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Tout ce qui touche la Haute-Fidélité numérique

Quel DAC a 3K pour une ecoute naturelle ?

Message » 29 Avr 2013 14:07

jpHiFi a écrit:
drovich a écrit:Si je peux me permettre, l absence de preuve ne prouve pas qu un phenomene n existe pas mais seulement que son existence ou son inexistence n est pas prouvée. C est pas pareil. :wink:

Ne pas interner trop vite les temoins donc. :mdr:


drovich a écrit:Sur le sujet câble, j admet que j étais un peu mouche du coche... Je tacherai d y faire attention a l avenir. Merci pour le droit de reponse. je m en tiens la.


Salut drovich,

Chassez le naturel, il revient au galop ... Et il n'aura pas fallu attendre longtemps.


Qu ai je dis de mal qui te gêne ? :roll:
drovich
 
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Message par Google » 29 Avr 2013 14:07

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Message » 29 Avr 2013 14:14

Tu dis ce que tu veux, drovich, pas de problèmes ...
jpHiFi
 
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Message » 29 Avr 2013 14:21

jpHiFi a écrit:Tu dis ce que tu veux, drovich, pas de problèmes ...

Encore heureux dans les limites de la charte mais tu ne réponds pas à sa question.
Gort'h
 
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Message » 29 Avr 2013 14:22

Un exemple amusant, qui n'a rien à voir avec les ABX, mais qui se rapporte aux probabilités:

Il existe une probabilité non nulle qu'en réalité je ne connaisse pas ma mère.
J'en suis conscient : Il se peut que je sois fou. Ou il se peut que la personne qui se fait passer pour ma mère m'ait trompé.

J’emménage dans une commune de 10.000 habitants.
Je demande à mon voisin s'il a la preuve formelle que je connais ma propre mère. Il me dit que non.
J'en conclus -évidemment pas- que cette absence de preuve indique pour autant que je ne connais pas ma mère. Ni que cette absence de preuve augmente la probabilité que je sois fou.
Jusque-là tout est normal.

Par contre:
-- Si j'interroge la totalité des habitants de ma commune et que j'obtiens la même réponse, est-ce que la probabilité que je connaisse ma mère diminue pour autant ? Est-ce que la probabilité que je sois fou augmente ?
-- Est-ce que le fait que les habitants de ma commune sont des gens totalement objectifs vis-à-vis de ma situation rend leur opinion plus ou moins pertinente ?
-- Et si j’interroge la totalité des habitants du continent Américain, qu’en sera-t-il de la probabilité que je connaisse pas ma mère ?
As with amplifiers, you cannot judge a CD player by analyzing its specifications. (Ken Ishiwata)
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Themisto
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Message » 29 Avr 2013 14:24

Gort'h a écrit:
jpHiFi a écrit:Tu dis ce que tu veux, drovich, pas de problèmes ...

Encore heureux dans les limites de la charte mais tu ne réponds pas à sa question.


Quoi répondre à une bréve de comptoir ?
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Message » 29 Avr 2013 14:32

Themisto a écrit:Un exemple amusant, qui n'a rien à voir avec les ABX, mais qui se rapporte aux probabilités:

Il existe une probabilité non nulle qu'en réalité je ne connaisse pas ma mère.
J'en suis conscient : Il se peut que je sois fou. Ou il se peut que la personne qui se fait passer pour ma mère m'ait trompé.

J’emménage dans une commune de 10.000 habitants.
Je demande à mon voisin s'il a la preuve formelle que je connais ma propre mère. Il me dit que non.
J'en conclus -évidemment pas- que cette absence de preuve indique pour autant que je ne connais pas ma mère. Ni que cette absence de preuve augmente la probabilité que je sois fou.
Jusque-là tout est normal.

Par contre:
-- Si j'interroge la totalité des habitants de ma commune et que j'obtiens la même réponse, est-ce que la probabilité que je connaisse ma mère diminue pour autant ? Est-ce que la probabilité que je sois fou augmente ?
-- Est-ce que le fait que les habitants de ma commune sont des gens totalement objectifs vis-à-vis de ma situation rend leur opinion plus ou moins pertinente ?
-- Et si j’interroge la totalité des habitants du continent Américain, qu’en sera-t-il de la probabilité que je connaisse pas ma mère ?


Ah, ça ! Quand on étudie/sonde un échantillon non représentatif, il faut s'attendre à obtenir les résultats que l'on mérite ... :wink:
syber
 
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Message » 29 Avr 2013 14:35

Themisto a écrit:
khaos974 a écrit:La nuance, c'est que ce n'est pas seulement possible, c'est que le fait que le cerveau interprète est incontestable. Et un ABX rate n'est pas significatif, mais des centaines d'ABX rates le sont.

La phrase "un ABX rate n'est pas significatif, des centaines d'ABX le sont" comporte une interprétation de ton esprit. En est-tu conscient ? :wink:

Pas forcément !
Des centaines d'ABX "ratés" constituent une base de données dont on peut dire qu'elle contient des informations qui ont une pertinence statistique: ils représentent un échantillon non négligeable de la population. On pourrait même dire que l'échantillon est représentatif, à la condition de se mettre d'accord sur un intervalle de confiance.
Donc il est légitime de construire sur cette base une approche de type méta analyse. En ce sens, c'est significatif puisque ça permet d'aller plus loin.
Ce qui bien sûr ne préjuge pas du résultat.
C'est mon interprétation des stats' :lol:
A+
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...la raison est une frêle chandelle... pour nous éclairer dans le monde actuel où les charlatans sont légion qui nous susurrent sans cesse à l'oreille: "Souffle cette chandelle, tu y verras bien mieux"
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Message » 29 Avr 2013 14:39

Serais-tu un chouilla bayesien?
:lol:
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Message » 29 Avr 2013 14:45

dinococus a écrit:
Gort'h a écrit:
jpHiFi a écrit:Tu dis ce que tu veux, drovich, pas de problèmes ...

Encore heureux dans les limites de la charte mais tu ne réponds pas à sa question.


Quoi répondre à une bréve de comptoir ?

Sympa de discuter avec vous.
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Message » 29 Avr 2013 14:48

Gort'h a écrit:
dinococus a écrit:
Gort'h a écrit:
jpHiFi a écrit:Tu dis ce que tu veux, drovich, pas de problèmes ...

Encore heureux dans les limites de la charte mais tu ne réponds pas à sa question.


Quoi répondre à une bréve de comptoir ?

Sympa de discuter avec vous.


Ca sera sympa quand:
Vous nous prendrez pas pour des perroquets.
Vous passerez du sens commun au bon sens.

Pour le moment ça restera du dialogue de sourd.
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Message » 29 Avr 2013 14:52

Robert64 a écrit:
Themisto a écrit:
khaos974 a écrit:La nuance, c'est que ce n'est pas seulement possible, c'est que le fait que le cerveau interprète est incontestable. Et un ABX rate n'est pas significatif, mais des centaines d'ABX rates le sont.

