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[EDITEUR] Criterion Collection

Message » 19 Mai 2016 10:00

C'est aussi plus à prendre au figuré qu'au sens propre.
Sinon, accessoirement (tiens, là, le choix de l'adverbe est idéal), Orson Welles a porté pour presque tous ses rôles à l'écran un faux nez. Il a toujours été complexé par la forme et la taille de son nez, donc il s'arrangeait pour avoir un postiche ou une prothèse, à part pour les scènes de jeunesse de Citizen Kane ou son rôle dans La Dame de Shanghai.

Bien sûr, quand on atteint les années 70 et que Welles a des problèmes d'alcool manifeste, la manie tourne au grand n'importe quoi, et le pire exemple, c'est La Décade prodigieuse, de Claude Chabrol, le film que Chabrol estimait avoir totalement raté dans sa filmographie (avec Folies bourgeoises). Welles avait choisi un faux nez qui tenait mal et qui était en plus verdâtre sous un certain éclairage. Et Chabrol n'osait pas lui demander d'en choisir un autre. Du coup, les critiques ont tous relevé cette histoire de faux nez, sans parler de grand chose d'autre (ce qui était apparemment pour le mieux, vu la réputation du film).



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https://cinemasojourns.com/2014/03/30/t ... on-welles/
http://www.telerama.fr/festival-de-cann ... 126092.php
Sledge Hammer
 
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Message par Google » 19 Mai 2016 10:00

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Message » 19 Mai 2016 14:58

C'est à dire au sens figuré ..... ?

:o Diable.... c'est beau la création des légendes..... je savais qu'il avait joué dans pas mal de films mais le coup du nez... D'ailleurs à part 2-3 films en tant que réalisateur je ne dois pas avoir vu ses autres films en tant qu'acteur..... :oops:

En tout cas l'extrait est comique... :hehe:
muse92
 
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Message » 20 Mai 2016 17:00

Je me souviens un peu mieux du raisonnement de Welles : Falstaff était pour lui un innocent aux yeux bleus, et donc, soit yeux bleus pour l'acteur soit film en noir et blanc. À l'époque de Falstaff, les lentilles de contact souples commençaient à peine à apparaître, et je ne crois pas que les lentilles de couleur auraient pu être utilisées. Mais effectivement, quand on voit ce choix lié à cette "intégrité artistique", et toutes les contorsions dues au complexe que lui posait son nez, c'est un argument un peu douteux...

Welles préférait manifestement tourner en noir et blanc (et en 1.33). La couleur, il ne l'a pratiquement acceptée que contraint et forcé dans la deuxième moitié des années 60. De fait, on n'a que Une histoire immortelle, Vérités et mensonges et Filming Othello qu'il a faits en couleur, et on peut y rajouter The Other Side of the Wind comme projets à peu près "terminés".

Mais quand il a voulu tourner à la fin de sa vie sa version du Roi Lear, il tenait encore une fois à faire ça en noir et blanc. Il devait tourner ça pour la télévision française, mais les studios de la SFP étaient à l'époque occupés par la production de Cocoricocoboy, et le ministère de la culture (selon la productrice Dominique Antoine, des Films de l'Astrophore, qui a parfois tendance à exagérer) n'a pas voulu intervenir. On leur aurait proposé une station de métro désaffectée, avec l'argument que Welles avait pu faire Le Procès dans la gare d'Orsay et qu'il pourrait donc faire Le Roi Lear dans une station de métro.
Bien sûr, de toute façon, Welles était extrêmement déconsidéré dans ses dernières années. Si même Claude Zidi s'est foutu de lui dans Les Rois du gag (avec le personnage de Robert Wellson, joué par Michel Serrault, qui avait des côtés Kubrick et Coppola mais surtout de Welles), c'est que c'était une cible facile pour beaucoup.
Sledge Hammer
 
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Message » 20 Mai 2016 17:31

Un personnage tellement fascinant, sa page Wikipedia est bien fournie, ainsi j'apprends qu'à l'âge de 13 ans il faisait déjà plus de 80 kg...... (180 pounds) :o
Mais rien que dans le bout partagé de Chabrol on dirait un extra-terrestre.
Parait-il qu'il était fasciné par la corrida et l'Espagne : d'ailleurs ses cendres sont enterrées là-bas.
muse92
 
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Message » 08 Juin 2016 18:03

Sorties Criterion d'août au Royaume-Uni (donc en zone B) :

• Ne tirez pas sur le dentiste (le disque US sort en juillet)

