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Discussions sur le matériel Haute-Fidélité

Enceintes haut de gamme, opportunité ou "piège" ?

Message » 22 Déc 2008 21:51

Et pourtant quantité d'amplis économiques ont une splendide puissance impulsionnelle... qui s'effondre vite en régime permanent...

Je parlais précisément d'ampli qui ne s'effondre PAS en charge, ou presque pas...Grâce à la tenue de l'allim...
Le régime permanent pour moi (et pour les auteurs des dernières études sur la fonction d'amplification), n'est absolument plus crédible. C'est une indication de puissance électrique dans un contexte irréel. Un HP n'est pas une chaufferette (sauf certains ;-), le signal électrique de la musique n'est pas un train d'onde. C'est une sorte de chaos, de grand n'importe quoi qui sort clairement d'un contexte métrologique.
On a en effet démontré par des études que la fonction d'amplification d'une unité change en fonction de son input. Comme si on changeait d'ampli à chaque forme de signal différent (pas de puissance, évidement). On se rend compte que tout ce que nous avons appris lors de nos chers cours n'est rapidement plus de mise.... D'où, en l'occurrence des discussions interminables. Ces belles machines prévisibles et finies sont en fait des organes imprévisibles en fonction de ce qu'elle amplifient.... D'où probablement les discussions empiriques sur le mariage avec des HP, en l'occurrence.
Pour moi, cette information est très parlante sur la qualité de l'alimentation à libérer de l'énergie en un labs de temps court.

Ou de l'économie mise dans un ampli qui du coup à une puissance continue un peu faible...

J'aurais du préciser à charge faible cad en basses fréquences ?
J'ai travaillé chez un fabricant d'électronique PRO. En banc de test des alims, LE critère de qualité: la tenue en courant, en tension en fonction de la charge. On délivre du courant en maintenant la tension nominale en quasi court-circuit ? On est bien dans de la qualité !
Ce qui compte, c'est que l'ampli délivre sa puissance maximum à toutes les fréquences et dans toutes les combinaisons de fréquences sans distordre et sous toutes les impédances... en la doublant à mesure que l'impédance est divisée par deux.
Si ces conditions sont remplies : l'alimentation suit... et elle a une impédance interne faible et une capacité qui fait que l'ampli tire dessus... sans qu'elle montre des signes de faiblesse...

Une alimentation idéale doit être stable quoiqu'il arrive ! (sauf si on coupe la prise lol).
Il ne faut pas que l'impédance soit comme si, ou comme ça, avec ceci ou cela. Elle doit fournir de l'énergie en fonction de la demande ---> .
Parlons-en de la demande, A part les gens qui écoute de la corne muse non-stop, la musique est un phénomène très souvent impulsionel.
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Il faut alors que l'ampli est un étage de sortie avec une grande vitesse de balayage en tension des totors...

Le Slew Rate (vitesse de balayage) dépend avant tout du courant de polarisation du collecteur des transistors de sortie (X2). Et qui c'estkileFournit ?
Une bonne allim qui idéalement tient le cap même à 0,25 ohms. Quand ce n'est pas le cas, on ressent une impression d'effondrement.
Nous sommes bien d'accord sur ce point ;-)
Mais je parlais en particulier de la qualité de l'alimentation, pas de la qualité de l'ampli intrinsèquement (musicalité, timbres etc...).
La courbe tension/charge d'une allim reflète bel et bien sa qualité à fournir du courant en maintenant la DDP constante en étant proche d'une situation difficile (2-1-0,5 ohms).

Exact. Et donc il est plus important qu'un ampli fasse deux fois 80 watts sous 8, 160 sous 4 et 320 sous 2 (chiffres théoriques car on n'atteint pas cet idéal) en régime permanent que de le voir faire 80 watts sous 8, 120 sous 4 et 100 sous 2 ohms avec une puissance impulsionnelle mirifique... n'est pas bon signe !

