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Projet de fin d'étude "la musique dématérialisée"

Message » 24 Fév 2014 16:45

Bonjour à tous. :D

Cela fait un petit moment que je ne suis pas venu sur le forum, pas par manque d'envie, mais surtout par manque de temps...

En effet, j'ai repris mes études l'année dernière en Licence Design Matériaux et Modélisation (obtenu en juillet 2013) et j'ai commencé en septembre dernier un Master en Management du Design et de l'Innovation. (en alternance)

C'est dans ce cadre que je me permets d'ouvrir un nouveau topic. :idee:

Je dois actuellement définir le sujet de mon projet de fin d'étude et je vous avoue que j'aimerai vraiment que le sujet soit un rapport avec l'univers de la musique Haute Fidélité... :love:

A la base j'ai un profil orienté design de produit et j'aimerai, dans l'idéal, rester dans ce domaine. Néanmoins la subtilité c'est que lorsqu'on commence une démache de réflexion autour d'un sujet on ne sais pas sous quelle forme cela va aboutir : produit, graphisme, espace, service ou bien même un mélange de tout çà.

Je suis actuellement parti sur la base d'un constat : quid de l'album musical en tant qu'objet physique à l'heure du tout numérique ?

Pour être plus précis le thème que je souhaite aborder est le suivant :

"- Musique dématérialisée & mélomane exigeant -" çà c'est le thème général.

Et devant proposer rapidement une problématique pour en débattre avec mon responsable pédagogique j'ai proposé la problématique suivante :

"Comment conserver l’ensemble des caractéristiques intrinsèques d’un album de musique à l’heure du tout numérique ?"

Afin que ce soit plus clair pour ceux que çà intéresse j'ai joints à mon poste une copie de mon support de présentation. Voilà le lien : https://www.dropbox.com/s/hmdlbh1xudpt065/Poster%20FORUM.pdf

Mais cette problématique est loin d'être définitive.

Si je m'adresse à vous aujourd'hui c'est pour avoir un retour critique sur ce sujet. Qu'en pensez-vous, est-ce porteur selon vous ?

Si vous avez constaté des problèmes récurents dans le domaine de la Hi-Fi et que vous n'y avez jamais trouvé de vraie solution, n'hésitez surtout pas à les aborder ici et à proposer vos points de vues et idées. C'est aussi le but de mon poste.

Je cherche a identifier un problème qui pourrait être la base de mon projet de fin d'étude...

Le développement de mon PFE va s'étaler d'avril 2014 à septembre 2015, soit un an et demi. Vous l'aurez compris il s'agit là du projet clé dans la réussite de mon Master.

Merci pour votre attention. J'espère que certains d'entre vous prendront le temps de me donner leur point de vue. :thks:

Cordialement,

alixcaro
Dernière édition par alixcaro le 25 Fév 2014 15:56, édité 1 fois.
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Message par Google » 24 Fév 2014 16:45

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Message » 24 Fév 2014 21:37

Bonjour,

Bravo pour ce projet !

Une première observation : l'intitulé est très vague et assez éloignée de son contenu, ce qui est dommage, car ce contenu est assez intéressant.

Le projet ne tournerait-il pas autour de la question suivante : l'album de musique survivra-t-il à la dématérialisation ? Le projet ne serait-il pas plutôt alors : La survie de l'album de musique à l'heure de la dématérialisation ?

Répondre à cette question exige préalablement de rechercher une définition de l'album de musique, obligation de définition qui contient en elle-même une recherche sur le mode de consommation de la musique, mais aussi sur son mode de production : un album est souvent une oeuvre artistique, pas une simple accumulation de titre. C'est si vrai que certains album ont une ouverture et un final qui encadrent les différentes plages.

Beau travail en perspective !

