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[UBD & BD] Chappie

Message » 23 Aoû 2015 18:51

Image

chAppIe

Image : ■■■■■■■■□□

Les lueurs du crépuscule de Johannesburg rendues avec un soin de la palette sans égal, haute définition sur les gros plans jusqu'à la perfection absolue du premier pixel. L'intégration des effets spéciaux est tellement épatante qu'on oublie extrêmement rapidement que le robot n'est pas réel, qualité des textures du squelette métallique, travail de dingue absolu réalisé par les magiciens de WETA, tout en fout plein la tronche, Top démo du début à la fin, aucunes séquences inutilement granuleuses, du grand art numérique.

Son : ■■■■■■■■□□

La mention du DTS "bidule machin chose" sur la jaquette laisse penser qu'on va encore en prendre plein la poire mais c'est subtil tout en étant rentre dedans, très varié comme mixage, détaillé, fin, soyeux sur les ambiances et la musique de Hans Zimmer, et tout à la fois extrêmement brutal et profond sur le grave mais sans aller trop loin, un grave contrôlé c'est possible. Deuxième très bonne bande son de l'année qui me rassure et me confirme que, non, mon installation n'a pas de problème, celui qui a mixé Interstellar en revanche devrait peut être consulter un ORL.
Morceaux de bravoures inombrables à rajouter dans un disque de démo (le bombardement depuis les airs par des munitions à fragmentation qui frappent le sol avec une violence qui soulève le sol et le canapé) pour faire une compilation des meilleures séquences pour épater la galerie pour faire définitivement fermer leur gueule à vos invités du soir, ceux là qui ne respectent rien et qui discutent pendant les films !

Le film : ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ +1 ♥ pour le supplément d'âme de la poésie métallique qui crève l'écran et touche directement au coeur.

Époustouflant du début à la fin le film ne ménage pas le spectateur et n'est pas prêt à se brader au premier venu.
Il faut cependant surmonter le casting improbable et pas très engageant, c'est peu dire : Le duo d'artistes est franchement agaçant à certains moments, je pense qu'on touche au "culturel hors des frontières". Peut être que pour les initiés, ceux qui entendent ça en boucle quand ils allument la radio c'est moins choquant mais pour moi ça a définitivement coincé... Je sais pas si j'arriverais d'avantage à me fader un film avec NTM dedans... Ah ben si ça existe en fait, c'est Joey Starr devenu comédien et c'est tout aussi grotesque et insupportable.... :roll:
Même si quelqu'un qui arbore un tee-shirt marqué « Who needs tits » ne peut pas être foncièrement mauvais ! :lol: ... ils installent néanmoins quelque chose qui fait déraper un peu la machine formidablement bien huilée, surtout face au métier de ceux qui leur donnent la réplique, à l'énergie un peu débordante par moments de Dev « exhalté tout le temps » Patel ,fébrile dès qu'il parle, agité, frénétique, limite supportable...
Heureusement l'immense Sharlto Copley, qui arrive à switcher en 2 films du plus pourri des pourris à un amour de robot et parvient ainsi à créer l'illusion parfaite du personnage qu'il endosse, Sharlto arrive même sans être visible à l'écran à imposer sa présence étonnante de grand comédien.
Ensuite, il faut se réhabituer, dans un film sur un sujet sérieux, à un démarrage sur les chapeaux de roues sans d'interminables séquences de palabres inutiles. Là, ça démarre tout de suite, ah bon, on se dit « tu » alors ??.. l'intrigue est lancé à une vitesse jamais vue dans un film. Un peu déroutant...
Il faut enfin composer avec le contexte social bien ancré, ses codes, ses références, le robot qui parle en se mouchant... euh....:o Bienvenue chez les Kaïra... :roll: Etait-ce nécessaire ?... En fait oui ça l'était !