La phrase "un ABX rate n'est pas significatif, des centaines d'ABX le sont" comporte une interprétation de ton esprit. En est-tu conscient ? :wink:

Pas forcément !
Des centaines d'ABX "ratés" constituent une base de données dont on peut dire qu'elle contient des informations qui ont une pertinence statistique: ils représentent un échantillon non négligeable de la population. On pourrait même dire que l'échantillon est représentatif, à la condition de se mettre d'accord sur un intervalle de confiance.
Donc il est légitime de construire sur cette base une approche de type méta analyse. En ce sens, c'est significatif puisque ça permet d'aller plus loin.
Ce qui bien sûr ne préjuge pas du résultat.
C'est mon interprétation des stats' :lol:
A+


Avant de parler d'ABX, il faudrait parler de grandeurs physiques et de capacités auditives. Rien que sur ce plan, beaucoup rêvent. L'ABX devrait être réserver aux athlètes ayant prouver leur capacités sportauditives.
Pour le moment, beaucoup trop se pretendent capable voir affirment parcourir le 100 dBmétre en 9,76 spl mais personne ne peut le prouver.
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Message » 29 Avr 2013 15:14

dinococus a écrit:
Gort'h a écrit:
dinococus a écrit:
Gort'h a écrit:Encore heureux dans les limites de la charte mais tu ne réponds pas à sa question.


Quoi répondre à une bréve de comptoir ?

Sympa de discuter avec vous.


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Message » 29 Avr 2013 15:17

DaveStarWalker a écrit:
dinococus a écrit:
Gort'h a écrit:
dinococus a écrit:
Quoi répondre à une bréve de comptoir ?

Sympa de discuter avec vous.


Ca sera sympa quand:
Vous nous prendrez pas pour des perroquets.
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Pour le moment ça restera du dialogue de sourd.


Tu reprends tes vieilles habitudes... Chassez le naturel... :-? :roll:

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Tu as raté un ABX, reussi dans le même condition par quelqu'un d'autre chez IK si ma mémoire est bonne.
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Message » 29 Avr 2013 15:22

dinococus a écrit:
DaveStarWalker a écrit:
dinococus a écrit:
Gort'h a écrit:Sympa de discuter avec vous.


Ca sera sympa quand:
Vous nous prendrez pas pour des perroquets.
Vous passerez du sens commun au bon sens.

Pour le moment ça restera du dialogue de sourd.


Tu reprends tes vieilles habitudes... Chassez le naturel... :-? :roll:

Tu sais que la surdité se soigne très bien de nos jours ?

Allez, bonne continuation...

David :zzzz:


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Tu as raté un ABX, reussi dans le même condition par quelqu'un d'autre chez IK si ma mémoire est bonne.

ABX raté qui n'est pas une preuve en soit...
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Message » 29 Avr 2013 15:23

dinococus a écrit:
Rappelle nous :

Tu as raté un ABX, reussi dans le même condition par quelqu'un d'autre chez IK si ma mémoire est bonne.


Non : mémoire défaillante tu mélanges tout. Mais ça n'est pas nouveau :roll:

Sinon bonne lecture :wink:

materiel-haute-fidelite/test-aveugle-du-samedi-23-cables-echoue-50-50-t29969273.html plus 41 pages.


Bonjour,

CR COMPLET, enfin.

Je pense ne rien avoir oublié. J'ai rédigé cela à la volée : peut-être fôtes et tournures hasardeuses...

(...)

sinon, le système de référence est "on ne peut plus simple" :

Source : Audioaéro Capitol 24/192 (http://www.soundstage.com/revequip/audi ... e24192.htm)
Amplis : McIntosh Mc501 (http://www.stereophile.com/solidpoweram ... index.html)
Enceintes : Micro Utopia BE (http://www.focal.com/fr/enceintes-acous ... pia-be.php) dommage, ils avaient mis des tests en ligne mais plus rien...

Câbles secteur d'origine pour l'ensemble des appareils. Barrette Energia HMS "que j'ai depuis 10 ans"

Câbles de modulation, XLR :

Nirvana Sx-Ltd : http://www.stereophile.com/cables/800nirvana

Câbles HP comparés :

Nirvana Sx-Ltd (idem lien)
Nordstone Classic CL250, 2.5mm², OFC : http://www.norstone-design.com/fr/model/70_Classic.html

Compte rendu détaillé.

Comme promis, voici le compte rendu détaillé de ce premier ABX du samedi 23 juillet, échoué, effectué entre les câbles HP Nirvana Sx et NorstoneClassic CL250. J’ai aussi voulu revenir sur mon état psychologique pendant l’ABX même, élément bien souvent absent des descriptions factuelles.
Toutes les remarques, questions, etc. sont les bienvenues.
J’ai choisi de faire ce CR en 3 grandes parties. Les conclusions provisoires à tirer appartiennent à chacun ici, je ne donne que des pistes, surtout pas des certitudes.

La première partie est consacrée à la préparation de l’ABX,
La seconde au déroulement de l’ABX
La troisième aux remarques et observations rétrospectives à ce 1er ABX; remarques et observations concrètes comme théoriques, méthodologiques et épistémologiques, en vue préparer le mieux possible les 2 suivants.

1. La préparation de l’ABX.

1.1 Le matériel

Tout d’abord, j’ai voulu avoir le système le plus simple et direct possible. Les amplificateurs sont une paire de Mc501 (McIntosh Laboratory), en particulier connus pour un rapport signal sur bruit exceptionnellement bas, une THD également très basse, ceci à toutes les puissances et sur l’ensemble de la bande passante, ainsi qu’une distorsion réduite à sa plus simple expression. Il s’agit par ailleurs d’un vrai montage symétrique. Précision très importante : ces amplificateurs à transistors sont équipés de transformateurs de sortie, solution très peu rencontrée dans l’offre solid state. Ils sont donnés pour 500W sous 2, 4 et 8ohms, mesurés à 750w environ. Tous les renseignements peuvent être pris sur le site du constructeur.

Le Lecteur CD (uniquement) est un Audioaéro Capitol modèle 24/192 (modèle précédent le Mk2, chroniqué dans l’ensemble de la presse française), mis sur le marché en 2001. Là encore, ce lecteur se distingue par des planchés de bruits et de distorsion extrêmement bas, mais, plus utilement par rapport à ma démarche, le Capitol 24/192 est équipé d’un préampli à tubes subminiatures intégré. Le contrôle du volume est entièrement analogique tandis qu’une sortie variable secondaire (numérique ?) existe également. J’ai pris pour habitude de fixer le volume analogique du préampli intégré, puis de jouer sur le volume variable selon les disques : je n’ai jamais constaté de perte de transparence ou de dynamique par exemple. Donc méthode adoptée. Il s’agit d’un lecteur équipé d’un SRC (non débrayable malheureusement) et de prises XLR. Toutefois, le montage n’est pas un vrai symétrique : le signal est symétrisé. Tous les renseignements peuvent être pris sur le site du constructeur.

Les enceintes sont les Micro Utopia Be, Be pour « béryllium », la matière, pure, qui compose le tweeter. Sans entrer dans les détails, l’impédance moyenne est donnée pour 8 ohms (6.4 ohms mini : mesuré par la Revue du Son). L’accord bass-reflex est câlé vers 58hz. La sensibilité, donnée et mesurée, est de 89db/2.83 V/1 m. La réponse en fréquence, donnée est de 50Hz à 40Khz. Feu PAV a mesuré dans l’axe une réponse en fréquence de 60Hz à 20Khz à +/- 2db. Etant une 2 voies, le tweeter de 25mm prend le relais à partir de 2500 hz. Le reste est confié à un Hp de 16.5cm entièrement réalisé par Focal. Typiquement, cette enceinte (grosse bibliothèque : 250x425x380mm pour 17.5kg) se comporte comme un monitor, mais passif : restitution très rapide, transparente, sans concessions, et très peu de colorations. Je l’ai choisi notamment pour ces qualités, vis-à-vis de la petite pièce dans laquelle j’écoute. Le branchement est un mono-câblage. Tous les renseignements peuvent être pris sur le site du constructeur.

