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Discussions sur le matériel Haute-Fidélité

Haute Fidélité se fâche contre les forums.

Message » 03 Mai 2009 12:12

Essayer aussi d'écouter une (petite) formation orchestrale dans la salle Cortot. On a beau être trés proche, la forme en "pavillon" de la scène rends toute image illusoire. Les sons se réverbèrent 2 ou 3 fois de chaque côté avant d'arriver à l'oreille. Ca donne parfois des trucs "bizarres".

C'est une excellente salle pour écouter du piano solo mais pas un orchestre.

Bref, je suis d'accord pour dire que la notion d'image dans toute sa largeur, profondeur (et aussi, hauteur) est une notion plus audiophile que mélomane.

Cordialement
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Message par Google » 03 Mai 2009 12:12

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Message » 03 Mai 2009 13:55

Philippe Muller a écrit:
Scytales a écrit:
Certes, et il peut même arriver que des pupitres d'instruments pourtant placés au plus profond de l'orchestre peuvent produit un son qui, subjectivement, paraîtrait très en avant-plan si l'on n'avait pas les yeux pour compenser ce qu'entendent les oreilles! Un pupitre de trompettes qui projettent, ce n'est pas exceptionnel!


Dans un orchestre, on place généralement les instruments les plus directifs au fond et les moins directifs devant. La distance critique étant différente, les instruments du fond et les instruments de premier plan ont des chances d'atteindre leur point d'équilibre (son direct/son réverbéré) au même endroit. Dans ce cas, il ne peut y avoir de notion de profondeur, une fois que ce point est dépassé.

Un chef me disait que ce plan était atteint derrière lui, ce qui fait que dans une salle, les plans sont quasiment inexistants sauf, peut-être dans les premiers rangs. Si la scène n'est pas très profonde, les instruments du fond, en classique, peuvent même donner l'impression d'être au premier plan.

Il y a des cas où cet équilibre est rompu, notamment dans le jazz où les instruments les plus directifs sont souvent au premier plan. Cela ne facilite pas l'enregistrement utilisant une base stéréo simple.



Je ne suis pas tout à fait d'accord !

C'est plutôt l'inverse : dans les premiers rangs (même d'une bonne salle), tout est sur le même plan... et parfois on entend vraiment mal les vents qui sont dans le fond de l'orchestre (l'orchestre est sur une scène surélevée d'environ 1,3 m et le son passe au dessus de la tête des premiers rangs du public : généralement les 10 premiers rangs sont de très mauvaises places!). Au bon endroit, on entend en largeur, en profondeur et en hauteur.

Dans une bonne salle, ni trop réverbérée ni trop sèche, on entend très bien les plans sonores de l'orchestre pour autant que j'ai pu en juger dans les salles de concerts fort nombreuses dans lesquelles j'ai entendu des concerts.

Et cela dépend grandement du chef d'orchestre : certains dirigent compact, d'autres d'une façon très transparente.

Deux exemples :

première catégorie : Daniel Barenboim

Deuxième catégorie : Georg Solti

Dans la même salle et avec le même orchestre....

Et cela dépend aussi énormément de la musique, elle même !

Cette notion de plans sonores est très différente selon les époques et selon l'orchestration (en plus du chef et de la salle !) : certaines oeuvres ont un son plus ramassé, plus compact que d'autres.

Deux exemples :

Première catégorie : Symphonies de Brahms

Deuxième catégorie : Sacre du printemps de Stravinsky, Daphnis et Chloé de Ravel.

D'ailleurs Brahms sonne moins bien dans le Théâtre des Champs Elysées (assez sec) que les seconds : car la fusion des pupitres ne se fait pas à la hauteur de ce que veut le compositeur.

Pire la Huitième de Bruckner fondée sur des grands à plats organistiques avec des pics soudains suivis de silences qui doivent résonner y est quasi injouable (bien qu'elle y soit jouée...) comme l'a confirmé Bernard Haitink dans un entretien ancien publié par Le Monde.

Alain
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Message » 03 Mai 2009 14:04

FDRT a écrit:Bref, je suis d'accord pour dire que la notion d'image dans toute sa largeur, profondeur (et aussi, hauteur) est une notion plus audiophile que mélomane.

C'est la réflexion que je me faisais l'été dernier lors des concerts de Jordi Savall dans l'abbatiale de Fontfroide.
Connaissant très bien les oeuvres jouées que j'avais écoutées mille fois en cd, il m'était apparu évident que l'acoustique réverbérante d'un lieu de culte ne pouvait donner qu'un résultat plus global et moins étagé. Cela ne m'a d'ailleurs pas dérangé.
Je ne suis pas certain que ce soit le cas pour chaque salle de concert mais bien souvent, il faut admettre que ce que l'on entend sur un disque est plus une "interprétation" qu'une restranscription réaliste du concert. Les deux sont intéressants.

Là, je parle de grandes formations.
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Message » 03 Mai 2009 14:26

haskil a écrit:
Je ne suis pas tout à fait d'accord !

