comme me le disait un ex-preneur de son de la radio, il y a quelques jours : "on n'a jamais entendu une bonne prise de son d'un mauvais chef... " Il voulait dire par là que la meilleure prise de son d'un mauvais chef donnera toujours un mauvais résultat...
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Message » 30 Nov 2007 14:14

haskil a écrit:pas tout à fait d'accord : on entendra le piccolo dans l'orchestre (quand il est noyé dedans, car s'il joue à découvert on l'entendra toujours), si la prise de son permet de l'entendre et si le chef dirige d'une façon suffisamment claire pour qu'on l'entende....


Et si le systeme de reproduction est suffisamment transparent et dynamique...
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Message » 30 Nov 2007 14:39

frgirard a écrit:
th7513 a écrit:En tant que violoncelliste dans un orchestre symphonique amateur, je suis bien placé pour confirmer qu'effectivement la dynamique d'un ensemble de 75 ou 100 musiciens peut être énorme. Lorsqu'on est dans la salle de concert, cette dynamique est atténuée par le volume de la salle et la distance.


Bonjour,

Une question qui n'a rien à voir. A ta place dans l'orchestre quels sont les instruments que tu entends et ceux que tu n'entends pas.

Merci

François



Un musicien dans un orchestre se doit justement d'écouter les autres et faire en sorte que la volonté du chef d'orchestre puisse être mise en oeuvre.

Ce qui me frappe le plus quand j'écoute l'orchestre jouer autour de moi et que j'écoute ensuite l'oeuvre enregistrée sur CD (je prends la peine de me procurer plusieurs interprétations différentes pour comparer), c'est que je n'entends plus certains instruments dans l'enregistrement. A mon avis, la plupart du temps, ce sont les ingénieurs sons qui "truquent" afin de faire ressortir certains passages ; dès fois c'est peut être aussi la volonté du chef d'orchestre.

C'est vrai que la meilleure prise de son ne rendra jamais belle une interprétation ratée. Mais une "bonne" interprétation est quand même plus agréable à écouter lorsque les micros et le mixage sont faits intelligemment et permettent d'entendre tout ce qu'un instrumentiste dans l'orchestre est capable d'entendre.
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Message » 30 Nov 2007 15:18

peter.pan a écrit:
haskil a écrit:pas tout à fait d'accord : on entendra le piccolo dans l'orchestre (quand il est noyé dedans, car s'il joue à découvert on l'entendra toujours), si la prise de son permet de l'entendre et si le chef dirige d'une façon suffisamment claire pour qu'on l'entende....


Et si le systeme de reproduction est suffisamment transparent et dynamique...



Déjà écrit plus haut au sujet des enceintes :wink: J'ajoute : si la prise de son est globale, car si c'est du multimicros avec un micro de proximité sur le piccolo, tu l'entendras ce piccolo, même sur ton autoradio. :lol:


En revanche, la dynamique, quelque soit le sens qu'on donne à ce mot, n'y est pour rien. Vraiment rien du tout !
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Message » 30 Nov 2007 17:09

haskil a écrit:pas tout à fait d'accord : on entendra le piccolo dans l'orchestre (quand il est noyé dedans, car s'il joue à découvert on l'entendra toujours), si la prise de son permet de l'entendre et si le chef dirige d'une façon suffisamment claire pour qu'on l'entende...


La "clareté" de la direction du chef d'orchestre n'a à mon avis rien à voir avec le fait qu'on entende ou non le piccolo sur le disque. Le chef peut simplement demander au piccolo de jouer plus ou moins fort selon l'importance qu'il accorde à la phrase jouée par celui-ci. A partir du moment où il ne fait pas taire le piccolo, si on ne l'entend pas sur le disque c'est la faute des micros et/ou des ingénieurs du son :wink:
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Message » 30 Nov 2007 20:13

th7513 a écrit:
haskil a écrit:pas tout à fait d'accord : on entendra le piccolo dans l'orchestre (quand il est noyé dedans, car s'il joue à découvert on l'entendra toujours), si la prise de son permet de l'entendre et si le chef dirige d'une façon suffisamment claire pour qu'on l'entende...


La "clareté" de la direction du chef d'orchestre n'a à mon avis rien à voir avec le fait qu'on entende ou non le piccolo sur le disque. Le chef peut simplement demander au piccolo de jouer plus ou moins fort selon l'importance qu'il accorde à la phrase jouée par celui-ci. A partir du moment où il ne fait pas taire le piccolo, si on ne l'entend pas sur le disque c'est la faute des micros et/ou des ingénieurs du son :wink:


ça aussi, c'est dit plus haut pour ce qui est de la prise de son :wink: Si elle est multimicro, on entendra toujours le piccolo, même sur un autoradio, car on les preneurs de son mettront un micro sur le pupitre de flutes, justement pour qu'on l'entende. Si elle est globale, c'est moins certain et lié, alors, à la façon dont le chef dirige...


Car tous les chefs ne sont pas égaux en clarté... Et pas seulement pour des raisons qui font que le chef demande à un instrument de jouer plus ou moins fort (et là, pour le coup le piccolo ne peut que jouer fort...). Il y a des chefs qui tirent un son clair, une balance correcte des différents pupitres de l'orchestre et d'autres qui y arrivent beaucoup moins bien ou que cela n'est pas au coeur de leur façon de faire de la musique... Une des raisons qui font que les disques Stéréo d'Ansermet sonnent toujours bien, vient du fait qu'il voulait entendre en cabine ce qu'il produisait en salle : il disait aux preneurs de son : "le chef, c'est moi, ce n'est pas vous...". Et il dirigeait clair, net...

