Visite chez Klinger Favre

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jjb.jpgJJ Bacquet (Klinger Favre) a reçu des forumeurs de HCFR pour une visite de son atelier de fabrication.
Merci à lui pour cet événement sympathique.
Suite à un contact que nous avons eu avec Jean-Jacques BACQUET, celui-ci nous propose de faire une visite de son atelier de 1000m² à Saint Dié des Vosges pour voir comment tout fonctionne, ses réalisations d’enceintes, d’amplificateurs, de câbles et de DAC, et faire quelques écoutes de qualité.

Sachant qu’il équipe du beau monde : La Comédie Française (en surround), Théâtre de Chaillot (en régie son), Le studio de mastering Top Master, (Le théâtre des Champs Elysées (retour scène), Les studios de la chaîne de télévision ARTE, Les studios d’enregistrement Wake the dead, La maison de disque Alpha, Le studio d’enregistrement One Soul (en monitoring studio), Claude Lévêque au pavillon français de Venise, Biennale 2009), Le studio d’enregistrement Orion Productions, Le cinéma du journal “Le Monde”- Paris, Le studio de mastering Mathieu Berthet … et qu’à chaque fois qu’il y a des écoutes de son matériel, les personnes en sortent enchantées …

Nous sommes reçus sur 2 jours et à chaque journée, 10 personnes étaient présentes sur place.

2 journées ont été retenues:
- Samedi 20 Février (de ~10h à ~18h)
- Dimanche 21 Février (de ~10h à ~18h)

Pour info :
http://klinger-favre.blogspot.com

KLINGER FAVRE Audio
8 rue Richardville
88100 Saint-dié des Vosges
TEL: 03 29 56 35 70 – FAX: 03 29 55 49 88

La localisation avec ViaMichelin

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L’avis de zert

Accueil souriant et affable par le maître des lieux et sa fille (beaucoup plus qu’une assistante de l’aveu-même de J-J. Bacquet).
Les locaux ne sont certes pas gigantesques mais pleins comme un œuf, avec tous les types d’ateliers, de “laboratoires” et d’auditoriums nécessaires à la mise au point, la fabrication et l’exposition de matériels hifi, des convertisseurs aux enceintes, en passant par bien sûr les amplificateurs, les câbles et le traitement acoustique.

J’ai noté la transparence de M.Bacquet qui nous a présenté sans détours ses petits trucs (sans connotation péjorative) pour réussir ses productions.

Électroniques:
Exposé des théories et de ses choix sur la conception de ses amplificateurs, de la sélection des composants à leur agencement interne.
On sent très bien l’influence bénéfique d’être un pourvoyeur aux professionnels en termes de fiabilité, d’évolutivité, de robustesse de ses produits.
Test d’ailleurs involontaire mais édifiant sur la durée de la charge capacitive d’un ampli débranché depuis plus de 3 minutes puis maltraité, volontairement cette fois, en lui envoyant des tensions allant de 5 à 240 volts: son affecté de façon très peu importante, et surtout sans partir en fumée à 240 volts !…
On peut constater que la notion de service après-vente est une réalité très bien pratiquée: plusieurs amplis Klinger Favre (plus tout jeunes vu leur esthétique) attendent d’être revus avec des composants de nouvelle génération, voire des cartes revues et corrigées.

Enceintes :
Même démarche de présentation, avec le côté menuiserie en plus.
Démonstration gourmande des machines utilisées pour découper et travailler les pièces de bois.
A noter l’excellente qualité d’assemblage et de matériaux de ces enceintes, puis de leur finition (avec personnellement un faible pour ces enceintes vernies bi-colores grâce à l’utilisation de deux essences de bois différentes, ainsi que des angles joliment arrondis ).
Une surprise: les tweeters sont fabriqués par M.Bacquet en personne, après avoir testé des productions diverses, mais en visant à atteindre voire dépasser celles de Dynaudio (série Esotar) ou Scanspeak (série Revelator).
Tout est fait “à la maison”: le bobinage, les dômes, le montage de tous les éléments constitutifs du haut-parleur.
On nous confirme l’incidence énorme de la qualité des composants mis en œuvre pour élaborer ces excellents et visuellement superbes, j’y reviendrai plus tard, tweeters à dôme en soie avec bobine de 28mm.

