Notre test du Samsung UBD-K8500 et nos premiers avis sur les UHD Blu-ray

Tests et Bancs d'Essais — publié le 31 mars 2016

L’arrivée d’une nouvelle technologie aussi importante que l’UHD Blu-ray dans le monde du Home-cinéma est un événement majeur. En effet, tout un ensemble d’évolutions accompagne généralement la mise sur le marché d’un nouveau support physique. L’UHD n’y échappe pas, faisons un petit point. 

Edit du 17/04/2016 : Ajout de l’avis de Hugo en contexte de projection avec un JVC X5000

Edit du 07/04/2016 : Notre émission Tech dédiée au lancement de l’UHD Blu-ray est en ligne :

Laric

 

 

Par Laric

Sur HCFR nous sommes une bande de passionnés et donc à la recherche de tout évolution ou amélioration des outils nous permettant de reproduire, à la maison, tout ce qui fait la magie du cinéma.

Depuis maintenant plus de trois ans, l’industrie du cinéma et de l’électronique nous tient en haleine avec l’arrivée de l’UHD (4K). D’abord avec l’arrivée d’écrans et de diffuseurs (projecteurs) capables de reproduire au moins 3840*2160 pixels soit quatre fois plus que la HD,  mais surtout avec la mise à disposition des premiers films en UHD.  Nous étions présents au CES en 2013 sans que l’on ne voit rien venir, puis nous avons suivi les différentes annonces : IFA, CES2014, IFA à nouveau, sans annonce de disponibilité… Comme une vague impression que l’industrie est très frileuse sur le sujet…

Bref, le moins qu’on puisse dire, c’est que ces supports à la norme UHD se sont fait désirer !

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L’UHD : HDMI 2.0x, HDCP 2.2 et HEVC (H265)

Pour profiter de ce nouveau format, l’équipement de base doit être compatible Ultra-Haute définition (3820×2160), définition un peu moins élevée que le format professionnel cinéma 4K (4096×2160). Cela implique que l’ensemble des éléments de la chaîne (source, amplificateur, diffuseur) soit compatible avec celle-ci, mais également avec les nouvelles normes de diffusion et de protection du signal. C’est là qu’entre en jeu l’HDMI 2.0a qui entraîne une nouvelle certification du câble de liaison entre appareils (encore que, lisez plus bas). Par ailleurs, le signal est protégé numériquement contre le piratage par la norme HDCP 2.2 qui doit également être gérée tout au long de cette chaîne.

Côté encodage, on passe des trois normes du BluRay (AVC, H264 et VC1) à une seule et unique, le HEVC/H265 (High Efficiency Video Coding) dont le gain en compression est bien plus important qu’en H264. Cela signifie qu’a résolution égale, les films encodés en HEVC utiliseront moins de place. Mais dans notre cas, un films UHD avec une image quatre fois supérieure à la HD devrait rentrer sur un disque Blu-ray double couche de 50Go ou 66Go, voire plus tard des disques triple couches de 100Go permettant certainement d’y ajouter de multiples langues et suppléments.

Le HEVC/H265 est prévu pour gérer nos contenus jusqu’à 8K (8 192 x 4 320 px) soit huit fois la HD actuelle et jusqu’à 300 images par seconde ! De quoi largement voir venir.

Les « bonus » : HDR, REC2020 et UltraHD Premium

ultrahd-premiumForcément, avec l’arrivée de l’UHD, de nouvelles technologies viennent se greffer afin de proposer une expérience toujours plus riche. La High Dynamic Range (HDR) ou imagerie à grande gamme dynamique (pas sur que l’on comprenne bien !, ndlr) est un procédé, issue de la photographie,
permettant d’augmenter la plage dynamique d’une image et de la rendre plus contrastée.  Le procédé de base est simple : la caméra capture la même scène au moins deux fois, avec des niveaux d’exposition différents, afin de capter les zones sombres, puis les zones lumineuses d’une image, la combinaison de l’ensemble permet d’obtenir ce gain de contraste et la large dynamique typique d’une image HDR.