Le secteur est très peu traité. Il s’agit d’une barrette filtrée HMSEnergia que je dois avoir depuis une bonne dizaine d’années. Les tests auditifs que j’avais faits à l’époque allaient dans le sens d’une restitution « plus propre » et sans tassement de la dynamique (rédhibitoire à mes oreilles, même avec toutes les « autres » qualités du monde obtenues en parallèle). Tous les renseignements peuvent être pris sur le site du constructeur.

Les câbles secteur d’origine des appareils ont été utilisés. En lisant les remarques de Laurenta (qui estime que les différences entre les câbles HP seraient plus simples à détecter en utilisant des câbles secteurs blindés de qualité), j’avais commandé un jeu de Supra Lorad pour les amplis et le lecteur. Toutefois, la Poste ne faisant pas bien son travail, ce jeu n’a été reçu que le jeudi, par rapport à l’ABX du samedi. Je ne les ai donc pas utilisés. En parallèle, Laurenta m’avait prêté un câble secteur DYI pour équiper le Capitol 24/192. Si j’ai cru constater des changements (lire notamment viewtopic.php?f=1037&t=29964141&p=174886507&hilit=secteur#p174886507), je ne l’ai pas utilisé pour l’ABX, les amplis n’étant pas eux-mêmes équipés de tels dispositifs, tandis que toutes mes écoutes préparatoires avaient été faites avec les câbles secteur d’origine des appareils. Par ailleurs, je n’ai pas vraiment d’avis quant à la conviction de Laurenta (« qui estime que les différences entre les câbles HP seraient plus simples à détecter en utilisant des câbles secteurs blindés de qualité » : qu’il s’exprime sur ce point ici, si besoin) : pas assez de recul notamment. Pour ce qui concerne les Lorad (à présent branchés), tous les renseignements peuvent être pris sur le site du constructeur.

Dans tous les cas, ont été utilisé en modulation les Nirvana Sx, en XLR, pour ce premier ABX. Fondamentalement, il s’agit de câbles symétriques réalisés en fils de Litz, OFC, blindés en FEP et PTFE. Tous les renseignements peuvent être pris sur le site du constructeur.

Ainsi, l’Audioaéro Capitol 24/192 était directement branché aux Mc501. J’avais en amont déterminé le volume de réglage du préampli que je pensais être le mieux adapté, tandis que j’avais réglé la sortie variable sur 10 (20 paliers, échelle logarithmique).

Les câbles Hp comparés dans l’ABX étaient les Nirvana Sx et le Nordstone Classic CL250. Dans les deux cas, il s’agit de câbles utilisant du cuivre OFC. Si celui du Norstone est connu pour être donné à 99.99% de pureté, aucune information n’est donnée dans le cas des Nirvana. Par ailleurs, si le Nordstone Classic CL250, 2.5mm², est donné pour une résistance de 8ohms au km (pas d’autres informations sur les conditions d’obtention de ce chiffre : température ? fréquence ? etc.), avec une capacitance de 55pF/m (mêmes remarques), aucune information n’est donnée pour les Nirvana. Ces derniers sont montés avec des fourches tandis que les Nordstone Classic CL250 sont été utilisés nus. Ces derniers n’ont pas de blindage particulier, au contraire des Nirvana, là aussi câbles en fils de Litz et blindés en FEP et PTFE, à l’instar des câbles de modulation de la marque. Tous les renseignements peuvent être pris sur les sites des constructeurs, toutefois, nous pouvons considérer que les éléments mis en ligne sont peu pertinents car grandement décontextualisés.

Les Nirvana Sx sont donnés pour un prix de vente moyen constaté de 600€ le mètre monté, contre 1.99€ le mètre nu pour les NordstoneClassic CL250.

1.2 La pièce d’écoute

La pièce d’écoute est de surface modérée (environ 18m²) mais avec un volume appréciable (environ 3m sous plafond). Le sol est en parquet massif de chêne très épais. Les murs sont épais, en briques et pierres. A noter que les murs du côté où sont placés les enceintes ne sont pas à angle droit mais forment le haut d’un hexagone irrégulier, le bas de la pièce étant à angle droits (pas simple à expliquer ; regarder les photos ).

Les enceintes sont placées à environ 1.50m l’une de l’autre et éloignées des murs arrières de 40cm environ (évent bass-reflex placé devant). Elles sont légèrement pincées vers l’auditeur (pincement optimal déterminé grâce à un disque test XLO), celui-ci étant placé à 3m environ. Comme le mur arrière est placé à une 40aine de centimètres derrière la tête de l’auditeur, j’ai récupéré un peu de BP dans le bas (renforcement) en profitant d’un léger effet de filtre en peigne. Une grande fenêtre, équipée de rideaux épais en soie, est placée à droite de la pièce. La porte (ou plutôt l’entrée de la pièce), est elle aussi équipée d’un rideau épais, en soie.

Il s’agit donc d’une écoute de proximité, extrêmement précise, comme cela a pu être constaté par FDRT et Boris_da. Les sources ponctuelles, la rampe stéréo sont très précises, et se modifient très peu voir pas selon le placement de l’auditeur dans la pièce, tandis que la scène sonore (taille, profondeur, extension notamment) varie grandement selon les disques et plages reproduits. La BP subjective est extrêmement stable, homogène et droite, même en changeant de place ou de position d’écoute dans la pièce. Par contre, celle-ci est évidemment limitée dans le bas, les Micro Utopia Be ne faisant QUE ce qu’elles savent faire (l’ajout d’un caisson actif équipé d’un Antimode est à l’étude). A noter enfin que la pièce, même à niveau sonore élevé voire très élevé, ne présente pas de résonnances marquées, tandis que la restitution reste stable, claire, rapide, et précise sans duretés particulières. L’ampli pousse linéairement et non en cloche.

J’avais pointé cette limitation de la BP comme un éventuel biais pour l’ABX. Toutefois, après discussion avec FDRT de ce point précis, et le recul, je ne pense pas que cela soit le cas. Aussi parce que 80 si ce n’est 90% des informations musicales utiles sont contenues dans le médium tandis qu’il s’agit de la zone maximale de sensibilité de l’audition humaine.

1.3 Les premières écoutes et le choix des extraits.

J’utilise depuis 7, 8 ans le Capitol 24/192, les Mc501 et les Nirvanas. Les Micro Utopia Be ont été ajoutées il y a une petite année suite au déménagement dans cet appartement, pour convenir à la pièce brièvement décrite ci-avant. Toutefois, je considère parfaitement avoir dans les oreilles ce système.

Or, je dois dire que le branchement des câbles OFC « basiques » a été pour moi… une découverte, voire une révélation. En effet, depuis en gros 15, 20 ans que j’ai eu, dans mes divers lieux d’habitation, des systèmes de reproduction sonore dits de « haut niveau », c’était la 1ere fois que je branchais des câbles « basiques », ou en tout cas économiques !!

Par conséquent, je ne m’attendais pas du tout aux résultats que j’allais obtenir. Résultats excellents, avec ces câbles économiques. Ici viennent mes premières remarques d’ordre « psychologique ».

En effet, il est souvent écristici ou ailleurs que la (haute) qualité sonore et musicale est déduite ou inférée en écoute non aveugle par le prix et l’aspect des produits. Or il est dit que la corrélation est positive, comprendre, « plus c’est beau et plus c’est cher, plus cela sonne bien ». Outre le fait que mon expérience des écoutes de systèmes à tous les prix (de quelques euros à plusieurs millions d’euros) chez moi (maison familiale en Bourgogne avec cette fois une pièce d’écoute de 50m², 3.50m sous plafond, murs en pierre d’1mètre d’épaisseur notamment ; acoustique claire, semi réverbérante ; possibilité d’écouter à niveaux réalistes) et ailleurs (magasins, salons, etc.) a démenti cette corrélation inférée positivement… Et bien là, c’est l’inverse qui s’est produit : j’ai préféré écouter de la musique avec les câbles économiques.