Autant de défauts qui font ses qualités car Neil Blomkamp ne lâche jamais rien, il ne fait aucunes concession sur tous ces éléments et, au terme du film, lorsque tous les points sont finalement reliés on a tout à la fois une parabole sociale, anthropologique même, des milliers d'années d'évolution et d'adaptation à notre environnement, l'homme est l'un des rares animaux à avoir survécu à beaucoup d'autres, tout ça pour en arriver là ???!!! une mitraillette anodisée en rose, plaquée or, et des casquettes à l'envers... ah ouais quand même... !!:o
C'est d'abord un témoignage sur les dérives de l'éducation. Certains devraient passer un permis pour avoir des enfants... l'enfant, ce creuset à nourrir, et tellement fragile, influencé, nourri, formaté du moindre de nos gestes.
Et en même temps une réflexion, pas la réponse comme la propose très hautainement certains films qui nous disent sans complexes faites-ci, faites ça (suivez mon regard...:roll:), une réflexion sur le royaume des possibles de l'Intelligence Artificielle qu'il nous reste encore à découvrir, une réflexion légère cependant mais tellement exaltée, Neill ne triche pas, une parabole, grand film de fiction sur la science, teinté d'une poésie moderne entremêlée de l'amour humain et véritable qu'on tisse avec les gens qui comptent pour nous. C'est traité avec beaucoup de talent et l'envie de passer un beau message tout en divertissant le spectateur, attention les mirettes d'autant que les séquences d'action sont étonnantes de qualité et n'ont pas particulièrement pour enjeux de réveiller le spectateur qui se serait endormi, elles seraient même superflues tant le message du film est amené avec beaucoup de force de conviction. Et pourtant elles sont virtuoses dans leur scénographie, esthétisant jusqu'au moindre détail.

Ça en raconte beaucoup sur l'Homme aujourd'hui, sur notre société, ses espérances, ses rêves et la vulnérabilité de l'amour que l'on construit avec les gens qui nous entourent, combiner un corps humain mais périssable avec une conscience artificielle mais permanente, l'équation impossible... La conscience sur une clé USB...
Ce film me trotte dans la tête depuis que je l'ai vu. Je dois être un gros gnangnan tellement j'ai aimé... pas armé pour affronter la férocité du monde, je suis pas prêt de rouler en Audi... :roll:
chicken run
 
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Message par Google » 23 Aoû 2015 18:51

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Message » 23 Aoû 2015 19:54

vue au cinéma !
je trouve énormément de défauts à ce film, et pourtant comme toi le poulet, quelque chose dans le cinéma de blomkamp m'interpelle et me séduit. à tel point que je vais l'acheter et dans sa version steelbook qui plus est.

depuis district 9 que j'avais vu aussi au cinéma, je ne rate aucun des films du sud africain. tous me paraissent plus ou moins ratés et pourtant chaque nouvelles visions me procure un plaisir certains. c'est incompréhensible, mais c'est un fait !

j'attend donc avec impatience ce que va bien pouvoir faire le bonhomme avec la franchise alien ! :wink:
laurent martiarena
 
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Message » 24 Aoû 2015 10:51

"Raté", je ne serais pas aussi catégorique.... constellé de "trucs difficiles à cerner" ?... peut être.
Est ce volontaire ? Propre à une culture dissemblable à la notre ? Je sais pas dire... mais toujours est-il que le film accumule les peaux de banane (et encore j'ose pas imaginer en VF avec le robot qui doit parler en mode wesh wesh...), et ça crée quelque chose de pas très fluide qui peut même décourager de rentrer dans le film tellement il est parfois très caricatural.
En tout cas certains des éléments du film le sont assurément, au premier rang desquels le cabotinage parfois insupportable du couple de "gangstas"... :roll:

