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Vue générale avant
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La plupart des installations réalisées par le département home-cinéma de Soft ADS ne se visitent pas :
la société audiovisuelle, forte de sa solide réputation acquise ces dernières années dans l’hexagone,
intervient désormais surtout à l’étranger pour le compte de clients (très) fortunés… et surtout très discrets.
Voici pourtant une récente réalisation de Soft ADS en région parisienne.
Plantons le décor : un petit hôtel particulier, sur les bords de Seine, dans l’une des communes
les plus huppées de l'Ouest de la capitale. C’est dans cet endroit superbe que nous avons rendez-vous
ce soir avec Michel Sonnier et de son installateur Roland Delacroix, qui vont l’un et l’autre nous faire
découvrir une installation home-cinéma d’exception.
L’approche professionnelle…
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A propos de …Soft ADS
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Soft ADS est une importante société spécialisée en prestation audiovisuelles,
elle intervient aussi bien dans le domaine du Broadcast, du multimédia, de l'Internet ou de
l'événementiel. Elle possède plusieurs agences en France, et notamment une
en région parisienne, à Ivry sur Seine.
Web :
http://www.soft.fr
Adresse :
Soft ADS (Paris)
32, Rue Pierre RIGAUD
94200 IVRY-SUR-SEINE
Tel :
01 49 60 50 00
Fax :
01 46 71 03 34
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Le cache devant l'écran
descendu à mi-course
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Il y a au sein de la division home-cinéma de Soft ADS, et surtout chez Michel Sonnier,
un personnage charismatique que vous avez peut-être eu l’occasion de rencontrer lors d’une de ses fameuses
« démos » qu’il organise régulièrement dans les divers salons parisiens, une certaine constance dans les choix
techniques employés quasi systématiquement sur toutes les installations qu’il réalise. Cette « école » Soft ADS,
c’est, à l’origine, celle des vraies salles de cinéma, tout simplement, dans laquelle Michel Sonnier a puisé son
inspiration et son savoir-faire pour pouvoir réaliser « ses » salles de cinéma à domicile. Dans une vraie salle
de cinéma, les enceintes sont systématiquement placés derrière l’écran de projection, ce qui renforce grandement
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Vue arrière
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le réalisme du spectacle sonore. Elles sont le plus le plus souvent encastrées dans un mur absorbant
(technique du « In Wall »), le principe du baffle plan et pour éviter les réflexions sonores parasites vers
l’arrières. Par ailleurs, les enceintes de cinéma sont souvent équipés de trompes et de chambres de compression,
pour des questions de rendement, de tenue en puissance et également pour que tous les spectateurs entendent
convenablement les différents éléments de la bande-son, même ceux qui sont les plus éloignés ou les plus excentrés
par rapport à l’écran.
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Vue arrière :
le projecteur
Sony VPH-D50
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Positionnement
des micros
de réglage
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De plus, dans un cinéma, les systèmes d’enceintes sont le plus souvent multiamplifiées et filtrées en actif,
pour à la fois une meilleure utilisation des différents transducteurs, éviter certains problèmes aux fréquences
de coupure, comme les rotations de phases notamment, pour pouvoir optimiser ces dites fréquences de coupures,
avoir des pentes de filtres ajustables et plus raides qu’en filtrage passif, et enfin pour permettre une égalisation
de tout le système audio par rapport à la fois à la réponse acoustique du local d’écoute, à des critères psychoacoustiques,
etc… Tout cela correspond à des techniques tout à fait classiques en sonorisation professionnelle et donc en sonorisation
de salles de cinéma.
Loin donc d’avoir une approche de hifiste de la problématique des système audio en home-theater,
Miche Sonnier et son équipe considèrent simplement que dans « home-cinéma » il y a le mot « cinéma »
et qu’il faut donc y appliquer les même règles et les mêmes principes techniques qui font la qualité,
la dynamique et le réalisme du « son cinéma » en salle.
Un JBL Synthesis…sinon rien !
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L’installation de M. L. :
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Sources :
Lecteur de DVD Pioneer DVP-S626
Lecteur de laserdiscs Sony MDP -850
Mediasat CanalSatellite
Préampli-processeur :
Lexicon MC 1
Amplificateurs de puissance :
Chevin Research Q6 4x600W (x2)
Egaliseur et filtres actifs:
Egaliseur paramètrique Rane PE17 ( pour le sub)
Egaliseur/crossover numérique BSS FDS366 ( pour les trois frontales)
Enceintes :
Frontales : JBL Synthesis S1C (x3)
Surrounds : JBL Synthesis S2A( x2)
Caisson de graves : JBL Synthesis
Diffuseur vidéo :
Vidéoprojecteur Sony VPHD-50 HT, doubleur de lignes EXB10 intégré
Ecran :
Oray transsonore microperforé format 4/3 et de 285 cm de base,
Télécommande / domotique:
Contrôleur Crestron CNX Pro
Ecran tactile couleur 6"
Divers :
Traitement acoustique complet, avec absorbeurs sur les cotés avant et derrière l’écran
( bass traps), montage in wall des enceintes avant, colonnes de diffusion à l’avant, panneaux de Schröder à l’arrière,
diffuseurs pyramidaux au plafond., insonorisation totale murs et plafond.
