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Discussions sur le matériel Haute-Fidélité

Lecteurs CD Naim, Classé, Audio Research, Sphinx, Krell

Message » 08 Mai 2005 21:38

Salut à tous. ;-)


Voilà maintenant quelque temps que mon père et moi étions à la recherche du lecteur CD qui comblerait nos oreilles. Aujourd’hui, après quelques (longs) mois d’écoutes, comparaisons, recherches, le choix est fait. Voici un petit compte-rendu des différentes écoutes que nous avons pu faire avant de trouver notre bonheur, que dis-je, l’évidence même de LA source qu’il nous fallait.

Commençons par un bref résumé descriptif des deux intéressés, en l’occurrence mon père et moi, car je pense que quand on lit un compte-rendu d’écoutes, il est intéressant de connaître les goûts, attentes, habitudes, bref, ce que j’appellerai la « culture Hi-Fi » des auditeurs en question.
Notre approche de la Hi-Fi, donc, est celle d’amoureux de la musique avant tout (famille de musiciens oblige ;-)). Ce que j’attends d’un système Hi-Fi, c’est qu’il me procure de l’émotion, que je rentre dans la musique et qu’il me donne des frissons. Les critères de bande passante, dynamique subjective sont secondaires. Je privilégie la finesse de la restitution, la subtilité, le naturel des timbres, l’aération... J’écoute beaucoup et souvent longtemps, donc les systèmes démonstratifs ou avec la moindre dureté/acidité me fatiguent très vite et ne me plaisent pas. Donc sont exclues les écoutes brillantes, montantes, « rentre-dedans »…
Bien, après cette courte présentation, nous allons pouvoir entrer dans le vif du sujet. ;-)


Commençons par le commencement : les premières écoutes ont débuté à L’Auditorium, à Nantes, il y a maintenant quelques mois (c’était en décembre). Au programme, Sphinx Project 32 surtout mais également Myth 9 Mk2 (nous ne savions alors pas encore vers quelle gamme nous nous orienterions). Pourquoi Sphinx et pourquoi un Project 32 ? D’abord, Sphinx parce que la philosophie de la marque est à la tendance finesse, subtilité et raffinement des timbres, bref, pas du « ultra démonstratif qui claque à fond ». Une bonne piste pour des mélomanes, donc. Et Flycom, qui commençait à bien cerner mes attentes, m’avait dit « écoute le Project 32 ». Flycom, c’est le genre de personnage, une fois qu’on le connaît, à qui on a tendance à faire un peu confiance… Il faut dire que l’écoute de son système nous plaisait drôlement et qu’on avait quelques goûts communs. ;-) C’était donc chose faite, nous écoutions Sphinx Myth 9 Mk2 et Project 32 sur un ensemble Projet 8 – Project 18 – Dynaudio Confidence C2, le tout câblé en SilTech. Nous étions accompagnés de Bzh, J2B et X-men, parce que c’est plus sympa entre amis. :P Mmh, beau système ! Branché en comparaison avec le Myth, un lecteur Primare un peu plus cher dont je ne me rappelle pas la référence. Le Primare n’est pas resté longtemps branché : un côté moins subtil, plus démonstratif que le Sphinx, bref, pas pour nous. Le Myth 9 Mk2 non plus. Très bonne machine pour son prix, c’est indéniable, mais ce que nous attendions ne se trouvait pas dans ce budget. Le naturel, la fluidité et la finesse de la reproduction nécessaire à l’émotion désirée, pour être sincère, je ne l’ai jamais retrouvé dans des appareils de ce prix.
C’est là qu’a débuté une grande histoire d’amour avec le Project 32. :D Les concertos pour deux violons de Bach (BWV 1043) dirigés par Pinnock (chez Archiv) montrent un équilibre fabuleux à nos oreilles : chaque instrument est à sa place, sans empiéter sur un autre, magnifiquement timbré, quel raffinement du médium/aigu ! Cà chante, c’est mélodieux, c’est fluide, incroyable, quel feeling ! La scène sonore est fabuleuse de précision, ce qui rend la restitution d’un naturel, d’un « véritable » fabuleux. Ici, point de démonstration, d’agressivité ou d’acidité : on est dans un univers de finesse, de cohérence de l’équilibre subjectif et de respect des timbres, bref, un univers un peu « magique » qui fait vivre la musique et qui me touche.
Joni Mitchell, la vedette du moment, qui nous chante The Sire Of Sorrow (tiré de l’album Travelogue), est tout aussi émouvante : une grande fluidité, beaucoup de naturel, l’équilibre est superbe à mes oreilles, avec beaucoup de matière sur la voix. Les chœurs prennent place bien en profondeur entre le milieu et la droite de la scène, avec une articulation peu commune. L’orchestre se déploie dans une scène sonore tri-dimensionnelle, très profonde, la localisation des instruments est superbe, tout reste à sa place sans effet de projection ou de « brillance ».
Les disques se succèdent, Bernstein, Eddy Mitchell, avec plus ou moins de réussite. Eh oui, plus ou moins, car malgré tout, le couplage des enceintes dans la pièce n’est pas des plus aisé (c’est qu’il faut de la place pour des C2 ;-)) et le registre grave est très décevant, mais je ne me fait pas trop de soucis sur ce point. La scène sonore n’est pas des plus large non plus, mais qu’importe, le plaisir est là et le bas-médium/aigu est d’un raffinement hors paire, j’adore. Passons à la suite des écoutes, celle-ci n’étant qu’un avant goût et n’ayant pas pu être très longue.