Par exemple, de nos jours : Boulez et Maazel ont une manière de diriger analytique, claire car ils prêtent une grande attention à l'équilibre des pupitres et ont une direction rythmiquement impeccable.... on ne dira pas cela de Barenboim qui a un son plus compact, une rythmique moins précise, une balance des pupitres moins précise...


Avec les deux premiers, tu ne cherches pas entendre le piccolo, tu l'entends... Avec Barenboim, faut faire un effort pour l'entendre... dans la salle... Car sa direction est beaucoup moins précise...

Expériences vécues... :lol:
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Message » 01 Déc 2007 11:43

OK Haskil je vois ce que tu veux dire
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Message » 01 Déc 2007 14:23

Si tu joues dans un orchestre, tu as dû avoir à faire à des chefs brouillons et à d'autres beaucoup plus précis et attentifs aux équilibres entre pupitres...

Maazel, par exemple, est capable dans une oeuvre très chargée et dans un fortissimo colossal de faire entendre un tout petit détail... En réalité, il te fait croire que le fortissimo est colossal, car il a su graduer parfaitement le cresendo en partant de très bas et qu'il a un controle absolu de la matière sonore. Bon, mais lui, c'est un génie de ce point de vue là et tous ces collègues l'admirent pour cette maitrise fabuleuse qu'aucun autre chef ne possède à ce point là, même Boulez... mais bon, d'autres chefs ont d'autres qualités que lui ne dévoilent que plus rarement. Mais c'est ce qu'on appelle un virtuose de la baguette...

dans un livre passionnant (épuisé), un musicien d'orchestre raconte qu'un jour qu'il devait diriger la Neuvième de Beethoven ou la Symphonie des Mille à Orange à la tête de l'Orchestre national et de l'Orchestre de Paris réunis, Maazel avait intégré le fait qu'il y avait un mistral d'enfer. Il dirigeait de façon décalée certains pupitres pour que le son de tous les musiciens et du choeur arrive en même temps dans le public :o Dupin, raconte que sur le plateau c'était la bouillie et qu'ils suivaient tous son bras... sans s'entendre jouer :o Mais le public entendait tout dans le bon ordre, lui.

Avec Maazel, on entendra toujours le piccolo à la fin de la Fantastique... Avec Issy le moulinet(sobriquet donné à un chef par les musiciens de l'opéra il y a 50 ans, chef qui dirigeait une main dans la poche :lol: ), ou avec le Rubatologue (sobriquet donné par les mêmes à un autre chef toujours vivant), tu ne l'entendras jamais, ou avec un coup de chance, dans la salle...

C'est là que le preneur de son, ses micros et sa table de mixage... prennent prennent tout leur intérêt :lol:

mais cela n'a rien à voir avec la dynamique ou la macro dynamique....
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Message » 01 Déc 2007 18:59

haskil a écrit:Si tu joues dans un orchestre, tu as dû avoir à faire à des chefs brouillons et à d'autres beaucoup plus précis et attentifs aux équilibres entre pupitres...

Maazel, par exemple, est capable dans une oeuvre très chargée et dans un fortissimo colossal de faire entendre un tout petit détail.......


Euh je ne sais pas s'il faut opposer les chefs 'brouillons' et les précis. Brouillon c'est un peu négatif et là tu opposes les bons et les mauvais chefs.

Je crois discerner dans ton analyse, et bien que je ne sois pas entièrement d'accord sur Maazel, que tu opposes le style clair, limpide, "ciselé" de certains chefs héritiers notamment de Toscanini et le style plus romantique, plus wagnérienne de chefs qui s'inscrivent dans la tradition de Furtwängler. Les premiers sont en effet attachés au plus strict respect de la partition, ce qui compte pour eux c'est la précision, l'articulation, le dialogue et la mise en valeur de chacun des pupitres. Pour les seconds, ce qui compte est plus l'ambiance, l'émotion, le caractère global de l'oeuvre et de ce que l'orchestre joue collectivement.

Il y a une illustration très célèbre avec le début du 1er mouvement de la 9ème symphonie de Beethoven : avec Toscanini on entend distinctement tous les sextolets de double croche des violons ; ca produit l'effet d'une battue précise. Avec Furtwängler, on ne distingue pas chaque note, n'entend qu'un son diffus, une atmosphère tendue. Tout ceci est parfaitement voulu et maîtrisé par l'un et par l'autre.

On peut préférer l'un ou l'autre mais il me parait difficile objectivement de qualifier le second de "brouillon".

Mon exemple est bien sûr un cas extrême et il y a bien sûr des tas de chefs d'orchestre qui se trouvent à mi-chemin entre les 2 ; d'une oeuvre à l'autre, d'un chef à l'autre, il y a 1000 façons d'envisager la musique. Et c'est ce qui la rend passionnante !

En hifi, c'est un peu la même chose lorsqu'on qualifie certains systèmes de plus ou moins analytiques, de plus ou moins détaillés...

On peut aimer l'un ou l'autre, selon ce qu'on écoute ou son humeur du moment :wink:
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Message » 01 Déc 2007 19:26

Ce genre de débats manquait au forum depuis quelque temps. :D
Ce n'est pas se donner que de donner ce qu'on voudrait être (Patrick Drevet).
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Scytales
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Message » 01 Déc 2007 19:40

Et en plus ça donne vraiment envie d'aller écouter un orchestre dans une salle !
Merci Messieurs !
Sietch31
 
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