Dans un autre topic, pendant mes phases de préparation j’ai fini par écrire ceci (ce que je maintiens) :

viewtopic.php?f=1037&t=29964141&p=174818678&hilit=opulent#p174818678

C’est pour cela que je parle d’une découverte voire d’une révélation.

A partir de ce moment, l’idée, diffuse, que les câbles audio puissent avoir une signature sonore devint une conviction certaine, mais pour moi. Les soucis viennent lorsqu’il s’agit de démontrer cette conviction personnelle avec un minimum de rigueur, entendu que ce « minimum de rigueur » passe, d’abord, par une démonstration statistique, c’est à-dire un élément extrinsèque et reproductible (a minima par moi) à cette conviction personnelle (qu’elle soit partagée ou non ne change rien, épistémologiquement parlant, quant au travail lié à la charge de la preuve). Par conséquent, un ABX est une démarche absolument pertinente dans ce cas précis.

Pour les disques, j’ai décidé de ne retenir que des extraits que je connaissais parfaitement (ou croyais connaître parfaitement), sous tous les détails. Par ailleurs, la qualité sonore (audiophile ou non) n’a pas été du tout un élément déterminant, sauf pour un extrait… ce qui s’est avéré être une erreur lors de l’ABX.

En gros, il s’agissait surtout de sélectionner le minimum d’extraits possibles, et rendant rapidement discernables les câbles utilisés. Dans l’idéal de mon esprit, à l’époque, 1 extrait, particulièrement pertinent pour diverses raisons, avec un disque. En l’occurrence j’ai choisi Rue des Cascades de Yann Tiersen (http://www.amazon.fr/Rue-cascades-Yann- ... 766&sr=1-1), et en particulier la plage 7. En effet, j’avais remarqué, dans les 20 premières secondes de cette plage, que des petites percussions et divers bruits étaient très discernables avec les NorstoneClassic CL 250 plutôt qu’avec les Nirvana (à ma grande surprise).

En cas de doute lors de l’ABX, j’avais réservé un disque joker, Baldamore du Hadouk Trio (cette fois un disque particulièrement orienté audiophile, voir http://www.amazon.fr/Baldamore-Hadouk-T ... 796&sr=1-1), et en particulier la plage 4 que j’avais cru écouter sous toutes les coutures. Cette fois, ce sont notamment les cymbales, entrant en scène, toujours vers une 20aine de secondes, qui me paraissaient plus définies avec les Nordstone plutôt qu’avec les Nirvana (là encore à ma grande surprise), outre quelques autres détails. Très mauvais choix d’extrait toutefois, j’y reviendrais plus tard.

J’ai eu la démarche de tester divers câbles économiques avant d’en sélectionner 1 : diverses sections (de 1mm² à 4mm²), diverses puretés de cuivre (de 99.95% à 99.99%), diverses tailles de brins (de semi-rigide à souple), arrangements (monobrin plat à multibrins droits ou torsadés) et diverses longueurs (de 1.5m à 2m, les Nirvana Sx mesurant 2.43m pour leur part).

J’ai donc testé, branché, débranché… :

- 1 câble de 1mm² pour 1.5m en OFC 99.99%, semi rigide, monobrin plat spiralé, isolé mais non blindé(voir http://www.norstone-design.com/fr/model ... 100-2.html 9.90€ le m)
- 1 câble de 1.5mm² pour 2m en OFC 99.95%, semi-rigide, multibrins torsadés, isolé mais non blindé (voir http://www.axefil.com/2207-lc1154-bandr ... r-ofc.html)
- 1 câble de 2.5mm² pour 2m puis 1.5m en OFC 99.95%, semi-rigide, multibrins (droits, torsadés ???), isolé mais non blindé (voir http://www.axefil.com/1811-chp254-conne ... c-5mm.html)
- 1 câble de 2.5mm² pour 2m en OFC 99.99%, souple, multibrins torsadés, isolé mais non blindé, le NordstoneClassic CL250 que j’ai finalement retenu (voir http://www.norstone-design.com/fr/model/70_Classic.html 1.99€ le m)
- 1 câble de 4mm² pour 2m en OFC 99.95%, semi-rigide, multibrins torsadés, isolé mais non blindé (voir http://www.axefil.com/1701-chp404h-conn ... c-4mm.html)
- 1 câble de 4mm² pour 2m en OFC 99.99%, souple, multibrins torsadés, isolé mais non blindé (voir http://www.norstone-design.com/fr/model/70_Classic.html 2.5€ le m ?)

Voici en substance ce que j’écrivais ailleurs de ces sessions d’écoute comparatives :

viewtopic.php?f=1037&t=29964141&p=174889651&hilit=opulents#p174889651

viewtopic.php?f=1037&t=29964141&p=174853979&hilit=opulents#p174853979

viewtopic.php?f=1037&t=29964141&p=174854116&hilit=opulents#p174854116

Par rapport à ce dernier lien toutefois, j’ai des changements à effectuer dans les 6 points listés, notamment vis-à-vis des points 2) et 6)

A chaque fois, j’écoutais quelques minutes pour ensuite revenir aux Nirvana est vice versa. Par la suite, j’ai décidé, le week-end, de brancher par exemple les Nirvana le samedi, puis un des câbles économiques le dimanche. Le tout s’est fait d’une façon non aveugle et subjective.

J’ai cru constater diverses différences entre ces câbles économiques, mais cela n’entre pas stricto sensu dans le cadre de l’ABX, tandis que tous ces câbles avaient à mes oreilles une signature sonore remarquablement similaire (mais pas strictement identique donc). Au final, après environ 2 mois de cette démarche, j’ai sélectionné les Norstone Classic CL250, les plus « propres », neutres, droits, à mes oreilles. Toutefois, compte tenu des spécifications des enceintes, des amplis à transformateurs de sortie et des faibles longueurs mises en jeu, aucune différence audible ne devrait être perceptible, entre les Nirvana et ces câbles économiques, et a fortiori ces câbles économiques entre eux.

Si je reste malgré tout persuadé du contraire, notamment après tous ces tests, je n’ai toutefois pas encore pu le démontrer à minima statistiquement avec ce premier ABX.

2. L’ABX

2.1 J-1

J-1, et notamment le soir, fut la journée de tous les doutes. Après le travail, j’ai sorti les amplis de leur meuble pour les mettre sur le tapis du salon (voir photo), et j’ai placé le lecteur cd et sa plaque massive et inerte sur les deux amplis. A vrai dire, à cet instant « T », je me demandais vraiment dans quelle « galère » j’avais mis les pieds !! Quant à mon épouse… no comment !! Comme il était tard, j’ai décidé de placer les caches le lendemain matin. Pas d’écoute. Toutefois, psychologiquement, je me mettais à douter des différences que j’avais cru entendre au cours de mes 2 mois de préparation. J’avais rêvé ? Auto-persuasion ? Etc.

Je me posais des questions aussi sur mes invités : sympas, pas sympas ? Rencontre détendue ou pas ? Tout simplement allaient-ils apprécier mon système ou ne pas aimer ?

Tout se mélangeait dans ma tête. Et outre ces questions : allais-je me ridiculiser dès le premier passage ? La tension et mes interrogations étaient à leur comble et j’ai débuté une mauvaise nuit.

