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Message » 24 Jan 2013 15:08

Joich a écrit:
jujulolo a écrit:Et les jeunes filles en pleurs obtient le Goncourt....
Donc meme s'il a eu du mal il a été reconnu de son vivant.


Tout comme Les Civilisés, de Claude Farrère, et régulièrement étudié en classe, Le Supplice de Phèdre, de Henri Deberly, dont on ne compte plus les rééditions, Mon Village à l'Heure Allemande, de Jean-Louis Bory, dont les passages les plus fameux sont si souvent évoqués par tout un chacun... Et j'en passe... Allez, bande d'incultes, tous à vos Goncourt :grad:



:roll: on parle de reconnaissance

C'est pas un signe de reconnaissance par ses contemporains le Goncourt?
Dire que Proust n'a pas été reconnu par ses pairs de son vivant est faux; D'ailleurs Gide a regretté d'avoir refusé à la recherce du temps perdu
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Message par Google » 24 Jan 2013 15:08

 
 
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Message » 24 Jan 2013 15:09

jujulolo a écrit:
Joich a écrit:
jujulolo a écrit:
Joich a écrit:Et puis quand un éditeur décide de publier Balzac, Flaubert ou Stendhal, d'après vous, c'est par pur philanthropie? C'est quand-même pour la caillasse, hein, c'est pas pour garder une trace de ces génies dont on lira encore les textes 150 ans plus tard. Aujourd'hui, c'est qui les meilleures ventes des libraires? En 2012, je crois que c'est Cinquante nuances plus sombres... A sa sortie en librairies, La Peau de Chagrin, de Balzac, est épuisé en 4 jours. Qui dit mieux? 8) Je repose la question: c'est quoi la grande littérature?


Celle qui reste.
Comment tu expliques que Balzac est toujours publié et acheté (hors scolaire), alors que des anciens cartons comme Da vinci code seront introuvable dans 5 ans....


Jusqu'à la fin du Moyen-Âge, celle qui reste, c'est celle dont les rares copies ont eu la chance de ne pas finir brûlées dans les bibliothèques, les incendies étant à l'époque extrêmement fréquents (ben oui, plein de bouquins dans un endroit où on s'éclaire à la bougie, ça va part comme un pet). A partir de la Renaissance et des Temps Modernes, celle qui reste c'est celle qui a réussi à être défendue par l'aristocratie ou qui a été soutenue par la noblesse (pour publier, il faut un privilège du Roy, hein). Après la Révolution, c'est l'avènement de la bourgeoisie et de son genre fétiche, le roman. La littérature devient une littérature de masse. Celle qui reste c'est celle qui a du succès. Du coup, la définition de la grande littérature, on fait comment? On module en fonction des époques? :wink:


Il y a des tonnes d'ecrivains a succés du XIXeme et du XX qui ne sont meme plus edité.
Qui lit encore du sulitzer, du larteguy par exemple
Fait les bouquinistes ou une boutique de livre de collection et tu trouves des tonnes d'auteurs du XIX dont on entend plus parler.


En effet. Les grandes œuvres sont donc les œuvres qui restent parce qu'elles ont été choisies pour rester, et pas pour leurs qualités propres. En dehors des étudiants en littérature et des élèves de collège/lycée, rien ne justifierait de rééditer régulièrement Proust ou Zola, si ce n'est que ça ne coûte rien aux éditeurs (la grande littérature, c'est surtout celle qui est libre de droits :lol: ) et que cela leur rapporte plein de sous quand un ouvrage est au programme du bac. En plus, ça permet à quelques cuistres de faire des préfaces pompeuses en touchant quelques menues piécettes.
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Message » 24 Jan 2013 15:11

Joich a écrit:
En effet. Les grandes œuvres sont donc les œuvres qui restent parce qu'elles ont été choisies pour rester, et pas pour leurs qualités propres. En dehors des étudiants en littérature et des élèves de collège/lycée, rien ne justifierait de rééditer régulièrement Proust ou Zola, si ce n'est que ça ne coûte rien aux éditeurs (la grande littérature, c'est surtout celle qui est libre de droits :lol: ) et que cela leur rapporte plein de sous quand un ouvrage est au programme du bac. En plus, ça permet à quelques cuistres de faire des préfaces pompeuses en touchant quelques menues piécettes.

les éditeurs vont même faire de la retape auprès des profs de français... :wink:

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Message » 24 Jan 2013 15:12

jujulolo a écrit:
Joich a écrit:
jujulolo a écrit:Et les jeunes filles en pleurs obtient le Goncourt....
Donc meme s'il a eu du mal il a été reconnu de son vivant.


