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Les installations des membres HCFR

Jean-Christophe Peyrard

1 Juillet 1999

L'installation actuelle d'un des deux créateurs du site, écrit par Frédérique Chapuis, et paru dans la revue "Cinéma chez soi" de Décembre 98.
Prendre son temps, laisser mûrir ses idées. C'est la recette appliquée avec succès par Jean-Christophe.

Vue par Frédérique Chapuis, rédactrice en chef de la revue "Le cinema chez soi", (Decembre 1998) Rien ne sert de courir...

Prendre son temps, laisser mûrir ses idées. C'est la recette appliquée avec succès par Jean-Christophe pour réaliser son installation Home Cinema. L'électronique Onkyo, les enceintes Jamo et l'image Sharp garantissent un vrai spectacle à la maison.

Jean-Christophe est un sage. Chaque décision qu'il prend est longuement mûri à l'avance. Chez lui, pas d'achat à la hâte mais une volonté de construire pas à pas une installation Home Cinema pour en faire profiter sa petite famille et ses amis.

Il met le doigt dans l'engrenage en 1991 en se décidant, après de longs mois d'hésitation, à acheter un ampli audio/vidéo. A l'époque, il n'y a guère que Onkyo et Yamaha présents sur le marché. Après écoute des deux marques, notre hôte oriente son choix sur un modèle Onkyo 515, un Pro-Logic classique.

"Personne ne parlait encore du Dolby Digital et le concept d'évolutivité était inconnu" précise Jean-Christophe. Une fois l'ampli acheté, il faut une source vidéo digne de ce nom. Pour Jean-Christophe, " pas question de se contenter de cassettes vidéo à la qualité déplorable ". C'est en découvrant les premiers laserdiscs en grande surface et la possibilité de les louer en vidéoclubs qu'il investit dans un lecteur de Laserdisc PAL (le Pioneer 310).

En complément de ses deux enceintes Hi-Fi (Kef 140) dont il dispose déjà, Jean-Christophe s'oriente sur un kit Home Cinema (1 centrale et deux arrière). Comme Kef ne fait pas encore ce genre de solution, c'est un pack Jamo 100 qui est choisi. "L'ensemble fonctionnait bien sauf que ma télé de 55 cm était devenue d'un seul coup bien trop petite ". Notre ami la remplace alors par un 16/9 Panasonic de 81 cm.

Toutefois, quelques temps après l'achat de son superbe téléviseur, Jean-Christophe prend une claque magistrale. Un ami vient chez lui avec un vidéoprojecteur LCD sous le bras pour faire une projection impromptue sur le mur blanc du salon. " Sans changer mon équipement audio, on obtenait une toute autre dimension. Même si la qualité
d'image était limite, la taille, 1,50 mètre de base, donnait une impression très cinéma ". Le passage au Dolby Digital

Après avoir pu juger des apports du Dolby Digital en effectuant des écoutes chez des amis équipés, Jean-Christophe décide de passer un cran au dessus. Toutefois, le passage au son 5.1 impose un renouvellement du matériel déjà acquis : le lecteur de Laserdisc uniquement PAL, l'ampli non évolutif et les enceintes arrière qui ne suivent pas. Par conséquent, un nouveau laserdisc, le 515 de Pioneer, qu'il faut modifier en AC-3 RF, apparaît sur l'étagère.

Manque de chance, quelques mois plus tard, le constructeur japonais se décide à sortir tous ses lecteurs, excepté l'entrée de gamme, avec la fameuse sortie AC-3 RF. En mars 97, après avoir franchi la porte de plusieurs magasins et écouté divers modèles d'amplis/tuners, Jean-Christophe choisit un Onkyo TX DS 838. " J'aimais bien sa sonorité et il disposait d'un nombre d'entrées/sorties conséquent ".

