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Discussions sur le matériel Haute-Fidélité

Prise de son selon B. Neveu et G. Cabasse

Message » 04 Sep 2017 22:49

Pour ceux que la musique intéresse , une petite expérience que je viens de faire et qui m'a laissé pantois sur la relativité des progrès en matière de prise de son :

le coffret " Decca Sound The Analogue Years "
le cd 50
la plage 7
Anatoly Liadov : Kikimora
l' Orchestre de la Suisse Romande / Ernest Ansermet

DECCA a eu la fabuleuse idée de donner la prise stéréo , apparemment la première de l'histoire du label
ET la prise mono
les deux faites les mêmes jours ( 14-26 mai 1954 )
l'ingénieur du son n'est pas le même

donc , je passe la prise stéréo de cette oeuvre
puis la prise mono

un doute m'étreint : où sont les différences :o ?

je repasse immédiatement la prise stéréo
et encore tout de suite après la prise mono

conclusion : dans une écoute très concentrée , la prise stéréo semble un peu plus aérée
mais la prise mono a autant de relief , ce qui peut sembler incroyable ...
et elle me semble même plus " physique " !

mais alors qu'a donc apporté la stéréo ?
McIntosh C 2300 et MC 2102 cd Accustic Arts Linn Sondek LP 12 Ittok LVII Lingo 2 Goldring 2500 sacd Pioneer PD6 Magnum Dynalab MD 100 Tannoy Canterbury 15 SE + ST 200 Kimble Fadel Art Stream Line Reference Mogami 2497
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philou3
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Message par Google » 04 Sep 2017 22:49

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Message » 06 Sep 2017 9:58

:o ?? autant j'aime bien les prises mono, mais alors n'entendre des différences que concentré entre les deux ?? ça m'étonne ? la différence devrait être immédiate, sans pour autant dire qu'une est meilleure que l'autre.
Quand la musique exprime l'intelligence du cœur…
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cleriensis
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Message » 10 Sep 2017 16:40

Oui , c'est surprenant , mais il est aisé de faire le test comparatif mono / stéréo soi-même , sur ce cd , à condition d'avoir ce coffret ou de se le faire prêter .


Par ailleurs , comme ce post traite de la prise de son stéréo et ses problèmes , je précise que mes impressions , d'abord liées à ce seul exemple , s'accentuent considérablement à l 'écoute de l'extraordinaire coffret d'enregistrements mono DECCA ci -dessous , dans lequel je suis plongé :

decca_mono_years.jpg


Die-limitierte-Edition--The-Decca-Sound---The-Mono-Years.jpg
Die-limitierte-Edition--The-Decca-Sound---The-Mono-Years.jpg (42.81 Kio) Vu 361 fois



La notice du coffret explique que les ingénieurs de Decca ont d'abord utilisé trois et seulement trois micros électrostatiques omnidirectionnels allemands , construits au départ pour les studios de cinéma .
Au sortir de la guerre et grâce aux avancées de la recherche militaire ( nécessité d'obtenir une détection ultra-précise des empreintes sonores des sous-marins ) , il est possible d'obtenir une bande passante de 40 hz à 14 Khz .
La " Haute Fidélité " est née .
A noter que cette bande passante est très proche de celle que permet la FM actuelle .

Cette bande passante peut sembler limitée par rapport aux exploits actuels du numérique , en tout cas sur le papier .

Mais , dans la réalité de l'écoute , subjectivement , il n'y a pas de sensation de limitation .

Et surtout , je pense que les ingénieurs du son des labels de musique classique devraient prendre le temps d' écouter attentivement ces résultats en mono , tout particulièrement sur le répertoire symphonique .
Ne se sont-ils pas trop souvent perdus dans la technicité en oubliant la nécessaire musicalité du résultat ?

En effet , il me semble évident que ces prises mono des années 50 avaient réussi à capter ce qui manque totalement et cruellement à la plupart des enregistrements symphoniques contemporains , que ce soit chez Decca , Philips , DG , etc , et qui explique cette sensation de malaise et d'insatisfaction du mélomane , de son démonstratif et spectaculaire , certes , mais artificiel , comme décomposé par pupitres , si éloigné du concert et même souvent à peine vraisemblable ou plausible , avec des timbres comme légèrement étranges !

Or , les meilleures de ces prises Decca en mono font redécouvrir la sensation d'écouter de la musique vivante , des instruments qui " respirent " et sonnent comme il faut , dans un espace sonore qui ne fait pas des kms de large et de profondeur mais qui est cohérent , le tout s'accompagnant d'un grand nombre de détails mais parfaitement " fondus " dans l'ensemble ...

La notice apporte une précision capitale , que je reproduis :

" Les micros sont suspendus à environ 3 , 50 m au-dessus de l'orchestre , respectivement au-dessus des pupitres de violons , de bois et de violoncelles et contrebasses et en alimentant avec leurs signaux trois des quatre canaux sur un mixeur de micro fabriqué maison .

Conformément à la philosophie " FFRR " , une fois trouvé un terrain d'entente avec le chef d'orchestre sur les niveaux sonores adéquats pour les passages forts et doux , la musique demeure la seule variable d'ajustement et les ingénieurs de Decca ne touchent plus à leurs commandes de mixage " .


Prenons , de 1949 à 1955 :

Petrouchka et le Sacre avec Ansermet / Suisse romande
le Festin de l'araignée ( mêmes interprétes )
les ballets de Baranovic et Lhotka
les Prokofiev de Boult
les Haydn de Münchinger

Eh bien , il n'y a aucune sensation de manque de relief ou de définition , bien au contraire !