La suite de l’aventure se poursuit chez Hi-Fi 35 cette fois. Rennes c’est plus prêt, c’est plus pratique. :D Le temps de faire connaissance avec les maîtres des lieux où nous sommes très bien reçus, nous discutons avec M. Nicolas de nos goûts, de musique, de Hi-Fi… Bref, de ce qui nous intéresse. ;-) Rendez-vous est alors pris pour écouter Naim Audio CDX2, Classé Audio CDP-100 et Audio Research CD3 Mk2 (l’objet tout particulier de notre visite, n’ayant pas eu d’échos sur les deux autres appareils). Les écoutes se font sur Nautilus 802 D, ensemble préampli/ampli Classé Audio de la nouvelle génération (je n’ai pas les références) et je n’ai plus la référence des câbles. Et cette fois, Flycom est présent, avec mon père, ma mère, Bzh et moi.
On commence avec le Classé Audio. Et on commence avec Joni Mitchell, toujours la même piste (8 du premier CD), que tout le monde en présence connaît bien. Comme à chaque écoute d’un système inconnu, il faut un temps d’adaptation… Malheureusement, parfois, le temps d’adaptation peut être un peu long... Des fois il est très long même… Là quand même, le temps d’adaptation est vraiment très long… Bon, finalement, le temps d’adaptation n’y fera rien : pas moyen de rentrer dans la musique !! :o C’est froid, l’émotion ne passe pas, c’est très analytique, fatigant même, j’en ai presque mal au crâne. On a envie de baisser… Et de baisser encore. Mais le niveau sonore n’est pas en question et on n’y fera rien : aucun frisson, écoute très brillante, très analytique (dans le mauvais sens du terme)… :-? On continue tout de même avec Stacey Kent sur l’album The boy next door. Le côté sensuel de sa voix, le swing léger et envoûtant de l’extrait (piste 5, « Say it isn’t so »), n’est absolument pas là. C’est dur pour mes oreilles, ça découpe les déciBels en quatre, c’est très précis mais très ch*ant, ça ne chante pas, ça fait « tchik tchik » dans les aigus sur les cymbales, la musique ne m’envahit pas, elle reste collée aux enceintes, bref, tout ce dont j’ai horreur : une écoute démonstrative à mon goût ! :-( Sur Michel Leeb et le Count Basie Orchestra, : une écoute très brillante, très analytique, pas besoin de s’attarder… Pour le swing et l’émotion, on repassera ! :-? Dernier essai non concluant sur Tori Amos qui donne les même conclusions : Classé Audio, ce ne sera pas pour nous !
Las de ces écoutes, on passe au Naim Audio CDX2 et les choses s’améliorent. C’est beaucoup moins précis, mais ça chante enfin, l’écoute gagne en douceur et en charme. Très nettement mieux à mes oreilles. C’est certes moins défini : le Classé agit comme une loupe en comparaison ; mais Tori Amos redevient la chanteuse sensuelle qu’elle est sensée être. La scène sonore n’est pas fondamentalement meilleure, en fait ça reste encore collé aux enceintes et la musique ne passe toujours pas vraiment. On n’est clairement pas en présence d’un lecteur neutre, mais je préfère ça à la « brutalité » du Classé. Toujours est-il que le grand frisson n’y est pas, alors on passe à l’Audio Research CD3 Mk2.
Et là, ça va beaucoup mieux ! Enfin une écoute fluide ! Cà respire, la scène sonore est immense en comparaison, mais ça ne semble pas être le point fort du système (de l’auditorium ? ;-)) en général. On gagne énormément en aération et les violons du 1043 de Bach ressemblent enfin à des violons : c’est délié, mélodieux, avec une justesse de timbre formidable. Le jeu des cordes basses est beaucoup mieux articulé qu’avec les précédents lecteurs, on suit enfin le violoncelle dans son jeu qui vient soutenir l’ensemble et donner une vie formidable à cette œuvre. L’aération est là, chaque instrument se détache et joue à sa place, même si la scène sonore est très peu profonde en comparaison de l’écoute à Nantes. Un grand feeling, beaucoup de vie et de mélodie. Sur Joni Mitchell, on a confirmation : écoute très naturelle, très fluide, l’équilibre est superbe, point de stress. La voix de Joni a gagné en présence, en matière, je suis enfin touché par la musique. :-) Les disques s’enchaînent et le Requiem de Mozart (par Schreier, chez Philips) est joué avec une performance rare : quelle aération ! Là où des autres sombrent dans une vaste bouillie de voix, ici les cœurs sont bien distincts, avec un sens de la musique, un respect des silences touchant. Le tempo a ralenti, comme j’aime sur les électroniques de haut niveau, et la musique vie, avec ses côtés émouvants, touchants ! L’équilibre est très bon, vraiment du haut niveau, très naturel.
Quelques heures d’écoutes sont passées dans les règles de l’art et avons eu tout notre temps pour faire notre jugement : le CD3 Mk2 sera en test à la maison !