2.2 Le « Jour J »

Détermination, esprit clair, mais tendu. Voici comment j’étais au réveil.

J’ai ensuite mis en place les caches en prenant un maximum de précautions pour que les branchements des câbles Hp soient absolument invisibles, sous tous les angles. Je ne voulais surtout pas risquer, par un coup d’œil malheureux, ou je ne sais quoi, de deviner les branchements. Par ailleurs, les électroniques étaient mises sous tension depuis la veille ou soir, pour être dans mes conditions d’écoutes habituelles.

A vrai dire, lorsque j’ai achevé la mise en place des caches et que j’ai vu l’aspect du salon… je me suis à nouveau demandé ce que j’avais fait… tandis que je remerciais le grand kharma de m’avoir donné une épouse aussi compréhensive. A noter que le « choc » psychologique devant de tels changements, dans un environnement domestique, à vivre, n’est pas du tout négligeable. Il faut le faire pour s’en rendre compte. Ceci mis en place (en gros 11h30), j’ai attendu mes 2 compères. Impossible de manger. Trop nerveux.

J’ai alors appelé Pio2001 qui m’avait très gentiment offert son aide pour déterminer quelques points de méthode. Dans une conversation qui a duré une bonne demi-heure. Nous avons déterminé ensemble que le nombre de bonnes réponses devait être de 16 pour 1 erreur maximale. Ceci pour obtenir un résultat statistiquement satisfaisant.

1heure plus tard est arrivé Boris_da (bon : mec sympa, je me détends mais je parle, beaucoup, pour canaliser ma nervosité). Pas d’écoutes. Environ 1 heure après arrive FDRT (mêmes remarques ; sinon, il s’était trompé de chemin !!). Nous discutons ensemble de la discussion méthodologique que j’ai eue avec Pio2001 et il est décidé que mes deux invités vont faire ensemble les manipulations, essentiellement pour gagner du temps. J’indique aussi que j’ai choisi d’être prévenu à chaque passage des bonnes ou mauvaises réponses données. Ainsi, si je commets trop d’erreurs, qui plus est rapidement, nous ne perdons pas de temps, là aussi. Nous décidons enfin que les réponses soient notées sur une feuille laissée dans la pièce pendant les manipulations. A cette occasion, j’attendrais dans une pièce attenante. Pour ne pas entendre les bruits de manipulation, je décide d’une manière impromptue de mettre de la musique sur un de mes portables (placé dans la pièce où je patiente). C’est sans doute une erreur méthodologique, j’y reviendrais.

2.3 L’ABX

Voici le déroulé des réponses : à gauche ma réponse et à droite, le contrôle de FDRT et Boris_da :

1) Norstone / Norstone. Bonne réponse.
2) Norstone / Norstone. Bonne réponse.
3) Nirvana / Nirvana. Bonne réponse.
4) Norstone / Nirvana. Mauvaise réponse. (là par contre, je suis persuadé du contraire : c’est lors du passage suivant que je vois mon erreur, en lisant la feuille)
5) Nirvana / Norstone. Mauvaise réponse.
6) Nirvana / Norstone. Mauvaise réponse.
7) Nirvana / Norstone. Mauvaise réponse. (utilisation de mon « premier joker », Baldamore, plage 4)
(Réétalonnage rapide ; nouveau disque choisi à la volée en « joker » : Supertramp, album « Crime of the Century », plage 5 http://www.amazon.fr/Crime-Century-Supe ... B000068FY0)
8 ) Norstone / Norstone. Bonne réponse.
9) Nirvana / Nirvana. Bonne réponse.
10) Norstone / Nirvana. Mauvaise réponse. (Là, j’étais ABSOLUMENT persuadé que c’étaient les Nordstone branchés.)

Décision d’arrêter le test car trop d’erreurs accumulées.

Lorsque mes invités sont arrivés, le système était câblé en Norstone. Pas d’écoutes depuis dimanche dernier. Je considérais que mes oreilles étaient calibrées. Avant le 1er passage, je suis donc sorti et FDRT comme Boris_da m’ont fait attendre quelques minutes pendant lesquelles je percevais des bruits. C’est pour cela que j’ai décidé de les couvrir avec de la musique. Pour les manipulations effectuées, merci de voir cela avec eux. En revenant, j’étais tendu mais décidé. On lance le disque (FDRT faisait toutes les manipulations) : trop fort (avaient-ils touché le volume ? Ou alors c’était moi, hier soir, qui n’avait pas placé la sortie variable à 10 ?). Pas grave, je règle, j’écoute 15 secondes environ. Et je donne ma réponse avec une certitude absolue. Norstone. C’est ça.

Deuxième attente, bruits, musique, etc. Je suis toujours très tendu mais content. Pour moi, j’ai absolument reconnu le câble. Ils m’appellent, j’arrive. Le même extrait démarre, j’entends distinctement mes points de repères : Norstone, bonne réponse et même remarque. Certitude absolue. FDRT et Boris notent. Ils cherchent à être les plus neutres et inexpressifs possibles.

Troisième passage, bla, bla. Même extrait, mêmes conditions et mêmes remarques… mais câble différent : Nirvana. Là aussi, je ne doute pas une seconde de l’avoir reconnu. FDRT s’étonne de la rapidité et de l’aplomb avec lesquels je réponds. Pas moi, à ce stade : j’entends (je crois entendre ?) les différents câbles HP.

Arrivé à ce stade, mon excitation est à son comble tandis que je me prends au jeu. J’ai aussi un sentiment de « toute puissance » tandis que je me dis que « l’histoire » est en marche. Je me détends… Quatrième passage. Mêmes remarques. Certitude absolue d’avoir reconnu les Norstone… sauf que ce sont les Nirvana qui sont branchés !! Toutefois, tout à mon excitation, je ne me rends pas compte immédiatement de mon erreur. Je pense alors avoir réussi.

C’est au 5ème passage que je vois que le 4ème a été raté. C’est une vraie surprise mais je ne me démonte pas… Par contre, j’écoute plus longuement l’extrait, j’hésite. Ce qui me paraissait absolument évident lors des premiers passages ne l’est plus. Du tout. Toutefois, je crois reconnaitre les Nirvana au final. Erreur.

Là… Je ne suis pas spécialement tendu, mais plutôt interloqué. Comme je suis têtu et déterminé, je ne me démonte pas. Mais je fais rapidement des calculs dans ma tête pendant mon attente : le nombre de passages pour que l’ABX soit reconnu statistiquement valide devient énorme… Bon, c’est pas grave. Entre temps, j’ai coupé la musique entre les séances d’ABX et j’ai changé de pièce. Tout au fond de la maison. Au calme. D’ailleurs je n’entends plus les bruits de manipulation.

6ème passage. Mauvaise réponse, tandis que j’écoute plusieurs extraits du disque de Tiersen. Toutefois, je garde ma détermination intacte. Je suis au-delà du stress. Je VEUX réussir.

7ème passage. Mauvaise réponse, tandis que j’écoute une nouvelle fois plusieurs extraits du disque et que je passe finalement la plage 4 de Baldamore (comme un espoir de réussite, littéralement comme un talisman). Echec, alors que je suis désorienté et surtout frustré.

Arrivé là, Boris_da propose de faire un réétalonnage en non aveugle. Ce que fait prestement (bouée de sauvetage ?). Quelques secondes, pas plus, de divers extraits. Pour moi c’est ok, on reprend.

8ème passage, je retrouve exactement les sensations nettes que j’avais eues (où cru avoir) lors des 3 premiers passages. A nouveau, quelques secondes suffisent. Je suis regonflé à bloc.

