HCFR BE – Marantz AV8801

Tests et Bancs d'Essais — publié le 5 juin 2013
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Introduction :

Le secteur des préamplis XLR est un secteur de niche où les acteurs sont assez rares. Si l’on fait exception du très haut-de-gamme (+de 4 000 euros), les constructeurs qui renouvellent leurs modèles ne sont que deux : Onkyo et Marantz.

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Pour rappel, en novembre 2010, nous avions testé l’Onkyo PR-SC5508 avec pour référence le Yamaha DSP-Z7. Le Z7 jouissait d’une très bonne réputation car doté de grandes qualités. Grosso modo, ma conclusion tournait principalement autour d’une question de philosophies différentes, plus que de grands écarts qualitatifs. Le Yamaha avait pour lui une gestion de bulle sonore d’exception là où l’Onkyo était dans la précision chirurgicale avec un plus grand niveau de détails. ( Pour mémoire : http://www.homecinema-fr.com/be/12/2010/onkyo-pr-sc-5508/ )

L’évolution sonore des derniers Onkyo n’a que peu changé en trois ans. Par contre, Marantz nous fait la surprise de venir avec un tout nouveau préampli 11.2 qui reprend  les derniers raffinements audio tels que l’Audyssey XT32 (gros manque du 7005) et le DTS Neo X 11.2.

 

 Remerciements :

Je ne peux commencer à parler de ce préampli sans remercier le magasin Cine’Phil  (Namur – Belgique – www.cinephil.be ). Ils ont vraiment un grand sens du service. Pour ce test, j’ai bénéficié de pas moins d’un mois de prêt matériel ! Aucun fabricant ni autre partenaire ne propose cela. Un grand bravo à eux.

Un mois, n’est-ce pas un peu abuser ? En fait, non, c’est un kidnapping. Sans vouloir déflorer trop vite la conclusion de ce test, ce préampli a pris véritablement possession de notre salle dédiée et, au lieu de le tester,  on s’est tout de suite régalés à faire défiler les films. La raison a repris le dessus sur l’ivresse et j’ai pris mon courage à deux mains pour vous livrer ce test.

Test réalisé par : Djdactylo (L. Van Leendert)

Date de publication : 05/06/2013

 

 Protocole de test :

-       Salle dédiée avec traitement acoustique

-       Préampli Marantz AV 8801

-       Source HDI Dune Smart H1 + médias dématérialisés sur NAS

-       Source Bluray SONY  BDP-S790

-       7.2 d’enceintes monitoring :

  • Yamaha MPS7 ( L – C – R )
  • Yamaha MSP5 ( SL – SBL – SR – SBR )
  • Subwoofer Tannoy TS12 (x2)

-       Processsing vidéo : Lumagen Raidance Mini 3D + Darbee

-       Projecteur JVC X35 sur écran transonore 2,4M.

-       Banc de mesure Audio Rightmark Pro – E-MU 0404 USB

  • Signaux ASIO avec sampling de 96 kHz / 24 bits
  • Injection HDMI et mesure sur Pre-out RCA

 

  Présentation :

 Avec cette nouvelle mouture de préampli, Marantz a voulu fournir un appareil qui offre une palette de fonctions modernes bien maitrisées sans verser dans la surabondance futile. 

Comme indiqué en introduction, il gère de manière native 11.2 canaux sur sorties RCA et XLR. Comme à son habitude, Marantz a inclus ses circuits à contre-réaction de courant HDAM. La correction sonore est confiée à l’Audyssey en version XT32 avec les dernières évolutions telles que l’Audyssey  Dynamic EQ, Dynamic Volume et le LFC. Cette dernière technologie permet de limiter la propagation des graves vers les voisins. Etant en salle dédiée non mitoyenne, je n’ai pas pu tester cette fonction. Le passage de 5.1 ou 7.1 canaux vers le 11.2 est soit géré par l’Audyssey DSX, soit par le DTS Neo X.

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La façade de ce préampli, fortement épurée, et est une vraie réussite. Il est vrai qu’une fois configuré, on ne fait en général plus appel qu’au sélecteur de source, au bouton de standby  et au bouton de volume.  Marantz l’a compris et n’a laissé que ceux-ci directement visibles. Lorsqu’il est allumé, le petit cadrant s’entoure d’un halo bleu du plus bel effet.

