OPPO BDP-105EU

Comptes-Rendus, Tests et Bancs d'Essais — publié le 20 janvier 2013
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La construction :

Depuis le BDP-95 Oppo nous a démontré que la marque est capable de construire un lecteur de Blu-ray haut de gamme tout à fait adapté pour faire de la bonne musique. Le BDP-105 ne déroge pas à la règle et opte pour une construction assez similaire.

Sous le capot :

Sous les cartes audio analogique et sous le blindage de l’alimentation primaire à découpage :

Il y beaucoup de monde dans ce BDP-105 !

On retrouve le drive qui a fait son succès depuis le BDP-93 et qui fait toujours parti des meilleurs drive universel du moment. Pour le BDP-105 Oppo a changé la plaque supérieure pour une plus épaisse enfin d’assurer un meilleur amortissement des vibrations. Sur ce drive Oppo a mis l’accent sur l’absorption des vibrations qui sont néfaste à la bonne lecture des données. Comme en témoigne l’éclaté, nous trouvons en interne deux niveaux d’absorption de vibration, une suspension entre le châssis du lecteur et le drive, l’ajout de la nouvelle plaque va contribuer à amortir par le gain de poids par le haut. Le drive déjà bien amorti se retrouve donc globalement plus dense avec un blindage plus épais et donc plus efficace.

Le drive surdoué, le plan de montage :

Le drive en vrai :

La carte principale est celle du BDP-103. Mais le reste est il similaire ? Et bien non et même comparé au BDP-95 plus rien n’a grand chose à voire, si peut être les pieds.

Carte principale issue du BDP-103 :

Des pieds “audiophile” issus du BDP-95, capable d’amortir les vibrations :

Ouvrons donc la machine pour l’inspecter de plus près.
Premier remarque, le capot est lesté et amorti, les ingénieurs d’Oppo feraient ils de la veille technologique en surveillant les tweakers ? En tous cas bonne initiative, le leste ne peut pas faire de mal et va contribuer à amortir les vibrations ce que les pieds font déjà en parti.

Sous le capot nous retrouvons une topologie dans l’esprit du BDP-95. Cartes audio analogiques surdimensionnées, double alimentation et cloisonnement des différents éléments entre eux. Bien que l’approche soit similaire tout a été changé en dehors de l’alimentation primaire. Cette alimentation à découpage est intégrée de la même manière que dans le BDP-95. Elle est cloisonnée et isolée du reste du lecteur, pour y accéder il faut d’ailleurs enlever une plaque de blindage elle même recouverte d’un revêtement plastique qui sert d’isolant électrique.

En rouge la section carte audio BDP-103 supprimée car devenue inutile :

Tout comme sur le BDP-95, la section dédiée à la carte audio analogique est supprimée. En effet une alimentation linaire nouvelle génération rendra alors le relais.
Oppo a opté pour une toute nouvelle approche, on retrouve un transformateur mais Oppo et non plus Rotel.

La section alimentation est très différente de celle employée dans le BDP-95. Cette fois la carte n’est pas indépendante mais est intégrée à la carte audio analogique stéréo. La filtration et la régulation y sont bien plus complexes et bien plus fournies. Cette approche permet d’accroître les performances et limite les pontages par câbles, ce qui n’est jamais très bon et source de perte.

Gros plans sur l’alimentation linéaire des cartes audio analogique.

La section audio analogique stéréo est vraiment impressionnante. La topologie est exemplaire, grosse régulation, séparation des canaux RCA et XLR par une mini cloison. La section RCA au centre contribue aussi à bien isoler le canal XLR gauche du canal XLR droit.

Le DAC ES9018 n’y est pas exploité comme sur le BDP-95. D’après les découvertes de Dan Wright le DAC est utilisé en 3 sections. Une première section utilise deux canaux en mode asymétrique sur les sorties RCA, une deuxième utilise deux canaux en mode différentiel sur les sorties XLR et une dernière exploite les quatre derniers canaux en stack sur la sortie casque. Je reviendrai plus en détails sur les tests de la sortie casque et nous verrons quel bénéfice tirer d’une telle mise en œuvre.

La carte stéréo et l’alimentation linéaire :

Cerise sur le gâteau, les connecteurs de la carte stéréo sont d’excellente qualité. La photo précédente montre des connexions massives et dorées piquées sur la PCB. Il ne s’agit pas de simple connecteur OEM à bas prix.

La carte audio multicanal est piquée par pontage sur un circuit d’alimentation lui étant dédié.
On retrouve une section filtrage et régulation correcte mais moins ambitieuse qui pourra cependant assurer les besoins en énergie de la carte. Les étages analogiques moins élaborés que la section stéréo sont tout de même bien au dessus de la moyenne et montrent un travail très soigné. Le DAC ES9018 y est exploité de manière plus traditionnelle, chaque canal ayant sa sortie analogique.

Gros plan sur une des sorties analogique :

Gros plan sur la section filtrage :

Isolation du châssis du lecteur sur l’emplacement de la carte MCH :

Nous trouvons ensuite la carte de gestion des entrées audio numérique et la carte sortie casque côté façade. Je reviendrai plus en détail sur la carte de sortie casque. La carte de gestion des entrées numérique est pilotée par un micro contrôleur Xmos de série Xcore. Ce chipset multicœur est capable de gérer les flux provenant des trois entrées numériques de la carte. On y trouve aussi trois horloges dédiées dont le rôle sera de piloter les différents éléments numériques et d’assurer leur fonctionnement aux bonnes fréquences.

La construction du BDP-105 est tout simplement impressionnante. Elle est rationnelle et très ambitieuse laissant présager des écoutes de très haut niveau en particulier sur la sortie XLR.

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