9ème passage : mêmes remarques.

10ème passage : mêmes remarques et…. Erreur. Là je suis juste sidéré car j’aurais mis ma tête sous l’échafaud qu’ils s’agissaient des Norstone branchés. Par ailleurs, toute la série de bonnes réponses avait été obtenue en utilisant la plage 5 de Supertramp, la plage 7 de Tiersen me servant de « vérification » d’une certaine façon.

Arrivé à ce stade, FDRT me propose d’arrêter l’ABX. Je réfléchis quelques secondes (je suis encore la tête dans le guidon), puis j’accepte.

A partir de là, ENORME soulagement… On peut donc commencer à discuter et à faire un débriefing.

3. Remarques et observations rétrospectives à ce 1er ABX échoué.

Les minutes immédiates qui ont suivi ont servi de « sas de décompression ». Toutefois, je ne suis pas sorti plus stressé que cela de l’expérience, malgré l’échec. En effet, j’ai eu la sensation si nette d’entendre les câbles lors des 3 premiers passages que je suis ressorti avec la conviction qu’un ABX de ce type pouvait être réussi. Reste donc à transformer l’essai. Les sous parties qui arrivent donnent quelques pistes, méthodologiques notamment, que je compte tester.

Mais avant d’entrer de plein pied dans ces considérations, je voulais parler du câble FDR Lab

3.1 Surprise : le câble FDR Lab

FDRT n’était pas venu seul : son sac à dos était rempli de divers câbles de modulation XLR : des 2549 de Mogami, et une réalisation personnelle, le FDR câble. Voici le lien qui donne quelques indications techniques : viewtopic.php?f=1037&t=29964141&p=174906109&hilit=FDR#p174906109. A noter qu’il ne s’agit pas à proprement parler d’un DYI, mais « simplement » d’un câble industriel de très haute qualité (pureté de l’OFC), auquel FDRT a soudé les XLR.

LA surprise est venue quand les FDR Lab. ont été branché à la place des XLR Nirvana Sx. Les câbles Hp étaient ceux du dernier passage, les Nirvana Sx. Boris_da avait apporté quelques disques que nous avions rapidement (trop rapidement) écoutés, via le système câblé en full Nirvana, l’ABX achevé. Puis arrive dans ces extraits un concert live de (zut, je ne me souviens plus… Véronique Samson ? ). Boris_da avait notamment choisi ce morceau pour juger du grave. On écoute : ok. Puis instamment, FDRT propose de brancher son « petit gris ». Et là… c’est le drame !! La différence est très, très nette (j’avoue que je suis… décontenancé). Deux améliorations (j’emploi à dessein ce mot) que je remarque immédiatement, et les collègues aussi : le grave est à la fois plus profond, plus propre, plus étendu… et la voix de la chanteuse devient nettement plus charnelle, plus nette, plus focalisée, plus définie (plus « là »), la prononciation est bien plus évidente… Immédiatement. Sur ce, je décide derechef de passer, très fort, un disque que j’utilise fréquemment en test (viewtopic.php?f=7&t=29928320&p=174742405&hilit=B000003MLX#p174742405), la BO du dessin animé japonais AKIRA. Défaut principal ? : des timbres pas absolument naturels qui peuvent devenir métalliques sur certains systèmes. Donc c’est un bon test du fait de cette limitation : sur un « mauvais » système, cela métallise. Jamais sur un bon. C’est équilibré sur le fil du rasoir. Au-delà, ce disque possède des caractéristiques en terme de transitoires, de dynamique, de bande passante assez extrêmes. C’est un très bon test ama, notamment pour ces raisons (défauts compris) et en particulier la plage 1. Je décide de faire monter les watts (mes 2 invités s’en souviennent) : rien à dire, c’est juste… juste. Parfait. C’est une tarte à la crème, mais je redécouvre la plage. Tout est absolument en place, le moindre contrechamp s’entend, la dynamique est explosive, les timbres impeccables, etc. Rien n’est forcé. Le passage aux Nirvana Sx est sans appel : tout devient brouillon, moins défini, moins explosif, la BP semble tronquée. En définitive et contre toute attente, les différences sont bien plus sensibles qu’entre les 2 câbles HP… A noter que les Nirvana mesurent 1m, et les FDR Lab. 50 cm lors de ce premier test. Les différences seraient-elles dues à cela ? Réponse non, car depuis, j’ai installé des FDR Lab. en 1m, et la restitution est rigoureusement identique à ce qui avait été constaté avec les 50cm. J’ai aussi changé les câbles HP pour remettre les Nordstone Classic CL250 en attendant des Mogami 3082, testés en septembre.

Alors, pourquoi, pourquoi diantre tant d’ABX échoués ? Quelques éléments de réflexion qui ne demandent qu’à être vérifiés et testés, lors du prochain ABX, entre câbles de modulation cette fois.

3.2 Méthode

Tout d’abord, difficile voir impossible de parler d’un ABX sans en avoir fait un. Car l’idée que l’on peut se faire de cet exercice reste très éloignée de la réalité. Le fait d’avoir une pièce dédiée est un plus : dans une pièce à vivre, un ABX n’est pas facile. C’est un élément à prendre en considération car le conjoint est aussi embarqué malgré lui (ou elle) dans la démarche. Or cela peut engager des tensions et par conséquent introduire un facteur de stress supplémentaire. Tout s’est bien passé avec mon épouse, mais je sais aussi qu’elle n’en pensait pas moins devant le bazar que la mise en place physique du test avait impliqué (caches, électroniques sorties des meubles pour faciliter les switches). Or il ne s’agit pas là d’un point de détail ; je tiens à le souligner pour quiconque s’engage dans ce type de démarche.

Ensuite, le fait d’avoir une pièce dédiée permettrait sans doute de conduire un ABX sur la durée, chose assez rare et permettant, peut-être, de limiter certains biais (même si je n’en suis pas convaincu), ceci sans danger de mettre en péril la paix du ménage. En définitive, ce point précis n’est pas aussi trivial que l’on pourrait le croire.

Ensuite, vis-à-vis de la méthode proprement dite de l’ABX, j’ai noté quelques pistes de réflexions. Tout d’abord, j’ai choisi (et j’écris bien « choisi ») de ne pas m’entraîner en aveugle avant, ceci pour deux raisons. La 1ere, est en rapport avec les remarques pratiques précédemment faites. La 2nde est plus fondamentale : soit les différences constatées ou impliquées en écoutes non aveugles sont nettes soit elles ne le sont pas. Inutile même de penser à un ABX si cela n’est pas le cas. Or, j’avais déterminé que les différences audibles entre les HP Nirvana SX et Norstone Classic CL250 l’étaient suffisamment. Par conséquent, les premiers passages (et en l’occurrence le premier passage) était un test, relativement impitoyable, comme un rite de passage : allais-je reconnaitre ou pas le câble branché ? La réponse fut donc positive, et ceci pour les 3 premiers passages. Or cela était obligatoire à mon sens que les choses se soient passé de cette manière. En effet, bien que chacun puisse tirer les conclusions qu’il voudra, notamment que ces réussites fussent dues au hasard, personnellement, cela m’a renforcé dans la conviction qu’un ABX positif de câbles était possible. Voici in fine la raison de ce choix.