Lorsqu’on ouvre le panneau avant, on se retrouve avec un afficheur plus riche en informations et les sélecteurs habituels pour piloter toutes les fonctions du préampli. Outre les traditionnelles prises RCA et USB frontales, Marantz a eu la bonne idée de placer une entrée HDMI compatible MHL (branchement de smartphone). L’USB est bien évidemment compatible Ipad/Iphone mais permet aussi de recharger celui-ci.

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Concernant la face arrière, c’est vraiment complet. Outre les traditionnelles entrées/sorties RCA, XLR et HDMI 1.4a, nous retrouvons un hub Ethernet. C’est franchement étonnant mais bien pensé, sachant que toutes nos sources sont connectées par ce biais. Cela évite l’utilisation d’un hub extérieur et permet de bien simplifier le câblage. La triple sortie HDMI  (ARC, CEC, 3D, 4K Passthrough, Deep Color, xvColor ) est aussi bien pratique pour gérer simultanément une zone externe et un écran de contrôle de la zone principale. La sortie principale HDMI peut être paramétrée pour laisser passer le signal HDMI vers le diffuseur même si le préampli est éteint.

Clin d’œil au passé mais qui m’a bien fait plaisir, on retrouve une entrée pour une antenne FM. Beaucoup de processeurs récents font l’impasse sur cette fonction au profit des radios Internet. Je trouve cela dommage. La FM n’est certainement pas la meilleure des sources mais reste très fortement utilisée. On regrettera peut-être l’absence d’un port DAC USB. Cependant, ce manque est compensé par la connexion d’un PC via une des entrées HDMI.

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Lors du déballage, nous sommes un peu déçus des accessoires fournis. On retrouve vraiment le minimum syndical avec un micro de calibration Audyssey, une télécommande, le cordon d’alimentation, deux CD et un manuel d’utilisation.

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La télécommande n’est vraiment pas à la hauteur d’un tel appareil. C’est du plastique qui dénote franchement avec le niveau de finition du préampli. Au moins, celle-ci est quand-même rétro-éclairée. Au niveau nombre de boutons, elle est à l’image du préampli : on fait simple et efficace. Pour compenser cette télécommande, les options de contrôle du préampli sont vastes : Marantz Remote App, RS232, HTTP over IP et entrée IR. Il est donc possible de le piloter complètement sans jamais utiliser la télécommande fournie.

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Les entrailles de l’appareil démontrent une grande qualité de fabrication. Le châssis, complètement plaqué de cuivre, est renforcé pour éviter les vibrations. L’alimentation est largement surdimensionnée pour alimenter correctement l’ensemble des modules HDAM. Pour un préamplificateur, le nombre et la taille des condensateurs sont impressionnants tant au niveau de l’alimentation qu’au niveau des modules de signal. Ceci est clairement une des causes du haut niveau de dynamique ressenti, en particulier dans l’infragrave.

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La partie vidéo est gérée par le couple de processeurs Analog Devices ADV7850 et ADV8003. Le ADV7850 gère les conversions de format vidéo analogique vers le HDMI ainsi que la séparation des signaux vidéo et audio. Cette puce permet l’utilisation de la fonction InstaPreview qui affiche l’image de toutes vos sources sous forme d’un Picture In Picture. La puce ADV8003 gère toute la partie scaling et amélioration d’image. Le scaling peut monter jusqu’au 4k x 2k. L’amélioration d’image comprend deux modules : le premier fait du désentrelacement avec détection/correction de cadence et le second offre un filtre de sharpen et un filtre de denoise. 

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La partie audio est épaulée par plusieurs processeurs Analog Devices ADSP-21487 SHARC. La carte étant partiellement cachée par le châssis, je n’ai vu que deux processeurs. Cependant, il est fort possible qu’un troisième soit caché. Ce doute me vient de par la très grande similitude entre les circuits audio/vidéo de ce préampli et l’intégré Denon 4520 qui possède le même jeu de puces. Il y a fort à parier que Marantz a valorisé le travail de Denon pour l’intégrer dans son vaisseau amiral. Ceci n’a rien de choquant car les deux marques appartiennent au même groupe D&M.