Traitement acoustique :
Beaucoup de panneaux mûrement réfléchis (dans tous les sens du terme) ainsi qu’un studio d’enregistrement servant de modèle de démonstration à usage des pros, mais aussi d’auditorium pour les meilleures productions locales.
Beaucoup de bois divers et variés, de panneaux plus ou moins inclinés, accordés.
Un résultat démontré et spectaculairement audible dans l’auditorium principal: le son parait réfléchi dans une partie de la pièce (là où se trouve le matériel), beaucoup plus mat dans la partie où se trouve l’auditoire.
D’après M.Bacquet, cette caractéristique permet d’éliminer tout effet directif de ses enceintes (je l’ai vérifié en me déplaçant dans l’auditorium) tout en gardant intacte la qualité de timbres et la vitalité des systèmes en fonctionnement.
Un auditorium, pas un étouffoir donc.
A noter dans plusieurs pièces des coupelles en métal reposant sur les “tri-pointes” du même métal.

Comment tout cela sonne-t-il ?

Les écoutes :

Électroniques :
Entre autres Nagra 7, lecteur CD EmmLabs XDS1 Reference, car JJ. Bacquet estime qu’il se voit mal faire mieux que cette machine à l’heure actuelle (pas la grosse tête au moins).
Ampli Kingler Favre Precision Studio, celui qui a été Diapason d’or en 2005, DAC Kingler Favre et tous câbles Kinger Favre (câbles considérés comme une composante essentielle d’un système car facilement limitatifs… ce dont je n’ai personnellement jamais douté, mais bon ).
“Home made” quoi…

D26 :
On remarque immédiatement sur ces biblio la qualité de l’aiguë, précis, fruité, présent juste ce qu’il faut.
Basses très correctes compte-tenu du volume de l’enceinte.
Un excellent produit, vivant et rigoureux, sans doute parfait dans des pièces de dimension réduite à moyenne.

D46 :
La même chose que la D26 en mieux, étant en plus d’un format plus important de grosse biblio (43cm de haut contre 35cm à la D26).
Écoutée dans l’auditorium sur de grosses masses orchestrales entre autres, elle ne rechigne pas à remplir la pièce avec une excellente tenue apparente en puissance.
Aigu réellement excellent, basses conséquentes et bien tenues, a fortiori pour un volume très contenu.
Du dynamisme allié à la finesse et une enceinte à mon avis très polyvalente, quel que soit le type de musique. Chouette!

Studio 15 :
60cm de haut, nécessitant donc un piètement fabriqué par Klinger Favre pour toutes ses enceintes d’ailleurs, avec l’étonnant et apparemment très efficace système d’absorption des vibrations, utilisant deux coupelles concaves enserrant une bille métallique.
Système utilisé pour les électroniques aussi, d’une stabilité horizontale surprenante: M.Bacquet s’appuyait fréquemment sur ses enceintes et celles-ci bougeaient généreusement en translation (je me demandais au début si elles ne se casseraient pas la figure…) sans paraitre affectées le moins du monde par ces oscillations lorsqu’elles fonctionnaient.
Oscillations disparaissant près quelques dizaines de secondes bien sûr.
Bref sur ces Studio 15 on est frappé encore et toujours par la très très grande qualité de l’aiguë et du médium.
En revanche si le classique passait sans problème, de la musique “amplifiée” avec basses posait problème à mon avis: basses beaucoup trop présentes, masquant parfois la voix (sur je ne sais plus quel morceau de Francis Cabrel notamment) voire les détails du médium (Peau des percussions sur mon disque de Kora Jazz Trio par exemple).
Un véritable matraquage à la ligne de basse.
Ces enceintes étant à 20 cm du mur du fond, nous avons demandé à les en éloigner de quelques dizaines de centimètres davantage: c’est notablement plus lisible et équilibré.
Cependant la qualité du grave de ces enceintes en appolito (2 hp de grave-médium) m’a paru moins convaincant qu’avec les D46, sans doute les propriétés propres de ces hp de grave-médium (pas fabriqués ici…).
L’impression que ces haut-parleurs fournissent du grave profond en surabondance, avec un trou dans le haut-grave.
Par ailleurs, leur tenue en puissance est excellente, on peut dire que l’ampleur des basses rappelait un niveau sonore de boite comme me le faisait remarquer un voisin.

