Pioneer/TAD – “Espace Cinema” à Mouroux

Comptes-Rendus, Haute-Fidélité — publié le 7 octobre 2007
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CR Pioneer HC

A l’auditorium de l’étage, configuré en salle home cinéma, nous avons pu voir et écouter une installation audio-video haut de gamme, à base de Pioneer et de Classé.

La partie vidéo fait appel à un plasma de 60’’ (Kuro PDP LX 508D), de 8° génération, issu de la nouvelle gamme Kuro de la marque, ayant pour source un lecteur Blu-Ray Pioneer BDP-LX70A.

L’image apparaît inévitablement très fines et précises. Le moindre détail est parfaitement retranscrit par ce couple, relié en HDMI, transitant par un ampli Pioneer LX70.
Aucune trace de compression ou de dégradé limité n’est à remarquer. Les couleurs sont fidèlement retranscrites également.
A noter que le recul était assez important vu la petite taille de l’image, participant donc certainement à sa finesse ressentie.

Cependant, comme beaucoup d’autres plasmas, l’image scintillait. De plus, celle-ci était relativement saccadée. Le démonstrateur n’a pas été capable de m’affirmer que nous étions en 24p. Il me semble que nous étions plutôt en 3.2 pull down, rendant inévitable le problème du judder. Certains travellings étaient difficilement regardables.
Quelques réglages n’ont pas permis de corriger ce défaut. Pire, il s’est parfois accentué. Bizarre…

La partie sonore était confiée à l’intégré Pioneer LX70, qui avait en charge le décodage du son multicanal en provenance direct du lecteur Blu-Ray, ainsi que l’amplification de l’enceinte centrale S7-EX et des 2 enceintes surround (des S3-EX).
Les enceintes frontales, des S3-EX également, étaient amplifiées par deux blocs mono Classé CA5100.
La partie LFE de cet ensemble était confiée à deux caissons de la même gamme.

Les enceintes S3-EX et S7-EX voit leur conception dérivée des TAD R1.
Ainsi, le couple médium-aigu est bien confié à un ensemble coaxial. Cependant, pour une raison de coût, il n’est pas question ici de vaporiser du béryllium; la paire d’enceintes étant affichée à 5000€.
De la même manière que pour les TAD R1, l’ensemble coaxial permet d’éviter les déphasage du son dans la partie médium-aigue.
Pour éviter également un déphasage sur la partie basse du spectre, confiée à 2 boomers de 16cm, et proposer une enveloppe sonore de qualité, la partie baffle est de conception assez originale.
En effet, elle est courbe, reprenant la forme d’un arc de cercle, dont le centre se doit d’être l’auditeur.
Il en résulte également une esthétique très agréable, qui est de mise avec une qualité de fabrication et de finition sans faille.

La démo a commencé par une écoute purement stéréo (en 2.0) issue d’un CD (Classé à l’honneur avec un intégré préampli – lecteur CD en source et amplification de la même marque).
L’écoute est agréable laissant transparaître du détail, de la présence. Cependant, je suis moins enthousiasme par la scène sonore. Peut-être que le placement des enceintes n’était pas optimal. Je m’attarde peu sur la partie hi-fi, étant plus intéressé par la partie home cinema.

En home cinema, nous commençons par nous intéresser à un film, X-Men 3. La première chose frappante est le décalage qui existe entre la qualité des enceintes et celle des deux caissons Pioneer.
Le niveau sonore des voies me semble mal paramétré.
Les caissons se montrent beaucoup trop présents, ne sont pas capables de la moindre finesse. Les basses vrombissent, ne semblent pas accordées avec le reste du message sonore (on ressent un creux dans la réponse en fréquence au niveau de la jonction entre les caissons et les autres enceintes) et le reste de la bande sonore est étouffé par tant de basse. Peut-être que le but était de nous montrer le coté « pression acoustique » des deux caissons. Dans ce cas, la démo est réussie, au détriment néanmoins du message sonore et de la finesse dans le grave.

Le passage suivant est un concert de jazz, très rythmé par une slap bass, de Marcus Miller.
Les caissons sont nettement mieux mis en valeur. Les basses sont alors percutantes, précises.
Le reste de la bande son est également très bien mis en valeur et n’est alors plus couvert par les basses. L’intégration des caissons avec les enceintes est alors de très bonne facture.

Le démonstrateur nous a avoué avoir réglé les caissons dans le but de proposer une démo optimale de ce concert. Il est étonnant que les réglages « concert » se montrent si mauvais dans le cadre d’une écoute « film ».

Puisque nous en sommes au chapitre des défauts, j’ai également trouvé que les enceintes étaient très directives. Placé parfaitement au « sweet spot », l’image sonore qui s’offre à moi est précise et ample.
En revanche, un décalage de quelques centimètres vient gâcher l’homogénéité de cette enveloppe sonore. La scène est alors décalée et surtout, la provenance du message sonore est nettement plus localisable.
Encore une fois, peut-être que le placement des enceintes n’était pas optimal… La pièce est vaste et les enceintes étaient fortement écartées.

Le décodage et l’amplification, sur ce concert, ne me semblent pas souffrir de défaut particuliers. Précision et rigueur des timbres furent au rendez-vous. Pioneer semble bien maîtriser son sujet, sur ce point-là.
De même, ce concert étant filmé en mode vidéo 60hz, la fluidité était parfaite. Les travellings rapides n’ont posé le moindre problème : pas de trainage, pas de saccade, pas de dédoublement.

 

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