Test HCFR du Yamaha CX-A5200, processeur HC 11.2 canaux

Test HCFR du Yamaha CX-A5200, processeur HC 11.2 canaux

Compte-rendu de François_Fafa

 

La connectique :

Tout d’abord, sur l’aspect « connectique », je fus très surpris de constater l’absence de prise HDMI en façade. Ce n’est pas indispensable, mais c’est tout de même bien pratique pour brancher une source nomade lorsque les prises HDMI du diffuseur video sont inaccessibles (typiquement le cas pour une TV accrochée au mur ou un VP accroché au plafond).

Toujours sur le registre de la connectique, nous avons eu confirmation que le préampli CX-A5200 n’est pas compatible avec la future norme HDMI 2.1 et qu’aucune mise à jour hard ou soft n’est prévue à ce sujet. Cependant, cette norme concerne des éléments vidéos qui vont mettre du temps à se démocratiser.
De plus, les sources audio-vidéo proposent très fréquemment une double sortie HDMI permettant de relier l’audio sur le préampli et la vidéo directement sur le diffuseur.

Néanmoins, on ne peut nier que la connectique est particulièrement riche. En numérique, on note 7 entrées HDMI et 3 sorties. Ça devrait être suffisant, même dans une installation richement garnies en sources et diffuseurs.

Pour du matériel plus ancien, on peut compter également 6 entrées SPDIF, 3 sur prises optiques Toslink, 3 sur prises RCA.

En analogique, toutes les sorties preout sont à la fois disponibles en asymétrique sur borniers RCA ou en symétrique sur borniers XLR.

Il est possible de raccorder une source multicanale analogique 7.1 via les entrées ad hoc.

On note également la présence d’une entrée XLR stéréo et d’une entrée phono.

On remarque enfin 2 sorties “Subwoofer”. Suivant le paramétrage, elles peuvent fonctionner en stéréo gauche/droite, stéréo avant/arrière ou bien en double mono.

 

La nouvelle télécommande :

La nouvelle télécommande est vraiment très agréable au toucher : un plastique soyeux, avec des touches douces au relief différent permettant de les repérer sans les regarder. Si on souhaite malgré tout regarder cette télécommande, je vous conseille de le faire dans le noir. Le rétro-éclairage, doux lui aussi, est parfaitement uniforme et très flatteur pour l’œil.

Il est dommage que cette télécommande ne soit pas universelle. Mais cela aurait alors surchargé la surface de nombreux boutons, complexifiant au passage les commandes.

 

Les bande-sons tests :

Les écoutes se sont enchaînées sur plusieurs bandes-sons.

Tout d’abord, des concerts avec le morceau Wraped Around Your Finger du superbe bluray « Police – Certifiable » de 2007.

Ensuite, nous avons poursuivi avec le récent concert de Hans Zimmer – Live At Prague, et notamment le medley concernant Pirates des Caraïbes.

Question films, on a utilisé la bataille des indiens de The Revenant, ainsi que la bataille finale contre le char allemand de « Il faut sauver le Soldat Ryan ».

Nous nous sommes également attardés sur des écoutes hi-fi en stéréo.

Évidemment, ce que tout le monde attend, c’est l’apport du tout nouveau DSP Surround AI.
C’est ce que j’ai testé en premier… Et pourtant, ce n’est pas ce qui m’a surpris lorsque le CX-A 5200 a émis ses premières notes.

Mais avant tout ça, il faut installer le matériel et le calibrer.
Cela est bien laborieux. Que de câbles…

Surtout qu’un de mes blocs de puissance mono est tombé en panne. La soudure sur son entrée RCA était un peu fragile et cette nouvelle installation lui aura été fatale. Mes deux compères de test ont tôt fait de trouver la panne. Et un électronicien près de chez moi, heureusement ouvert ce vendredi 2 novembre, a pu réparer cela rapidement.

Mais ne nous éparpillons pas, il faut poursuivre les tests.

 

Présentation :

Ce 5200 inaugure un nouveau menu, plus sobre que le précédent. Et à ce sujet il est cependant dommage que l’image de fond soit toujours la même depuis 10 ans et uniquement en résolution Full HD.

Nouveau menu, certes, mais les options et réglages restent très proches de ce que connaissent les  possesseurs de Yamaha. Il y a vraiment de quoi paramétrer cet appareil dans les moindres détails.