Coût total de cette installation :
plus de 500 000 F ( dont environ la moitié pour l’aménagement, les menuiseries, le traitement acoustique, … et le reste pour l’appareillage )
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Enceinte frontale
JBL Synthesis
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Quand M. L a racheté, il y a deux ans, cet charmant hôtel particulier, il était pratiquement en ruine.
Disposant de moyens importants, il y a fait faire de très gros travaux, d’aménagement et de décoration :
la demeure s’étendant sur quatre niveaux, il a même fait installer un ascenseur ! Il a, dès le départ,
l’intention d’y faire aménager une salle de projection mais ses ambitions sont bien plus modeste que le
résultat d’aujourd’hui. M. L. a un frère déjà bien équipé en home cinéma ( Sony G70, JBL Synthesis )
et il a donc quelques idées et connaissances techniques du sujet. M. L. disposait d’un pièce d’environ
35 m2 au rez-de-chaussée de son habitation. La pièce est assez haute de plafond ( 2m80 environ).
De dimensions 7m x5m environ, elle a les proportions idéales pour y aménager une salle home-cinéma.
A cette époque, M L. n’envisage d’ailleurs pas d’utiliser tout le volume disponible à cet usage :
il voudrait agrandir le bureau, construire dans un angle une cabine de douche… Las ! Au final, tout
le volume de la pièce sera mis à contribution, et une partie des enceintes se retrouveront même
encastrées dans le bureau d’à coté ! Notre ami Michel ne fait en général pas dans la demi-mesure,
et il a besoin d’aise et de place pour installer les différents éléments du système. Le point fort de
cette installation, c’est donc ce système audio JBL Synthesis One, un système cher à Michel Sonnier et
qu’il met en œuvre à chaque fois que les moyens de son client le permet, car ce système n’est
pas particulièrement bon marché.
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Positionnement des micros de réglage
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JBL équipe les trois-quarts des salles de cinéma outre-Atlantique et, historiquement, le JBL Synthesis
est le premier système audio a avoir reçu l’agrément « Home THX ». JBL a conçu le Synthesis en reprenant
les mêmes principes utilisés dans les salles de cinéma : enceintes à pavillon à haut rendement, multiamplication,
filtrage actif et égalisation. Autrement dit, le Synthesis est directement dérivé des enceintes professionnelles
JBL qui équipent les trois-quarts des salles de cinéma aux Etats-Unis.
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Enceinte surround JBL Synthesis
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Dans le cas présent, les trois enceintes avant sont des JBL Synthesis S1C. Evidemment agrées THX,
elles sont composés dune paire de médium de 21 cm en configuration d’Appolito, qui encadrent un tweeter à
pavillon équipé d’une chambre de compression de deux pouces. Un seul caisson de graves ( le Synthesis One
en comporte théoriquement deux) a été installé, mais quel caisson ! Il s’agit du JBL S1S, équipé du fameux
46 cm 2242 H, un prodigieux subwoofer qui encaisse 800 W sans broncher ! La centrale et le caisson sont placés
derrière un écran Oray transsonore de près de 3mètres de base, et les deux enceintes sont totalement encastrées
dans le mur… en fait dans un logement qui a été aménagé dans la pièce à coté !
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Vue arrière avec le détail
des panneaux de Schroeder
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Associé à ce fantastique système audio, la pièce a bénéficié
d’un traitement acoustique complet, portant à la fois sur
l’isolation et sur la correction acoustique proprement dite.
La totalité des murs, y compris le plafond, à été doublée
avec une forte épaisseur de laine de roche. Des « bass-traps
», constitués de laine de roche compressé par des panneaux
en médium ( fibre de bois très dense), ont été placés derrière
l’écran pour une absorption maximale des graves, et pour
obtenir des basses fermes et profondes.
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Vue avant |
De part et d’autre de l’écran, on a placé des panneaux de mousse recouverts de tissus Tapla qui absorbent les réflexions
primaires, éclaircissent le bas-médium et donnent de la clarté de l’intelligibilité aux dialogues . A peu près
au centre de la salle, deux colonnes en médite cintrées jouent le rôle de diffuseurs pour donner de l’ampleur
à la scène sonore frontale. Enfin, à l’arrière de la salle, des diffuseurs pyramidaux , positionnés au plafond
et des panneaux de Schröder , placés eux sur les cotés et sur tout le mur arrières, et qui garantissent un champ
surround ample et diffus à partir des deux enceintes dipolaires JBL Synthesis S2A, qui ont été, quant à elles,
installées au plafond.