 

 Interface :

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L’OSD du préampli est très bien réalisé. Il est 100% utilisable en surimpression du signal vidéo visionné et il est possible de directement visualiser l’effet des réglages vidéo sur l’image.

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Le premier passage impératif est l’assistant de configuration. Très visuel, il permet de régler tous les paramètres de base du préampli. Une fois la procédure effectuée en moins de 10 minutes, le préampli est déjà prêt pour une utilisation immédiate.

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Pour ce qui est des réglages audio, c’est ultra complet. On dispose de tous les réglages de délai, crossover et niveaux en plus de toute une série de traitements d‘améliorations tels que le rehaussement des dialogues et le M-DAX.

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Autre point très intéressant, les entrées sont complètement paramétrables et routables dans le préampli. On peut ré-assigner les ports HDMI à volonté ainsi que renommer les différentes entrées en fonction de son matériel. Les amateurs de SACD seront ravis de savoir que le décodage DSD est inclus dans le préampli. Celui-ci est accessible par HMDI en mode « Direct DSD ».

 

  Réseau et multimédia :

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Bien qu’incluant un hub Ethernet avec un panel de paramétrage classique, Marantz a fait le choix de ne pas surcharger son appareil avec une quantité déraisonnable de fonctions multimédias en tous genres. Certains vont le regretter mais soyons honnêtes ,ces fonctions sont redondantes de ce que l’on peut avoir sur la majorité des lecteurs Bluray. L’intérêt est donc ailleurs et Marantz l’a bien compris en n’implantant aucun service vidéo mais uniquement des fonctions clés en audio telles que le support Airplay, Spotify, Last.Fm ou encore les radios Internet.

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Les streaming de radios Internet marchent assez bien. Cependant, étant donnée la qualité générale de ces radios, il est possible d’activer le traitement MDAX pour améliorer la qualité sonore. Une fonction assez pratique est la localisation géographique des Radios pour retrouver des radios locales ou nationales rapidement.

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Spotify a été intégré directement. Après avoir saisi vos informations de compte (Premium obligatoire – pas de connexion avec compte gratuit), vous avez un accès à l’ensemble de vos playlist. Autant, c’est bien fonctionnel pour la lecture, autant l’interface n’est franchement pas la plus ergonomique pour gérer les ajouts/suppressions de musique des playlists. Aussi, l’impasse a été complètement faite sur la partie sociale de Spotify.

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La partie Media Server permet d’aller lire de la musique sur un NAS ou un PC DLNA. Tous les formats habituels (WMA, MP3, WAV, AAC, ALAC, FLAC) sont supportés dans leur configuration maximale. Seuls les fichiers bloqués par DRM ne seront pas lisibles. Pour ce qui est des amateurs de lossless HD, la lecture peut monter jusqu’au 96 kHz en ALAC et 192 kHz en WAV et en FLAC. Pour peu que vos fichiers soient taggués ou triés dans des folders avec cover, celles-ci seront affichées lors de la lecture de votre musique.

Si jamais, vous avez accès à d’autres services qui ne seraient pas intégrés directement sur le préampli, il est toujours possible de raccorder votre tablette en Airplay ou en USB pour en profiter. Fondamentalement, équipé 100% Apple à la maison, l’Airplay est de loin la fonction multimédia qui aura été utilisée intensivement. Je ne vais pas refaire un étalage des avantages que l’Airplay procure mais clairement, quand on y a goûté, il est difficile de s’en passer par la suite.

Pour conclure sur cette partie multimédia, on voit clairement que ce n’est pas le cœur de métier de Marantz. Les fonctions indispensables sont intégrées mais sans plus. Après tout, leur credo est « Because Music Matters »…

 

Traitement audio :

La partie calibration est gérée par le système Audyssey. L’évolution du MultEQ XT vers le XT32 a amené un vrai gain dans la finesse de correction grâce à un  plus grand nombre de filtres. Quelque-soit la marque qui implémente cette nouvelle version, cela a apporté un gain notable reconnu par les utilisateurs. Au-delà, il est intéressant de pouvoir passer à une calibration Audyssey Pro qui permet encore d’affiner les calculs des filtres en multipliant les points de mesure.