D’ailleurs, je regrette toujours que les différents réglages soient « éclatés » sur deux touches « menu » différentes, comme précédemment.
On a ainsi un menu plutôt orienté « installation » (le menu “Réglage” ) et un autre plutôt orienté « personnalisation » (le menu “Option” )

Ce n’est pas forcément facile de retrouver une option, et parfois, c’est assez incohérent. De plus, certains sous-menus sont vastes et nécessitent de faire défiler l’écran (comme sur un PC), alors que pourtant, il y aurait eu la place de tout afficher sur le même écran et donc de rendre cela plus lisible.

Je ne comprends pas pourquoi ces deux menus ne sont pas réunis en un seul, et pourquoi il n’y a pas plus de cohérence dans les différentes dispositions.

Vous l’aurez compris, c’est parfois difficile de retrouver une option quand on débute avec l’appareil.
Mais cela ne devrait plus poser de problème avec l’habitude. Et de plus, une fois installé, il n’y a guère besoin de revoir les réglages.

D’ailleurs, ces différents réglages peuvent être mémorisés dans différents blocs mémoire. Pratique pour se créer plusieurs configurations différentes (par exemple, concert, jeu ou film).

 

La calibration YPAO :

Forcément, avec 11.2 enceintes, il y a du monde dans la pièce… mais aussi à l’écran :

La calibration, par le module YPAO  propre à Yamaha, se passe de la même manière que pour les précédents appareils de la marque.

Brancher le micro de calibration dans la prise prévue en façade ouvre directement le menu ad hoc.

La calibration se passe de manière classique, comme sur d’autres préamplis ou intégrés HC. Bien entendu, nous sommes invités à effectuer plusieurs mesures à différents endroits de la pièce, ce qui permet de linéariser le rendu sonore sur un espace plus important.

De plus, le processeur est capable, lors de la calibration, de déterminer les angles et la hauteur de chaque enceinte. Pour cela, étape finale de la calibration, il faut utiliser le pied « 3D » fourni et disposer le micro à chacune des 4 positions possibles, en fonction des indications affichées à l’écran.

Le résultat est affiché de manière très claire à l’écran :

Fréquemment, et depuis fort longtemps, l’YPAO est critiqué pour son manque d’efficacité. Pour ma part, je dispose de ce module depuis 2008 et je n’ai jamais eu à m’en plaindre, surtout que l’on peut reprendre la correction manuellement (et donc s’aider d’un banc de mesure extérieur).

Deux nuances tout de même :

  • je n’ai pas d’expérience propre, chez moi, avec d’autres modules de calibration,
  • mes caissons Velodyne disposent de leur propre module de calibration (SMS 1) très performant dans la plage de fréquences dont ils ont la charge.

Cependant, dans ma pièce dédiée actuelle, j’ai une petite résonance assez basse que l’on peut entendre sur une descente de contrebasse, par exemple. Or que ce soit sur mon actuel préampli Yamaha CX-A5100, ou ce préampli CX-A5200, la résonance a été reconnue et traitée efficacement.

Le module YPAO propose 4 réglages différents :

  • PLAT : l’YPAO propose une égalisation assez sèche, proche de ce que l’on peut ressentir au cinéma.
  • AVANT : l’égalisation est désactivée pour la scène frontale.
  • NATUREL : l’YPAO propose ici une égalisation un peu plus enjouée.
  • DIRECT : sans égalisation.

Pour ma part, je préfère l’égalisation « NATUREL », dont les aigus me paraissent plus fins.

Maintenant que tout est installé et calibré, nous pouvons passer aux écoutes.

 

Les écoutes de concerts :

Tout comme lorsque j’ai eu le Yamaha CX-A5100, j’ai immédiatement écouté le concert de Police et dès le menu, la musique d’accompagnement permet de savoir si on a affaire à du matos de qualité ou pas.

Pas de doute : on a évidemment affaire à un préampli de grande qualité.

