Haut rendement et tout numérique !

Installations — publié le 15 mars 2004
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© Texte : Bastien Cluzet ,Photos : Antonio de Magalhaes . (Mars 2004)
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Vue avant

Ce joli salon dédié bénéficie d’un installation home cinéma hors pairs, alliant enceintes haut rendement, amplification numérique et liaison Full digitale pour la vidéo…

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Vue générale arrière

Nous entrons désormais indiscutablement dans l’ère « digitale », et les installations home-cinéma évoluent de plus en plus vers des solutions entièrement numériques, de la source jusqu’à la diffusion. Que ce soit en audio ou en vidéo, ces liaisons entièrement digitales évitent toute conversion analogique qui engendre forcément des pertes de qualité du signal original. Cette installation de cinéma à domicile plutôt haut de gamme, en est une très bonne illustration, puisque la liaison vidéo est ici entièrement numérique, depuis le lecteur de DVD jusqu’au vidéoprojecteur. Le partie audio utilise, également, une amplification numérique multicanaux. Ce superbe système est l’aboutissement d’un long cheminement entre l’installateur ( Frédéric Glondu de Cohérence Audio Digitale) et M. F., son heureux propriétaire. Partant de ce qui était à la base un simple « salon de télévision », nous découvrons aujourd’hui une véritable petite salle de cinéma, aux caractéristiques visuelles et sonore qui n’ont vraiment rien à envier aux grands multiplexes ! Les solutions techniques utilisées, très « pro », sont du reste proches, dans leur principe de celles mises en oeuvre dans une véritable salle de cinéma : écran transonore, enceintes à pavillons, égalisation, etc…

Le top pour l’image : du 720p numérique !

L’installation de M. F.
Salon dédié d’environ 20 m²
au sol (4 m x 5 m)
Sources :
Lecteur de DVD Pioneer DV 757Ai modifié SDI
Récepteur Satellite TPS Platinium
Lecteur de laserdiscs Sony PDP 740 D
Magnétoscope hifi-stéréo S-VHS Philips Matchline
Processeur / préamplificateur :
Lexicon MC-12
Processeurs audio :
QSC DSP 30 ( x2)
Amplificateur de puissance multicanaux :
CAD mod. 822, 8×125 W, numérique, châssis industriel
Enceintes :
Principales et centrale : CAD T3 ( x3)
Surrounds : DAS mod. FACTOR 5
Caisson de graves : Altec Lansing 416
Processeur vidéo :
Scaler Vigatec Dune Fi
Diffuseur vidéo :
Vidéoprojecteur Marantz VP12-S2
Ecran :
Oray microperforé Black Contrast de 3ème génération sur cadre alu. 188 cm de base au format 16:9
Divers :
Reports TV/Sat vers 3 téléviseurs annexes avec télécommande IR
Report sources son vers une chaîne hi-fi dans le salon via la fonction Zone 2 du Lexicon
Coût total de cette installation :
Environ 30000 euros
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L’une des enceintes
avant CAD « T3 »

La pièce est assez large (5 mètres) mais peu profonde (4 mètres, tout au plus). Principale contrainte : la taille de l’image a du être limitée à un peu moins de 1m90 de base, pour garantir un angle de vision confortable pour les spectateurs. Les murs et plafonds sont recouverts d’un très beau tissus tendu bleu-violet très foncé, une couleur particulièrement favorable pour le rendu de l’image et qui communique à la pièce une ambiance chaude et feutrée. Toute l’électronique est concentrée dans un rack très sobre en cornières métalliques, placé dans une niche, à l’avant gauche de la pièce.

La source principale est bien entendu un lecteur de DVD : il s’agit en l’occurrence d’un Pioneer 757 Ai, un modèle haut de gamme et universel, à même de lire également les SACD et les DVD-Audio. Sa particularité est qu’il s’est vu greffer une sortie vidéo digitale de type SDI

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Le rack avec les électroniques
de haut en bas
le lecteur de DVD Pioneer
le lecteur de laserdiscs Sony
le décodeur TPS Platinium
le Lexicon MC12, DSP QSC
l’amplificateur numérique CAD.

