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serment d'hyppocrate (suite)

Message » 26 Fév 2007 3:50

serment réactualisé par le Pr. Bernard Hoerni, adopté par le Conseil de l'Ordre en avril 1996 :

Au moment d'être admis à excercer la médecine, je promets et je jure d'être fidèle aux lois de l'honneur et de la probité.

Mon premier soucis sera de rétablir, de préserver ou de promouvoir la santé dans tous ses éléments, physiques et mentaux, individuels et sociaux.

Je respecterai toutes les personnes, leur autonomie et leur volonté, sans aucune discrimination selon leur état ou leur convictions. J'interviendrai pour les protéger si elles sont affaiblies, vulnérables ou menacées dans leur intégrité ou leur dignité. Même sous la contrainte, je ne ferai pas usage de mes connaissances contre les lois de l'humanité.

J'informerai les patients des décisions envisagées, de leur raisons et de leurs conséquences. Je ne tromperai jamais leur confiance et n'exploiterai pas le pouvoir hérité des circonstances pour forcer les consciences.

Je donnerai mes soins à l'indigent et à quiconque me le demendera. Je ne me laisserai pas influencer par la soif du gain ou la recherche de la gloire.

Admis dans l'intimité des personnes, je tairai les secrets qui me seront confiés. Reçu à l'intérieur des maisons, je respecterai les secrets des foyers et ma conduite ne servira pas à corrompre les moeurs.

Je ferai tout pour soulager les souffrances. Je ne prolongerai pas abusivement les agonies. Je ne provoquerai jamais la mort délibérément.

Je préserverai l'indépendance nécessaire à l'accomplissement de ma mission. Je n'entreprendrai rien qui dépasse mes compétences. Je les entretiendrai et les perfectionnerai pour assurer au mieux les services qui me seront demandés.

J'apporterai mon aide à mes confrêres ainsi qu'à leurs familles dans l'adversité.

Que les hommes et mes confrêres m'accordent leur estime si je suis fidèle à mes prommesses ; que je sois déshonoré et méprisé si j'y manque.
peg-harty
 
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Message par Google » 26 Fév 2007 3:50

 
 
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Message » 26 Fév 2007 10:58

peg-harty a écrit:Lorsque l'on privilégie systématiquement l'intérêt du collectif au détriment de l'intérêt de l'individu, on s'égare, comme lorsque l'on se concentre uniquement sur l'individu... cqfd
Ni la société libérale, ni la société socialiste n'ont malheureusement jamais réussi à concilier harmonieusement les deux. (individu et collectif)


Ce que je voulais signifier c'est que l'on ne peut pas demander au medecin de tout gérer dans l'assistanat le plus complet: aujourd'hui les patients veulent tout et le meilleur de tout, même pas de ce qui est possible mais tout simplement le meilleur.
On demande au medecin d'être infaillible, toujours disponible, prêt à tout pour son patient et surtout à son propre sacrifice, d'être le grand consolateur, de donner l'absolution, d'être responsable de ses enfants ou de ses parents à sa propre place et j'en passe.
Je les connais ceux qui brandissent le serment à toutes les sauces, souvent complétement déconnectés des vrais problèmes de la medecine et n'ayant rien fait pour les anticiper pendant leurs longues années de pratique (toujours hospitalière bien sûr et le plus souvent avec moultes consultations privées), je ne vise personne je ne connais pas ce président de l'ordre mais je connais le discours, toujours le même.

La Santé c'est un ensemble de chose dont le medecin n'est responsable que d'une petite fraction.
Ce "bien-être" passe d'abord par une responsabilisation de tout un chacun, que ce soit vis à vis des risques routiers, des facteurs de maladies cardio-vasculaires etc.
La medecine sociale est à l'antithèse de cela, elle déresponsabilise et traite les conséquences, elle colmate là où la politique a échoué, et crois moi cette médecine c'est bien la moitié de celle pratiquée aujourd'hui.

A côté de cela il y a aujourd'hui et depuis 15 ans un regne sans partage de la medecine anglo-saxonne, avec une approche collective, de santé publique et de rationalisation du diagnostic et du soin médical.
Cette approche collective est celle qui a montré sa meilleure efficacité non seulement du point de vue collectif mais aussi individuel, et c'est là ce qu'il faut admettre car cela ne dépends pas de la morale ou d'une quelconque philosophie: on est mieux soigné par cette médecine unpeu glacée que par l'approche à la Française où le patient est au centre de sa pathologie.
C'est un fait, on peut le regretter mais c'est tout, pour les tenants d'une medecine "humaine" la bataille est perdue, tout simplement parce que cette medecine est moins efficace.
Quand à la combinaison des deux (en gardant cette espèce de spécificité française) elle est illusoire car ces deux approches sont antinomiques.
Si nous continuons dans la medecine sociale nous serons out dans 20 ans.
Tout cela ne veut pas dire évidemment qu'il faille laisser des gens sur le bord de la route, le principe premier doit être que tout le monde a droit aux mêmes chances et aux mêmes soins, mais ceci, paradoxalement, est mieux apporté par la medecine anglo-saxonne que par notre approche souvent misérabiliste et compassionelle, on peut le regretter mais c'est un fait.
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Message » 26 Fév 2007 11:14