Studio 30 :
Imposantes 2 voies de 160cm de haut (sur pied ) et 200kg sur la balance, avec deux hp de 30cm et chambre de compression!
Écoutées dans un petit auditorium me faisant craindre le pire car la distance d’écoute ne dépassait pas les 2,50m: erreur.
J’ai été très favorablement impressionné par l’équilibre tonal, le dynamisme, l’absence d’agressivité et par l’excellente tenue du grave, extrêmement articulé et lisible.
Superbes (ça fait trop si je dis “fabuleuses”? ) enceintes à écouter, même si leur encombrement, leur esthétique (personnellement ça ne me dérange pas) dénotant un atypisme assumé et leur prix (18000 euros la paire) ne les rendent pas très accessibles.
Le genre d’engins que j’aimerais écouter chez moi (les D46 aussi ceci dit).

Divers :
Test du produit limitant les diffractions parasites dans la lecture des CD (à appliquer sur la surface des cd: c’est le CD-Max).
Efficacité testée et prouvée sur les cd apportés par les visiteurs: meilleure intelligibilité et séparation des pupitres, des artistes, voix plus naturelles.
Comme le disait M.Bacquet, cela participe du même principe que d’autres méthodes: faciliter la lecture du rayon laser en virant ce qui peut induire des erreurs de lecture (même si elles sont corrigées en théorie par l’appareil).
En fait j’utilise depuis des années un feutre-gouache vert (coût marginal pour traiter au moins 900 CD) dans le même but et en gros, à quel point je l’ignore, avec les mêmes effets.

Bref des écoutes enrichissantes et un hôte expliquant beaucoup sans jouer le “secret-défense”, ouvert aux questions, remarques et critiques.
Le genre de visite que je referais volontiers.

A recommander: “vaut le détour” pour le commun des citoyens et “vaut le voyage” pour les mélomanes (et audiophiles…).

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Panneaux prêts à être découpés.

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Future D46.

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Assemblage de panneaux de D46 par J.J. Bacquet.
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Assemblage de panneaux de D46 par J.J. Bacquet.
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Machine pour former les joints à profil des panneaux.

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Caisse de D26 en phase de peinture (couleur sur demande de client).

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D30.

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D30, Studio 15, D46 et D26 (le visiteur donne une idée de la taille des D30).
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Studio 15.

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Électroniques EmmLabs et Kingler Favre.
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Câbles et filtrages, tous élaborés par M.Bacquet, derrière les électroniques.

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D30 et Studio 15.

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Pièces de bronze (lourdes !!!) pour tweeters.

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M.Bacquet en pleine discussion dans l’atelier de mise au point et d’assemblage des électroniques.

 

L’avis de Jacc

Est ce que le son Klinger Favre est un son fatiguant ?.
Il peut l’être, mais ce serait réducteur d’en rester là.

Deux regrets néanmoins : que les Studio 30 n’aient pas été installée dans le grand auditorium où elles auraient été bien plus à l’aise et que les Studio 15 aient été mises si proches du mur arrière provoquant un grave des plus “pneumatique” et par trop systématique.
Si ça impressionne au premier abord, ça devient vite lassant.
Quand on a déplacé les enceintes sur demande de mon ami Zert et de moi-même, la différence a tout de suite été flagrante.

Sinon, belle présence du registre aigu / haut médium …
Les tweeters du maître des lieux sont une merveille !

M.Bacquet nous a effectivement sorti sa clarinette pour nous faire une démonstration d’un de ses nombreux talents => l’aménagement d’un auditorium (partie absorbante à l’avant où se trouve la source sonore et partie réverbérante à l’arrière de la salle où se trouve l’auditoire).

J’ai aimé les petites enceintes, performantes, belles, bien finies et à des prix encore envisageables.
J’ai aimé le concept de l’ampli “évolutif” par modules enfichés gage de longévité, j’ai été impressionné de savoir que les tweeters sont conçus et réalisés par l’artisan lui-même, j’ai trouvé très original le système de découplage breveté par M.Bacquet.
J’aurais aimé avoir plus de temps afin de discuter plus des câbles, autre spécialité du maître des lieux.

Ma seule déception de la visite : la Studio 15 dont le registre grave ne m’a pas convaincu. Mais ce n’est qu’un avis très personnel.