A cette période, Jean-Christophe qui vient d'emménager dans une maison, a la possibilité d'aménager les combles pour dédier la pièce au Home Cinema. Disposant d'un espace plus grand, ses choix ne sont plus dictés par la place disponible. Il décide alors de s'orienter vers un système complet de cinq enceintes afin d'obtenir une totale homogénéité au niveau du son. Jean-Christophe souhaite mettre environ 5 000 F dans ce nouvel achat mais après plusieurs écoutes, il se rend vite compte qu'il est nécessaire de faire un saut qualitatif. Autre changement en cours de route : parti pour des enceintes compactes à l'arrière, notre ami réalise qu'il sera très difficile de les installer sur le mur incliné. Son choix se porte alors sur deux Jamo Classic 8 à l'avant, deux Classic 6 à l'arrière et la Concert Center en centrale. " Je me suis renseigné à droite à gauche, j'ai épluché les magasines spécialisés : les enceintes étaient bien cotées " précise Jean-Christophe. Chez Hifissimo, l'ensemble était proposé à 8 000 F au lieu de 13 000 F : plus aucun doute à avoir.

En fin de compte, les modèles colonnes à l'arrière, bien que plus encombrants, sont plus faciles à positionner et à orienter. L'éternel dilemme

Tri-tubes ou LCD, tout amateur de cinéma chez soi se pose un jour la question. Dans la configuration présente, le recul (3,80 mètres) n'est pas suffisant pour installer un tri-tubes : le lignage serait trop voyant. De plus, le plafond mansardé nécessite une trop grande complexité d'installation. Le vidéoprojecteur LCD s'est donc imposé de lui-même. Le budget plus abordable est également un atout en sa faveur. A l'époque, Jean-Christophe est intéressé par le Sharp 380.

Mais le modèle disparaît peu de temps après de l'offre du constructeur. Une fois la nouvelle gamme en rayon, Jean-Christophe se décide pour le XVC 20E qu'il trouve nettement plus lumineux que le modèle inférieur XVC 2E. Pour 12 000 F, il s'agit d'un choix plus qu'intéressant (voir le chapitre " Nos impressions "). En association avec le projecteur, nous trouvons un écran Da-Lite manuel d'1,70 mètre de base.

" Je m'étais fait une idée précise de la qualité de l'écran chez des amis. Avec un vidéoprojecteur LCD, un écran Video Spectral d'un gain de 1,5 était conseillé. De plus, les modèles Da-Lite ont pour avantage d'être bordé de noir ce qui permet de bien finir l'image " ajoute Jean-Christophe. Comme le vidéoprojecteur n'intègre pas de zoom, il a fallu faire quelques calculs afin d'obtenir la taille de la base de l'image à partir de la position de l'appareil. A cet effet, Jean-Christophe regrette que les grilles de calcul des constructeurs ne soient pas facilement accessibles.

Une installation faite maison

L'ensemble de l'installation a été réalisée par Jean-Christophe du passage des câbles dans les goulottes jusqu'à la fixation de l'écran au mur. Petite astuce maison, l'utilisation d'un parpaing qui sert de meuble à l'électronique. " C'est pas cher, d'une stabilité à toute épreuve, on peut poser des kilos dessus sans difficulté " nous indique notre hôte. Pour l'instant, l'électronique est positionnée près du téléviseur.

Cette disposition présente un avantage au niveau de la connectique. La proximité des éléments ne nécessite pas de grande longueur de câbles audio et vidéo. Quant aux différentes diodes lumineuses, celles du DVD et de l'ampli peuvent s'éteindre ce qui n'interfère pas dans le champ de vision. Inconvénient majeur, lorsque l'écran est baissé, l'accès au matériel est difficile.

L'enceinte centrale Jamo se trouve positionnée sur deux petits pieds d'enceintes. " J'ai effectué plusieurs essais de positionnement.
Sur le téléviseur, l'enceinte centrale de 15 kg n'offrait pas un ensemble harmonieux. Mais pire encore, elle se retrouvait derrière l'écran. Enfin, sous le meuble du téléviseur, à même le sol, le son de l'enceinte centrale paraissait trop étouffé " explique Jean-Christophe.