Mais au delà de ces éléments qui sont pour moi de la "spécificité locale" pour nous qui sommes formatés au cinéma américain (et qui du coup seraient presque rafraichissants avec le recul et l'impression très positive que m'a laissé le film), ce qui est très impliquant pour le spectateur dans le cinéma de Blomkamp c'est qu'il livre beaucoup de choses très personelles notamment lorsqu'il aborde des sujets qui lui tiennent à coeur. On peut trouver que c'est très infantile comme approche, j'aime mon papa et ma maman etc, mais dans la mesure où il joue carte sur tables il se dévoile et exprime des peurs, des sentiments qui relèvent de ce qu'on vit lorsqu'on est enfant : (en somme dès l'âge de raison, je parle pas du nourrisson qui à mon sens exprime d'avantage un amour symbiotique) l'amour qu'on porte à ses parents, l'admiration même jusqu'à une forme d'aveuglement, la peur de les perdre aussi et cette angoisse est véritablement chevillée dans les chromosomes électroniques de Chappie. Il grandit et se développe avec cet amour qu'il leur porte, un amour qui est à la fois un cadeau et une malédiction car personne en ce bas monde n'est éternel.

La toute dernière image du film m'a fait trembler de la tête aux pieds. On peut y voir un happy end gnagnan, j'y vois l'expression sincère et totalement transparente non pas d'un rêve de gosse, mais plutôt d'un besoin absolu de sécurité que notre condition de mortel ne pourra jamais garantir. C'est là tout le sens de la vie aussi, apprendre à vivre avec la mort. Le film change la donne. Et du coup la question que laisse en suspens Neill avec cette image étonnante d'une "drôle de famille recomposée" c'est la suivante : "what if....?"... "Et si...." :o
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Message » 24 Aoû 2015 12:24

ben c'est çà qui est étrange avec les films de blomkamp, la première vision peu choquer, voir révulser, et puis si on insiste, si on le revois, à chaque nouvelles visions, le film semble se bonifier. j'arrive même maintenant sur D9 et elysium à faire abstraction de certains "défauts".

j'ais vu chappie en salle en VF, c'est effectivement assez abominable. le doublage français est infâme. je pense qu'en le revoyant chez moi en blu ray et en VO çà va beaucoup mieux le faire.
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Message » 15 Sep 2015 14:14

ah non ce film ne fera pas parti de ma collection ! quel navet !
à 45 ans et à 15, on a trouvé ça super lourd, plat, mou et comme tu dis carrément wesh wesh.
Pas de joli plan, pas d'action, pas de dialogues léchés, ont dirait un clip de Die Antwoord, d'ailleurs il semblerait qu'il ait mis un sacré bordel sur le plateau, jusqu'à s'approprier le film.
bref, aucun intérêt.
bobyback
 
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Message » 15 Sep 2015 15:01

Un gros + 1, bon navet que je ne regrette pas d'avoir juste emprunté et pas acheté... C'est cucu et tellement previsible...

Gil
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Message » 16 Sep 2015 10:18

ta config waaouuu :o :o :lol:
on doit être accroché à son fauteuil !
bobyback
 
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Message » 16 Sep 2015 12:38

bobyback a écrit:ta config waaouuu :o :o :lol:
on doit être accroché à son fauteuil !


Merci :oops:
J'ai travaillé de longues années pour en arriver là. ;)
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Message » 17 Sep 2015 20:50

Bonsoir tous,

J'ai vu ce film sans savoir qui l'avais réalisé : j'ai été assez déçu. En fait, il m'a fait pensé à un film pour lequel j'ai carrément quitté le cinéma tellement je n'accrochait pas : District 9. Un peu le même genre d'histoire en fait.
Puis, j'ai comparé les 2 réalisateurs : No Comment !!!!

J'ai vu mieux en science-fiction..... :-?
agassi
 
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Message » 20 Fév 2016 11:08

agassi a écrit:Bonsoir tous,

J'ai vu ce film sans savoir qui l'avais réalisé : j'ai été assez déçu. En fait, il m'a fait pensé à un film pour lequel j'ai carrément quitté le cinéma tellement je n'accrochait pas : District 9. Un peu le même genre d'histoire en fait.
Puis, j'ai comparé les 2 réalisateurs : No Comment !!!!