L'un sans l'autre peut démontrer un problème, certes, mais je parlais plutôt de réunir les deux. Je pense que le régime impulsionel n'est pas à négliger. Les constructeurs les plus sérieux la mesure toujours, c'est un signe.
Pour moi, globalement, la puissance n'est pas l'élément à retenir quand on sait qu'entre un ampli de 10W et un autre de 100W, il n'y a "que" doublement de la pression acoustique. Ce qui est VRAIMENT intéressant, c'est sa capacité à garder de bonnes caractéristiques (THD, musicalité, dynamique etc) à fort niveau.

Disons que le watt ne coutant plus cher de nos jours : il vaut mieux que ce soit cela avec 100 watts...
Car justement en régime musical et avec des messages à la grande dynamique, il y a des crètes qui passent inaperçues des Vu-mètres amateurs et qui pourtant font débiter l'ampli... et un ampli de 10 watts même excellent n'est pas suffisant pour une paire d'enceintes faisant 95 dB... dans une grande pièce.... et là, la mesure impulsionnelle classique (qui n'est pas réellement normée en plus)...

Je suis d'accord, on parle de petits amplis qui ont un magnifique rendu et qui pourtant écrêtes assez bien mais brièvement. On ne l'entend pas.
Mais le mec qui a une paire de Klipsch (RF5) ou autre à 99 db de rendement produira 103 db SPL avec... 2W!
A lui les petits bijoux à tubes ou autres au rendu extraordinaire. (je dis cela sans être un convaincu du haut rendement).
Dans un autre sens, je ne comprends pas cette courses aux watts, avec des blocs de 2X 400 W dans le salon... Watts de l'allim, OK, mais pas tout l'ampli ?!?
Et pour cela, avant tout, rien de tel qu'une allim de qualité. Nad à fort investit sur ce point: Power Drive, et autres brevets, précisément pour la réponse impulsionnelle.

Nad n'a rien inventé là... ils ont donné un nom à des solutions utilisées depuis longtemps.

Zon quand-même qque chtis brevets, mais je me doute bien que ce n'est pas une techno "secret défense". Disons que grâce à eux, on en profite sur des amplis "courant".
Mais aussi parce que cela permet d'économiser... 8) Je dis ça et je défends plutôt NAD : j'ai d'ailleurs un 218 THX... mais quand on voit que NAD a aussi d'excellents circuits qui permettent d'écrêter en douceur ou une jolie lampe qui permet de détourner le jus des totors de sortie pour qu'ils ne crament pas..

Oui, le soft cliping, jamais vraiment essayéavec le C372, trop peut de problèmes avec le voisinage... Par contre la "lampe", je ne vois pas trop...
Il existe des amplis de classe A avec alimentation régulée dont la puissance impulsionnelle est identique à la puissance continue et qui la double en passant de 8 à 4 et encore à 2 ohms...

Au début de cette discussion, je parlais de la différence entre les puissances annoncées en 8-4-2 ohms. On ne la donne malheureusement qu'en IHF la plupart du temps. C'est pour moi déjà une indication. Si on la donne également en régime continu, c'est une autre indication. Et je ne suis pas du tout contre.
Par contre, je ne suis toujours pas convaincu que la musique serra meilleures à nos oreilles uniquement en fonction de la P. RMS.
Plus prosaïquement, la musique, les BS de films, c'est souvent des attaques fortes et des constances à plus faible volumes. On attends souvent de la puissance lors des attaques, des claquements, etc etc....
Donc pour moi, la notion d'impulsion, de temps de montée, ça a du sens.
Ce que j'accorde, c'est la très mauvaise utilisation de cette notion faite par l'industrie afin de faire vendre. Il y a eu de gros débats sur la norme IHF et malheureusement, elle est tombée en relatif discrédit (si tout le monde envoie une impulsion différente, on ne s'en sort plus).

Donc résolument non, la mesure de puissance impulsionnelle n'est pas un renseignement fiable sur la capacité d'un ampli à tenir des enceintes et à reproduire de la musique de façon dynamique. Je suis très conservateur dans ce domaine...

