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Discussions sur le matériel Haute-Fidélité

Reproduire un orchestre symphonique chez soi

Message » 11 Nov 2021 9:19

Alors un systèmes comme le LARES manque d'a propos dans ce thread pour l’écoute d'un symphonique comme le suppose Scytales ? Si j'en parla c'est pour répondre a l'affirmation de wuwei qui présenta le système Cabasse comme(je le cite ) """Le seul véritable progrès en matière de reproduction sonore""
En suite , le LARES utilise et est basé sur la réverbération artificielle , or la réverbération , quelle soit naturelle ou artificielle est l'une des clés importantes pour l'écoute qualitative d'un symphonique .
Si non , pas vraiment d'accord avec l'indien (notamment sur la directivité ) qui pose un diagnostic et en quelque sorte impose un (son) remède ..

Ou tout simplement , cette réaction , n’était qu'épidermique émanent d'un admirateur inconditionnel d'une marque qui fut avec sont heure de gloire le siècle dernier ...
Recentrer le débat ?? oui complétement d'accord mais que proposez vous ? je trouve l’église bien seule au milieux du village :-?
Vos suggestions pour ce qui est le plus souvent reprochés pour l'écoute avec l illusion d'un orchestre symphonique ? dynamique /ampleur/ image /largeur/ espace / spatialité / etc etc
fredoamigo
 
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Message par Google » 11 Nov 2021 9:19

 
 
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Message » 11 Nov 2021 10:10

fredoamigo a écrit: Si j'en parla c'est pour répondre a l'affirmation de wuwei qui présenta le système Cabasse comme(je le cite ) """Le seul véritable progrès en matière de reproduction sonore""
En suite , le LARES utilise et est basé sur la réverbération artificielle , or la réverbération , quelle soit naturelle ou artificielle


Ajouter un canal, une 3ème enceintes au centre par exemple c’est déjà un progrès décisif qui a été validé aussi par d’autres comme JBL. (ici on est dans le factuel Ce n’est pas l’amélioration avec les câbles..)
J’ai compris qu’il était nécessaire d’augmenter les points de captages du son et ceux les diffusants par les enceintes. Les enceintes sont les miroirs des micros. Ça coule de source ! Même si comme l’explique Pio2001 le front d’ondes sortant des enceintes ne se propage pas uniquement que devant.
Je ne défends pas ce principe toujours ..surtout en stéréo 2 canaux. Sur des enregistrements je ressens des manques de définition par rapport à une prise de son ou les micros sont à proximité des instruments ou le mixage rétabli l’équilibre.
:wink:
wuwei
 
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Message » 11 Nov 2021 10:53

Tu veut certainement parler du trinaural en parlant de 3eme enceintes centre . C'est certainement l'avenir de l'audio mais aujourd’hui c'est un peu l'arlésienne de l'audio bien que des processeurs trinauraux existes déjà et que la technologie semble aboutie .
https://www.sst.audio/new-products/trinaural-processor

Pour le reste , c"est ce que dit David Griesinger en conclusion de cette analyse vulgarisé " de la production a la reproduction axé sur la musique symphonique
Standard stereo is not an optimal system for
reproducing music in rooms.

http://www.davidgriesinger.com/aes99.pdf
fredoamigo
 
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Message » 11 Nov 2021 11:52

indien29 a écrit:D'ailleurs, quand on entends une batterie en vrai, on mesure ce qui nous sépare de la réalité avec nos installation Hifi, par le manque de dynamique. C'est possible, mais pas avec des petites enceintes, mais c'est surtout l'acoustique de la salle qui ne permet pas de reproduire correctement la batterie, ça ne va pas car le RT doit être bas.

Un RT 60 très bas, comme les 0,2 secondes préconisé en Home Cinéma, c'est une solution. :bravo:
L'ajout de la réverbération du lieu d'écoute, à celle du lieu d'enregistrement doit être la plus discrète possible, d'où le RT 60 à 0,2 secondes .

Aller plus loin jusqu' a supprimer toute réverbération du lieu d'écoute ? Comme certaines cabines Japonaises, véritables chambres sourdes ,cela me semblerait psychologiquement difficile à supporter pour l'auditeur.

Espérer, avec une réverbération HI Fi classique (RT 60 à 0,4 secondes) résoudre le problème ? :wtf: . C'est rendre le local d'écoute bon à bas niveaux, ou pour certains instruments, mais pas pour la batterie :wink:

Comme déjà dit, la réverbération de la salle d'enregistrement reste capitale, pour la véracité de reproduction d'un orchestre symphonique.
La prise de son à 2 micros (que j'utilise) donnant alors de très bons résultats.
A noter l'utilisation possible de panneaux acoustiques absorbant les réverbérations courtes dans certains lieux d'enregistrement comme l'Eglise du Liban à Paris ou même le piano bonne des résultats excellents

Toutefois existent aussi des enregistrements multi micros dans des salles très mates + ajout d'une réverbération numérique.
C'est un autre choix (pas de polémiques inutiles avec gailuron :friend: )