L’aventure se poursuit avec L’Auditorium, pour un prêt du fameux Sphinx Project 32, à comparer en direct à l’Audio Research à la maison, sur notre système. Là se passe quelque chose d’imprévu : M. Richard, au téléphone, nous vente son nouveau produit, un Krell SACD Standard… Mmh, un Krell, j’ai du mal à croire que ça nous aille. Nous lui avons pourtant bien décrit nos goûts et affirmé ce que nous aimions tant chez le Sphinx. Sûr de lui, ce monsieur nous dit « Je vous attends samedi matin, comparaison du Sphinx au Krell sur Project 8 – Project 18 et Evidence Temptation (!!!). Vous repartirez avec le lecteur qui vous plaît le plus, mais c’est évident, vous repartirez avec le Krell. » Ouh là… Voilà un monsieur bien sûr de lui me dis-je ! Bien, nous voici donc rendu de nouveau à L’Auditorium. Premier contact excellent avec M. Richard, très aimable, qui nous invite à nous installer confortablement dans le bô canapé. Pour moi c’est le choc, des Evidence Temptation en vrai, plus grandes que moi (1m93 tout de même…), élancées comme je les aime :D, magnifiques. Le reste est connu, le fabuleux préampli Project 8 et du câblage SilTech, comme d’habitude. ;-)
Sont donc chauds à notre arrivée les deux concurrents, le Sphinx dont je suis littéralement amoureux :-) de part sa finesse, sa délicatesse, sa fluidité, son équilibre, sa scène sonore d’une précision redoutable et surtout son sens de l’émotion intense et le sensé concurrent Krell SACD Standard… Ma foie, il est plutôt beau, ce Krell. Mais comme j’ai un problème d’affection avec le P32 :D, je ne me rends pas compte que ce dernier est moche aux yeux de beaucoup. :lol:
Bien, la bagarre commence avec le P32 et avec Stacey Kent, Say it isn’t so. Immédiatement, c’est la grande claque. :o Là où le même système avec les C2 ne m’avait pas paru brillant, les Temptation rayonnent et c’est magnifique. La voix de Stacey est superbe, d’une matière formidable, le tempo est admirablement lent, ça respire, ça swing, c’est fin, que j’aime ce lecteur !!! Toujours cette précision dans la localisation des instruments qui vient amplifier l’aspect naturel de l’écoute. Pas de doute, ces enceintes sont de haut niveau, très haut niveau ! Pas de doute non plus, le couplage dans la pièce est grandement amélioré par la multiplication des surfaces émissives des haut-parleurs : la contrebasse est tendu et bien présente, rien à dire. C’est vraiment beaucoup mieux qu’avec les C2 et selon moi le couplage avec la pièce y est pour beaucoup, les C2 n’étant sûrement pas mauvaises dans le bas. L’extrait s’achève et j’ai déjà eu des frissons comme il faut… ;-) HA HA, le Krell va avoir du mal ! :D
Nous passons donc au SACD Standard… Et, premier choc : dès les premières notes, l’impertinent affiche une articulation du registre grave supérieure à celle du P32 avec une localisation des instruments en place supérieure… :o (mais alors c’était possible ? :P) Les timbres paraissent déjà somptueux de naturel et de velouté, je suis un peu désemparé… La voix de Stacey arrive et m’achève : quelle sensualité, quel velouté ! Aaah !! Le sax arrive, avec beaucoup plus de présence sur le Krell. Présence ? Non… Qu’est cette présence physique ? La dynamique ? Mais je m’en moque de la dynamique, moi… Ici il ne s’agit pas de cette dynamique subjective, mais de la dynamique au sens propre, ie l’écart de niveau entre les notes. En effet. Le sax arrive strictement avec le même niveau que sur le Sphinx, mais lorsqu’il souffle, là pardon, l’écart se creuse et le Krell « accélère » d’une manière assez déroutante, ce sans le moindre stress, tout en finesse et en fluidité. C’est quelque chose que je n’avais jamais ressenti de la sorte entre deux lecteurs. Et quelle fluidité ! La musique coule, respire, c’est aéré, un feeling formidable et… des frissons ! C’est impossible, le P32 serait surpassé ?! C’est difficile à avouer, mais en effet, le concurrent, sur cet extrait, se comporte un peu comme un P32, mais en mieux… La musique le prouve. L’extrait se fini et je suis déjà surleculté.