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Son intégration a vraiment été soignée. En général, la présentation des résultats est assez limitée. Ici, on a droit à une vraie page avec l’ensemble des corrections EQ. Cela permet de voir si on n’a pas de grosse aberration suite à un problème de placement de micro ou une mesure erronée.

 

Traitement vidéo :

Je n’aurais pas tenu un tel propos il y a deux ans mais, pour être franc, je ne comprends plus franchement l’intérêt d’avoir des traitements vidéos poussés dans les intégrés ou préamplificateurs. En effet, quand on soigne son installation, les sources de type PCHC, lecteur multimédias ou lecteurs Blu-Ray offrent une qualité de plus en plus élevée qui sera suffisante au plus grand nombre d’entre nous. Pour les plus accros à une qualité vidéo sans compromis, il existe des solutions externes, certes bien meilleures et plus flexibles mais aussi bien plus chères.

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Malgré tout, la partie réglage vidéo est complète et regroupe tous les raffinements actuels : scaling jusqu’au 4K, gestion des conversions vers le HDMI, corrections de base de la colorimétrie et filtres d’amélioration. Concernant le scaling, il est transparent car toutes mes sources sortent déjà en 1080p, y compris pour les DVD. Pour ce qui est de l’upscale 4K, je ne dispose pas d’un diffuseur 4K. Cette partie a donc été ignorée.

Pour ce qui est des filtres de correction colorimétrique, je ne les utilise pas non plus car il est difficile de jauger dans quelle mesure ils auront tendance à créer des dérives. Je me suis plus attardé sur les filtres de denoise et sharpen. Sur une source Bluray de qualité, j’ai eu beaucoup de mal à voir leur apport réel même en poussant les filtres au maximum. Bien que cela ne soit marqué nulle part, je me demande si Marantz ne les a pas désactivés par défaut sur les signaux 24P. Sur DVD, là, le sharpen et le denoise font un travail assez correct sans générer d’artefacts. Cependant, étant utilisateur d’un PCHC et d’un Darbee, ces traitements sont largement inférieurs. Le Denoise du PCHC est bien plus propre et le sharpen offert par le Darbee est ce que j’ai vu de mieux actuellement. Bien sûr, sur ce point, il y va de vos gouts personnels. Le sharpen du Darbee offre un rendu un peu plus « vidéo numérique » là où un sharpen de PCHC sera plus typé cinéma. Les deux se défendent.

 

Conclusion :

 Tests synthétiques – Bande passante :

La bande passante est en général proche de la perfection sur toutes les électroniques. Dans le grave, la courbe suit celle de notre banc de test, ce qui démontre une linéarité parfaite a contrario de l’Onkyo qui présente une légère baisse. Dans l’aigu, c’est aussi un sans-faute : on a une linéarité parfaite.

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 Tests synthétiques – Dynamique :

L’Onkyo avait tendance à montrer certains pics de 200 Hz à 2kHz. Le Marantz est lui beaucoup plus rigoureux et vient se coller aux limites techniques offertes par notre banc de mesure.  Il y a juste un petit défaut placé au delà de 22 kHz et donc, totalement négligeable car inaudible.

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Tests synthétiques – SNR :

On flirte ici à nouveau avec les limitations du banc de mesure. Bien que l’Onkyo PR-SC5508 montrait d’excellents résultats, on peut remarquer que le Marantz AV8801 va encore un peu plus loin.

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Tests synthétiques – THD :

 La mesure de THD suit la même logique que celle de SNR. On touche aux limites avec un Marantz qui va un peu plus loin que L’Onkyo.