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Message » 11 Nov 2021 11:56

fredoamigo a écrit:Tu veut certainement parler du trinaural en parlant de 3eme enceintes centre . C'est certainement l'avenir de l'audio mais aujourd’hui c'est un peu l'arlésienne de l'audio bien que des processeurs trinauraux existes déjà et que la technologie semble aboutie .
https://www.sst.audio/new-products/trinaural-processor


Non, la mention à une augmentation du nombre de points de captation montre à l'évidence que wuwei ne songe pas à ce système de SST, qui est un dispositif de traitement du signal des deux canaux d'un phonogramme stéréophonique pour créer par calcul un troisième canal central, un peu à la manière d'une des méthodes qui ont été mises en œuvre sous le nom de quadriphonie au début des années 70 pour obtenir un système de diffusion sur quatre canaux à partir de phonogrammes en deux canaux. Il faut noter que des méthodes plus rudimentaires pour obtenir un troisième canal central ont été mises en œuvre sur des appareils hifi d'amplification dès les années 60, en effectuant un simple mélange des deux canaux stéréophoniques de base.

Wuwei évoque manifestement une prise de son sur trois canaux, telles qu'elles ont été parfois pratiquées au début de l'histoire de la stéréophonie à la fin des années 50 et au début des années 60. Cf. les rééditions de la plupart des enregistrements historiques de RCA et de Mercury dans leurs séries respectives Living Stereo et Living Presence sur SA-CD, dont de très nombreuses œuvres symphoniques célèbres et populaires. Il a fallu que le grand public patiente presque un demi-siècle pour qu'un format de distribution lui permette d'accéder à ces prises de son dans leur forme originelle !

En d'autres termes, à un microphone correspond un canal de reproduction avec une enceinte :
- 3 microphones = 3 enceintes ;
- 4 microphones = 4 enceintes ;
- 5 microphones = 5 enceintes ;
- 8 microphones = 8 enceintes.

Tous ces exemples chiffrés (non exhaustifs) correspondent à des expérimentations, voire des dispositifs commerciaux, qui ont existé entre les années 50 et nos jours. J'insiste qu'il s'agit bien là de dispositifs dans lesquels chaque canal de reproduction correspond à un canal d'enregistrement. Il ne s'agit pas de créer par calcul ou matriçage un nombre supérieur de canaux à partir d'un nombre moindre de canaux, ni de réduire un nombre de canaux d'enregistrement par mixage des dits canaux pour obtenir un nombre inférieur (2 ou plus) de canaux de reproduction, toutes techniques qui sont fondées sur des principes encore différents.

Les personnes qui se sont données la peine de s'équiper d'un lecteur de SA-CD multicanal et de trois enceintes frontales (gauche-centre-droite) identiques peuvent mesurer l'apport d'un troisième canal pour enregistrer et reproduire un orchestre symphonique chez soi à partir des albums historiques de RCA et de Mercury précités. Ce n'est pas encore mon cas, mais les témoignages que j'ai pu lire sont très positifs.

Beaucoup de labels discographiques (Pentatone, BIS, Channel Classics, Caro Mitis, etc...) proposent des enregistrements sur 5 canaux modernes conformes à la norme popularisée par Philips et Sony avec le SA-CD, mais les techniques de production de ces phonogrammes sont plus obscures ou mal documentées, ce qui ne permet pas de savoir si une prise de son correspond à l'idée 1 micro=1 enceinte ou bien s'il s'agit de créer des canaux de reproduction par d'autres techniques.
Dernière édition par Scytales le 11 Nov 2021 12:34, édité 2 fois.

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Message » 11 Nov 2021 12:07

Voilà une discussion très intéressante car la reproduction domestique d’un grand ensemble de musiciens comme un orchestre symphonique de grande allure nous pose à tous de nombreux problèmes lorsqu’il s’agit d’en vouloir une reproduction dont nous puissions nous dire qu’elle est « à haute-fidélité ».

Il y a la solution de se bâtir une très grande salle d’écoute, d’en parfaire l’acoustique, d’y installer un système multicanal et, pour parfaire le tout, d’accompagner l’écoute par la projection sur un écran du film de l’orchestre en train jouer. C’est certes pousser à son extrême les paramètres de l’illusion.

Mais on peut se demander si c’est encore une illusion et pas une recherche poussée vers la copie de la réalité. Mon propos n’est pas de prendre en compte le coût et les difficultés d’une telle réalisation ; c’est l’affaire de son propriétaire et je ne vois pas en quoi on pourrait lui en faire le reproche, si ce n’est qu’une telle entreprise n’est pas à la portée de tout le monde.

Une telle réalisation est évidemment avant tout destinée au « home-cinéma » et je m’interroge plus fondamentalement sur les perspectives d’une telle réalisation dans l’optique d’une installation haute-fidélité, car une installation audiophile se doit de reproduire servilement la musique, toute la musique et pas seulement de grands ensembles. Or, ici l’espace couvert physiquement par l’installation, son envergure et la multiplication des sources sonores font que l’on n’est plus dans l’illusion engendrée par la stéréophonie mais dans un déploiement qui entend par sa dimension suggérer celui occupé dans l’espace par les musiciens d’un orchestre.