Nous continuons sur Joni Mitchell. Et là, c’est l’évidence même, le Krell fait tout mieux, la voix de Joni est plus pleine, la musique respire mieux, la scène sonore est plus profonde, la localisation est bluffante. :o Les cymbales sont somptueuses de richesse, d’harmoniques et de fluidité, ça monte sans accroche, c’est magnifique. :-) Les chœurs arrivent : :o quelle profondeur, quelle maîtrise de la scène sonore ! Tout est parfaitement à sa place dans l’orchestre, « immense » de naturel et d’aération. « Immense » entre guillemets car le Krell ne fait pas dans le démonstratif. La scène sonore n’est pas plus large, elle est simplement plus précise et plus profonde et l’écoute plus naturelle, plus fluide et plus émouvante. L’équilibre est sensationnel pour mes oreilles et encore une fois, les frissons en témoignent. Magnifique. A cet instant, seul un doute reste dans mon esprit : le Krell est il vraiment aussi fin que le Sphinx ?
Et parce qu’il est impératif pour moi de passer le Vivace du BWV 1043 de Bach lorsque je veux juger un système, cette œuvre me touchant énormément (mais l’enregistrement n’étant pas des plus récent), nous passons donc l’extrait tant apprécié « musicalement ». Et, encore une fois, confirmation de la supériorité du Krell à nos oreilles : le suivi mélodique est supérieur, l’articulation du violoncelle est sublime, la scène sonore paraît centimétrique et toujours cette fluidité déconcertante. Le SACD Standard est même nettement plus fin : les violons sont d’un naturel et d’une richesse de timbre déconcertants, ça file sans accroche aucune, pour le plaisir des oreilles, avec un sens du rythme et de l’émotion merveilleux… Beaucoup de frissons sur cet extrait et plus sur le Krell que sur le Sphinx. La messe est dite. Je n’en reviens pas : sur absolument TOUS les critères qui me tiennent à cœur, ce SACD Standard va plus loin que le Project 32.
A ce moment, Sylvain et Magali arrivent, eux aussi avec le même à priori que mon père et moi avions avant d’entendre le Krell et nous pouvons donc passer Bernstein (Eiji Oue dirigeant le Minnesota Orchestra, première plage). Encore une fois, le Krell prouve sa maîtrise supérieur du CD : là où le Sphinx accroche un peu (les cymbales de cet extrait très dynamique mettant facilement à mal un système), le Krell affiche une fluidité et un naturel déconcertant. Là encore, on retrouve cette dynamique accrue avec le SACD Standard (le disque y est très propice) très étonnante, qui, même si elle ne faisait pas partie de mes critères de choix, vient ajouter « la cerise sur le gâteau ». C’est magnifique, équilibré, fluide, naturel, avec une scène sonore formidable, et émouvant. Chapeau !
Le Krell s’appelant SACD Standard, il m’était impératif d’apporter le seul SACD que je connaissais bien, Peter Gabriel, Up et nous passons Sky Blue. Moi qui n’avait encore jamais entendu du SACD convaincant… j’ai eu un choc énorme. Jamais je n’avais entendu une telle définition. :o Incroyable, la scène sonore est formidable, une aération énormé et quelle fluidité, quelle fluidité ! :o La bande passante est énorme, ça monte très haut c’est clair, la musique respire et les frissons sont là, bien plus que je n’en attendais. :-)
Nous achevons donc cette virée à L’Auditorium avec un choc intense : la suprématie du Krell SACD Standard là où je pensais le Sphinx Project 32 comme MA référence et nous repartons avec un SACD Standard sous les bras pour aller manger chez X-men, Sylvain et Magali nous ayant gentiment invité à manger et, par la même occasion, brancher le Krell sur leur installation qui avait subit bien des changements depuis la dernière visite. Comme promis, Flycom passe nous faire un petit coucou, mais débordé, comme à l’habitude :P, ne peut rester parmi nous faire quelques écoutes. Comme nous avions rendez-vous le lendemain à la maison pour comparer le CD3 Mk2 au Krell et que Flycom n’était pas sensé libérer son emploi du temps, j’ai rusé et avant qu’il parte, j’ai glissé le SACD de Peter Gabriel dans le Krell, et hop, en route pour Sky Blue… Même réaction que moi, il est surleculté et nous lance un « Bon, j’essayerai peut-être de passer dimanche pour écouter ça… » avant de partir.