J'ai vu mieux en science-fiction..... :-?


:o
C'est sûr qu'il faut aimer le style anticipation et indéniablement ce Chappie porte la patte de son créateur.
On est loin de l'optimisme dégoulinant d'un Interstellar, ici le réel transperce la fiction.... c'est sombre et pas très reluisant, comme le sera peut être (certainement) le futur qu'on se prépare (vite, achetez tous des voitures électriques c'est "écologique" :lol:).
Ce gars a clairement su créer un univers où la désillusion est de mise. Bienvenue dans le futur tel qu'on vous l'avait promis. Je comprends que certains préfèrent tourner la tête et regarder le présent. Si on savait comment était fabriquée la viande qu'on achète on arrêterait tous d'en manger... :-?

Petit up pour signaler l'excellente emission "Faut pas rêver" diffusée vendredi 19 Février sur France 3 et consacrée à l'Afrique du Sud. Où l'on apprend dans une séquence clef tournée à Johannesburg le sens auquel renvoie une scène du film, un endroit où Chappie va trouver refuge... où plutôt en quoi un lieu symbolique qu'on retrouve dans le film porte en filigrane un sens profond pour Neil qui connaît bien sa ville et la signification, la symbolique des lieux qu'elle renferme... :wink:

Et je n'en dirais pas plus, je laisse le soin à ceux qui ne l'ont pas vu de se jeter dessus... le documentaire et le film bien sûr.
chicken run
 
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Message » 14 Mai 2016 23:06

J'ai bien aimé J'adore ce réal.
Mais le son est une pure merveille. C'est du délire. L'image ne reste pas moins. Mon kit d600 m'a littéralement mis au fond du siège.
Totalement jouissif. Énorme.
foxneil
 
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Message » 15 Mai 2016 0:59

J'adore aussi Neill Blomkamp. Pour moi il fait partie des réalisateurs les plus prometteurs avec Duncan Jones.
Aprés un Elysium qui m'avait laissé sur ma faim, J'avais bien aimé Chappie
Il faudrait que je me le remate à l'occasion
Darkhan
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Message » 15 Mai 2016 2:29

Oui je suis bien de ton avis. Il a vraiment une signature graphique. Je trouve techniquement c'est très fort. Les machines sont vrais dans tous ses films. Non il est fort. Y a du boulot derrière.
foxneil
 
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Message » 16 Mai 2016 13:24

Image

• Région : Non zoné (États-Unis)
• Éditeur : Sony Pictures
• Date de sortie : 1er mars 2016
• Format vidéo : 3840x2160 / 24p - HDR10 / BT.2020 - Encodage HEVC - Format 2.40 - Digital intermediate 4K
• Pistes sonores : Anglais Dolby Atmos (Dolby TrueHD 7.1), Français (VFQ) DTS-HD MA 5.1, Anglais Audiodescription
• Sous-titres : Anglais, Français, Anglais pour malentendants

Qualité vidéo : Image
La définition est meilleure, les couleurs et contrastes sont plus stylisés, les noirs sont plus profonds et la gamme dynamique est nettement plus élevée.
Qualité audio : Image
Un mixage impressionnant à la spatialisation subtile, à l'activité surround régulière et aux effets directs (coups de feu) ou indirects (hélicoptère) précis.

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Système de notation Ultra HD Blu-ray :
(Apport vis-à-vis de la HD) Image Spectaculaire Image Marquant
Image Décent Image Modéré Image Insignifiant
Le cinéma du loup
Diffuseur vidéo : LG OLED55C6V Sources : Panasonic DMP-UB900 / Oppo UDP-203EU MRZ
Amplification : Pioneer SC-LX901 Enceintes : Focal Chorus CC700V, Chorus 716V, Chorus 706V, Chorus B8V W, Sub 300P; Klipsch RP-140SA (7.1.4)
le loup celeste
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