Je tiens à souligner et remercier la très grande disponibilité de notre hôte.
Les gens passionnés étant toujours passionnants, nous aurions pu passer encore des heures à l’écouter nous raconter ses activités …
Mais nous avons déjà été les derniers à partir samedi soir …

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L’avis de osx

D’abord un grand merci à M.Bacquet ainsi qu’à sa fille de leur accueil.
M.Bacquet est une personne hautement estimable par ses connaissances et sa culture de la HiFi.
C’est un autodidacte accompli et qui sait mettre ses connaissances à l’oreille du quidam de passage.
J’ai eu grand plaisir à écouter cet homme tout au long de ce dimanche.

Bref venons au vif du sujet.
On est venu découvrir le son Klinger Favre …
Alors je vais surement paraitre quelque peu dithyrambique, il faut m’excuser de ma méconnaissance de système très haut de gamme de la hifi.
Mon avis est donc celui d’un néophyte à l’oreille fraiche prêt à entendre l’émerveillement.

Car pour moi, c’est bien ce dont il est question ici.
M.Bacquet nous à présenter une gamme à la philosophie commune et qui à chaque niveau (de prix) propose toujours un peu plus.

Commençons par la D26
Pour avoir des bibliothèques de ce format avec un HP médium grave un poil plus gros, je m’attendais à un résultat (attendu meilleur certes) pas forcément révolutionnaire.
Force est de constaté qu’il est difficile d’imaginer à quel point ces petites boîtes vous emmène loin dans la musique.
Pour moi, c’est la claque de la journée pour un rapport prix/encombrement/performance impressionnant en tout point.
Dynamique, beaucoup d’allant, précise, un grave étonnant même si on voit (surtout par rapport au modèle supérieur de la gamme) qu’il y a une limite à tout.
Bref c’est du tout bon à méditer fortement. (je pense à moi … dans l’avenir)

Ensuite les D46
Et bien c’est pas compliqué c’est tout mieux pour pas beaucoup plus gros.
Peut on réellement faire mieux (en faite oui mais …)
Bref, encore très impressionnant notamment le grave qui commence à être très très démonstratif.

Les S15
Ouf, là je me dis ça ne s’arrête pas, on va encore plus loin, ce sont encore des enceintes plutôt compactes mais elles sont terribles en tout sens.
La musique vous transperce, on vit avec, on respire avec.
Pour moi c’est assez terrifiant et je me dis c’est beau, c’est impressionnant mais, est ce que c’est adapté pour une écoute de tous les jours ?.

Voilà c’est là ou je trouve ma limite dans la HiFi.
Ces systèmes sont superbes, mais pour en profiter (sans parler financiers), les conditions à mettre en œuvre doivent être excellentes et finalement, je ne me retrouve pas dans cette idée de la Hifi.
La perfection, la qualité de reproduction devient tel que je me suis demandé pour le première fois, si je n’étais pas finalement content d’avoir un système moins performant et aussi moins exigeant.
Car si on prend les D46, mais surtout les S15, un mauvais enregistrement sera assez difficile à supporter.
Et je n’ai pas trop envie de me battre avec ce genre de contraintes (qualité de la source, de l’enregistrement, acoustique de la pièce à étudier etc).

Bref, j’en ressors avec l’impression d’avoir peut être écouté ce qu’il y a de mieux, de plus performant dans la restitution de la musique, le plus proche de l’instrument et c’est déjà beaucoup.
J’ai un gros coup de cœur pour les D26, qu’il sera probablement très difficile à assouvir un jour (l’argent, toujours l’argent).

M.Bacquet fait un travail admirable, peut être que d’autres en France le font et mériterait aussi à être connu, mais je pense que finalement peu de gens peuvent se targuer de maitriser aussi bien, l’électronique, l’enceinte, les câbles et l’acoustique ce qui fait des systèmes de Klinger Favre, un monde à part de la Hifi, avec ces amateurs et ces détracteurs.

L’avis de benxico

Départ Strasbourg 8h30, arrivé à St Dié des Vosges devant Klinger Favre vers 9h40.
Accueil super sympa par Jean-Jacques BACQUET et sa fille.

Présentation de son atelier d’électronique avec entre autre la présentation de ces amplis.
Entre autre présentation du châssis avec des cartes filles d’amplification qui vienne se “racker” dedans.
Discutions sur les différentes problématiques (alimentation, amplification, choix des composants, etc…).
On peut rapidement voir que notre hôte a un sacré bagage d’électronicien.
C’est un autodidacte passionné qui a su arriver à apprendre tous les savoirs utiles à la réalisation d’un système hifi complet allant du câble d’alimentation de l’ampli, à l’ampli, en passant par les câbles reliant les enceintes à l’ampli et en terminant par les enceintes.