• Bob Dylan Dont Look Back, le documentaire de D.A. Pennebaker sur la tournée anglaise 1965 de Dylan. Il est sorti en US en fin d'année dernière. Ce film, qui est vraiment fondateur pour tout ce qui est documentaire musical, avait déjà été édité en DVD et Blu-ray y compris en France, avec pas mal de bonus sur la dernière édition, mais y a encore du matos qui a été retrouvé et rajouté depuis. Il s'agit aussi d'une restauration 4K (le film a été tourné en 16 mm) à l'occasion de laquelle on a pu enfin transférer les bandes magnétiques sur un magnétophone compatible avec le signal qu'elles utilisaient pour la synchro, ce qui fait qu'il y aurait beaucoup plus d'information audible durant les dialogues. Et c'est important, parce qu'il y a par exemple un passage sur la rencontre Dylan — Donovan où on avait toujours eu l'impression que Dylan voulait humilier ce dernier en montrant leur différence de niveau côté composition. Et, dorénavant, on peut entendre que c'est Donovan lui-même qui demande à Dylan de jouer "It's All Over Now, Baby Blue" après avoir joué un titre à lui.

http://www.dvdbeaver.com/film5/blu-ray_ ... lu-ray.htm
http://www.rollingstone.com/movies/news ... 127?page=3
Sledge Hammer
 
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Message » 16 Juin 2016 23:24

Les sorties Criterion de septembre (US).
Là, il y a à boire et à manger...

• Train de nuit pour Munich, de Carol Reed, un polar d'espionnage anglais de 1940, qui est une pseudo-suite de Une femme disparaît (deux personnages reviennent), par les mêmes scénaristes. Reed ne représente en rien une régression par rapport à Hitchcock, vu qu'il a tout de même réalisé Le Troisième Homme et Huit heures de sursis.

• réédition du coffret Zatôichi, Le Sabreur manchot, cette fois-ci sans les DVD

• Conte des chrysanthèmes tardifs, le chef d'œuvre d'avant guerre (enfin, le Japon était déjà en guerre en 1939) de Kenji Mizoguchi, avec un usage absolument ahurissant du plan séquence, que Mizoguchi a tendance à garder fixe pendant une bonne partie de la scène, avant de procéder à un panoramique qui change radicalement la perspective. Le film figure avec un transfert moyen dans le coffret anglais d'Artificial Eye, là, ça devrait être une restauration 4K.

• Blood Simple, des frères Coen. Le film existait déjà en Blu-ray US chez MGM (c'est Studio Canal qui a les droits pour la France). Là encore nouveau transfert 4K.

• La Féline, de Jacques Tourneur, la première des films d'épouvante produits par Val Lewton pour la RKO. C'est un titre Warner, et l'édition reprend le documentaire produit par Scorsese, Val Lewton, producteur de l'ombre (qui était sorti là aussi chez Warner un peu après le coffret avec la totale).

• Le Décalogue, de Krzysztof Kieslowski. Restauration 4K, et en bonus Tu ne tueras point et Brève Histoire d'amour, les deux épisodes sortis au cinéma dans une version longue.

• La Vallée des poupées, de Mark Robson (qui a fait ses débuts auprès de Val Lewton, soit dit en passant). Avant 50 nuances de Grey, il y a eu... La Vallée des poupées, un autre best-seller hyper-racoleur, vaguement roman à clé et surtout soap opéra sous amphétamines (les pilules sont les "poupées" du titre). L'adaptation pour le cinéma produite par la Fox est une croûte monumentale, dont personne ne sort indemne, un film outrancier complètement kitsch, dont la présence ferait tache dans la collection, à moins que...

• La Vallée des plaisirs/Orgissimo (Beyond the Valley of the Dolls), de Russ Meyer. Satire psychotronique du kitsch hollywoodien, avec tous les potards réglés sur 11. C'est à la fois un film érotique, un récit moraliste, une comédie musicale, une parodie de La Vallée des plaisirs (ça devait être une suite mais la romancière a interdit que l'on reprenne des éléments de son bouquin), et il y a un final qui est proprement sidérant, avec décapitations et nazis. Le tout co-écrit par Roger Ebert, qui était devenu ensuite le critique ciné le plus connu de toute l'Amérique. C'est en tout cas l'occasion de voir ce que Russ Meyer pouvait faire avec un budget plus important que d'habitude.
A priori, pas de différence majeure avec l'édition anglaise Arrow (que j'ai évidemment, si vous avez perçu de l'enthousiasme dans ce que je viens d'écrire), en dehors de quelques suppléments, dont une table ronde de 1992, à l'époque où Criterion faisait déjà une première tentative d'éditer le film.
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Message » 17 Juin 2016 8:46