Les actions faites entre chaque passage sont aussi très importantes. J’avais décidé d’attendre dans une pièce attenante à la salle de séjour. Toutefois, comme j’entendais des bruits de manipulations, j’avais choisi de les couvrir par de la musique diffusée par mon ordinateur portable. A l’heure actuelle, je ne sais pas si cela fut une erreur ou pas. Difficile à dire finalement… L’idéal ? Attendre dans une autre pièce, silencieuse, bien respirer, ne pas faire de gestes brusques, être le plus calme et détendu possible.

La question statistique fut ensuite relativement simple à trancher. Avec Pio2001, nous avons déterminé qu’il fallait 16 passages minimum, avec 1 erreur maximum. Dit comme cela, ce nombre apparait faible. Mais une fois en exercice, je peux vous assurer que pour tenir et rester concentré « convenablement » (ni « trop », ni « pas assez », détendu mais pas « trop », confiant mais pas « trop », stressé mais pas « trop »), ce n’est pas évident du tout. Avec l’expérience peut-être est-ce plus simple ?

Plus fondamentalement, la question principale à ce poser consiste dans l’annonce des résultats : soit à la fin du test, soit après chaque passage. Là c’est laissé à la discrétion comme aux préférences de chacun, tandis que la dimension psychologique s’exprime alors d’une manière non négligeable, lors de ce choix. Pourquoi ? En concertation avec Pio2001, puis Boris_da et FDRT, nous avons décidé que les résultats seraient annoncés après chaque passage. Il s’agissait aussi de gagner du temps si le test tournait court. C’est pour cela que nous avons arrêté l’ABX au dixième passage car j’avais accumulé trop d’erreurs : il aurait fallu un nombre de passage bien trop important, des 10aines supplémentaires, pour valider positivement l’ABX. Résultat ? 50/50, quasiment par défaut… En ce qui me concerne, le fait de connaitre les résultats à chaque passage n’a pas insinué de stress supplémentaire. A l’inverse, j’ai même pêché par excès de confiance après les 3 premiers passages réussis en quelques secondes. Je comptais réitérer ce résultat à chaque passage. Outre le péché d’orgueil, cela fut avec le recul une erreur de méthode, aussi par rapport à des extraits identiques.

En effet, la question du choix des extraits est majeure. D’après cette première expérience, la valeur « audiophile » ou non des enregistrements est sans aucune importance. Ce qui compte, c’est que des différences, globales dans l’idéal, apparaissent nettement, déjà en écoute normale, entre les deux câbles à ABXer. Ni plus, ni moins. L’erreur a éviter consiste dans l’utilisation répétée des mêmes extraits lors de l’ABX. Cela reviendrait par exemple à comparer deux vins différents mais proches, par exemple deux Chardonnay, issu d’un même producteur, mais d’années différentes. Or il y a de grandes chances qu’au départ du tasting, chaque année soit reconnue facilement, en particulier lors de la première permutation aléatoire. Mais au-delà d’un certain nombre de passages, toujours de ces 2 mêmes bouteilles, différentes mais proches, il y a fort à parier que plus aucune différence ne puisse être détectée. Peut être même en non aveugle.

En effet, chose intéressante, Boris-da comme FDRT n’ont indiqué tendre l’oreille aussi lors des premiers passages afin de saisir les différences de sonorité entre les câbles (et comprendre comment je pouvais les reconnaitre). Globalement (terme très important), Boris_da a ainsi trouvé les Norstone Classic CL250 montants et peut-être plus agressifs que des Nirvana Sx jugés plus doux, plus ronds, plus mats. En ce qui me concerne, j’avais trouvé les Nirvana Sx plutôt « opulents » et « doux », versus des Norstone peut-être plus clairs, nets (voir les différents liens déjà donnés quant à la qualification subjective de ces signatures sonores). FDRT était arrivé de son côté à des conclusions similaires (de la même manière qu’il n’y a pas besoin d’être un amateur éclairé de vins pour reconnaitre un vin sec d’un vin doux, même si nous parlons ici de différences notablement plus subtiles). Chose remarquable, nous ne nous étions pas du tout concerté par rapport à ses ressentis. J’y tenais. Mais chose encore plus intéressante : Au bout de quelques passages des mêmes extraits, Boris_da comme FDRT n’entendaient plus aucune différences (alors qu’ils les avaient définies comme « nettes » auparavant. Nous avons ensuite parlé de ce point lors du débriefing), tandis que je me piquais de les entendre… pour finalement me tromper et au final être complètement désorienté…

Je n’ai retrouvé (brièvement) le succès qu’après avoir refait un étalonnage de quelques secondes avec un autre extrait, et en sachant quel câble était branché à cet instant (câble branché lors du passage raté). Or, là, le fait d’avoir changé d’extrait a permis de renouer avec cette sensation grisante d’entendre les différences entre les 2 câbles HP.

Toutefois, la question du « type de différences » est très importante, et là, nous entrons plus directement en rapport avec la notion « d’écoute ».

3.3 Ecoute

Mon ami Gort’h a cette phrase que je trouve particulièrement pertinente dans le cas des différences entre les câbles (c’est sans doute valable aussi entre les électroniques, et plus tranché avec les enceintes), en écoute normale et à fortiori en aveugle :

« C'est paradoxal car c'est à la fois ténu et en même temps très important dans le rendu. »

Je le cite volontiers car c’est exactement mon sentiment. Et je vais ajouter « heureusement ». En effet, sauf à imaginer un câble particulièrement coloré face à un autre ultra neutre, les différences doivent rester ténues. Toutefois, sur l’ensemble de la restitution, ces différences entre le « câble A », et le « câble B », peuvent amener a très nettement préférer un câble vis-à-vis de l’autre.

Cependant, au-delà de la question de « préférer » telle ou telle restitution in fine, encore faut-il être en mesure de qualifier ces différences pour les reconnaitre.

Tout d’abord, je tiens à souligner (là aussi après Gort’h) que percevoir, entendre, écouter, évaluer de la musique en aveugle et en non aveugle sont deux expériences très différentes, et plus encore dans le cadre bien spécifique d’un ABX. En effet, dans le cas d’écoutes non aveugles, à tort ou à raison (entendu qu’il y ait des différences ou non), on COMPARE bien 2 câbles, 2 amplis, etc., notamment parce que l’on SAIT ce qui est branché. Mais dans le cadre d’un ABX, on DEDUIT ce que l’on entend, on s’accroche à quelques éléments pour TENTER DE RECONNAITRE tel ou tel câble. Rien à voir (si j’ose dire).

Par conséquent arrive ce qui, (d’)après cette première expérience, ressemble fortement à une erreur de débutant et, peut-être davantage, à un biais lié à l’ABX même. Je vois dans ce point, peut-être, une des explications principales à la cohorte d’ABX ratés (attention à ce propos au "sophisme de dénombrement", et qui fini par devenir un paralogisme par rapport au listage des ABX ratés. Pas d’homogénéité réelle entre les expériences !). C’est ce point méthodologique précis (comparaison vs déduction) que je compte principalement tester lors du prochain ABX. Explications.

Classiquement, on considère qu’il faut idéalement se concentrer sur quelques extraits, connus dans les moindres détails, puis n’utiliser que ces extraits lors de l’ABX. Et bien je pense à présent que c’est une erreur méthodologique. En effet, et d’après moi (ce n’est pour l’heure qu’une conviction personnelle puisque la démonstration n’a pas été conduite à son terme), les trois premiers passages ont certes été réussi parce que j’avais réussi à isoler un détail en particulier, sur une plage particulière, d’un disque particulier. Mais les suivants, jusqu’au 8ème passage, ont été échoués EXACTEMENT pour la même raison. Paradoxal ? Uniquement en apparence (à démontrer). Pour résumer, j’avais remarqué en non aveugle que j’entendais un ensemble de bruits ténus dès la 15ème seconde du morceau de Yann Tiersen (plage 7 de « Rue des Cascades »), bien plus nettement à travers les Norstone qu’à travers les Nirvana. C’est pour cette raison qu’il ne me fallait que quelques secondes pour réussir les premiers passages, et donc asséner avec assurance mes premières réponses. Sauf… que cela n’a pas marché très longtemps.