Une première écoute dans le petit auditorium permet de voir le résultat de 35 ans de travail et c’est vraiment un beau résultat.
Travail qui touche autant l’ampli, que les câbles, que les enceintes, que le DAC.

Ce qui m’a le plus surpris c’est la clarté et les détails que restitue un tel système.
Ça faisait longtemps que je n’avais pas entendu une installation audio capable de restituer un son aussi fidèlement autant à faible volume qu’à des volumes élevés sans que ça soit désagréable.
Certains diront que du coup si la source n’est pas bonne ça ne pardonne pas, mais bon si on investit dans un tel ensemble on peut penser qu’on n’a la possibilité de choisir ces sources.

En visitant l’atelier de menuiserie après l’atelier d’électronique, on s’aperçoit que Jean-Jacques BACQUET excelle autant dans des parties assez théoriques comme l’électronique (bien qu’il y a beaucoup d’expérimentation), que dans des parties plus manuelles comme la menuiserie.
C’est assez rare de voir quelqu’un faire tous de A à Z lui même.
C’est probablement cette approche globale qui permet au final un résultat aussi bon.

L’écoute dans le grand auditorium permet de voir que les capacités sont énormes et qu’avec une paire de D46, on peut déjà aller très très loin.
Une écoute avec une source audio “HD” lu par le Nagra montre qu’avec un CD audio la source ne permet pas d’exploiter pleinement les enceintes.
La comparaison avec un piano qui se trouve dans la pièce et un enregistrement de ce piano fait dans cette pièce, montre encore une fois la très grande fidélité de la reproduction sonore.

J’ai passé une journée très agréable et très instructive, merci à Jean-Jacques BACQUET de nous avoir reçu et de nous avoir fait partager sa passion.

Merci aussi aux autres forumeurs présents.

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Bâtiment principal de l’entreprise Klinger Favre situé à St Dié des Vosges.

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Porte d’entrée avec le petit panneau indiquant qu’on est bien au bon endroit.

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9h50, notre hôte nous ouvre son antre.

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Après nous avoir présenté l’atelier d’électronique où il fabrique les amplis (je n’ai pas pris de photo dans cette pièce), Jean-Jacques BACQUET nous a fait écouter pour la première fois son matériel dans son “petit” auditorium.
Petit par la taille mais grand par le matériel présent.

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Une petite D26, comme l’auditorium petite par la taille mais pas par le son qu’elle délivre.
J’ai été vraiment surpris par ce que l’on peut obtenir avec cette petite enceinte, c’est vraiment très bon.

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La pièce n’étant pas très grande, les enceintes sont empilées.
L’enceinte en bas à gauche est une S15 (studio15), avec posé dessus une D26.
En bas à Droite une S30 (studio 30), avec posé dessus une D46.

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Jean-Jacques BACQUET au milieu de ces créations, l’actuel gamme d’enceintes D26, D46, S15 et S30.
Derrière lui un ampli précision studio 2x40w qui donne l’impression de bien plus de puissance …
Un convertisseur DAC également fabriqué par notre hôte.
Le lecteur CD n’est pas de sa conception, il a un projet de lecteur en cours mais vu que le CD risque de disparaitre le projet peut ne pas aboutir.

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Les mêmes enceintes que précédemment mais à gauche de la pièce.

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La première pièce de la partie menuiserie.
C’est ici que se fait la découpe des pièces de bois qui sera ensuite assemblée pour faire des planches.
Les planches étant ensuite coupées pour faire les panneaux des enceintes.
2 matériaux sont principalement utilisés, du lamellé collé et du bois reconstitué (mélange de poudre de bois et de résine).
Ces 2 matériaux sont préférés au bois massif car ils sont plus homogènes et il travaille moins dans le temps.

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La seconde machine de découpe pour débiter les morceaux de bois qui formeront les enceintes.

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Jean-Jacques BACQUET nous explique le choix des matériaux qu’il utilise et le pourquoi.
Il explique entre autre qu’il est très difficile, voir impossible, de faire sécher totalement et de manière homogène une grosse pièce de bois passif.
Et que ça explique le choix de lamellé collé qui est constitué de petites lamelles de bois qui ont pu sécher séparément complètement avant d’être collées ensemble.
En plus si une lamelle travaille un peu, elle est maintenue par les autres qui vont empêcher l’ensemble de bouger.
On a donc un matériau plus stable que le bois massif.