Je ne prêcherai pas un convaincu, mais à défaut d'écoute, j'aime lire cette mesure également.
Pour finir, disons que rien ne vaut cette écoute, place à la musique, aux sons et voyons comment ces bestioles se marient.

Et pourtant j'ai aussi des amplis de classe D aux mesures assez pourries dans le genre bande passante rapportée à la puissance et à l'impédance :lol:

C'est parait-il un des problème de la classe D, une contre-réaction assez difficile à mettre en oeuvre et donc une grande sensibilité de la bande passante en fonction de la charge.
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Message par Google » 22 Déc 2008 21:51

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Message » 23 Déc 2008 1:12

bonjour Atanasoff.

j'arrive un peu tard sur ce sujet déjà balayé, mais je suis un peu étonné.Tu possèdes des B&W 703, enceintes de qualité, valant veuves quand même 3.000 € sauf erreur et tu les alimente par un ampli raisonnable - prix et "philosophie" - lui même plutôt réputé.


Tout d'abord merci pour ton intervention même si elle est suivante de celle des autres, tout avis m'importe. Nous nous étions juste égarés sur des considération de puissance, l'éternel débat...

Je confirme que ces 703 valent 3000 € et B&W interdit à ses revendeurs de faire des réductions.... théoriquement ;-)

Qu'apportera un changement d'enceinte, de la 703 à la 803 D en l'occurence ?

Et bien il paraît que c'est un monde de différence car le medium de la 703 est une mise en oeuvre moins réussie que sur les 800.
Je pourrai le confirmer demain car je vais faire une écoute avec un C372, entre autre.
De plus, elles possède le fameux tweeter débaflé en "diamant" (qui est en fait une surface pulvérisée avec du diamant synthétique à plus de 1000 °C - c'est fait en Suisse il me semble). Il paraît que le résultat est à la hauteur du prix de ce traitement.
La caisse possède une véritable ossature dite "matrix", à l'instar d'une barque en bois, d'un galion oserais-je dire ? D'où les 75 Kg pour une pièce...
Le médium est isolé dans une structure qui ressemble à celle des 802,801 et 800; mais logée dans la caisse, pour plus de discrétion (c'est voulus).
Aux dires de B&W, c'est une 802D, avec un aspect moins technique...
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Dans mon expérience, et si l'on reste dans la gamme d'un constructeur (qui de surcroît fabrique ses haut-parleurs), les différences sont moins importantes qu'entre produits de constructeurs différents. Même pricipes de conception , HP communs ou proches, esthétique sonore propre à la marque, tout concours à cette proximité relative entre les modèles de la gamme. Celà n'invalide pas un changement d'enceintes, loin s'en faut, mais on demeure généralement en terrain connu. Et la 703 et la 803 D sont justement assez proches techniquement.

J'en prend bonne note !
Cela dit, elles sont certes proches techniquement, mais pas musicalement il semble. Certaines personnes ayant entendue les deux prétendent à un monde de différence, "des années lumières de différences" ais-je même lus.... Je jugerai sur pièce lors de l'essai et je vous ferai part de mes impressions.
Tu n'as pas craint une puissance trop faible, car le NAD alimente déjà des 703 de rendement proche aux 803 D.

J'avais en fait acheté cet ampli en le testant sur des série 6 de chez B&W car les Davis DK200 que j'avais à l'époque n'étaient plus en vente.
Je l'avais préféré aux petits Nad précisément pour sa tenue dans les basses fréquences. Elles savent mieux contrôler les membranes, le grave était plus tendu.
Pas vraiment pour la puissance, ne pouvant me permettre de très fort volumes pour le moment...
Ce qui te preoccupe, c'est le niveau de détail, la finesse de timbre, ou l'image sonore et de manière générale la cohérence du système.

