Podcast HCFR – Smyth Realiser A16 – transcription en Français de l’interview (podcast) de Stephen Smyth

Comptes-Rendus, News, Podcast — publié le 10 décembre 2016



Générique musical d’introduction du Podcast HCFR (00:00 -> 00:24)

 

Clément (00:24 -> 00:39) (en Français)

Salut les amis, je suis Clément, bienvenue dans cette version 3.2  HCFR du Podcast  Tech, épisode un peu spécial puisque nous accueillons Stephen Smyth, entre autres fondateur de Smyth Research pour nous parler du Smyth Realiser.

Bonjour Stephen, merci beaucoup de vous être joint à nous ce soir.

 

Stephen (00:40)

Merci, no problem.

 

Clément (00:41 -> 00:49)

Sont présents : Hugo, alias Hugo S ; Patrice, alias laric et Jeff alias jacko. Je laisse maintenant la place à Hugo pour animer cette émission en Anglais. C’est parti.

 

Hugo (00:50 -> 00:55) (à partir d’ici toute la suite de l’interview est en Anglais, ce qui est transcrit et traduit ici en Français) 

Merci Stephen pour votre présence avec nous ce soir, merci de vous présenter.

 

Stephen (00 :56 -> 1:44)

Oui, mon nom est Stephen Smyth, de Smyth Research. Le produit que nous commercialisons (actuellement) est le Smyth Realiser A8 et celui que nous nous préparons à mettre sur le marché l’année prochaine est le Smyth Realiser A16. La vocation des produits Smyth Realiser est essentiellement de recréer des enceintes, des enceintes virtuelles, via un casque (headphones).

En fait et en d’autres termes, si l’on souhaite écouter une reproduction encodée en multi-canaux, comme par exemple un film, habituellement on utiliserait une installation à bases d’enceintes, alors qu’un processeur Smyth Realiser  permet en fait de réaliser cela par le biais d’un casque.

 

Hugo (1:45 -> 2:07)

Et comme j’ai moi-même eu le réel privilège d’écouter un Smyth Realiser A16, votre nouveau produit, qui devrait être commercialisé et dispo au courant de l’Eté de l’année prochaine (2017), je peux témoigner que le résultat à l’écoute est vraiment, très, très impressionnant.

 

Stephen (2 :07->5 :44)

Merci (rires Stephen, Hugo). Oui, en fait je peux… mais permettez-moi d’expliquer la théorie qui est à la base (de ce process). Vous savez, ce qui se passe essentiellement, tout ce que nous entendons, se fait par le biais de 2 oreilles. Ainsi si ceci est vrai, pour reproduire un son 3D, il n’est en fait théoriquement  nécessaire que de reproduire 2 sons (1 son pour chaque oreille). Et ces sons doivent ensuite être dirigés vers l’intérieur de vos oreilles.

En fait ce que l’on cherche à faire est de trouver ce qui se passe au niveau des signaux, lorsqu’il pénètrent à l’intérieur de l’oreille et s’il est possible de recréer ce qui se passe pour ces signaux, d’un point de vue électronique ou numérique. Et puis présenter ce son aux oreilles. Ce que le cerveau va interpréter comme un son provenant de l’extérieure de la tête, ou provenant d’enceintes.

En fait ce qu’il faut faire c est prendre une mesure de l’enceinte jusqu’à l’oreille. La façon dont ceci fonctionne : il y a des enceintes que l’on qualifiera de vraies enceintes, des enceintes physiques dans la pièce où l’on est soi même assis. Une pièce (avec sa configuration d’enceintes) que l’on souhaite reproduire au casque.

La première étape est de créer une mesure. La première étape de cette mesure, consiste a mettre de tous petits  micros à l intérieure des oreilles, ensuite les enceintes envoient de petits sons de test, ce qui permet de déterminer la réponse impulsionnelle. Ce qui correspond à déterminer ce qui se passe lorsque le son quitte les enceintes et atterrit dans les oreilles. Et cette réponse impulsionnelle est ensuite utilisée à l intérieur du processeur Reallizer, en vu de créer les sons destinés à chacune des oreillettes du casque.

Ces mesures créent un ensemble de réponses impulsionnelles pour chaque enceinte, qui vont adéquatement  filtrer le signal audio et ce signal audio recomposé, sera ensuite envoyé au casque.

Et si ces réponses impulsionnelles sont suffisamment caractéristiques de l installation, à savoir comment le son se déplace des enceintes vers  les oreilles; là croyez le ou pas, lorsque l’on entend au casque ce signal filtré, le cerveau est à même de réellement  croire que ce son (entendu au casque) provient d’enceintes virtuelles . Ces enceintes virtuelles, étant une directe copie des vraies enceintes utilises lors de la prise des mesures de l’installation.