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Ici une machine qui s’appelle une décolleteuse.
Elle va permettre de creuser les trous grâce à des gabarits.
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Idem, la décolleteuse avec un gabarit permettant de guider l’outil de découpe précisément.
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Ici une présentation du système auto-bloquant permettant de joindre les panneaux des enceintes entre eux.
Cela ressemble beaucoup au système des planchers flottant auto-bloquant.

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Le profil auto-bloquant. On voit les sortes de plis qui permettent un emboitement avec une surface supérieure à un simple biseau.
Cela permet une plus grande surface de collage et donc une plus grande solidité de l’assemblage final.

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Un exemple d’assemblage, on voit bien le système d’emboitement ainsi que le matériau ici du lamellé collé.

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Une enceinte en cours de réalisation déjà assemblée mais pas collée.
Jean-Jacques BACQUET la démonte pour nous montrer la technique d’assemblage.

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L’assemblage se fait à 2 pour plus de commodité.
L’un tient l’ensemble pendant que l’autre met des sert-joints destinés à bien maintenir l’ensemble pendant le séchage de la colle.

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Une photo un peu plus globale de l’atelier de menuiserie, au fond la porte qui mène à la salle de découpe que l’on n’a vu en premier.

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Une photo de l’assemblage quasi final d’une caisse de S15 maintenu par les sert-joints .

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Une caisse de D46 assemblé et collé, mais encore brut.

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Toujours la caisse de D46 assemblée et collée, mais encore brut.
On voit bien les trous et les rebords fait avec la décolleteuse vu précédemment.

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On voit en premier plan 2 caisses d’enceinte assemblé et collé.
En second plan, nous voyons sur l’établi une succession de planche avec des sert-joints fixés dessus.
Ce dispositif permet l’assemblage de plusieurs baguettes de bois afin de constituer des planches.
Cela permet entre autre de mettre par exemple 2 baguettes foncées au centre entourées de 3 baguettes plus clair autour.
On place le tous cote à cote avec de la colle et l’on maintient l’ensemble avec les sert-joints pendant le séchage.
Au final, on a une planche bicolore qui va permette de fabriquer les D26 dans leur finition bicolore vernis.

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Même photo que précédemment avec un autre cadrage.
On voit le pot de colle “Sader”.
Derrière un assemblage qui n’est pas en lamellé collé.
Et aussi que les étagères à l’arrière sont bien garnies en matériel de menuiserie.

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La cabine de peinture qui permet de faire des finitions à la demande.
On voit entre autre le gros ventilateur qui permet de bien renouveler l’air pendant les séances de pistolet.

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Un exemple de finition noir mat.
Les finitions sur mesure pour des théâtres ou autre salle de spectacle sont courantes.
La perfection recherchée pour le son étant visiblement également de mise pour les finitions.

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Jean-Jacques BACQUET qui nous raconte quelques anecdotes sur des finitions particulières.
Je ne suis pas bon pour vous les raconter, donc je laisse les autres participants à cette journée vous les narrer.
Ou alors il faudra rendre visite à Jean-Jacques BACQUET.

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Une partie stockage de matériaux bruts et d’enceinte en cours de réalisation.

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Une paire de S15 stockée sur des étagères en attendant la fin de leur process de fabrication.

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Quelques outils de découpe présents sur un mur de l’atelier de menuiserie.

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Le grand auditorium, qui peut également servir de petit studio d’enregistrement.
Il est situé dans le bâtiment abritant l’atelier de menuiserie, juste à coté.
On y retrouve un ampli précision studio et un DAC maison, une platine CD différente de celle du petit auditorium.
Il y a également un Nagra permettant de lire et/ou d’enregistrer des sons avec une qualité bien supérieur au traditionnel CD.
Le Nagra est relié à des S46 auto amplifié, l’ampli est néanmoins amovible ce qui permet une grande modularité.
L’ampli précision studio est lui relié à des S15 posé sur un piétement qui est vide.
Au fond en bleu de chaque coté des caisses de S30 vide.