C'est une sensation stupéfiante , en fait , cette simplicité chaleureuse de la restitution , vivante et naturelle , pour l'auditeur habitué aux enregistrements multipistes , multi-micros, hyper-traficotées , avec d'innombrables prises ensuite " montées " ...

( Il faut se souvenir , aussi , que les débuts de la stéréo ont été catastrophiques , par exemple pour le jazz : que d'enregistrements , chez moi , où le batteur est collé à l'enceinte gauche et le saxo collé à l'enceinte droite , sans rien au milieu , sans le moindre espace sonore , à l'opposé de ce qu'on perçoit dans un club de jazz ...
Ces défauts ont été progressivement gommés mais je constate que bien des prises de jazz actuelles gardent un côté artificiel ...)

Bref , n'a-t-on pas enterré bien trop tôt la mono ?

Ne faudrait-il pas tenter un retour aux sources , en essayant d'appliquer ces méthodes de l'ancien temps ?
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Message » 10 Sep 2017 17:25

philou3 a écrit:
Bref , n'a-t-on pas enterré bien trop tôt la mono ?


Moi je vote pour la mono :love:

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Message » 10 Sep 2017 21:25

philou3 a écrit:C'est une sensation stupéfiante , en fait , cette simplicité chaleureuse de la restitution , vivante et naturelle , pour l'auditeur habitué aux enregistrements multipistes , multi-micros, hyper-traficotées , avec d'innombrables prises ensuite " montées " ...


Question à ceux "qui savent": les prises de sons à multiples micros se font-elles avec des micros omnis ou bien cardioïdes?

Par rapport à cette question que tu soulève (réalisme de la scène par rapport à du "live"), je me (et maintenant vous) demande quelle est l'importance de la directivité des micros utilisés (en plus de leur multiplication à gogo par rapport à un couple).
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Micros.....

Message » 10 Sep 2017 23:11

ssebs a écrit:
philou3 a écrit:C'est une sensation stupéfiante , en fait , cette simplicité chaleureuse de la restitution , vivante et naturelle , pour l'auditeur habitué aux enregistrements multipistes , multi-micros, hyper-traficotées , avec d'innombrables prises ensuite " montées " ...


Question à ceux "qui savent": les prises de sons à multiples micros se font-elles avec des micros omnis ou bien cardioïdes?

Par rapport à cette question que tu soulève (réalisme de la scène par rapport à du "live"), je me (et maintenant vous) demande quelle est l'importance de la directivité des micros utilisés (en plus de leur multiplication à gogo par rapport à un couple).


Les micros utilisés en Prise de Son multimicros peuvent être cardioïde, omnidirectionnels ou infra cardioïde appelés parfois cardioïde large .

La question de la directivité et de la position est essentielle. les micros cardios peuvent êtres positionnés plus loin, les micros omni doivent êtres tres proches des instruments sous peine de prendre aussi un instrument voisin. Les micros omni sonnent de façon plus naturelle que les cardios du fait, essentiellement, que le grave des omni descend plus bas........
La réverbération du local d'enregistrement va guider aussi le choix des micros et des courbes de réponse de ceux-ci.
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Message » 11 Sep 2017 10:14

Je me demande ce que donnerai une prise de son de Igor faite en mono :hehe:
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Message » 11 Sep 2017 11:43

Igor Kirkwood a écrit:
ssebs a écrit:
Question à ceux "qui savent": les prises de sons à multiples micros se font-elles avec des micros omnis ou bien cardioïdes?

Par rapport à cette question que tu soulève (réalisme de la scène par rapport à du "live"), je me (et maintenant vous) demande quelle est l'importance de la directivité des micros utilisés (en plus de leur multiplication à gogo par rapport à un couple).


Les micros utilisés en Prise de Son multimicros peuvent être cardioïde, omnidirectionnels ou infra cardioïde appelés parfois cardioïde large .

La question de la directivité et de la position est essentielle. les micros cardios peuvent êtres positionnés plus loin, les micros omni doivent êtres tres proches des instruments sous peine de prendre aussi un instrument voisin. Les micros omni sonnent de façon plus naturelle que les cardios du fait, essentiellement, que le grave des omni descend plus bas........
La réverbération du local d'enregistrement va guider aussi le choix des micros et des courbes de réponse de ceux-ci.


D'acc :wink: ça affine ce que je connaissais.
Je me demandais si "philou3" n'aimait pas le rendu des enregistrements en cardioïde (et proches). Bien sûr ça dépend aussi si c'est un petit studio d'enregistrement super traité ou bien une église avec méga-réverb :D le rapport entre son direct et ambiance ne va vraiment pas être le même.
Je me rappelle qu'il y a 15-20 ans, en classique, les prises de sons étaient passées en très proche (par ex certains cds que j'ai de quatuors, on a l'impression d'être à 1m des interprêtes...). Maintenant ça me parait plus équilibré avec l'ambiance, non?

Tiens, un exemple perso: récemment j'ai acheté un cd de piano sorti en 2007: https://www.jpc.de/jpcng/classic/detail ... um/3879469
Je l'ai choisi parce que j'aime beaucoup l'interprétation, mais côté son, j'aurais préféré plus de proximité, là le pauvre piano me parait hyper lointain dans la salle de concert :(
Du coup je trouve vraiment pas évident, en classique, de trouver un enregistrement qui combine une interprétation ET un enregistrement qui me plaisent beaucoup! :roll:
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