Bon courage et bon succès à toi.
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Scytales
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Message » 24 Fév 2014 22:08

Salut.
Perso je trouve l'idée super intéressante.
Cela dit je ne suis pas certain que la réponse que tu veux apporter au problème satisfasse les férus de musique "matérialisée" qui souhaitent avant tout le contact avec l'objet et le plaisir de mettre la galette dans le lecteur.
A moins que j'ai mal compris.
Gort'h
 
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Message » 25 Fév 2014 0:56

Merci beaucoup pour vos retours Scytales et Gort'h !!! :thks:

Je pense que vous avez raisons tous les deux, surtout toi Scytales, je dois voir mon responsable demain pour en parler, je vous tiens au courant , mais pour ce soir il est un peu tard... :zzzz:

Merci en tous cas c'est très important pour moi d'avoir des avis extérieurs.

En attendant si d'autres personnes ont des idées ou des critiques à formuler je prends !

A demain ^^ ;)
alixcaro
 
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Message » 25 Fév 2014 13:45

La suite !

J'ai donc eu un entretien avec mon responsable pédagogique aujourd'hui.

Son retour à été assez proche de ce que disait Scytales dans le sens qu'avant toute chose je dois commencer par me poser la question de la définition des termes importants :

Qu'est-ce que la musique ? Qu'est ce qu'un mélomane/auditeur exigeant ?

Pour le moment je suis en phase d'exploration et d'identification d'une problématique pertinente et porteuse. Si j'ai commencé par orienter mon sujet sur l'album de musique en tant qu'objet c'est que j'ai posé toutes les idées qui me venaient à l'esprit sur papier par le biais de ce qu'on appelle communément une carte mentale et que je me suis rendu compte de ce problème qui se pose avec la musique dématérialisée.

En voilà une copie : https://dl-web.dropbox.com/get/PFE/screenshot%20carte%20mentale.jpg?_subject_uid=107496899&w=AACLQKM2n7JR2LRwqKO847dWqZ7UT5OEfhEUSqFEU6aiNQ

Cependant, avec vos retours et celui de mon responsable je constate qu'elle n'était pas complète.

Je dois donc la développer, mais aussi, dans un premier temps, ne pas me focaliser uniquement sur la haute fidélité et avoir une vision plus objective. L'idée est de se recentrer sur l'usager, l'auditeur qu'il soit ou non exigeant. Parce que finalement on est exigeant en fonction de la technologie disponible, de notre vécu et de nos connaissances... D'où le fait de parfois parler d'éducation de l'oreille. D'ailleur j'ai beaucoup aimé une des réflexion de mon responsable :oldy: :
"finalement le summum de la haute fidélité ne serait-il pas d'avoir à domicile un orchestre ou groupe avec de vrais instruments utilisés par des robots capables de reproduire le doigté de chaque artiste ?"

Si dans des fourchettes de prix équivalentes certains préfèrent acheter un casque Beats plutôt qu'un B&W, qu'un Fidelio ou encore qu'un Sheinneser c'est qu'en dehors de la puissance marketing des marques les exigences diffèrent d'un usager à l'autre.

Et si il y'a bien une chose à retenir sur la manière de travailler d'un designer, c'est qu'il doit observer et comprendre les usagers en premier lieu pour apporter une réponse qui soit au plus près de ses attentes et besoins. :grad:

Finalement la musique correspond à l’émission de fréquences sonores, au déplacement de l'air dans l'espace. La musique ne s'écoute pas seulement, elle se ressent. J'ai en mémoire un reportage dont le thème était la musique pour les sourds. Ils n'entendent pas mais peuvent ressentir les vibrations. Plusieurs sens sont donc mis à contribution.

Le type d'enregistrement (studio, live, acoustique...), l'état d'esprit de l'auditeur, l'atmosphère dans laquelle on se trouve, être seul ou plusieurs, autant de paramètre que je dois prendre en compte.

Il faut donc que je revienne un peu en arrière dans ma démarche puis que j'ouvre le champ de recherche pour que cela me permette de bien cerner ce qu'est un mélomane exigeant en posant des questions autant aux néophytes qu'aux experts... on se rapproche donc de la vision de Gort'h :
"je ne suis pas certain que la réponse que tu veux apporter au problème satisfasse les férus de musique "matérialisée" qui souhaitent avant tout le contact avec l'objet et le plaisir de mettre la galette dans le lecteur"


Bref, pas mal de boulot en perspective.

