Je trouve les tests de la revue allemande Audiovision d'un intérêt au dessus de la moyenne.
Ce mois-ci (janvier 02) ils ont publié un article récapitulatif de leurs tests, aussi disponible sur internet.
Dossiers Projecteurs Audiovision
Comme les spécifications sont incomplètes et difficilement comparables d'un constructeur à un autre il est intéressant qu'un journal fasse des mesures permettant de positionner plus facilement les projecteurs les uns par rapport aux autres.
La revue calcule aussi une note globale (1 étant le projecteur idéal) en notant chaque caractéristique et en pondérant (si on a le courage on peut modifier les pondérations).
J'ai tiré de l'article le tableau de synthèse suivant (les projecteurs sont classés par ordre décroissant de "qualité") :
J'ai rajouté une ligne pour mon DL-500 (juste pour les ordres de grandeur - les mesurens faites avec un matériel différent ne sont pas directement comparables).
Partons maintenant à l'exploration des colonnes.
Résolution (nombre de lignes et points par ligne)
Plus la résolution est élevée mieux c'est.
Cependant, selon mon expérience 800x600 est largement suffisant pour les sources actuelles (DVD PAL anamorphiques).
En pratique il faut tenir compte de l'effet de grille (espace mort entre les pixels), des défauts d'alignement (0,5 pixel en général pour des LCD) et de la qualité de l'optique.
Toutes choses qui font qu'un projecteur 800x600 peut avoir une meilleure définition qu'un projecteur 1024x768.
Même avec des sources PAL anamorphiques.
La note de la revue se contente de compter les points.
Luminosité en 16:9
Selon le sens commun plus il y a de lumens mieux c'est.
Or ce qu'il faut c'est la bonne quantité de lumens. Ni trop ni trop peu.
On peut utiliser deux repères : la luminosité de l'écran d'une salle de cinéma et celle d'une télévision (pour ceux qui veulent projeter une image en lumière atténuée).
Pour fixer les ordres de grandeur, j'ai fait ce petit tableau (écran de gain 1) :
Pour en revenir au tableau comparatif si le projecteur débite la quantité de lumens qu'il vous faut … il est parfait.
Un projecteur trop lumineux (pour vous) devrait avoir, comme un projecteur pas assez lumineux, une note plus basse.
Le calcul de la revue favorise les bombes à lumens.
Uniformité
Si l'on divise en rectangles la surface de l'écran tous doivent être aussi lumineux. Ce n'est jamais le cas.
Le chiffre relativement modeste mesuré pour le 200DM m'a étonné (80% pour 95% spécifié).
A 85% je ne souffre pas.
C'est un des points surlesquels pêchent en général les tritubes (du moins sans écran courbe).
Contraste ANSI
Le contraste figure parmi les caractéristiques les plus importantes, car il conditionne la lisibilité de l'image et les nuances que va être capable de restituer le projecteur.
Pour effectuer la mesure ANSI, on divise l'écran en rectangles noirs et blancs d'égale surface et l'on fait le rapport entre la moyenne des blancs et la moyenne des noirs.
Cette mesure donne un résultat plus faible que le contraste full on/off habituellement publié (rapport entre un écran blanc et un écran noir).
La revue donne déjà la note maximum (1) au 200 DM.
L'écart de notation entre le VW11HT et le Sharp est quasi nul ...
Le problème de cette mesure est qu'elle ne rend compte que partiellement du rendu des images vidéo. Il faudrait se contenter de 10% de zones blanches dans l'image (et non pas 50%).
Un projecteur qui ne peut pas pousser le blanc au maximum sur la moitié de l'image (TT), un autre dont les zones très brillantes diffusent aux alentours sont désavantagé