Sledge Hammer a écrit:• La Vallée des poupées, de Mark Robson (qui a fait ses débuts auprès de Val Lewton, soit dit en passant). Avant 50 nuances de Grey, il y a eu... La Vallée des poupées, un autre best-seller hyper-racoleur, vaguement roman à clé et surtout soap opéra sous amphétamines (les pilules sont les "poupées" du titre). L'adaptation pour le cinéma produite par la Fox est une croûte monumentale, dont personne ne sort indemne, un film outrancier complètement kitsch, dont la présence ferait tache dans la collection, à moins que...


Sharon Tate au casting tout de même :o parait il que c'est devenu culte :hehe:
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Message » 17 Juin 2016 15:20

La Vallée des poupées est vraiment un film infâme, mais tellement outré qu'il en devient comique, et donc culte, un peu comme Maman très chère (le biopic sur Joan Crawford tourné à partir des souvenirs de sa fille adoptive, qui lui voue une haine farouche). C'était un film de prestige qui tente de donner un peu de dignité à des situations hyper-trash (l'histoire multiplie les conflits exacerbés et les situations humiliantes) en les édulcorant, ce qui rend le résultat encore plus daté et vieillot. Le personnage de Sharon Tate en est à un moment réduit à tourner des films érotiques en Europe, et il faut bien entendu que l'on nous en montre quelques bouts, mais pendant une projection, avec un voile qui tombe par moments sur l'écran, etc.

Il y a au moins une scène sidérante de sur-jeu, c'est celle aux toilettes entre Patti Duke et Susan Hayward (qui avait remplacé au pied levé Judy Garland). Ça commence à 1 mn 15 sur cette vidéo :



"Goodbye, Pussycat, meowwwww!"

Sharon Tate joue le rôle d'une fille aux formes affolantes mais à moitié neuneu, et il semble que le réalisateur l'a traitée comme si elle avait le QI de son personnage.
Sledge Hammer
 
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Message » 19 Juin 2016 11:20

Sledge Hammer a écrit:La Vallée des poupées est vraiment un film infâme, mais tellement outré qu'il en devient comique
(...)
"Goodbye, Pussycat, meowwwww!"

Sharon Tate joue le rôle d'une fille aux formes affolantes mais à moitié neuneu, et il semble que le réalisateur l'a traitée comme si elle avait le QI de son personnage.

bon cela dit je viens de re-(? je ne sais plus) regarder en entier 'le charme discret de la bourgeoisie' et faut dire qu'il s'y passe des choses très étranges dans ce film...



Sinon une critique de 'Carnival of Souls' il ne semble rien manquer, une note finale de 4.5/5 avec un "HIGHLY RECOMMENDED" alors que tout le reste est à 5 :ane:

http://www.blu-ray.com/movies/Carnival-of-Souls-Blu-ray/53725/#Review
muse92
 
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Message » 23 Juin 2016 11:40

Quelqu'un sait si Barnes & Noble prévoit de faire ses soldes Criterion en juillet comme les autres années? Je n'ai trouvé aucune annonce sur le net, même sur les forums US je ne trouve que des posts en lien avec 2015 ou avant... :-?
Cedricman
 
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Message » 24 Juin 2016 11:06

C'est bon, j'ai trouvé la réponse à ma question (sur le forum de blu-ray.com tout simplement) : les soldes B&N ont bien lieu, -50% entre le 5 juillet et le 1er août 2016. :wink:
Cedricman
 
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Message » 24 Juin 2016 13:58

Faut envoyer un email à Mr Mulvaney le prochain coup tu auras ta réponse

https://www.criterion.com/help#q19

:wink:
muse92
 
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Message » 24 Juin 2016 17:52

Wholesale, c'est de la vente en gros...
Sledge Hammer
 
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Message » 24 Juin 2016 19:25

certainement mais..... :wtf:

je sais bien que Criterion n'est pas Warner, Universal ou TF1 video mais alors je ne vois pas ce qu'ils entendent en mettant çà dans leur FAQ..... ?
muse92
 
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Message » 24 Juin 2016 20:20

Reçu le Blu Ray Criterion de Lady Snowblood, il met une grosse claque à l'édition Anglaise pourtant réalisé par Arrow, le criterion le démonte littéralement!!! J'attend avec impatience A Touch Of Zen du coup!!!
LINK1976
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