Si vous souhaitez rebondir sur mon post n'hésitez surtout pas !
alixcaro
 
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Message » 25 Fév 2014 14:29

tu pourrais modifier le titre de ton fil en y ajoutant par exemple la notion de dématérialisation.

ta recherche me semble pertinente et
je te souhaite bon courage dans ton étude :ohmg:
:)
baldabiou
 
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Message » 25 Fév 2014 15:57

Merci baldabiou pour le commentaire j'ai fais la modification !
alixcaro
 
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Message » 26 Fév 2014 2:16

Salut,
Quelques idées qui me passent par la tête en vrac :

Du temps de la musique matérialisée, un album était une oeuvre imposée par le support. Souvent une suite de chansons.

La dématérialisation a éliminé la pertinence de l'album en tant que réunion de chansons. Restent les oeuvres de longue durée. L'album Oxygène, de Jean-Michel Jarre, par exemple, ne peut pas se diviser en suite de chansons. Un concert où Oum Kalsoum développe une seule chanson sur quarante minutes non plus. Et bien des formes musicales de classique ont une durée assez longue : messes, symphonies... Elles demeureront en l'absence d'album matériel. Et les oeuvres encore plus longues y gagnent : opéras et concerts pop deviennent des "albums" à part entière, au lieu de se décliner en double, triple album ou coffrets, comme auparavant. Quoique ces derniers s'imposent davantage en format vidéo que audio seulement.

Du point de vue de l'usager, la question de l'album dématérialisé pose la question suivante : écoute-t-on de la musique juste pour accompagner une conversation ou une activité ? Dans ce cas, une suite infinie de morceaux fera l'affaire.
La notion d'album impose une écoute attentive et continue pour en apprécier le développement. Là, l'évolution de la technologie joue contre l'oeuvre : des loisirs tels qu'Internet, jeux vidéos ou home cinema ont pris la place que pouvait occuper l'écoute purement mélomane dans notre emploi du temps.

On peut aussi considérer deux types de dématérialisation : celle qui consiste à numériser ses albums, à se constituer une playlist contenant toute notre discothèque, et celle qui consiste à écouter de la musique en streaming. L'expansion de Youtube a été foudroyante, à tel point qu'on a aujourd'hui à portée de clic, à vue de nez, l'équivalent de cent fois le catalogue d'une grande Fnac !

La notion d'album revient d'ailleurs au galop, avec des utilisateurs qui constituent des listes de lecture sur Youtube, ou des vidéos de une heure qui sont des compilations de titres sur un même thème.
Pio2001
 
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Message » 26 Fév 2014 3:18

Je te conseille de lire "Le son de l'image" de Jean-Louis Alibert tu y trouveras aussi des idées pertinentes, il me semble aussi qu'une problématique doit être une hypothèse de départ, le questionnement doit venir l'étoffer, mais je ne suis pas ton Maitre de mémoire/responsable péda. :)
manitao17
 
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Message » 26 Fév 2014 8:40

ok avec pio et manitao.

Si tu veux un minimum d'exigence intellectuelle dans ton mémoire, tu dois aborder des sujets comme l'oeuvre au sens artistique et la propriété, ce qui t'amènera à lire Guy Debord ou Gilles Deleuze, ou au moins savoir ce qu'ils ont écrit dit la dessus. Indispensable dans un mémoire universitaire.
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autrichon gris
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Message » 26 Fév 2014 13:02

Sujet très intéressant. J'aime bien ton poster.
Pour moi une question importante est celle des musiciens. Le plus souvent on ne trouve dans les tags que l'auteur/compositeur/interprète principal; Or notamment pour le jazz, connaitre la composition précise de l'orchestre (qui joue de quoi) est indispensable à une écoute éclairée.
Denis31
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Message » 26 Fév 2014 13:35

Wahoo,

Merci à tous pour l'intérêt que vous portez à mon sujet. :thks:

Merci aussi pour les références que vous m'avez apporté, du coup je ne suis pas un grand lecteur mais je vais me procurer les ouvrages dont vous parlez et prendre le temps de les lires.