EXACTEMENT, j'ai le désir de progresser dans cette voie, plutôt que dans le grand spectacle avec un déchainement de puissance.
Il est ici (ce forum) très fréquement émis en dogme que des enceintes insuffisantes se comportent comme de véritables bouchons sonores qui ne justifieraient donc pas de monter en gamme sur les électroniques, faute de pouvoir en révéler les qualités ...et inversement ; ou plus prosaïquement que ton NAD apparaissait correct sur les 703, mais qu'il révèlerait ses faiblesses sur des enceintes de haut niveau.

Très interessante remarque. J'ai en effet remarqué qu'ici et ailleurs, il y a ce genre de commentaire, à croire que l'on va tous devoir acheter un Mark Levinson demain. En parlant de cette marque, B&W a fait une démo des 703-704 avec de tels amplis. C'est disproportioné mais cela a dû être épatant...
Dans mon cas, je ne vois pas les 703 comme limitées, que du contraire, leur potentiel est souvent sous-estimé et c'est en vivant avec elles que l'on découvre leurs grandes qualités, mais aussi leurs petits défauts. En démonstration, je n'aimais pas du tout, ce n'est qu'après avoir longuement écouté que je les avaient prises.
Je confirme encore ici cette nasalité, parfois dérangante lors de trompettes, certaines voix féminines... Aussi parfois, un certain manque de cohérance. Mais pas sur tous les disques, curieusement. Par contre, quel degré d'analyse, quel médium pour le prix! Et les basses, croyez-moi, il y en a, contrairement à ce que j'ai souvent lus. Mais elles ne sont peut-être pas assez tendue, il est vrai. J'ai remarqué qu'elles sont "arrivées" après des mois d'écoute, le rodage fût long me semble-t-il...
Or je me demande qu'elles sont les différences si incroyables entre les 703 (très bonnes) et les 803 D (excellentes) qui justifieraient que tu n'ais pas déjà remarqué les insuffisances de ton NAD, si elles étaient criantes ?

Je ne pense pas que le NAD soit insufisament à ce point, cela pourrait pas mal donner il semble d'après ce que les autres intervenants disent.
Mais j'ai entendu des BW signature Diamond sur des Bloc mono Marantz et je n'avais jamais entendu mes disques comme cela. Il y avait ce grain dans les voix... qqch de rare...
Ce qui est rassurant, c'est que cet ampli assure pour le prix, c'est tout de même dingue !
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Je me demande si la lecture de bien des posts de ce forum ne t'as pas fait croire que ton ampli serait insufisant quand auparavant il te convenait pourtant bien.

Il ya bine sûr de cela... mais ausi en regard de la différence de prix entre les enceintes, c'est un facteur 8 dans ce cas... Hors l'ont dit souvent que ...
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Sans aller jusqu'à réduire les qualités d'un ampli à la simple production de quelques mesures (quoiqu'elles soient parfois bien utiles pour désamorcer quelquels antièmes audiophiles surprenantes), je m'inquiète que le mal gagne le patient :mdr: . Si la musique véhicule de l'émotion, l'ampli ne véhicule qu'un signal électrique qu'il doit conserver intègre (il y a 20 ans, l'excellent constructeur Quad disait "un fil droit avec du gain"). Il n'est pas inutile d'être un peu scolaire pour le coup.

Et bien je pense que Quad devrait revoir sa maxime car comme je l'ai dit dans un post précédent, j'ai eu l'occasion de lire une étude qui expliquais que la fonction de transfert d'un ampli est justement complexe, comme s'il changait sans cesse, en fonction de ce que l'on lui met à l'entrée. Un peu comme un automate séquentiel, pour ceux qui connaissent... C'est probablement pour cela que l'on discute sans cesse, que l'on est pas tous d'accord, que l'on ne sait jamais ce que va donner tel type de matériel avec tel autre, etc. La seule musique qui me rappelle par moment l'oscillateur que l'on utilisait aux cours est peut-être celle de Kraftwerk ;-). A part cela, rien ne ressemble à ce signal constant de laboratoire dont on vérifie l'exactitude en sortie. J'ai fort aimé la théorie, je l'ai un peu oubliée, mais il faut avouer que les oreilles supplantes encore et toujours les modèles. Chez B&W justement, ils "écoutes" les filtres lors de la mise au point (disent-t-il).
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Message » 23 Déc 2008 12:23

Le régime permanent pour moi (et pour les auteurs des dernières études sur la fonction d'amplification), n'est absolument plus crédible. C'est une indication de puissance électrique dans un contexte irréel. Un HP n'est pas une chaufferette (sauf certains ;-), le signal électrique de la musique n'est pas un train d'onde. C'est une sorte de chaos, de grand n'importe quoi qui sort clairement d'un contexte métrologique.