Le morceau « Wraped Around The Finger » du bluray « Police : Certifiable » est très intéressant. Il se décompose en deux parties :

  • une partie où le percussionniste utilise un set de percussions métalliques très imposant et très riche. On peut nettement différencier tous les timbres de ce set. Et pour contrebalancer la clarté de ces percussions, il a recourt régulièrement à une grosse caisse de grande dimension, très puissante. Petit caisson s’abstenir. Et de temps à autre, il s’excite sur des timbales dont on peut facilement percevoir le timbre de la peau tendue.
  • la seconde partie est plus rock. Le percussionniste abandonne son set de percussion pour s’assoir à sa batterie. Le morceau prend une dimension différente. Fini le grand écart de spectre audio entre les percussions métalliques et la grosse caisse. Retour à des percussions classiques pour un morceau de rock. Cependant, la grosse caisse de cette batterie n’est pas en reste. Elle est moins puissante que l’énorme grosse caisse précédente. Mais elle est nettement plus sèche et percutante. Son « boum boum » se ressent pleinement dans le plexus, là où la précédente grosse caisse se ressentait plus dans le canapé. S’y ajoute, quelques secondes plus tard, la caisse claire : précise, tendue, timbrée, puissante.
    On sent bien que ce préampli est « rapide », tant les attaques de notes sont précises.

Tout ceci est parfaitement bien retranscrit par le CX-A 5200 qui nous propose un aigu « filé » et précis et une tenue sur tout le reste du registre, sans montrer de l’agressivité.

A propos de tenue, il est temps de passer au concert suivant : le medley de Pirates des Caraïbes du superbe concert de Hans Zimmer – Live in Prague 2016.

Ce medley, composé de 4 thèmes tirés des célèbres films, propose différentes orchestrations allant de la douceur d’une calme mélodie jouée au violon et violoncelle (accompagnée de chœur enveloppant) à la puissance presque guerrière d’un orchestre déchaîné trouvant sa force dans ses cuivres et ses percussions.
Il serait aisé de restituer cela dans une sorte de « soupe » sans nuances nous éclaboussant les oreilles. Il n’en est rien.

L’ensemble reste très aéré en toutes circonstances, balayant le spectre audio des infra-basses aux aigus sans montrer de faiblesses. Le déchaînement atteint son paroxysme à la fin de ce medley sur le célèbre thème « He’s a Pirate ».

L’ensemble donne envie de sauter sur le canapé !

Il est maintenant 12h30… Il est temps de se reposer les oreilles et de passer à l’apéro…

Les écoutes de films :

L’après-midi, le ventre rempli et les oreilles refroidies, on se remet vite dans le bain avec l’attaque des indiens de The Revenant et l’attaque finale de Il faut sauver le Soldat Ryan.

Toutes les qualités déjà évoquées pour les concerts sont bien sûr de mises sur les films, que ce soit la qualité des timbres qui transparaît dans les flèches qui se plantent dans les troncs d’arbre ou bien les grenades que les soldats percutent avant de les lancer.

On peut également apprécier la puissance des explosions, le grave du moteur diesel du char d’assaut ou bien les impacts des sabots de chevaux, le tout étant percussif, précis et fort bien spatialisé. Ces scènes permettent de mettre en évidence la spatialisation propre aux films et notamment l’Atmos en ce qui concerne le Soldat Ryan.

Pas de déception à noter de ce côté-là : La célèbre « bulle sonore » de Yamaha est toujours de mise. Bulle qui permet aux sons de se trouver au-delà de la pièce, proposant donc une ampleur vraiment appréciable, sans pour autant sacrifier à la précision.

The Revenant, bien qu’en 7.1, profite des DSP du préampli afin d’alimenter les enceintes de plafond et d’améliorer encore l’enveloppe sonore.

 

Le nouveau DSP Surround AI :

DSP ? Ai-je parlé de DSP ? N’y aurait-il pas quelque chose de nouveau à ce sujet ?

Jusqu’ici, nous avions utilisé le DSP « Dolby Surround ». Il s’agit d’un DSP qui, à partir d’un signal 5 ou 7.1, cherche simplement à étendre l’enveloppe surround sur les enceintes de plafond. Cela se fait de manière sobre et transparente.

Comme chacun le sait, Yamaha s’est fait le chantre des DSP en tous genres. Leur nombre et leur possibilité de réglages sont d’ailleurs vraiment impressionnants quelque soit l’appareil.

Le CX-A5200 ne déroge pas à la tradition et ajoute d’ailleurs le dernier né maison : le Surround AI.