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Cette auditorium et/ou petit studio a reçu un traitement acoustique permettant d’avoir un coté vivant avec beaucoup de réflexion de son et un coté mort ou au contraire, on trouve des matériaux absorbant le son.
Sur cette photo, nous voyons une succession de panneau servant à créer de multiple réfraction du son.
Accessoirement, ces panneaux sont de couleur différente car ils servent aussi de nuancier permettant ainsi de montrer une palette de couleur pour les finitions des enceintes.

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Un D46 auto amplifié vu de face avec une finition bordeaux.
Elle est posée sur son piétement “floating board” qui améliore encore un peu plus la qualité du son en maitrisant les vibrations parasites autant que possible.

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Le meuble qui accueille l’amplificateur et le DAC également sur “floating board”.
Ainsi qu’une platine CD et le Nagra.

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Une S15 blanche et une D46 bordeaux.

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Une petite vue de l’ensemble du matériel présent.

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Le Nagra encore inaccessible pour le grand public mais qui préfigure de ce que pourrai être la prochaine révolution dans l’audio.

L’avis de Ptisik

Comme les autres, merci JJB pour ton accueil, ton enthousiasme, tes connaissances, ta disponibilité et tout le reste !

Les plus de Klinger Favre :
- Une gamme (quasi) complète, il ne manque qu’une source de compétition pour pouvoir être équipé 100% Klinger Favre.
Donc pas de problème d’associations, d’impédance, de voltage, de kOhms et j’en passe !

- Une signature sonore qui, j’ai l’impression, lui est propre : du détail, de l’aération, de la dynamique, de l’ouverture … que ce soit avec les D26 ou les S30.

- Un superbe auditorium de 50m², que tout le monde voudrait chez soi !

- Un tweeter au potentiel énorme.

- Il réussit à reproduire du grave tout à fait correct avec un 13 cm ! Vraiment, ce n’est pas une légende !

- L’écoute n’est pas fatigante, même à volume confortable.

- Le “floating board”, invention surprenante, dont il m’a expliqué le principe quand je lui ai posé les questions qui m’intriguaient.

- Les flexibles de douche.

Les moins de Klinger Favre : (c’est plus facile de donner des points négatifs que positifs.)

- Un auditorium de 20m², avec des enceintes placées très près et très haut / à l’auditeur.

- Le placement des enceintes (même dans le grand auditorium) qui n’est pas fait avec soin.
Je m’explique : j’aime que les enceintes soient placées au mm, avec le même angle, à la même distance du point central d’écoute … et ce n’est pas vraiment le cas.
Les S15 dans le grand auditorium n’avaient pas le même pincement, ce n’était pas symétrique.
Je suis énormément attaché à l’image sonore, directement liée au placement des HP …
Alors Jean-Jacques, un mètre ruban, quelque bouts de scotch au sol et le tour est joué.

- Pour mes oreilles, un tweeter un chouilla trop mis en avant, à un moment même, je me suis pris à n’entendre plus que le tsing tsing des cymbales.
Certes c’est clair, détaillé, dynamique, mais un peu trop “montant” à mon goût, même si ce n’est pas agressif.

- Les tarifs …. honnêtement, et cela n’engage que moi, je trouve tout çà un peu cher, surtout à partir de la S15 (10.000€ la paire avec pieds) ou les 8.000€ pour les D46A (amplifiées).
Les S30 à 18.000€ ont l’air vraiment fabuleuses (très mal exploitées dans les 20m²), mais dans cette gamme de prix il y a beaucoup de concurrence ….
Idem pour les électroniques, 6.500€ l’ampli, 6.500€ pour le convertisseur, et je ne connais pas le prix des câbles (je ne préfère pas d’ailleurs).
La concurrence est là aussi !
Oui c’est artisanal, c’est fait main, évolutif etc etc … mais le billet minimum pour s’équiper Klinger Favre est de 15.000€ hors source et câbles.

Toujours est-il que si je trouve un moment pour refaire une séance d’écoute chez lui, je le ferai avec plaisir, mais cette fois-ci je ciblerai davantage / à mes attentes d’un système HDG.