Ce n'est pas une mesure impulsionnelle faite avec une fréquence simple qui va changer la donne... Car tu confonds trois choses : la mesure impulsionnelle, la nature du signal injecté dans l'ampli et la nature de la charge représenté par l'enceinte.


Désolé, mais la seule valeur recevable pour le moment, c'est la puissance continue mesurée à différentes fréquences, à différentes puissances, en liaison avec des charges constituées de résistances et complexifiées par l'ajout de condensateurs pour simuler une charge complexe "représentant une enceinte".

Et des mesures de distorsion d'intermodulation faites selon les deux normes connues.

La mesure impulsionnelle sans une mesure continue donnée en référence ne veut rien dire sur la qualité de l'ampli...

Rarissimes sont d'ailleurs les concepteurs de produits de HdG qui travaillent sur d'autres données que celles là : puissance continue et intermodulation.

La puissance impulsionnelle est prioritairement mise en avant par les marques proposant des électroniques d'excellent rapport qualité/prix et d'auto radios ou de minichaines :wink:


Le mec qui a une paire de Klipsch (RF5) ou autre à 99 db de rendement produira 103 db SPL avec... 2W!
A lui les petits bijoux à tubes ou autres au rendu extraordinaire. (je dis cela sans être un convaincu du haut rendement)
.

Sauf que... justement, des mesures faites in situ d'une paire de Klipsh Horn faisant réellement 100 dB d'efficacité... alimentées par différents amplis dont Tubes 300 B et amplis plus musclés, avec des extraits musicaux et non des fréquences fixes (Début des tableaux d'une exposition), enregistrées au micro, le tout balancé sur un scope avec capture d'écrans ont montré justement que les 8 W ne suffisaient pas contrairement à la légende... ça se voyait à l'oeil nu... et s'entendait nettement d'après le malheureux (pour ses oreilles !) qui a fait le test... Le premier ampli qui ne déformait rien faisait 50 watts en régime continu. Celui de 35 watts montrait quelques limites. Celui de 8 watts s'effondrait.

Théoriquement, ça aurait dû marcher. Evidemment, les tubistes amoureux de la 300 B sont tombés sur le rable du testeur qui a publié cela dans la NRDS, il y a quelques années.

Oui, le soft cliping, jamais vraiment essayé avec le C372, trop peut de problèmes avec le voisinage... Par contre la "lampe", je ne vois pas trop...


Dans leur dernier ampli-préampli intégré à la puissance instantanée colossale et à la puissance continue plus réduite...

Alain :wink:
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Message » 23 Déc 2008 16:38

Ce n'est pas une mesure impulsionnelle faite avec une fréquence simple qui va changer la donne... Car tu confonds trois choses : la mesure impulsionnelle, la nature du signal injecté dans l'ampli et la nature de la charge représenté par l'enceinte.
Désolé, mais la seule valeur recevable pour le moment, c'est la puissance continue mesurée à différentes fréquences, à différentes puissances, en liaison avec des charges constituées de résistances et complexifiées par l'ajout de condensateurs pour simuler une charge complexe "représentant une enceinte".