Tout comme Les Civilisés, de Claude Farrère, et régulièrement étudié en classe, Le Supplice de Phèdre, de Henri Deberly, dont on ne compte plus les rééditions, Mon Village à l'Heure Allemande, de Jean-Louis Bory, dont les passages les plus fameux sont si souvent évoqués par tout un chacun... Et j'en passe... Allez, bande d'incultes, tous à vos Goncourt :grad:



:roll: on parle de reconnaissance

C'est pas un signe de reconnaissance par ses contemporains le Goncourt?

en principe, mais vu le système mafieux que c'est, ça vaut pas mieux que la légion d'honneur.

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Message » 24 Jan 2013 15:16

jujulolo a écrit:
Joich a écrit:
jujulolo a écrit:Et les jeunes filles en pleurs obtient le Goncourt....
Donc meme s'il a eu du mal il a été reconnu de son vivant.


Tout comme Les Civilisés, de Claude Farrère, et régulièrement étudié en classe, Le Supplice de Phèdre, de Henri Deberly, dont on ne compte plus les rééditions, Mon Village à l'Heure Allemande, de Jean-Louis Bory, dont les passages les plus fameux sont si souvent évoqués par tout un chacun... Et j'en passe... Allez, bande d'incultes, tous à vos Goncourt :grad:



:roll: on parle de reconnaissance

C'est pas un signe de reconnaissance par ses contemporains le Goncourt?
Dire que Proust n'a pas été reconnu par ses pairs de son vivant est faux; D'ailleurs Gide a regretté d'avoir refusé à la recherce du temps perdu


Tu te focalises sur quelques exemples qui ne sont pas représentatifs (notamment Proust, que Gide a en effet regretté d'avoir envoyé bouler). Quant à dire que le Goncourt est un signe de reconnaissance, naturellement c'est une question de point de vue. Reconnaissance par qui? Quelques happy few, l’intelligentsia du livre? Alors oui, OK, le Goncourt est un signe de reconnaissance. Par le public? Non. Les œuvres qui reçoivent le Goncourt se vendent mieux que les autres parce que les gens offrent le Goncourt. Mais ils ne le lisent pas :hehe: Les œuvres les plus lues ne reçoivent pas forcément un prix, tout comme les films qui reçoivent la Palme d'Or à Canne n'ont pas forcément du succès. Et donc ne restent pas, si ce n'est sur les rayonnages poussiéreux de quelques érudits prout prout. Bref, les oeuvres qui restent, et qui constituent donc selon tes critères la grande littérature, celle qui est digne d'être enseignée, sont parfois celles qui ont un succès populaire, parfois celles qui sont défendues par une minorité élitiste.
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Message » 24 Jan 2013 15:18

Joich a écrit:[
En effet. Les grandes œuvres sont donc les œuvres qui restent parce qu'elles ont été choisies pour rester, et pas pour leurs qualités propres. En dehors des étudiants en littérature et des élèves de collège/lycée, rien ne justifierait de rééditer régulièrement Proust ou Zola, si ce n'est que ça ne coûte rien aux éditeurs (la grande littérature, c'est surtout celle qui est libre de droits :lol: ) et que cela leur rapporte plein de sous quand un ouvrage est au programme du bac. En plus, ça permet à quelques cuistres de faire des préfaces pompeuses en touchant quelques menues piécettes.


C'est de la mauvaise foi.

Les ventes de la pleiades,qui ne sont pas a direction des étudiants, prouvent le contraire.

Marcel Proust, À la recherche du temps perdu, tome I (1954) : 250 000 ex.
Marcel Proust, À la recherche du temps perdu, tome II (1954) : 208 000 ex.
Marcel Proust, À la recherche du temps perdu, tome III (1957) : 198 000 ex.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Biblioth%C ... %C3%A9iade


600 000 ventes. A 60€ le volume.
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Message » 24 Jan 2013 15:27

La Pléiade... Tout un programme :lol: Comment graver dans le marbre la culture établie avec des bouquins illisibles (tu tournes une page, t'as l'impression de lire la Bible) et souvent incomplets. Quand j'ai fait mon mémoire de maîtrise, j'ai dû choisir une édition de référence pour mes textes, à aucun moment je n'ai pu choisir l'édition de la Pléiade car à chaque fois elle présentait moins de variantes et des commentaires moins pertinents que les éditions de poche type Flammarion :lol:
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Message » 24 Jan 2013 15:36

asheewan a écrit:La litterature classique c'est bien, j'aimais bien à une époque. Mais il y a des auteurs qui donnaient à réfléchir compte tenu de la connaisance que l'on a de leur vie privée, notamment celle de leur orientation sexuelle ou de leur maladie mentale.

Mais à la fac, les lectures spécialisées sont beaucoup plus instructives. L'école apporte beaucoup en effet, quelque soit ce qui peut être enseigné, mais c'est sans comparaison à ce que l'on acquière pendant les études. Mais c'est comme ça : dans la vie, il y a des étapes. Chaque chose en son temps.