Pour compléter:
Pragmatisme et efficacité ne font pas bon ménage avec compassion et accompagnement, c'est en partie pour cela qu'il faut arriver à déconnecter le medecin de ce rôle pour le laisser à des structures (ET il faut des structures et non des personnes (trop fragiles pour gérer seules la misère ou les douleurs)) dont ce sera la mission.

Les medecins idéaux de la medecine socialees j'en ai connu et j'en connais toujours quelques uns (moins nombreux), ils font en général un infarc ou une rupture d'anévrisme à 50 ans ou une dépression et un suicide à 40.
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le coeur du débat !

Message » 26 Fév 2007 15:03

j'ai relu avec attention nos interventions/réactions/réactions à la réaction etc

Le problème est épineux. Je vais essayer le plus objectvement possible de faire une synthèse car je pense qu'il s'agit d'une généralité qui se décline dans presque tous les domaines de la vie économique et sociale aujourd'hui.
Evidemment, je ne vais pas réussir et m'en excuse par avance. Je propose que dans le domaine de la reflexion, comme en médecine, nous soyons soumis à l'obligation de moyens et non systématiquement de résultats :)

1) il existe de grands principes, au demeurant fort louables issus de la pensée de personnes décédées il y a longtemps. Ces grands principes sont encore présents dans l'inconscient collectif car le Vrai défie le temps et les époques. Par exemple le Serment d'Hyppocrate, mais aussi la Déclaration des Droits de l'Homme, la notion de "services publics" etc etc etc

2) Au lieu de les choyer, nous les avons, égoïstement, abandonné aux seuls responsables de chaque secteur concerné. A eux, et c'est une mission impossible, de les faire vivre coûte que coûte, dans l'indifférence générale. Lorsqu'ils tirent la sonnette d'alarme, personne ne les écoute alors ils improvisent et s'adaptent, tiraillés entre ce que leur dicte leur conscience et la réalité du terrain.

3) Les responsables politiques, humains comme les autres (comprendre ni meilleur, ni pire), refusent de prendre le risque de porter réellement le débat. Leurs convictions s'émoussent devant l'infantilisation générale. Au lieu de prendre le problème au bras le corps, de le faire partager à l'ensemble de la population puis de légiférer, ils préfèrent caresser l'électorat dans le sens du poil. Le bébé est noyé dans l'indifférence quasi-générale.

4) Le sens de l'adaptation de l'Homme est immense. Donc de nouveaux principes, non écrits, voient le jour et se substituent lentement aux usages antérieurs. Le nouveau système possède évidemment des défauts "ressentis" uniquement par les plus faibles et voilà que l'ensemble de la classe politique et médiatique reprend le flambeau en analysant uniquement les effets et non les causes : notre médecine va mal... l'école bat de l'aile... le social hoquète... etc

5) L'être humain est vil. Il cherche un responsable : un bouc émissaire. Son regard se porte vers celui qui est le plus proche du problème : le médecin, le directeur d'etablissement scolaire, l'éducateur social, le policier...
C'est une honte car c'est celui-là même qui supporte souvent en silence et, excusez l'expression, directement dans sa gueule, les conséquences des négligences collectives.

6) On attend le politique "masochiste" qui osera dire à l'ensemble de la population : "NOUS avons un problème : soit nous restons fidèles aux principes antérieurs et voici ce que CHACUN doit faire pour le résoudre l'équation". Personnellement, je suis prêt à l'écouter et le suivre. Comme le déclame souvent le baigneur avant de se jeter à l'eau, même en été : au début elle est froide...
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notre responsabilité face au vote...

Message » 20 Avr 2007 12:18

Je crois qu'il y a deux façons de voter. Deux philosophies radicalement différentes.

1) choisir le candidat de "son" camp. Celui qui conforte son opinion, même quand d'autres évidences prouvent qu'il s'agit d'un parti pris. On peut, entre deux verres de cognac, exiger plus de libéralisme et moins de charges. Une calculette à la main, on évalue le bénéfice "personnel" d'une telle décision et on se réjouit par avance de nos prochaines acquisitions.
Bien sûr, personne ne pourrait faire preuve d'égoïsme très longtemps sans rougir légèrement devant la souffrance des "autres". Donc, on a "inventé" une nouvelle façade linguistique :

- si je vote Ceci, ce n'est pas QUE pour ma gueule. Bien au contraire : comme l'annoncent tous les gens bien payés pour le proclamer "c'est la seule manière d'améliorer le sort des plus malheureux". L'égoïsme humain se transforme en générosité. Beau retournement de situation qui satisfait sa propre conscience...

en face, les misérables, les sans abris, les exclus du travail n'ont malheureusement plus beaucoup d'intellectuels pour les aider. Ce ne serait pourtant pas très compliqué d'envisager une solution beaucoup plus réaliste et évidente de concevoir le monde : un meilleur partage...