Désolé également, pour moi, la musique, c'est l'explosion de la vie, ce sont des attaques, des changements intempestifs, rarement un bruit continu de synthé.
De plus, je ne vois pas pourquoi ils mettent des condos, cela provoque un déphasage capacitif, tandis qu'une enceinte est une chargen avant tout inductive. -90 ou +90 c'est kifkif on va dire ? Le problème est suffisamment complexe pour que l'on ne respecte pas scrupuleusement la réalité. On a admis s'être cassé les dents il y a des années sur la norme IHF, pour moi, c'est un peu la même chose avec RMS. Quid de la veuleur de la capacité (ou de la self, saturable ou non ?), etc. (Quand j'étais ado, j'ai voulus faire chauffer au max mon ampli sans que mes parents l'entendent [c'est l'âge con], j'ai enroulé du fil 220V autour d'une lime à métaux et je l'ai branché aux sorties HP. L'ampli à débiter dans cette charge r-L et à bien donné tout ce qu'il pouvait (sans se placer en sécurité et sans me casser les oreilles); c'était quand même bien vus ;-) ).
On ne norme pas assez les protocoles de mesures pour entretenir le flou car cela arrange bien du monde. Finalement, laissons parler le matériel à l'écoute.

La mesure impulsionnelle sans une mesure continue donnée en référence ne veut rien dire sur la qualité de l'ampli...

Tout à fait d'accord, c'est pour cela que je disais que j'aimais voir les deux.

Rarissimes sont d'ailleurs les concepteurs de produits de HdG qui travaillent sur d'autres données que celles là : puissance continue et intermodulation.

La puissance impulsionnelle est prioritairement mise en avant par les marques proposant des électroniques d'excellent rapport qualité/prix et d'auto radios ou de minichaines :wink:

Évidement, quand on sait se payer un Monobloc PASS ou Mc, de 1 ou 2 Kw, pas besoin de lire le reste, on sait que de toute façon ce sera bien assez, sauf le type qui vit dans un énorme loft ou dans un chateau (ou qui utilise certaines élucubration à très bas rendement).
Pour paraphraser, quand l'on demande la puissance d'un véhicule chez Rolce Royce, ils répondent "Bien assez pour tous vos besoins"...
Il ne faut pas leur demander quel est le couple à 3.500 tr/min, ça c'est pour le peuple et les mécanos.... Il y a pour moi ce type de snobisme en HdG audio.
SI je met 1000 € dans un NAD "pas assez cher" comme on le disait, je préfère être certain qu'il est bon, ces chiffres supplémentaires m'aident à en savoir plus avant une écoute, bien entendu.

Le mec qui a une paire de Klipsch (RF5) ou autre à 99 db de rendement produira 103 db SPL avec... 2W!
A lui les petits bijoux à tubes ou autres au rendu extraordinaire. (je dis cela sans être un convaincu du haut rendement)
.

Sauf que... justement, des mesures faites in situ d'une paire de Klipsh Horn faisant réellement 100 dB d'efficacité... alimentées par différents amplis dont Tubes 300 B et amplis plus musclés, avec des extraits musicaux et non des fréquences fixes (Début des tableaux d'une exposition), enregistrées au micro, le tout balancé sur un scope avec capture d'écrans ont montré justement que les 8 W ne suffisaient pas contrairement à la légende... ça se voyait à l'oeil nu... et s'entendait nettement d'après le malheureux (pour ses oreilles !) qui a fait le test... Le premier ampli qui ne déformait rien faisait 50 watts en régime continu. Celui de 35 watts montrait quelques limites. Celui de 8 watts s'effondrait.

Théoriquement, ça aurait dû marcher. Evidemment, les tubistes amoureux de la 300 B sont tombés sur le rable du testeur qui a publié cela dans la NRDS, il y a quelques années.

J'ai eu vent de cette histoire, et je suis d'accord pour dire que la théorie de base est loin de la réalité car elle ne tient pas compte d'un tas de facteurs.
Quid de la gestion de la FCEM par de petits amplis.... et autres phénomènes...N'oublions pas que les rendements "s'entendent" (c'est le cas de le dire) pour 1w à un 1m de l'enceinte, dans le champ directif de celle-ci (et ne tiens pas compte de la dégradation du signal - juste "avant écrétage"). Ont eus préférés "avant dégradation audible", mais là, ont tombe dans le subjectif, non mesurable.
La plupart des colonnes que nous utilisons sont calculées pour obtenir les 120 db d'un fortissimo d'orchestre philharmonique (à un m !). A nous de leur "offir" l'ampli en fonction de leur rendement (mais pas trop juste, comme vous l'expliquez) et du volume à "sonoriser" (si vous me permettez cette expression).