Ce qui veut dire que si, dans l’installation mesurée, une enceinte est à gauche, l’enceinte virtuelle (reproduite) au casque, sera à gauche De même, si dans l’installation une enceinte est derrière soi, l’écoute filtrée au casque, présentera une enceinte virtuelle derrière soi .

Très concrètement  au travers de la mesure de la réponse impulsionnelle de chacune des vraies enceintes composant l’installation mesurée , va permettre de recréer au casque, des directions de provenance du son des enceintes virtuelles . Ce qui va directement recréer la spatialisation de l’installation mesurée.

 

Hugo (5:45 -> 6:30)

Stephen est ce que cela veut dire, et je peux moi-même en témoigner, que s’il est possible de positionner des enceintes virtuelles en hauteur, jusqu’à quelle limite de distance des enceintes réelles peut on aller, afin d’approximer l’externalisation virtuelle du son dans le casque ?

 

Stephen (6:31->8 : 29)

L’externalisation est … uh est … en fait ce que l’on fait, c’est mettre des micros dans les oreilles. Et l’information récoltée quant à la position physique du son provenant des enceintes, est en  fait encodé dans ce signal ( réponse impulsionnelle ) recueilli par le micro (de chaque oreille).

C’est encodé par le  fait que le son a été  impacté par la tête et individuellement filtré par chacune des oreille. Puis ce son a commencé à faire son chemin à l’intérieur du conduit de l’oreille externe. La directionalité du son, l’information physique que le cerveau utilise, correspond à l’angle de provenance de ce son, par rapport à chaque oreille, ce qui correspond à un différentiel de timing d arrivée dans chacune des 2 oreilles.  Et 9a a aussi à voir avec le filtrage effectué par  chacune des 2 oreilles externes, et  spécifiquement de la forme individuelle de chacun des 2 pavillons d’oreille associé.

L’oreille externe et sa  forme, la raison de sa spécificité, est que le cerveau utilise cette forme pour déterminer la provenance du son. Ainsi la forme de l’oreille externe est asymétrique, en d autre terme elle présente un filtrage différent, en fonction de la provenance directionnelle du son .

Tout ce qui fait qu’il n’y a pas 2 directions différentes qui peuvent correspondre à un  même spécifique filtrage d’oreille.  C’est un effet de filtrage d’oreilles individuelles, pour chaque (angle de) provenance du son.

Ce qui fait qu’en mettant un micro dans chacune des oreilles, et en effectuant  les mesures adéquates,  il est possible de (faire) créer une  réponse impulsionnelle  au processeur Réaliser, qui va correspondre à l’emplacement d’une enceinte virtuelle, en reproduisant  directement au casque, l’emplacement précis d’une enceinte mesurée .

C’est aussi simple que ça.

Il n’y a ainsi aucune limitation. Aussi quel que soit l’emplacement ou la distance d’emplacement de l’enceinte réelle mesurée, tout ceci sera directement capté par la mesure et répliqué par le Realiser .

 

Hugo (8:30 -> 8:56)

Ahah … C’est vraiment impressionnant . Car ce que ceci veut dire, c est qu il n’y a pas d’emplacements spécifiques requis pour le positionnement des enceintes Top ou Height  tel que le prévoit aujourd’hui Dolby, dans un contexte Atmos. Car il est en fait possible de positionner une enceinte de la façon qu’on le souhaite . Est-ce correct ?

 

Stephen (8:57->10 :09)

Correct, Oui c’est correct. Un exemple de ceci. Supposons que l’on souhaite mesurer l’enceinte centrale. Mais dans un contexte cinéma, cette enceinte centrale serait évidemment  positionnée derrière l’écran. L’écran étant perforé, il y a une bonne perception du positionnement et de la synchronisation entre les dialogues et l’image vue à l’écran. Maintenant le problème dans un contexte Home Cinéma avec un grand écran de télévision, c’est qu’il est impossible de positionner l’enceinte centrale derrière l’écran, donc de l’aligner avec le centre  de la télévision.

Ainsi (et pour une mesure Realiser) ce qu’il est  possible de faire par exemple, c’est de positionner une enceinte à l’emplacement du milieu de l’écran, de faire la mesure, de retirer l’enceinte et ensuite de reproduire virtuellement au casque, cette même enceinte par le biais du Realiser. Ce qui correspond à une situation mesurée Realiser où la reproduction virtuelle au casque, devient  meilleure qu’un éventuel potentiel contexte physique réel (avec des enceintes).

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