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L’avis de Night Stranger

Il y a bien quelque chose dont je suis sûr, c’est que ce matériel et son créateur mérite amplement qu’on s’y intéresse.
J’invite tout le monde à y faire un tour.
Et vous pourriez bien être surpris …
Le môssieur est de plus particulièrement sympathique et même si je ne comprenais pas toujours tout lorsqu’il abordait la technique pure, il est très pédagogue et on comprend parfaitement sa démarche.
Et il assez rare de trouver quelqu’un d’aussi polyvalent.
C’est bien simple : il fait tout (ou presque) lui-même de A à Z !
Impressionnant.
Passionné et passionnant, voilà comment résumer le personnage.

Une bien belle journée en somme.

- Une écoute très analytique, peut-être un peu trop pour moi.
C’est assez impressionnant c’est sûr mais est-ce que je voudrais ça chez moi ?
Moins sûr…car c’est à double tranchant.
Chaque qualité mais aussi chaque défaut ressort parfaitement alors si c’est pour jeter plus de la moitié de mes CD à la poubelle, je ne suis pas sûr d’être prêt à le faire.
Je pense préférer une écoute un peu plus douce, certains diront plus colorés sans doute mais j’assume, quitte à être moins fidèle à la source et/ou à la réalité mais également moins intransigeant avec les autres éléments.
Faut savoir ce qu’on veut quoi.

- Très vivant et dynamique ! Là pas de doute on se croit au concert avec les musiciens en face de nous.
Il y a un côté “live” indéniable.

- Très impressionné également par les D46 ! Vu leurs gabarits je peux vous assurer que ca surprend.
On se demande où sont leurs limites (mais en ont-elles.

- Un peu déçu du peu de gain des Studios 15 par rapport aux D46, notamment au niveau du grave, surtout par rapport au prix.

- Les Studio 30 par contre là c’est un autre monde !
Le grave vous prend aux tripes et le coté live est encore repoussé.
Question design par contre je serais beaucoup moins enthousiaste mais chacun ses goûts.

Voilà pour mes premières impressions.

 

L’avis de fred d’epinal

Pour ce qui est de mon ressenti personnel de cette visite, c’était le plus beau son que j’ai pu écouter jusqu’à présent.

Je trouve les D26 un peu trop limitées dans les basses (c’est normal pour des petites biblio) alors que les D46 sont quant à elles surprenantes dans ce registre. à tel point qu’aujourd’hui j’en rêve …
Comme dit plus haut, l’identité sonore Klinger Favre se retrouve dans les 4 modèles d’enceinte, et c’est un vrai plaisir de sentir cette constance, ça en dit long sur les capacités du concepteur.
Oui c’est un peu cher, mais comme le dit “Undertaker88″, le rapport qualité/prix semble très bon.
Écouter les S30 est une expérience assez unique, un vrai délice, de l’émotion pur.
Quand le CD devient un spectacle vivant , c’est chez Jean-Jacques Bacquet que ça se passe.

J’aurais voulu rajouter quelque chose à propos de l’écoute sur le matériel Klinger Favre.
Là où l’expérience était vraiment unique à mes yeux c’était la spatialisation du son.
Je m’explique : en dehors de l’effet classique stéréo reproduit facilement par des équipements basiques, ici le son arrive comme une vague, il nous tombe dessus.
On a une impression de verticalité et de profondeur : juste devant nous ou plus loin; en haut à gauche, ou à droite…un vrai spectacle où nos morceaux de musique favoris se redécouvrent en trois dimensions.
Ce ressenti était vraiment flagrant la première fois où je suis allé (seul) chez Jean-Jacques Bacquet, lors de la visite en groupe ce n’était pas hélas aussi explicite.
Sans doute à cause de ma position d’écoute trop près de l’enceinte (les bonnes places étaient prises.
Je suis retourné ensuite pour mettre en boite nos dernières images, on a pu encore écouter le Nagra sur les D46 amplifiées, c’était vraiment impressionnant, ça vaut le déplacement.
Et comme il a été dit plus haut, sur un tel matériel, les enregistrements de mauvaise qualité ne passent plus, tous les défauts s’entendent …

 

Le film HCFR réalisé par “fred d’epinal”

 

 

HCFR tient à remercier M. J-J Bacquet, PDG de Klinger Favre qui nous à fait le plaisir de recevoir des forumeurs pour ces 2 journées.

Pour débattre de cette “Rencontre”, il y a ce topic d’ouvert.

:idee: Tout les avis que vous avez pu lire sont ceux des forumeurs présents le jour de la visite et ne représente aucunement HCFR.

@ bientôt pour de nouvelles “Rencontres” avec des fabricants de matériels.