Si vous ne saviez pas quel DSP choisir, vous n’avez plus besoin de réfléchir : le DSP Surround AI le fait pour vous en analysant la bande-son 5 fois par seconde et en appliquant immédiatement le DSP adéquat.

Sur le papier, cela semble être une belle promesse. Qu’en est-il à l’écoute ?
Certainement ne suis-je pas la personne la mieux placée pour en parler objectivement.

En effet, tant bien même je fais confiance à la maison Yamaha depuis maintenant plus de 10 ans, je ne suis pas un aficionado des DSP. Cependant, j’aspire à utiliser l’intégralité de mes enceintes pour reproduire le champ surround.
Aussi, depuis que j’ai le CX-A5100, j’active le mode « Dolby Surround » permettant d’utiliser les 8 enceintes surround, tant bien même la bande-son n’en compterait que 2, 3 ou 4 (en plus de la scène frontale). Précédemment, sur mon ancien appareil et avant la présence des enceintes de plafond, j’activais le mode « EX/ES », afin d’étendre le signal 5.1 aux enceintes surround back.

Ceci s’est toujours fait de manière transparente. Cela n’est pas le cas des autres DSP propres à Yamaha, dont le but est de proposer une expérience surround qui peut être assez éloignée de la source originale. Le DSP prend alors le pas sur le mixage original. C’est en tout cas ce que j’ai ressenti en essayant rapidement les DSP disponibles sur les appareils Yamaha que j’ai possédés ou testés.

Sur le Yamaha CX-A5200, les traditionnels DSP de Yamaha fonctionnent également ainsi. Mais force est de constater que le DSP Surround AI a l’avantage de faire le tri à notre place.

Le DSP Surround AI a été activé sur le concert de Police et sur le Soldat Ryan. Nous avons noté un champ surround encore plus grand. La bulle sonore est alors vraiment importante en ce qui concerne les bruits d’ambiance (typiquement, un léger souffle lointain ou un écho musical).

J’ai également été attentif à la qualité des timbres et notamment à la précision des attaques de notes. Le DSP ne les atténue pas. C’est un très bon point et c’est quelque chose que je redoutais éventuellement.

Je me souviens de l’expérience un peu malheureuse d’un petit intégré HC d’une marque concurrente.  Lorsque j’activais le DSP « EX/ES » pour alimenter les enceintes surround back, un léger voile venait altérer la qualité de restitution du son. Cela m’avait déçu.

Vue la puissance de traitement que peut demander le DSP Surround AI, je craignais éventuellement de retrouver ce genre de défaut. Fort heureusement, il n’en est rien. Le processeur doit sacrément bien être étudié pour cela.

En revanche, si effectivement la qualité des timbres est préservée et si la bulle sonore est vraiment imposante, on en revient à écouter le DSP et non le mixage original. Et ceci est regrettable dans la mesure où on perd la précision spatiale de ce mixage. De plus, même si sans DSP (ou simplement avec le DSP « Dolby Surround »), la bulle sonore est moins grande, elle reste tout de même importante et permet en outre de garder intact le ressenti de la spatialisation du mixage.

 

Les écoutes hi-fi, les nouveaux DAC ESS Sabre 9026 Pro :

Les écoutes se sont ensuite poursuivies sur des fichiers stéréo, joués soit en “pure direct”, soit en 2.1.

2.1 car j’ai activé la fonction « extra graves » à 40hz (je rappelle que cette fonction permet d’envoyer les basses des autres enceintes vers le caisson, tant bien même sont-elles déclarées en GRAND). Un appui sous 40hz est toujours appréciable, même dans mon cas où mes enceintes frontales sont équipées de 2 boomers de 20cm.

On sait bien qu’un appareil HC n’est pas forcément étudié pour être bon en hi-fi. Et pourtant, depuis plusieurs années déjà, on peut trouver du matériel HC dont la qualité est bien suffisante pour être utilisée en hi-fi sans que ce soit une hérésie.

C’est bien sûr le cas de ce CX-A5200.

Se sont succédés les morceaux suivants :

  • Mwana Wa Mama de l’album Sambolera de Khadja Nin : morceau instrumental et vocal très riche, avec une intro faisant la part belle à un instrument à cordes exotique.
  • Throw Me Away du concert MTV Unplugged de Korn : intro avec des percussions riches et puissantes, suivi par une guitare sèche puis un déferlement de puissance très dynamique pour le refrain.
  • la musique du générique final du film « Les désastreuses aventures des orphelins Baudelaire », composée par Thomas Newamn, propose quantités d’instruments d’une grande richesse et d’un grand spectre.
  • et enfin les trois pistes de Another Bricks In The Wall des Pink Floyd pour la puissance et le dynamisme musical.