En effet, dès la 4ème réponse, je me suis mis à TOUJOURS entendre ce détail (parmi d’autres choses, notamment la restitution globale, plus « claire », plus « pointue » à travers les Nordstone qu’à travers les Nirvana Sx). Passé ce cap, alors que je pensais percevoir des différences, je ne percevais sans doute déjà plus rien, aussi parce que je me concentrais ENCORE PLUS FORT… SUR CE DETAIL. Erreur. Car dans tous les cas, ce détail était toujours présent, avec les Norstone comme avec les Nirvana, mais peut-être d’une manière moins évidente avec ces derniers. Or, le fait de rechercher EXCLUSIVEMENT ce détail, au détriment du reste (et ceci d’une façon absolument consciente au départ, puis peut être inconsciente ensuite, certainement par entêtement), fait que je n’entendais PLUS QUE CE DETAIL. Tout le temps.

Or, chose intéressante, c’est à partir du moment où j’ai ré-étalonné mon oreille, puis surtout en changeant de disque et d’extrait (disque et extrait que je n’avais pas du tout prévus au départ ; changement purement instantané, pendant l’ABX même ; toutefois disque et extrait très connu de mes oreilles à travers les Nirvana, quasiment pas avec les Nordstone ; il s’agissait de la plage 5 de « Crime of the Century », de Supertramp), que j’ai renoué instantanément avec le succès. Toutefois, j’ai alors commis la même erreur : je croyais avoir trouvé dans ce nouvel extrait impromptu la panacée en quelque sorte (toujours cet « excès de confiance » en outre ?). Mais alors j’ai reproduit exactement le même schéma d’écoute. Or c’est après coup, lors du débriefing, que je m’en suis rendu compte de la portée de cette erreur méthodologique. Par conséquent, deux remarques.

D’une part, et à ma surprise, l’oreille s’étalonne très, très rapidement. Quelques secondes semblent suffire, et d’autant plus rapidement que l’on est concentré.

Mais d’autre part, comme un côté pile, l’oreille semble s’accoutumer d’autant plus rapidement.

Une façon de contourner ce phénomène : avoir autant d’extraits différents (de disques connus, à travers l’un ou l’autre câble, mais le plus simple : à travers 1 câble) que de passages. C’est une piste que je compte tester lors du prochain ABX. Ne pas hésiter à faire un ré-étalonnage lorsque l’on sent que l’écoute se brouille et surtout, ne pas se précipiter dans les réponses :pas « d’excès de confiance » si les succès s’accumulent !! Je crois enfin qu’il ne faut pas hésiter à couper après quelques essais pour reposer l'oreille.

La question de la « fatigue auditive » cependant ne me semble pas aussi centrale que cela est souvent dit. En ce qui me concerne, je n’ai même pas eu le temps de ressentir cette « fatigue auditive ». Je le répète, lorsque les conditions optimales sont réunies pour réussir la reconnaissance en aveugle, seules quelques secondes suffisent pour différencier les câbles. Ne pas réussir immédiatement et relativement facilement est en soi un indice que « quelque chose » ne « va pas ». Il devient alors utile de ré-étalonner, ou de faire une pause.

A partir du moment où la différence est jugée comme suffisamment nette en écoute comparative non aveugle, la discrimination en aveugle doit être d’autant plus certaine, et même, paradoxalement, encore plus nette. Car en écoute déductive, l’écoute attentive est tout entière mobilisée.

Par rapport à ce phénomène, reste savoir ce qu’il faut déduire par rapport à ce qui est écouté. Et bien là, on peut estimer dans un premier temps que la recherche de tel ou tel détail, jugé au préalable pertinent (lors des écoutes comparatives non aveugles) est sans doute une bonne chose. Las, il s’agit a près coup d’un préalable séduisant au premier abord, mais qui devient très rapidement (j’insiste) un biais.

Solution ? Tâcher d’avoir une écoute plus « globale », orientée autour de l’impression générale que donne la restitution (par exemple « clair et ouvert », vs « étouffé et sombre » ; évidemment dans la « vraie vie » c’est un peu plus subtil que cela). Plus facile à dire qu’à faire cependant… mais c’est ce que j’appelle la « théorie de la première impression », une théorie faisant d’une écoute immédiate et globale sa pierre d’achoppement, et qui pourrait expliquer (pour l’instant intuitivement) ces fameux surlecultages que nous lisons souvent (et dont nous sommes parfois les auteurs). Les différences, parfois les améliorations, sautent dans un premier temps aux oreilles, tandis que les éventuels revirements seraient provoqués par une écoute entre temps étalonnée, ré-égalisée d’une certaine manière, pour se globaliser à nouveau dans tel ou tel style de restitution, au fil des disques. Lors de ce processus issu d’un changement significatif de maillon dans la chaîne, chaque disque, écouté la première fois, dans cette nouvelle configuration, devient une re-découverte, car sonnant différemment. Toutefois, un switch inverse peut amener des surprises quand à ce que l’on avait jugé moins bon auparavant, et vice versa.

Toutefois, pour en revenir à un ABX, en partant de l’idée que la chasse au détail puisse fonctionner, dans un premier temps, il faut absolument changer d’extrait si le doute quant au câble branché persiste trop longtemps. Car là, presque naturellement et lors du nouvel extrait (préalablement connu, le mieux étant de parfaitement le connaitre à travers un câble en particulier), l’écoute redevient globale et la « théorie de la première impression » peut s’appliquer. Reste à démontrer si cette intuition est la bonne ou pas, dans le cas où des différences réelles et perceptibles sont.

Conclusion

Voici en quelques paragraphes mes sentiments et observations par rapport à ce 1er ABX échoué. A noter dans tous les cas que c’est un exercice difficile, aussi par rapport à la modalité particulière d’écoute aveugle (« déduction » plutôt que « comparaison ») qui est impliquée.

D’un point de vue plus général, je recommande à chacun d’avoir à disposition un jeu de câbles économiques ou basiques à la maison en tant que « point de repère », comme « référence ». Car ma plus grande surprise a été de constater que je préférais dans mon système les câbles HP économiques à mes Nirvana Sx. Désormais, pour les câbles HP, ma référence avant tout changement sont logiquement et subjectivement devenus les Nordstone Classic CL250 à 1.99€ le mètre.

« Référence » ne signifie qu’il s’agisse des meilleurs câbles au monde, « référence » signifie que :

« A 1.99€ le mètre, mon système sonne de cette manière, entendu que cette manière me convient et me comble. Si j’essai un câble B, serais-je comblé de cette manière ? Et si je suis davantage comblé, quel est le coût de cette satisfaction supplémentaire… sachant que mon câble de référence, qui déjà me comblait antérieurement, coûte 1.99€ le mètre »

C’est à l’aune de cette comparaison, non aveugle, dictée par le pragmatisme, que seront jugés les Mogami 3082 que je vais tester en septembre. Mine de rien, ils couteront déjà 6€TTC le mètre. Soit 3x plus cher. Alors, quid des câbles à 600€ le mètre ???

Du « bon sens » avec les câbles donc… et « to be continued » !!

Très amicalement,
David :wink:
DaveStarWalker
 
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