C’est l’une des évolutions importantes dans l’univers du Home-cinéma, mais qui ne fonctionne pas sur l’ensemble des équipements, car en effet pour cela, il faut un diffuseur compatible capable de recevoir, reconnaître et affiche un tel signal. A l’heure actuelle, très peu de téléviseurs ou projecteurs sont compatibles HDR, et parmi ceux qui le sont, tous n’offrent pas un niveau d’exigence suffisant pour en profiter pleinement.

Autre apport important, l’adoption du REC2020 offrant un espace colorimétrique (gamut) très étendu avec une palette de couleur bien plus large que ce que nous proposait jusqu’alors la norme REC709 des BluRay HD ou REC601 des bon vieux DVD. Mais difficile à l’heure actuelle de trouver un équipement capable d’afficher la totalité du REC2020.

A noter qu’il existe des variations autour du HDR, notamment le Dolby Vision qui se veut une combinaison HDR/Rec2020. Nous sommes donc au début d’une nouvelle ère et tout ceci prendra encore un peu de temps à se mettre en place.

Pas de panique néanmoins, si votre installation n’est pas du tout compatible avec la HDR et le REC2020, vous pourrez tout de même profiter de l’UHD Blu-ray, le lecteur (ou diffuseur) va adapter le signal pour qu’il soit correctement reproduit.

Pour essayer de clarifier les choses, L’Ultra HD Alliance (Sony, Panasonic, Samsung, LG, Disney, Netflix, 20th Century Fox…) a mis en place une nouvelle certification : l’UltraHD Premium. Cette certification impose :

  • Une définition d’au moins : 3 840 x 2 160 px ;
  • Une profondeur des couleurs sur 10 bits ;
  • Un espace colorimétrique à 90 % de l’espace DCI-P3 et une entrée compatible avec l’espace BT.2020 ;
  • Le support du HDR, soit avec une luminosité de 1 000 cd/m² avec un noir de 0,05 cd/m² ou moins (TV LED), soit une luminosité de 540 cd/m² et un noir de 0,0005 cd/m² ou moins (TV OLED).

On notera que la vidéo projection n’est pour l’instant pas concerné (!). Pire, tous les BluRay UHD que nous avons en mains sont certifiés « UtraHD Premium ». Hors on sais très bien que certain d’entre eux sont fabriqué à partir de masters qui ne sont pas 4K !

Néanmoins, comme en son temps la certification « Ultra HD » reste commerciale, avec toutes les réserves que cela entraine, même si elle est sensée faciliter les choses pour sélectionner l’écran de son choix. A l’heure actuelle, seul quelques rares modèles récemment sortis ont reçu cette certification.


Premiers Films, Premier lecteur

K8500-2016 - 2Après tous ces rappels sur notre longue attente et des différentes normes, les premiers lecteurs et film sont enfin disponibles ou le seront dans les semaines qui viennent.

Dès leur annonce, nous avons fait tout notre possible pour obtenir un des premiers lecteurs UHD et quelques films. Je vous passe les péripéties pour l’achat et l’expédition de ce lecteur, disponible puis en rupture, puis livré… Bref, c’est avec plus d’un mois de retard que nous avons enfin reçu le Samsung UBD-K8500, premier lecteur disponible accompagné de quatre films : « Seul sur Mars », « Kingsman », « The Amazing Spiderman 2 » et « X-Men Days of the future past ». Notons qu’a ce jour, le choix de films est encore très limités…

Ce lecteur nous vient donc d’outre atlantique, il a fallu l’acheter, se le faire expédier, s’acquitter des droits de douanes et taxes pour enfin pouvoir le déballer. Pour les plus curieux, sachez que ceci nous est revenu à 464 € tout compris (le lecteur est vendu 399€ chez Darty avec un UHD fournit). Merci à Xavier, co-animateur d’HCFR le Podcast Cinéma, pour nous avoir aidé à obtenir le lecteur ;)

K8500-2016 - 3Voilà donc quinze jours que le lecteur est ici. Le déballage n’apporte pas de surprise particulière avec un emballage bien adapté, petit fascicule explicatif, une télécommande et un câble d’alimentation… Ce dernier nous amène à la première interrogation : le lecteur ne semble pas adapté à notre tension. La face arrière mentionne uniquement 110v/60Hz… Qu’a cela ne tienne, je sors mon vieux transfo. 220/110… Première mise en route, le lecteur fonctionne (ouf !) et affiche un écran très bien conçu d’accès aux différentes fonctions.

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