Ceux qui possèdent déjà le "beaucoup plus que nécessaire", au lieu de voter pour rafler le "superflu" pourraient envisager que chacun ait droit au "minimum vital". Celà s'appelle un toit, une assiette. Un peu de bonheur.

2) Choisir un candidat qui "limite" notre folie et notre égocentrisme. Un homme ou une femme qui s'éloigne des thèses qui ont prouvé leur dangerosité. Ce n'est pas du "masochisme", c'est de la "sagesse".


Je me suis souvent posé cette question :

Quelle est la part de notre propre responsabilité dans la "venue" d'un grand malheur collectif ?

La logique et la conscience évoluent avec le temps. Il y a quelques centaines d'années, l'esclavage était considéré comme une logique. Une normalité. Aujourd'hui, il est admis, même chez les plus radicaux, qu'assoir sa fortune sur l'exploitation éhontée des plus faibles est un acte indigne et méprisable. Pourtant, à l'époque, celà ne gênait pas grand monde et j'imagine bien les négriers de la bonne société bordelaise ou nantaise se réunir dans un "club" et, un verre de bordeaux à la main, un cigare au bec déclamer sur un ton convaincu "nous apportons la civilisation à ses sauvages et eux, ingrats, ne nous remercient même pas"...

Je ne suis pas sûr qu'ils faisaient preuve d'autant de cynisme. La logique de cette époque était autre. La question des droits de l'homme ne devait même pas être évoquée. Comment leur en vouloir ? c'etait une autre époque et ils n'avaient pas vu les conséquences à long terme de leurs inconséquences...

long terme ? oui. En 2007, dans certains quartiers, des minorités réutilisent ces arguments pour justifier leur stérile violence. La preuve est faite : la violence amène la violence.

On peut évidemment, se contenter de la démocratie. Mais aujourd'hui elle nous montre ouvertement une de ses lacunes. Si dans une société donnée une grande majorité est satisfaite, la minorité "malheureuse" ne dispose d'aucun moyen de se faire entendre, or la violence.

Imaginons 70 % de "globalement" satisfaits et 30 % d'exclus du travail, du bonheur. Comment pourrait-il influer démocratiquement pour voir leur sort s'améliorer ? Aucune chance.

Il ne reste qu'une petite possibilité : la logique et la conscience de la majorité. Là nous arrivons dans le domaine de l'intime. Le ressort de notre responsabilité personnelle.

en 2007, nous gagnerions notre propre estime en "votant" pour améliorer le sort des "autres". Ceci est un avis très personnel.
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Message » 20 Avr 2007 14:53

peg-harty a écrit:
en 2007, nous gagnerions notre propre estime en "votant" pour améliorer le sort des "autres". Ceci est un avis très personnel.


c'est pour cette raison que je lance un appel afin qu'un grand drame ne se produise dont la responsabilité incomberait à chacun d'entre nous.

Tup est au bord du suicide craignant que son candidat favori soit éliminé dès le premier tour.

alors dimanche, faites le geste qui s'impose et sauvez un petit vieux !

vous ne pourrez pas dire lundi matin en cas de malheur "je ne savais pas".


cordialement

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Message » 20 Avr 2007 21:09

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Message » 22 Avr 2007 20:38

claram a écrit:
peg-harty a écrit:
en 2007, nous gagnerions notre propre estime en "votant" pour améliorer le sort des "autres". Ceci est un avis très personnel.


c'est pour cette raison que je lance un appel afin qu'un grand drame ne se produise dont la responsabilité incomberait à chacun d'entre nous.

Tup est au bord du suicide craignant que son candidat favori soit éliminé dès le premier tour.

alors dimanche, faites le geste qui s'impose et sauvez un petit vieux !

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Message » 23 Avr 2007 9:35

Betekaa a écrit:
claram a écrit:
c'est pour cette raison que je lance un appel afin qu'un grand drame ne se produise dont la responsabilité incomberait à chacun d'entre nous.

Tup est au bord du suicide craignant que son candidat favori soit éliminé dès le premier tour.

alors dimanche, faites le geste qui s'impose et sauvez un petit vieux !

vous ne pourrez pas dire lundi matin en cas de malheur "je ne savais pas".


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je savais bien que le terme "solidarité" a encore un sens :lol:


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