Ce nouveau préampli utilise des DAC différents des précédents appareils de la marque. Exit le ESS Sabre 9016 et bienvenue au ESS Sabre 9026 Pro.

Tout comme sur ses grands frères, le filtrage du DAC peut être paramétré sur 3 niveaux :

  • Sharp Roll-off Type (Atténuation nette)
  • Slow Roll-off Type (Atténuation lente)
  • Short Latency Type (Atténuation courte)

Ma préférence va à l’atténuation nette… pour sa précision et sa netteté justement. L’atténuation lente rend les attaques de notes moins précises, plus rondes. Ça peut être intéressant sur une bande son agressive.

A la question, ces nouveaux DAC engendrent-ils une différence sensible ? La réponse est clairement oui.

Certes, ce n’est pas un monde qui sépare ses deux références de DAC. Cependant, la sonorité est tout de même légèrement différente. Sur le CX-A5100, on sent nettement que la philosophie sonore a été orientée vers le HC. On retrouve le côté analytique et sec de Yamaha, ce son « cinéma » qu’on se plait à retrouver chez soi.

Le CX-A5200 propose ainsi un aigu plus fin et précis, laissant plus entrevoir le timbre d’une percussion métallique, par exemple. L’information sonore est donc un peu plus riche, sans pour autant que cela se fasse au détriment de la dynamique ou de la puissance. Le côté « sec » est par le fait un peu effacé.

Cela est idéal pour les écoutes musicales multicanales.

Cependant, et de manière paradoxale pour de la hi-fi, l’image stéréo est plus définie et cohérente sur le
CX-A5100. Le CX-A5200 propose une image stéréo très large, mais du coup, le point central en devient trop large également.

Ce constat est intéressant car il corrobore le fait que le 5200 reste avant tout un appareil dédié au HC et notamment à l’ambiance sonore. Cet écart de scène sonore transparaît à l’avantage du 5200 en musique multicanale ou en film. Mais cela le dessert en écoute stéréo.

Reste que les écoutes stéréo n’ont peut-être pas été optimisées. De par le fait qu’il n’y a que deux enceintes, on sait l’importance que peut avoir leur placement. Vue la configuration de ma pièce, je n’ai de toute façon pas la possibilité de tester différents emplacements.

 

Conclusion :

Comme d’autres forumeurs HCFR, je n’attendais pas grand-chose de l’arrivée de ce CX-A5200. Car un peu à l’image d’autres produits par ailleurs, certains constructeurs proposent régulièrement de nouvelles références afin d’entretenir leur image, d’entretenir la communication marketing… sans pour autant que cela soit réellement synonyme de nouveautés pour le client.

Ainsi, si évidemment le nouveau CX-A5200 ne révolutionne pas le monde du HC comme cela a pu être le cas avec l’arrivée de l’Atmos assez récemment, Yamaha a réellement bien travaillé sa copie. En effet, bien que reprenant les bases de ses grands frères précédents CX-A5000 et CX-A5100, Yamaha en a changé le cœur, à savoir la partie DAC, désormais à base de deux ESS Sabre 9026 Pro.

Si je peux émettre une petite réserve sur la scène stéréo, je ne peux qu’approuver la très grande qualité de restitution de ces nouvelles petites puces ESS Sabre. De même, le DSP Surround AI, s’il ne m’intéresse guère, apporte toutefois une avancée pour tous les amateurs de ce genre de restitution.

Tout ce qui fait que le nouveau Yamaha CX-A5200 n’est donc pas une simple mise à jour de son prédécesseur CX-A5100, mais bel et bien LE nouveau préampli-processeur de la marque Yamaha.

 

François_Fafa
HCFR – Novembre 2018

 

 

– lien vers le sujet HCFR dédié au processeur Yamaha CX-A5200 : http://www.homecinema-fr.com/forum/son-audio-preamplificateurs-decodeurs-homecinema/yamaha-cx-a5200-pre-proc-hc-generation-2018-2019-t30089771.html

 

 

 

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