( Serial Data Interface), un format vidéo professionnel qui permet de transporter via un seul câble coaxial la vidéo numérique en BT-601 4:2:2 YUV, qui n’est autre que le format natif du DVD. Cette connectique permet de réaliser une liaison digitale avec un scaler Vigatec Dune Fi. Cet appareil est une version légèrement simplifiée, donc moins chère, du Dune-F : il ne réalise pas d’upscaling des sources informatiques et HDTV, et sa fréquence de rafraîchissement est limitée à 50/60 Hz. Il commute toutes les sources vidéos qui sont ensuite traitées en interne par un processeur vidéo Sage/Faroudja qui gère le télécinéma inverse (2:2 et 3:2 pull-down) pour les sources films, et l’application du DCDi pour les sources vidéo. Le Dune-Fi délivre en sortie un signal digital 720p, désentrelacé et mis à l’échelle, et donc parfaitement adapté à la résolution native du diffuseur: ce qui est vraiment la solution optimale ! Ce diffuseur est en l’occurrence un vidéoprojecteur Marantz VP-12S2, un référence dans ce domaine, un appareil qui intègre un DMD HD2 1280×720, une roue chromatique 6 segments et une magnifique optique d’origine Minolta. Le projecteur est donc relié en numérique (liaison DVI) au scaler Dune-Fi.

La Rolls des processeurs audio …

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Vue arrière du mur où sont intégrées
les enceintes avant
avec le traitement absorbant
à base de laine de roche.
LIENS INTERNET
La calibration des vidéoprojecteurs par rapport aux normes en vigueur en vidéo est essentielle pour optimiser le rendu de l’image et la rendre conforme aux souhaits du réalisateur. L’ISF ( Imaging Science Fondation) milite dans ce sens, réalise des séminaires et forme des techniciens agréés :
Web :

Imagingscience 

Venons-en maintenant à la partie audio de cette installation, particulièrement intéressante : nous trouvons, au cœur du système, un processeur / préampli 7.1 Lexicon MC-12. Ce fabuleux appareil, aboutissement d’une longue lignée de processeurs audio qui ont marqué l’histoire du cinéma à domicile ( les fameux DC1, DC2 et MC1 notamment) intègre des fonctionnalités et des performances hors du commun.

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Le caisson de graves Altec Lansing

Le MC-12 est à la meilleure place parmi les préamplis home-cinéma « high end », que l’on compte sur les doigts d’une main : 12 entrées numériques 24/192, 12 entrées analogiques 24/96, 3 zones (Main, Zone2 et Record) entièrement indépendantes, lui offrent la possibilité d’être le chef d’orchestre des systèmes audio les plus sophistiqués.

Ses 5 DSP ( un circuit Cirrus Logic pour le décodage et 4 processeurs SHARC Analog Device 32 bits) lui confère une puissance de traitement phénoménale. Tous les décodages audio sont bien évidemment disponibles, dont le fameux Logic7, une spécificité Lexicon, et l’appareil est agréé THX Ultra.

Intercalés entre les sorties du MC-12 et l’amplification de puissance, nous découvrons deux processeurs numériques QSC DSP-30. Véritables « couteaux suisses » du traitement du signal, ces deux appareils peuvent assurer simultanément des fonctions d’égalisations paramétriques, de filtrages, de générateurs de delays, de compresseurs et limiteurs ( liste non exhaustive !) . Leur réglage s’effectue par un micro-ordinateur et un logiciel très convivial, via la prise RS-232 située en façade. Très compacts ( rackable 1U) , et dotés d’un remarquable rapport qualité /prix ( comme c’est souvent le cas avec les appareils issus de marques professionnelles), ils sont utilisés ici pour le filtrage et l’égalisation du caisson de grave, ainsi que pour l’égalisation des trois enceintes avant.

Pour les enceintes et l’amplification : des solutions professionnelles …

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L’une des enceintes
surround back DAS
A propos de ….
Cohérence Audio Digitale ( CAD)
La société CAD créée par Frédéric Glondu s’est déjà taillée une forte réputation dans la mise en oeuvre et l’intégration de systèmes home-cinéma haut de gamme, en employant toujours des solutions très « pro » avec pour maîtres mots le haut rendement et l’amplification numérique. Frédéric est un pur passionné, et une visite de son fabuleux show-room vous laissera un souvenir impérissable. CAD est également le fabriquant d’une large gamme d’enceintes acoustiques de grande qualité.
CAD
66 bis, Avenue du Maréchal de Lattre de Tassigny
94410 ST MAURICE
Contact :
Tél 01.41.79.35.10
Fax 01.41.79.41.06
Web : CAD

L’amplificateur numérique 8 canaux est un CAD 822 entièrement modulaire : chaque canal d’amplification, de 125 W unitaire sous 8 Ohms, se présente comme une carte enfichable…ce qui permettra de s’équiper progressivement ! L’encombrement de cet ampli est remarquablement réduit, ce qui est l’un des avantages de l’amplification numérique, auquel on peut ajouter un temps de montée extrêmement court, garant d’une excellente dynamique, une bande passante élevée, et un rendement supérieur à un amplificateur « classique ». Nous arrivons enfin aux enceintes principales , qui sont elles aussi entièrement de conception et fabrication CAD : il s’agit de modèles « T3 », qui se situent au milieu de la gamme du constructeur. Il s’agit d’enceintes closes 2 voies / 3 haut-parleurs à rendement élevé (95 dB) disposés en configuration d’Appolito et comprenant deux transducteurs de 20 cm encadrant un pavillon à chambre de compression 1 pouce à directivité constante. Les trois enceintes avants sont donc