Filtrage et égalisation de rigueur
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De haut en bas : Lexicon MC-1,
Dégaliseur/crossover BSS, égaliseur Rane
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Venons en maintenant à la partie filtrage, égalisation et amplification de cette installation. En chef
d’orchestre chargé de switcher les entrées et réaliser les décodages Dolby Pro Logic, Dolby Digital et DTS,
on trouve un processeur/préampli Lexicon MC-1, un appareil qu’il n’est plus nécessaire de présenter. Les trois
voies avant sont envoyées dans un égaliseur / filtre actif BSS FDS 366. Cet appareil possède justement trois
entrées et six sorties. Il est entièrement en numérique (convertisseurs 24 bis / 96 kHz) et agit à la fois comme
un égaliseur paramétrique, un limiteur, un générateur de delays et un filtre actif, le tout étant entièrement
paramétrable.
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En bas les deux amplis de puissance Chevin Research
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Les six sorties ( deux pour chaque enceinte principale) filtrées et égalisées sont ensuite
envoyées vers des amplificateurs de puissance Chevin Research, qui développent chacun 600 W par canal (!) sous
4 Ohms. La voie dédiée au caisson de grave subit, quant à elle, un traitement particulier puisqu’ elle dispose
de son propre égaliseur paramétrique, un Rane PE17, dont la sortie utilise l’une des voies d’un des deux amplis
Chevin. Les filtres et égaliseurs requièrent, pour leurs réglages, l’intervention d’un ingénieur du son aidé
d’un analyseur de spectre temps réel ; en pratique, Roland Delacroix dispose plusieurs micros sur le lieu
d’écoute, et envoie du bruit rose dans toutes les enceintes. Il analyse ensuite, grâce au logiciel JBL Smaart-Pro ,
le signal obtenu, et ajuste en conséquence les différents réglages pour obtenir une réponse en fréquence parfaitement
linéaire sur toute la bande audible.
Un tritubes pour l’image
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Vidéoprojecteur tritubes
VPH-D50 Sony
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Quelques mots sur la partie image de cette installation, qui est confiée au bon soin d’un tritubes
Sony VPH-D50 HT, ici équipé de son doubleur de lignes EXB-10 interne. L’appareil, au demeurant un
excellent tri-tubes, est un peu « juste » sur un telle base d’image ( près de 3 mètres de base).
Il apparaît tel quel comme le « point faible » ( toute proportion gardée !) de cette installation,
d’autant que son doubleur interne est perfectible et Le doubleur interne devrait donc être bientôt
remplacé par un scaler Vigatec, un appareil que Roland juge excellent et dont il avoue que les performances
sont comparables aux scalers Faroudja… c’est dire ! L’écran est une toile transsonore Oray au format 4/3,
qui devrait elle aussi être remplacée par une toute nouvelle toile microperforée Oray, dont les performances,
selon Roland, seraient exceptionnelles : perforations quasi invisibles, transmission des fréquences aiguës
très peu atténuées… nous sommes curieux de voir cela !
© Texte : Bastien Cluzet ,Photos : Jean-Marie Ramès
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Nos impressions :
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Lecteur de laserdiscs Sony |
Nous avons regardé et écouté quelques passages du DVD de démo DTS n° 5 ( Gladiator, puis U571),
puis visionné des images issues du bouquet CanalSatellite. Grâce à l’utilisation d’un véritable
système domotique Crestron, le pilotage de ce système complexe s’avère extrêmement simple et convivial
pour l’utilisateur, par quelques pressions sur la télécommande tactile, qui contrôle également l’allumage
et l’extinction des lumières.
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Télécommande Crestron |
Le travail réalisé sur le son est remarquable : il est vraiment très naturel, avec beaucoup de relief les
effets sont clairs et distincts, aucune agressivité n'est ressentie même à fort niveau d'écoute. La centrale,
notamment, est excellente, et ce malgré l'écran transonore ( et grâce à l'égalisation), les dialogues sont
d'un grande clarté, bien intelligibles, et idéalement placés par rapport à l'image. Les basses sont nettes
et bien détachées, bien que les infra graves ne soient ressentis que modérément. En bref, et contrairement
à ce que l'on pourrait croire, cette installation impressionnante n'en fait pas des tonnes. : le naturel,
la véracité et la clarté sonore caractérisent ce système d’exception, dont nous avons pu assister aux derniers
réglages audio, et qui utilise les meilleurs composants du moment pour un résultat vraiment exceptionnel .
Le vrai son du cinéma.
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