Pioneer/TAD – “Espace Cinema” à Mouroux

Comptes-Rendus, Haute-Fidélité — publié le 7 octobre 2007
Précédente Suivante
VN:R_U [1.9.22_1171]
Note: 0.0/5 (0 votes)

Les écoutes s’enchainent

Image

L’écoute s’est poursuivie par la célèbre Toccata de JS Bach. Ces deux gros HP ont été bien mis en œuvre lors des appuis puissants de l’orgue dans le bas registre. Ce fut assez impressionnant de constater que le grave ne faiblissait pas : précision et profondeur des graves étaient clairement de mise.

Cependant, sur un morceau plus rock, j’ai pu constater que la partie basse n’était pas assez mise en avant. Notre hôte semble accuser la pièce. Il est vrai que j’avais déjà constaté cela sur d’autres enceintes.
Cependant, si le niveau était en deçà de ce à quoi je m’attendais, les attaques ne m’ont pas particulièrement paru rapides non plus.

A la fin de la journée, lors d’une seconde écoute, j’ai pu écouter mes propres CD.

Salif Keita… Moffou, Madan : l’intro commence par une guitare très sèche, bien retranscrite. Quelques 20 secondes plus tard, une percussion très rapide et très sèche entre en scène. Le niveau de basse me paraît alors vraiment léger et de plus, je ne le trouve pas spécialement rapide. Je ne ressens pas du tout l’impact physique de cette basse, comme j’ai pu le percevoir sur d’autres systèmes. On ne peut évidemment pas dire que la basse est traînante mais elle gagnerait à être mieux retranscrite.

Image

Hugh Masekela, Stimela : ce morceau utilise une plage dynamique très importante. Le volume de départ étant d’un bon niveau, lorsque le morceau s’envole, le volume fut assez fort. J’ai constaté alors que le son revêtait une certaine dureté. Cette impression de dureté est même accompagnée parfois d’un léger aspect brouillon à haut volume.
Cela dit, je peux difficilement accuser les enceintes : l’électronique peut également être en cause ainsi que l’auditeur. Je commençais certainement à être fatigué par les écoutes.

J’ai terminé mes écoutes par un solo de batterie (piste 14 du CD Test Focal n°1) : les basses sont encore en retrait. La grosse caisse de cette batterie descend à 20hz (analyse du CD faite sur PC). Cela ne se ressent pas du tout à l’écoute de cette installation. Ca ne correspond d’ailleurs pas à ce que j’ai l’habitude d’entendre de ce morceau sur d’autres systèmes.

Image

La basse est cependant très précise, laissant filtrer la vibration et le timbre de la peau tendue. C’est assez rare pour être souligné. Dommage que l’impact ne soit pas également présent.

En conclusion

La partie médium-aigu me plaît beaucoup, avec de la chaleur, de la présence, de la précision, une clarté d’ensemble vraiment appréciable. Je pense que la dureté que j’ai ressentie pouvait provenir de l’électronique.

Je suis nettement moins séduit par la partie basse, trop en retrait à mon goût, même si elle laisse transparaître beaucoup de précision.

Enfin je suis très sceptique sur le positionnement tarifaire de ce produit. A 60.000€ la paire, je m’attendais à une enceinte sans faille.

Rapide comparatif avec une B&W 801D, qui si elle ne propose pas une partie médium-aigüe aussi raffinée, propose néanmoins une vraie puissance sur les basses, un ressenti physique et surtout s’affiche à un prix permettant d’avoir du multicanal 7 enceintes pour le prix de 2 TAD R1 !

Peut-être que la philosophie sonore de TAD est de proposer une enceinte raffinée, soyeuse, au détriment d’un certain rendu physique, rendu que j’attends d’une enceinte de cette gamme.

Précédente Suivante
Tags: , ,