Je trouve aussi particulièrement pertinente l'intervention de Pio2001 sur le rapport support musical/technologie. J'avais noté la perte de l'album en tant qu'objet comme un inconvénient, mais il est vrai que je n'avais pas pensé à l'apport que cela pouvait avoir pour certaines œuvres comme celles qui ont été cité :

La dématérialisation a éliminé la pertinence de l'album en tant que réunion de chansons. Restent les oeuvres de longue durée. L'album Oxygène, de Jean-Michel Jarre, par exemple, ne peut pas se diviser en suite de chansons. Un concert où Oum Kalsoum développe une seule chanson sur quarante minutes non plus. Et bien des formes musicales de classique ont une durée assez longue : messes, symphonies... Elles demeureront en l'absence d'album matériel. Et les œuvres encore plus longues y gagnent : opéras et concerts pop deviennent des "albums" à part entière, au lieu de se décliner en double, triple album ou coffrets, comme auparavant.


Concernant la question que tu aborde Denis31 (merci pour le compliment d'ailleur :P ) je suis complètement d'accord avec toi et si tu regardes bien mon poster tu verras que je propose une hypothèse qui consisterait à s'appuyer sur des TAGS "évolués" qui permettraient d'embarquer de l'information plus précises sur les musiciens et leur œuvres. Reste à savoir comment l'usager pourra les exploiter... et çà c'est mon boulot de designer ^^

En tous cas cela rassure et fait plaisir de voir que le sujet suscite de l'intérêt de la part des principaux intéressés, cela veut dire que le sujet est porteur ! :D
alixcaro
 
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Message » 26 Fév 2014 14:14

autrichon gris a écrit:Si tu veux un minimum d'exigence intellectuelle dans ton mémoire, tu dois aborder des sujets comme l'oeuvre au sens artistique et la propriété, ce qui t'amènera à lire Guy Debord ou Gilles Deleuze, ou au moins savoir ce qu'ils ont écrit dit la dessus. Indispensable dans un mémoire universitaire.


Je ne connais pas Guy Debord et Gilles Deleuze, mais la notion de propriété est en effet un point majeur dans la dématérialisation.

Un exemple intéressant : dans ma famille, chez mon père comme chez ma mère, l'ordinateur est directement relié à la hifi. Ce ne sont pas des haut-parleurs pour PC qui permettent d'écouter la musique qui s'y trouve, mais bien le système stéréo du salon.
Lorsqu'un ami de passage amène sa musique sur clé USB, on peut transférer les fichiers sur le disque dur de l'ordinateur pour les écouter, et ainsi découvrir des albums intéressants.
S'il y en a qui nous plaisent, on peut ensuite acheter les CD correspondants. On se retrouve alors dans une situation incroyable : pour peu que les fichiers aient été correctement rippés (lossless, par exemple), on a, au retour du magasin, le CD emballé en main, et on ne le déballe pas ! Il suffit de lancer la lecture des fichiers copiés la veille. D'un point de vue matériel, il n'existe aucune différence avec des fichiers que l'on ripperait soi-même à partir du CD acheté, et l'ordinateur est bien la source haute-fidélité principale. Ouvrir le CD pour le ripper et l'écouter nécessiterait un travail superflu.
L'achat du CD devient alors un acte quasi immatériel. On pourrait le payer et le laisser à la caisse, cela ne changerait pratiquement rien à l'affaire. Il nous manquerait juste le livret, qui n'est normalement qu'un accessoire.

On peut également noter que le problème de la copie s'est posé dès l'invention du magnétophone. Puis sont venus les mini-chaînes et platines à cassette, les graveurs de CD, puis les clés et disques durs USB.
Les éditeurs phonographiques ont toujours lutté contre la copie. Des taxes ont été imposées sur les supports vierges, mais tout a basculé avec l'informatique. Un disque dur externe est capable de copier 100 albums en une heure et sans pertes. Et c'est ça qui change tout. Aucune taxe ne peut lutter contre ça.