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L’une des enceintes
avant CAD « T3 »

identiques, ce qui est parfait pour l’homogénéité, l’enceinte centrale étant placée derrière une toile transonore microperforée Oray de 3 ème génération de type Black Contrast optimisée pour renforcer les noirs des projecteurs de type DLP. Les enceintes arrières sont des DAS Factor 5. Très compactes, elles intègrent un haut parleur de 5’’ (13 cm) et un tweeter à dôme de 1’’. Compte tenu de la profondeur réduite de la pièce ( 4 mètres en tout) , CAD n’a installé que deux enceintes latérales pour les surrounds, ainsi que deux enceintes sur le mur arrière pour le canal ES/EX. Et enfin, le caisson de graves est un gros modèle professionnel passif, utilisé à l’origine dans les salles de cinéma, et qui intègre un haut parleur de 38 cm de diamètre : c’est du sérieux ! Comme les enceintes avant, il est intégré sous l’écran dans le mur qui fait face au spectateurs, toute la partie arrière de ce mur ayant été traitée absorbant avec de la laine de roche.

© Texte : Bastien Cluzet ,Photos : Antonio de Magalhaes

Nos impressions :
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Le vidéoprojecteur Marantz VP12-S2

Après une « mise en bouche » constituée d’images issues du décodeur satellite TPS Platinium, avec lequel nous avons constaté d ailleurs des défauts d’images bien visibles ( perte de la couleur, aplats…) assez surprenant sur un tel appareil, nous nous sommes confortablement installés dans le canapé face à l’écran et nous avons inséré dans le Pioneer 757 notre DVD de démo habituel pour évaluer ( et apprécier! ) les performances de cette installation. Ce qui frappe tout d’abord, c’est la taille de l’image, qui nous semble ( toute proportion gardée …) modeste ! En effet, nous avons souvent vu fonctionner cet excellent vidéoprojecteur sur des tailles d’image qui atteignaient voire dépassaient les 3 mètres de base, et où, il faut bien l’avouer, sa luminosité relativement faible était un handicap ( corrigé avec le tout dernier modèle le VP12-S3, NDRL). Aucun problème de cet ordre ici bien sûr, puisque l’image fait moins de 1m90 de base ! Certes il était difficile de faire plus grand, à la fois compte tenu du recul et des dimensions de la pièce. Premier point : sur tous les extraits que nous avons vu visionner, de Vertical Limit en passant par Le Pacte de Loups, ou avec des séquences d’origine non-film ( qui sont les le plus difficile à restituer sans défauts !), il a été impossible de formuler la moindre critique sur le couple Dune-Fi / Marantz VP-12S2, qui délivre une image exceptionnelle sur

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Détail d’une enceinte
surround back DAS

le plan de le fluidité, avec une absence quasi totale de défauts de désentrelacement.  Compte tenu de la très haute résolution de ce projecteur, le piqué et la définition atteignent des sommets, avec des arrières plans précis et détaillés, exempts d’effets de fourmillement et de contours sur les personnages et les sous-titres, des caractéristiques qui sont l’apanage des liaisons « Full numérique ». Le contraste et le rendu des noirs sont excellents pour un projecteur matriciel, mais restent un peu en deçà de nos références « tritubes ». Ce sera juste sur le rendu des couleurs que nous seront un peu critique, globalement assez « froides » . Une calibration de type ISF ( voir encadré) pourrait être utile, mais rien de grave dans l’absolu ! Très vivant et très dynamique, le son nous a beaucoup impressionné par son équilibre et son relief. Les dialogues « sortent » littéralement de l’écran, avec beaucoup de présence et de précision, donnant un grand réalisme au spectacle : nous ne dirons jamais assez de bien des écrans transsonores !

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Une jolie “collection” de télécommandes

La scène frontale, ample et large, et les surrounds, précises et très bien perçues même à faible niveau, donnent un ensemble très cohérent favorisant une immersion totale aussi bien visuelle que sonore. Enfin le caisson de graves que nous avons pu apprécier sur des scènes riches en basses comme l’extrait de « Star Wars : Episode II », descend bas et ne faiblit pas, même à fort niveau, en ponctuant comme il se doit les scènes d’actions sans jamais être envahissant. Voilà vraiment un très bon système, qui démontre que les solutions « pro » , toujours simples et efficaces, restent les meilleures pour tout ceux qui privilégient une vraie écoute « cinéma ».