Nous voici donc le lendemain. Coup de téléphone. Flycom :D : « Je me libère pour venir, veux-tu que j’amène quelque chose ? – Ma foie, si tu veux bien amener ton Project 8 et deux câbles XLR identiques, on pourra faire des comparaisons directes entre les deux lecteurs. :-) » Voici donc Flycom qui arrive à la maison et nous branchons la bête sur mon système, maintenant libéré de son principal maillon faible, les sources bien en phase. Le temps de faire chauffer le Sphinx, on égalise le niveau des entrées des deux lecteurs (qui a dit que les niveaux en symétrique étaient normalisés ? :roll:) et nous voilà prêt à des comparaisons directes entres les deux rivaux. Comme nous avons quelques disques en commun, il nous restait à synchroniser le départ des plages sur les deux lecteurs et nous pouvions passer instantanément du CD3 Mk2 au SACD Standard, le pied ! :-) Mais mon choix était fait depuis la matinée, ce sans hésitation et les comparaisons directes n’on fait que confirmer. Il en reste que c’est naturellement une affaire de goût. Là où X-men hésitait, préférait tantôt le Krell, tantôt l’Audio Research (plus souvent l’Audio Research d’ailleurs, hein ? ;-)), c’était l’évidence pour moi… Le SACD Standard est LA source qu’il nous fallait.
Les CDs s’enchaînent et aucun ne vient me faire hésiter, mon choix est évident. Le Krell affiche une fluidité supérieure, une écoute naturelle, beaucoup plus de finesse. L’Audio Research montre une scène sonore plus large, mais beaucoup moins profonde et précise. L’écoute de l’AR est plus « masculine », le Krell est beaucoup plus subtile, plus fin. Le CD3 Mk2 apparaît nettement flatteur en comparaison sur certains disques, notamment du piano ou des voix et je comprends parfaitement qu’on puisse lui accorder préférence. Mais pour moi, le naturel du Krell est irremplaçable et là où le clavecin accroche un peu sur l’Audio Research, avec quelques duretés, le SACD Standard file sans aucun stress, avec des timbres magnifiques, toujours cette fluidité phénoménale et ce naturel très poussé. La voix de Stacey Kent est d’un velouté et d’une « épaisseur » sublime avec le Krell. Le SACD Standard m’émeut beaucoup plus. Un feeling, une sensualité et un sens du rythme incroyable… Sur les concertos pour violons de Bach, l’Audio Research affiche des timbres beaucoup moins naturels, moins subtiles, moins riches, une scène sonore moins précise et moins profonde, une moindre aération entre les notes. Les timbres du Krell sont sublimes, c’est mélodieux, avec beaucoup d’émotion. Sur Joni Mitchell, Comes love (extrait de l’album « Both Sides Now »,) même constats : la scène sonore se déploie en profondeur, avec une précision incroyable qui donne une lisibilité formidable à la formation. On retrouve cette dynamique accrue sur le Krell : la monté en puissance de l’orchestre est stupéfiante, aucun stress, la compression semble très nettement diminuée, la musique est libérée, respire, chante… Du bonheur !
Si Flycom, X-men ou Bzh passent par là, peut-être donneront-ils leur avis sur cette écoute. ;-)