A ce sujet, est-ce que les disques durs internes des ordinateurs, qui servent à faire tourner Windows, MacOS ou Linux, sont taxés pour compenser la copie privée ? Ce serait une question intéressante : de l'inefficacité d'une taxe, qui, en outre, est due par certains utilisateurs qui ne réalisent aucune copie !

alixcaro a écrit:je propose une hypothèse qui consisterait à s'appuyer sur des TAGS "évolués" qui permettraient d'embarquer de l'information plus précises sur les musiciens et leur œuvres. Reste à savoir comment l'usager pourra les exploiter... et çà c'est mon boulot de designer ^^


Il est difficile de trouver de l'information sur les tags. Un jour j'ai voulu savoir quel type de tags portait l'un de mes fichiers, et ça a été le parcours du combattant. Je crois même que j'ai laissé tomber. C'est peu connu, mais il existe plusieurs standards de tags, tels que l'ID3v2 ou l'APE v2.
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Message » 26 Fév 2014 20:40

Pio2001 a écrit:Salut,
Quelques idées qui me passent par la tête en vrac :

Du temps de la musique matérialisée, un album était une oeuvre imposée par le support. Souvent une suite de chansons.

La dématérialisation a éliminé la pertinence de l'album en tant que réunion de chansons. Restent les oeuvres de longue durée. L'album Oxygène, de Jean-Michel Jarre, par exemple, ne peut pas se diviser en suite de chansons. Un concert où Oum Kalsoum développe une seule chanson sur quarante minutes non plus. Et bien des formes musicales de classique ont une durée assez longue : messes, symphonies... Elles demeureront en l'absence d'album matériel. Et les oeuvres encore plus longues y gagnent : opéras et concerts pop deviennent des "albums" à part entière, au lieu de se décliner en double, triple album ou coffrets, comme auparavant. Quoique ces derniers s'imposent davantage en format vidéo que audio seulement.

Du point de vue de l'usager, la question de l'album dématérialisé pose la question suivante : écoute-t-on de la musique juste pour accompagner une conversation ou une activité ? Dans ce cas, une suite infinie de morceaux fera l'affaire.
La notion d'album impose une écoute attentive et continue pour en apprécier le développement. Là, l'évolution de la technologie joue contre l'oeuvre : des loisirs tels qu'Internet, jeux vidéos ou home cinema ont pris la place que pouvait occuper l'écoute purement mélomane dans notre emploi du temps.

On peut aussi considérer deux types de dématérialisation : celle qui consiste à numériser ses albums, à se constituer une playlist contenant toute notre discothèque, et celle qui consiste à écouter de la musique en streaming. L'expansion de Youtube a été foudroyante, à tel point qu'on a aujourd'hui à portée de clic, à vue de nez, l'équivalent de cent fois le catalogue d'une grande Fnac !

La notion d'album revient d'ailleurs au galop, avec des utilisateurs qui constituent des listes de lecture sur Youtube, ou des vidéos de une heure qui sont des compilations de titres sur un même thème.

Dans la série "non sécable" on trouve aussi les concepts albums où la somme des chansons forment un tout.
Voir même l'album constitué d'un titre unique.
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Message » 26 Fév 2014 22:51

Denis31 a écrit:Sujet très intéressant. J'aime bien ton poster.
Pour moi une question importante est celle des musiciens. Le plus souvent on ne trouve dans les tags que l'auteur/compositeur/interprète principal; Or notamment pour le jazz, connaitre la composition précise de l'orchestre (qui joue de quoi) est indispensable à une écoute éclairée.

On trouve aussi parfois des renseignements sur les instruments..le musicien associé et représentant une marque.
A propos d'albums, au temps du vinyle c'était souvent 8 titres, plus tard avec l'arrivée du CD, le même album était "gratifié" d'un ou deux titres supplémentaires. Avec la dématérialisation on peut supposer qu'il n'y a plus de limite.. la notion d'album est peut être déjà morte ?
wuwei
 
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