Dans leur dernier ampli-préampli intégré à la puissance instantanée colossale et à la puissance continue plus réduite...

En attendant, grâce à ces magiciens, des gens au budget limité peuvent obtenir de très bonnes prestations sans devoir se ruiner avec des monstres qui explosent la facture électrique (classe A). Ce témoin Soft-Clipping reste allumé en permanence quand il est actif et n'indique en rien que l'ampli écrête, ou plutôt quand il adoucis l'écrètage, devrais-je dire...
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Message » 23 Déc 2008 17:31

Désolé également, pour moi, la musique, c'est l'explosion de la vie, ce sont des attaques, des changements intempestifs, rarement un bruit continu de synthé.


Mais la musique n'est pas du tout une fréquence balancée à très haut niveau pendant un court laps de temps ! C'est quantité de fréquences, à différents niveaux et qui bougent : c'est jamais un instant T...

Ce n'est pas cette mesure impulsionnelle là qui peut simuler cette musique ! C'est là dessus que nous butons. Mais bon, c'est pas grave non plus ! :wink:

D'autant que la musique populaire est majoritairement compressée de telle façon que du coup... cette mesure est doublement à prendre avec des gants...

En attendant, grâce à ces magiciens, des gens au budget limité peuvent obtenir de très bonnes prestations sans devoir se ruiner avec des monstres qui explosent la facture électrique (classe A). Ce témoin Soft-Clipping reste allumé en permanence quand il est actif et n'indique en rien que l'ampli écrête, ou plutôt quand il adoucis l'écrètage, devrais-je dire...


Ce n'est à moi qu'il faut chanter cette chanson : je suis l'un des plus fervents défenseurs des amplificateurs de puissance économiques sur ce forum. mais toujours, je dis (et pas seul en ce cas !) : qu'il faut prendre un ampli puissant car les watts ne coutent pas cher de nos jours...

Mais l'on ne parle pas tout à fait de cela... on parle de mesure : et la mesure impulsionnelle est une approche propre au mensonge publicitaire : du reste, elle est toujours mise en avant pour des produits plus ou moins sérieux. Les services marketings en avaient besoin...

Par ailleurs, le soft clipping (que l'on trouve aussi chez Mac depuis au moins 30 ans), est également présent chez NAD sur des amplificateurs très puissants qui n'en n'ont pas besoin ! Mon NAD 218 THX en a un et pourtant il fait 250 watts par canal, pas loins de 500 sous 4... mais sur 2 ohms le constructeur ne donne que la puissance impulsionnelle :idee: Car je pense qu'en réalité, elle est moins importante sous 2 en continu que sous 4...

SI je mets 1000 € dans un NAD "pas assez cher" comme on le disait, je préfère être certain qu'il est bon, ces chiffres supplémentaires m'aident à en savoir plus avant une écoute, bien entendu.


Chez NAD, la puissance réelle continue est, sauf exception notable, généreuse pour le prix demandé au client.

Mais dernièrement, ils ont privilégié cette puissance impulsionnelle dans le moment même où ils ont un peu économisé sur l'alimentation par rapport aux générations précédentes... mais bon, ça marche quand même toujours bien... mais les deux dernières générations d'entrée de gamme avec des puissance impulsionnelles multipliant par 3 la puissance continue... c'est pas terrible... Car évidemment, cela ne tient pas sur charge trop difficile... comme on en rencontre malheureusement.