Cette dernière se retrouvant alors légèrement en avant des deux enceintes principales, il a fallu baisser de moins 2 db son réglage. Les enceintes arrière ont également fait l'objet de plusieurs tests de placement. Jean-Christophe les a surélevées dernièrement afin de dégager les aigus par rapport à la position assise des spectateurs. Dans un deuxième temps, les enceintes principales seront équipées de pointes.


Du Laserdisc au DVD

Une fois l'achat de son ampli Dolby Digital effectué, Jean-Christophe s'est mis à louer de nombreux laserdiscs NTSC afin de se construire une petite collection. Notre passionné s'est d'abord montré très sceptique concernant le nouveau support DVD, comme de nombreux autres mordus du Home Cinema. Les premières démonstrations auxquelles il a pu assister dans les salons ne l'ont guère convaincu." Je trouvais que l'image n'était pas terrible. De plus, la guerre des normes Dolby Digital/Mpeg 2 pour le son 5.1 rendait le support plus qu'aléatoire ".


Malgré tout, son entourage, commençait à s'équiper en DVD. " Lorsque j'ai vu que l'on pouvait payer un titre DVD 160 F en import US alors qu'il était proposé 250 F en LD NTSC, j'ai arrêté immédiatement d'acheter des Laserdiscs mais je continuais à en louer " ajoute Jean-Christophe qui s'oriente alors sur un lecteur DVD Panasonic A110 (zone 1). Notre ami joue d'infortune puisque cette référence est en rupture de stock. Il passe alors commande auprès du magasin Canyon Street pour acheter le Pioneer américain 606. Ce dernier intègre un décodeur Dolby Digital qui bien sûr ne fonctionne pas au sein de l'installation. " Avec le décodeur, il sera plus facile à revendre ".

Le lecteur vendu toute zone dispose d'une connectique étendue dont des sorties YUV. " Il en ressort une sacrée différence par rapport à la S-Vidéo. J'ai effectué des tests sur un Barco et la liaison YUV procurait une meilleure précision notamment au niveau du contour des personnages ".Pour Jean-Christophe, le gros avantage du DVD repose sur son aspect multilingue, le côté interactif et la qualité d'image. " Je me suis amusé à comparer les deux supports à partir du " Cinquième Elément " sur mon téléviseur. Le LD NTSC a bénéficié d'un excellent pressage mais rien à faire, le DVD zone 2 affichait des noirs plus profonds, des couleurs plus saturées.

 

Quant au rendu du son Dolby Digital, je n'ai pas perçu de différence ". Notre ami s'approvisionne aux Etats-Unis via Internet. Il reçoit ses titres une semaine après la commande. Là-bas, étant donné la taille du pays, la vente par correspondance est très développée et le choix est énorme. " Après plusieurs essais, je me suis rendu compte que les disques NTSC passaient mieux sur mon Sharp que les PAL :
les contours sont plus nets. En France, l'inconvénient majeur concernant l'achat des zones 1 réside dans la variation des prix, jusqu'à 50 F, d'un magasin à l'autre ".

Afin de s'y retrouver facilement, Jean-Christophe a réalisé un catalogue à partir de fiches techniques pêchées sur le site www.dvdempire.com.
" Comme chaque éditeur a sa propre présentation sur les jaquettes, ce système très simple permet de s'y retrouver immédiatement ". Pratique non ? Câbles et autres télécommandes

Souvent laissés pour compte, les câbles représentent néanmoins un facteur essentiel dans le résultat final. Jean-Christophe achète ses câbles d'enceintes en grande surface en choisissant des modèles de section importante.
" Je n'achète plus de câble fin à 10 F le mètre. Il n'est pas forcément simple de faire son choix.