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RMAA results 

Ecoutes HIFI :

Pour les écoutes HIFI, j’ai réutilisé mes références habituelles :

- O-Zone percussion Group – La Bamba – Jazz Variants
– 5° symphonie de Mahler
– Le sacre du printemps – Esa-Pekka Salonen – Los Angeles Philharmonic
– Un dimanche à Saint-Benoit-sur-Loire – JADE – Igor Kirkwood
– Focal n°4 – piste 14 : Cyrill Lutzelschwab & Martin Hess – Boxenkiller
– Anjani – Blue Alert – The Golden Gate
– Sampler Naim n°3 – Antonio Forcione – Acoustic Revenge
– Orgue – Tableaux d’exposition de Moussorgsky
– Massive Attack – Mezzanine – piste 1 : Angel
– Korn – MTV Unplugged – piste 11 : Throw Me Away
– Depeche Mode – titres divers

Bien que le Marantz AV8801 soit égalisé de la même manière que l’Onkyo PR-SC5508, on sent clairement que la sonorité en stéréo est complètement différente. Je fais partie des personnes qui sont persuadées que les constructeurs conservent un système de voicing dans leurs électroniques afin de marquer leur signature propre. L’Onkyo était très détaillé et très neutre voir un peu chirurgical. Ici, Marantz vient ajouter un brin de chaleur dans le médium qui redonne un côté charnel aux voies. L’extension dans l’infragrave est aussi plus importante et génère un effet « fot-taping » dès les premières minutes. Bien qu’excellent en matière de spacialisation, l’Onkyo allait quand-même un chouilla plus loin sur ce point.

Pour la partie HIFI, c’est franchement un choix cruel car on voudrait cumuler les qualités des deux. A choisir, je resterais quand-même sur l’Onkyo mais c’est sans oublier qu’on a en face de nous principalement d’un appareil HC… et là, la donne change complètement.

Ecoute HC :

A nouveau, je me suis basé sur des grands classiques du cinéma et des concerts pour tester ce préampli :  :

-       Starwars Episode I – Chapitre de la course de Pods

-       Batman – The dark knight

-       Harry Potter et le prince de sang-mêlé

-       Avatar

-       La guerre des mondes

-       Chris Botti – LIVE

-       Michael Jackson – This is it.

Pour rappel, lorsque j’avais comparé le Yamaha DSP-Z7 à l’Onkyo PR-SC5508, j’avais parlé d’une vraie différence de philosophies. Le Yamaha était plus dans l’optique d’offrir une bulle sonore quitte à perdre en précision brute là où l’Onkyo était beaucoup plus détaillé mais moins immersif. Marantz nous fait la très grande démonstration qu’il est possible de cumuler le meilleur des mondes sur tous les aspects : présence des détails en conservant une certaine chaleur et côté immersif sans perdre en précision de spatialisation. Force de constater que Marantz a réussi un tour de maître. Ceci me permet de revenir au kidnapping dont je parlais en début de test. Un tel résultat obtenu en moins d’un quart d’heure après le branchement est juste bluffant et l’appareil s’efface complètement derrière le plaisir de faire dérouler les films : d’où un temps de test particulièrement long.

CE QUE J’AI AIME :

+ L’immersion et le plaisir fourni en HC

+ Un infra-grave qui réveille vos subs.

+ Une qualité d’électronique exceptionnelle

+ Un OSD super simple et visuellement réussi

+ L’affichage des résultats Audyssey

+ L’Airplay intégré

CE QUE J’AI REGRETTE :

-       Une télécommande cheap

-       Des modes audios stéréo vers 7.2 plus performants sur les services réseau

-       Le Prix et les conditions aux revendeurs !!!

 

Coup de gueule :

 Autant j’ai pris un très grand plaisir à découvrir ce préampli, autant je tiens m’insurger contre la politique tarifaire de Marantz. Déjà, le PPI est plus élevé que par la concurrence soit 400 à 500 euros plus cher qu’un modèle équivalent chez Onkyo. Certes, sur ce point, aux vues de la qualité, le client peut relativiser suite à un achat coup de cœur.

Là où cela devient plus gênant, c’est le manque d’uniformité des prix entre revendeurs européens. Certains pays se trouvent avec des différences de 300 euros au niveau du grossiste, prix qui est inévitablement répercuté sur le tarif final. Ceci est une entrave frontale à la libre concurrence et porte un gros préjudice aux revendeurs concernés.

     

 

 

 

 

 

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