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Message » 23 Déc 2008 18:26

Mais la musique n'est pas du tout une fréquence balancée à très haut niveau pendant un court laps de temps ! C'est quantité de fréquences, à différents niveaux et qui bougent : c'est jamais un instant T...
Ce n'est pas cette mesure impulsionnelle là qui peut simuler cette musique ! C'est là dessus que nous butons. Mais bon, c'est pas grave non plus ! :wink:
D'autant que la musique populaire est majoritairement compressée de telle façon que du coup... cette mesure est doublement à prendre avec des gants...

On va dire que c'est un doux mélange des deux, un peu comme sur un VU mètre (il bouge sans cesse, mais revient rarement à son minimum) [oui je sais un VU montre la puissance efficace, malheureusement ! ].
Ce n'est à moi qu'il faut chanter cette chanson : je suis l'un des plus fervents défenseurs des amplificateurs de puissance économiques sur ce forum. mais toujours, je dis (et pas seul en ce cas !) : qu'il faut prendre un ampli puissant car les watts ne coutent pas cher de nos jours...

C'est vrai, on préfère tjrs le plus puissante jusqu'à la limite du budget, j'en ai fait l'expérience, cela "tient" mieux l'enceinte. Mais il paraît qu'il existe de vraies merveilles peu puissantes, il est des marques spécialisées même; j'ai peu d'expérience d'écoute de ce type de matériel.
Mais l'on ne parle pas tout à fait de cela... on parle de mesure : et la mesure impulsionnelle est une approche propre au mensonge publicitaire : du reste, elle est toujours mise en avant pour des produits plus ou moins sérieux. Les services marketings en avaient besoin...

Moi j'aime quand même ;-) , c'est un peu comme si on purgeait l'allim en un labs de temps pour voir ce quelle donne; ou comme si l'on tirait la chasse d'eau pour voir combien d'eau va couler lol
Par ailleurs, le soft clipping (que l'on trouve aussi chez Mac depuis au moins 30 ans), est également présent chez NAD sur des amplificateurs très puissants qui n'en n'ont pas besoin ! Mon NAD 218 THX en a un et pourtant il fait 250 watts par canal, pas loins de 500 sous 4... mais sur 2 ohms le constructeur ne donne que la puissance impulsionnelle :idee: Car je pense qu'en réalité, elle est moins importante sous 2 en continu que sous 4...

Oui le Powergard de chez Mc...
Ce qui serrait intéressant, c'est de connaître la limitation de ces systèmes car même avec ce type de dispositif, on peut saturer méchamment, voir plus que sans circuit. Ca me rappelle les vieilles bouteilles en plongées sous-marie avec "réserve" qu'il fallait actionner en fin de plongée. C'est purement psychologique. Quand il n'y a plus d'air....
Perso, il est toujours sur Off. Un ami fait souvent la fête chez lui avec un petit intégré NAD, à ce moment je lui ai quand même conseillé de mettre sur ON le soft Clipping. Bref, c'est pour les diinnnngues !
Chez NAD, la puissance réelle continue est, sauf exception notable, généreuse pour le prix demandé au client.
Mais dernièrement, ils ont privilégié cette puissance impulsionnelle dans le moment même où ils ont un peu économisé sur l'alimentation par rapport aux générations précédentes... mais bon, ça marche quand même toujours bien... mais les deux dernières générations d'entrée de gamme avec des puissance impulsionnelles multipliant par 3 la puissance continue... c'est pas terrible... Car évidemment, cela ne tient pas sur charge trop difficile... comme on en rencontre malheureusement.

Des charges difficiles, ce serrait plutôt l'apanage du haut de gamme dans les productions actuelles... Donc ce genre de petit ampli n'a pas trop à s'en faire car logiquement, on devrait lui brancher des petits moniteurs ou petites colonnes "sage". Donc les chiffres annoncés s'exprimeront naturellement. J'ai offert des petites colones à qqun de cher avec un tout petit "tout en un" marantz (c'est le commerçant qui me l'avait proposé). Ca marche bien, de beaux timbres, je suis presque jaloux en regard de la petite dépense (hormis le manque de chaleur, et cela ne détonne pas dans le plexus).
Atanasoff
 
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