C'est souvent horriblement cher et la longueur est généralement trop juste. Mes câbles audio et vidéo sont de marque Audio Monitor. Par rapport au câble livré d'origine, un bon modèle Peritel à 200 F donnera une image plus précise, des couleurs plus belles ". Il nous semble important d'insister sur ce point car trop de gens ne font pas l'effort d'investir dans du câble de qualité.

Pourtant, ceci peut permettre d'améliorer par exemple la restitution du grave.Les télécommandes sont ici au nombre de quatre et leur utilisation ne semble pas poser de difficulté. A noter que celle de l'ampli Onkyo pilote l'ensemble des appareils excepté le lecteur de DVD. Jean-Christophe part du principe
qu'une fois la projection commencée, il ne faut plus toucher à ses télécommandes ou à son équipement. C'est d'ailleurs souvent le piège de passionnés qui passent leur temps à tripoter leurs télécommandes du début à la fin du film sans vraiment l'apprécier.
Cette photo correspond à ma nouvelle configuration
Ampli, DVD, vieux magnetoscope, et lecteur Laserdisc.

Pour notre ami, il est essentiel de bâtir son installation pas à pas sans se presser. Lorsqu'un changement doit être opéré sur un élément, il
est important de bien en discerner les bénéfices. Plusieurs écoutes doivent être effectuées. Si tout est réalisé à la fois, il devient impossible de savoir d'où viennent les apports. Est-ce le réglage de l'ampli, le changement des câbles ou le positionnement des enceintes qui améliorent le rendu général ? Difficile dans ces conditions d'exploiter chaque élément au maximum de ses possibilités.

Autres conseils, penser évolutivité au moment de l'achat afin de ne pas se retrouver coincer un jour ou l'autre. Penser également cohérence au niveau des enceintes, si possible de même marque. Concernant le caisson, on pourra se permettre de choisir un tout autre constructeur. Enfin, il est complètement inutile d'investir 10 000 F dans un appareil et 500 F dans un autre. " Il est essentiel de savoir ce que l'on aime.

Personnellement, je ne suis pas attiré par les dipolaires par contre j'apprécie les colonnes en surround. L'écoute chez des gens équipés est autrement plus enrichissante qu'en magasin. En effet, les vendeurs n'ont pas toujours le temps de nous écouter et de nous conseiller " conclut Jean-Christophe Nos impressions

Une fois le noir complet réalisé dans la pièce, le Sharp fait entendre son doux ronronnement. On a connu plus bruyant. Sur l'écran, l'ouverture de " Tomorrow never dies ". L'extrait choisi permet notamment de se faire une idée de la présence des basses.

Malgré l'absence d'un caisson qui se fait partiellement sentir, la reproduction des explosions ne manque pas de produire son effet. Les Classic 8 descendent bien dans les graves.

On est assez surpris par l'énergie dégagée. Dans la configuration actuelle, il faudrait acquérir un caisson approchant les 6000 F afin de réellement entendre les bénéfices. Jean-Christophe n'est pas pressé mais il pense bien d'ici quelques temps investir pourquoi pas dans un Rell Q 100 ou un Sherwood SP 212. Rien à dire à propos des effets droite/gauche, avant/arrière : tout roule à merveille.

Deuxième extrait avec l'incontournable "Starship Troopers". Et là, c'est sur l'image que nous concentrons toute notre attention. Pour un appareil mono LCD de cette gamme de prix, le résultat est impressionnant. Bien évidemment les pixels sont visibles mais sans gène réelle. L'image est assez lumineuse et la colorimétrie bien reproduite : pas de teinte verdâtre dominante, ni de noir transformé en gris. Dernier DVD visionné "US Marshall" qui, pour 13 dollars (environ 80 F) propose une heure de supplément en plus : une affaire.

Ce dernier extrait conforte notre opinion. Pour un budget global un peu supérieur à 30 000 F, un effort financier étalé sur plus de six ans, Jean-Christophe a réussi son pari. Recréer dans un cadre douillet un espace Home Cinema sans trop de compromis.

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