C'est plutôt l'inverse : dans les premiers rangs (même d'une bonne salle), tout est sur le même plan... et parfois on entend vraiment mal les vents qui sont dans le fond de l'orchestre (l'orchestre est sur une scène surélevée d'environ 1,3 m et le son passe au dessus de la tête des premiers rangs du public : généralement les 10 premiers rangs sont de très mauvaises places!). Au bon endroit, on entend en largeur, en profondeur et en hauteur.

En fait, la distance n'y est pour rien dans ce cas. Le fait d'être en contrebas fausse nécessairement la perspective. D'une certaine façon, cela ne ferait que confirmer que plus on est près, plus les plans lointains paraissent éloignés mais, en contrebas, on est effectivement en-dehors de l'axe d'émission des cuivres qui perdent beaucoup en niveau. C'est de l'acoustique basique. La conception de la salle joue donc un rôle considérable.

La distance dite critique varie suivant de nombreux facteurs dont le nombre de personnes présentes ce jour-là. Salle vide, ce point se situe plus près de l'orchestre et assez souvent en limite de scène (souvent ne veut pas dire toujours) puis s'avance dans la salle au fur et à mesure que le public est en nombre, le temps de réverbération étant de plus en plus court.


Dans une bonne salle, ni trop réverbérée ni trop sèche, on entend très bien les plans sonores de l'orchestre pour autant que j'ai pu en juger dans les salles de concerts fort nombreuses dans lesquelles j'ai entendu des concerts.

...très marqués si on est en-dessous de la distance critique et plus assez si on la dépasse. C'est le cauchemar des prises de son naturelles en live. La mise en place des micro convenant lors des répétitions ne convient plus quand le public est là. Un truc pratiqué de longue date est d'utiliser des micros cardio ou infra-cardio lors de la mise en place et de les remplacer par des omnis pour enregistrer le concert.

Et cela dépend grandement du chef d'orchestre : certains dirigent compact, d'autres d'une façon très transparente.

Pas facile à quantifier.

Deux exemples :

première catégorie : Daniel Barenboim

Deuxième catégorie : Georg Solti

Dans la même salle et avec le même orchestre....

Et cela dépend aussi énormément de la musique, elle même !

Cette notion de plans sonores est très différente selon les époques et selon l'orchestration (en plus du chef et de la salle !) : certaines oeuvres ont un son plus ramassé, plus compact que d'autres.

Deux exemples :

Première catégorie : Symphonies de Brahms

Deuxième catégorie : Sacre du printemps de Stravinsky, Daphnis et Chloé de Ravel.

D'ailleurs Brahms sonne moins bien dans le Théâtre des Champs Elysées (assez sec) que les seconds : car la fusion des pupitres ne se fait pas à la hauteur de ce que veut le compositeur.

Pire la Huitième de Bruckner fondée sur des grands à plats organistiques avec des pics soudains suivis de silences qui doivent résonner y est quasi injouable (bien qu'elle y soit jouée...) comme l'a confirmé Bernard Haitink dans un entretien ancien publié par Le Monde.

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Message » 15 Mai 2009 0:01

Le "pipotron"!

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chounim a écrit:Bon je savais pas trop ou poster, mais je crois que ca a sa place ici :
http://laurentdrouvot.chez.com/Pipotron.htm.html
un petit moment détente :lol:

Paull
 
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Message » 27 Mai 2009 17:58

Sans vouloir relancer la polémique, je voudrais juste apporter une petite réflexion.

Comme l'expliquait Philippe Müller dans je ne sais plus quel sujet, les micros, lors de l'enregistrement, ne sont pas là pour jouer le rôle des oreilles mais pour transformer le son en signal électrique.
Ensuite, la chaîne hi fi, par le procédé inverse, reconstitue les ondes sonores qui avaient été captées par les micros.

Par cette technique, on peut enregistrer tout et n’importe quoi. Et on le fait d’ailleurs, je pense aux disques « test » avec des bruits de verre, de cloche et de mouches qui pètent.

J’en arrive à mon idée : à partir du moment ou l’enregistrement est fait en live, c’est-à-dire où les artistes, instruments, objets ou je ne sais quoi sont enregistrés au même endroit, au même moment, n’y a-t-il pas une notion de fidélité lors de l’écoute?

Que la musique soit acoustique ou électronique, pop rock ou classique, orientale ou septentrionale, qu’est-ce que ça change ? Je suis toujours capable de dire que je reconnais ou pas le son d’une guitare électrique jouant sur son ampli Marshal, du moment que celui-ci est enregistré proprement. De la même façon, pourquoi ne pas prendre, par exemple Vincent Bidal et son piano, et les remplacer par Mark Knopfler, sa guitare et son ampli dans le studio Passavant. Ne pourrait-on pas parler de fidélité, lorsqu’on écoutera le disque chez soi ?

Evidemment, on exclura toujours la techno, les albums studio à l’image stéréo artificielle ou reconstituée, etc…Mais mon opinion est que l’idée de haute fidélité est indissociable de la notion d’enregistrement live.

Qu’en pensez vous ?
boris_da
 
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