Et même si on suit un parcours supérieur scientifique exemplaire sans jamais s'être intéressé à autre chose, je crois que l'on pourrait vite se retrouver pris dans un des pièges quelconques de la vie si l'on ne s'est pas intéressé un temps soit peu à la littérature.

Car, pour réussir dans la vie, Il faut surtout faire attention aux relations inter-individuelles. Et lire, ça aide beaucoup en et dans ce sens.

Quel rapport entre maladie mentale et orientation sexuelle ?
fait nous du politiquement correct pour voir
rann
 
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Message » 24 Jan 2013 15:40

Joich a écrit:
Tiens, comme Paul Persavon :mdr:

D'ailleurs, le pape fait des bulles grâce à Persavon
rann
 
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Message » 24 Jan 2013 15:41

Analogeek a écrit:Comme je l'ai dit, Blazac vivrait a notre epoque il serait scenariste sur plus belle la vie :mdr:

Et Blaise que fait il derrière la falaise ? :o
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Message » 24 Jan 2013 20:09

jujulolo a écrit:
Joich a écrit:[
En effet. Les grandes œuvres sont donc les œuvres qui restent parce qu'elles ont été choisies pour rester, et pas pour leurs qualités propres. En dehors des étudiants en littérature et des élèves de collège/lycée, rien ne justifierait de rééditer régulièrement Proust ou Zola, si ce n'est que ça ne coûte rien aux éditeurs (la grande littérature, c'est surtout celle qui est libre de droits :lol: ) et que cela leur rapporte plein de sous quand un ouvrage est au programme du bac. En plus, ça permet à quelques cuistres de faire des préfaces pompeuses en touchant quelques menues piécettes.


C'est de la mauvaise foi.

Les ventes de la pleiades,qui ne sont pas a direction des étudiants, prouvent le contraire.

Marcel Proust, À la recherche du temps perdu, tome I (1954) : 250 000 ex.
Marcel Proust, À la recherche du temps perdu, tome II (1954) : 208 000 ex.
Marcel Proust, À la recherche du temps perdu, tome III (1957) : 198 000 ex.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Biblioth%C ... %C3%A9iade


600 000 ventes. A 60€ le volume.

la pleiade touche aussi les étudiants, faut etre passionné, c'est tout.

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Message » 24 Jan 2013 20:52

Ouais, en plus ça fait joli dans la bibliothèque du salon pour épater les filles 8) .

En beauf qui s'assume, je préfèrerais largement l'intégrale de Koh Lanta :oops: .

[youtube]5VAuOq1WiYg[/youtube]
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Message » 24 Jan 2013 20:54

poilau a écrit:Ouais, en plus ça fait joli dans la bibliothèque du salon pour épater les filles 8) .

En beauf qui s'assume, je préfèrerais largement l'intégrale de Koh Lanta :oops: .

[youtube]5VAuOq1WiYg[/youtube]

:mdr:

y'a quelques temps j'ai offert a une maitresse les liaisons dangereuses en pléiade. Pour le clin d'oeil :ane: elle m'a grassement remercié du geste par d'autres gestes :hehe:

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Message » 24 Jan 2013 23:15

Feignant !
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Message » 25 Jan 2013 0:26

rann a écrit:
asheewan a écrit:La litterature classique c'est bien, j'aimais bien à une époque. Mais il y a des auteurs qui donnaient à réfléchir compte tenu de la connaisance que l'on a de leur vie privée, notamment celle de leur orientation sexuelle ou de leur maladie mentale.

Mais à la fac, les lectures spécialisées sont beaucoup plus instructives. L'école apporte beaucoup en effet, quelque soit ce qui peut être enseigné, mais c'est sans comparaison à ce que l'on acquière pendant les études. Mais c'est comme ça : dans la vie, il y a des étapes. Chaque chose en son temps.

Et même si on suit un parcours supérieur scientifique exemplaire sans jamais s'être intéressé à autre chose, je crois que l'on pourrait vite se retrouver pris dans un des pièges quelconques de la vie si l'on ne s'est pas intéressé un temps soit peu à la littérature.

Car, pour réussir dans la vie, Il faut surtout faire attention aux relations inter-individuelles. Et lire, ça aide beaucoup en et dans ce sens.

Quel rapport entre maladie mentale et orientation sexuelle ?
fait nous du politiquement correct pour voir


1°) Le politiquement correct, j'en ai rien à faire ! :D
2°) Je n'ai aucunement établi de lien entre orientation sexuelle et maladie mentale

3°) Et donc, tu devrais d'abord apprendre à lire avant de te croire en mesure de te mesurer aux autres ! :wink:
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