Tous les disques m’ont donné ces même conclusions concernant émotion, profondeur et précision de scène sonore, fluidité, naturel, richesse des timbres, sensualité, sens du rythme, bande passante, dynamique (au sens propre du terme) avec le SACD Standard. C’est pour moi l’évidence même. Ce lecteur est tout ce que j’attendais et ce dans une mesure que je n’espérais même pas. Il m’apporte de plus des performances qui m’étaient secondaires.
Nous avons donc maintenant un Krell SACD Standard à la maison et le plaisir d’écoute est énorme. :-)


Si le choix d’une source pour un système Hi-Fi sera toujours une question de goût, il y a fort à parier que ce Krell SACD Standard va faire un véritable malheur dans sa gamme de prix (5 400 €). On commence d’ailleurs à trouver pas mal d’éloges à son sujet sur le net.


Voilà, c’est la fin de ce CR, en espérant que cela puisse intéresser certains d’entre vous et qu’il n’est ni trop long, ni trop court, ni ennuyeux !


Pour finir, je souhaite adresser un grand merci à Hi-Fi 35 ainsi qu'à M.Richard de L'Auditorium, pour leur accueil, leur compétence, leur sympathie et leur professionalisme.


;-)
Vincent
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Message par Google » 08 Mai 2005 21:38

Publicite

 
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Message » 08 Mai 2005 21:45

Félicitations pour le CR :P nos amis bretons sont très en verve en ce début mai..et leurs claviers chauffent pour notre plus grand bonheur :wink:

Blounote :wink:
blounote
 
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Message » 08 Mai 2005 22:02

zolie la bete !!!

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tib tib
 
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Message » 08 Mai 2005 22:10

Merci Blounote ! ;-)

tib tib a écrit:zolie la bete !!!

Il retranscrit encore mieux la musique qu'il est beau. :-) Chapeau bas à Krell.

;-)
Vincent
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Message » 08 Mai 2005 22:23

Effectivement le choix de cette source à été réfléchi, avec des attentes particulières.
Même si je n'ai pas une oreille aussi fine que ceux qui ont participé aux différentes écoutes j'ai par contre des goûts très similaire à Vince35.
J'avais aussi une forte préférence pour le PJ32 par rapport à l'audio Research mais le Krell semble effectivement plus fin, plus agréable à écouter sur la durée (primordial pour moi).

En tout cas très bon CR et merci de m'avoir permis de vous suivre tout au long de cette recherche très instructive.
Bzh
 
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Message » 08 Mai 2005 22:28

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Message » 08 Mai 2005 22:29

Bzh a écrit:En tout cas très bon CR et merci de m'avoir permis de vous suivre tout au long de cette recherche très instructive.

Merci, c'est toujours un plaisir de partager nos écoutes !
;-)
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Message » 08 Mai 2005 22:47

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Message » 08 Mai 2005 22:51

Merci Vincent pour ce CR... pas encore tout lu... mais bon...
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Message » 08 Mai 2005 22:54

voila un beau cr bien fait et plus que véridique dans les propos.....Mais cher Vince avez vous écoutez un Mark Levinson 390s? Au StateS c'est l'ennemi juré du Krell.....
richardpe
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Message » 08 Mai 2005 22:58

Comme on me l'a fait remarquer, j'ai oublié de préciser le prix de la bête : 5 400 €.
outchhhhhh !!!! :roll:


et le prix de celui la ???Image
tib tib
 
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Message » 08 Mai 2005 22:58

richardpe a écrit:voila un beau cr bien fait et plus que véridique dans les propos.....Mais cher Vince avez vous écoutez un Mark Levinson 390s? Au StateS c'est l'ennemi juré du Krell.....

Non, jamais entendu ce lecteur, ni même aucune électronique Mark Levinson d'ailleurs. Oui c'est péché, si j'ai l'occasion de me ratrapper, je n'y manquerai pas.
Il ne tourne pas autours des 9 000 € le ML ?
;-)
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Message » 08 Mai 2005 23:00

ah oui vince , a ce prix ils ont tous le volume variable ??,
Dernière édition par tib tib le 08 Mai 2005 23:01, édité 1 fois.
tib tib
 
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Message » 08 Mai 2005 23:00

tib tib a écrit:outchhhhhh !!!! :roll:


et le prix de celui la

Le CD3 Mk2 est à 6 300 € il me semble depuis la baisse du dollar, soit 900 € de plus que le Krell. ;-) Mais, le Krell a l'avantage d'avoir été conçu tout récemment alors que l'Audio Research à quelques années au compteur.
;-)
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Message » 08 Mai 2005 23:02

tib tib a écrit:ah oui vince , a ce prix ils ont tous le volume variable ??,

Non, pas de réglage du volume sur aucun des lecteurs évoqués.
;-)
Vincent
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