Je m’interroge sur le fait de savoir si les grandes dimensions d’une installation sont compatibles avec la reproduction d’autres œuvres musicales dont la réalité intime demande impérativement beaucoup moins d’ampleur. Etaler la reproduction d’un déploiement orchestrale sur dix, voire vingt mètres, c’est évidemment suggérer d’une manière impressionnante par ce déploiement la réalité de la chose ; mais qu’en est-il pour la reproduction d’un violon qui fait quelques décimètres de large ou celle de la bouche d’un chanteur qui ne fait plus que quelques centimètres ?

Je m’interroge sur le fait de savoir si l’on peut sacrifier l’illusion stéréophonique pour la reproduction époustouflante de quelques disques orchestraux bien choisis. Pour moi, l’illusion (la magie) stéréophonique, tient en grande partie dans le triangle équilatéral où les ingénieurs du son et de studio ont enfermé l’œuvre enregistrée pour lui donner dimension, relief, perspective, étagement, toutes qualités qui soient reproductibles domi par une installation bien mise au point, quel que soit le genre de musique écoutée. C’est en tout cas ce que pense L’indien :
« Ce seul principe de down mixage nous confine donc dans la simple reproduction, au plus proche des décisions faites en studio, HiFi veut donc dire, fidèle au mixage, c'est le seul but atteignable... »

Ma pièce dédiée, mon grenier, est d’assez grande dimension (+/- 300m³). Elle n’est certes pas comparable aux plus grands auditoriums, mais suffisante pour permettre d’avoir une idée du comportement d’une installation dans une grande structure. J’avais initialement posé mon fauteuil d’écoute au sommet du triangle stéréophonique magique (3m de coté). Après avoir lu certains commentaires sur la possibilité de reculer le point d’écoute et sur la possibilité d’une meilleure audition en m’éloignant des pavillons (j’utilise des pavillons entre 200 et + de 10.000 c/s), j’ai reculé mon fauteuil de 1 ou 2 mètre en essayant plusieurs positions. Le résultat fut presque désastreux : perte de l’image stéréophonique au profit de l’acoustique de la pièce (qui n’est certes pas mauvaise) mais qui n’est pas celle de l’enregistrement. Et c’est précisément cette fidélité à l’enregistrement qui est la marque de ce qu’on appelle « la haute-fidélité » comme l’a exprimé L’indien.

Certes, il ne faut pas bannir l’acoustique de la pièce car elle est la matrice domestique de la reproduction musicale dans laquelle se love l’enregistrement. Donc, une acoustique pas trop rebutante avec éventuellement une correction électronique adaptée, une juste disposition des haut-parleurs par rapport au point d’écoute dans le respect des ingrédients qui ont digéré la prise de son, voilà les paramètres dont l’osmose aboutit au plaisir d’écouter de la musique chez soi.

Ce n’est que mon avis.

Cordialement Olivier

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Message » 11 Nov 2021 12:47

Igor Kirkwood a écrit:
indien29 a écrit:D'ailleurs, quand on entends une batterie en vrai, on mesure ce qui nous sépare de la réalité avec nos installation Hifi, par le manque de dynamique. C'est possible, mais pas avec des petites enceintes, mais c'est surtout l'acoustique de la salle qui ne permet pas de reproduire correctement la batterie, ça ne va pas car le RT doit être bas.

Un RT 60 très bas, comme les 0,2 secondes préconisé en Home Cinéma, c'est une solution. :bravo:
L'ajout de la réverbération du lieu d'écoute, à celle du lieu d'enregistrement doit être la plus discrète possible, d'où le RT 60 à 0,2 secondes .

Aller plus loin jusqu' a supprimer toute réverbération du lieu d'écoute ? Comme certaines cabines Japonaises, véritables chambres sourdes ,cela me semblerait psychologiquement difficile à supporter pour l'auditeur.

Espérer, avec une réverbération HI Fi classique (RT 60 à 0,4 secondes) résoudre le problème ? :wtf: . C'est rendre le local d'écoute bon à bas niveaux, ou pour certains instruments, mais pas pour la batterie :wink:

Comme déjà dit, la réverbération de la salle d'enregistrement reste capitale, pour la véracité de reproduction d'un orchestre symphonique.
La prise de son à 2 micros (que j'utilise) donnant alors de très bons résultats.
A noter l'utilisation possible de panneaux acoustiques absorbant les réverbérations courtes dans certains lieux d'enregistrement comme l'Eglise du Liban à Paris ou même le piano bonne des résultats excellents

Toutefois existent aussi des enregistrements multi micros dans des salles très mates + ajout d'une réverbération numérique.
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Ici un extrait de ""THE MASTER HANDBOOK OF ACOUSTICS"" avec une analogie intéressante que je te laisse traduire ..


If you press the accelerator pedal of an automobile, the vehicle accelerates to a certain
speed. If the road is smooth and level, this speed will remain constant. With a constant
force on the accelerator, the engine produces enough horsepower to overcome
frictional and aerodynamic losses, and a balanced (steady-state) condition results. If you
take your foot off the accelerator, the car will gradually slow, and come to a stop.
Sound in a room behaves similarly. When a loudspeaker is turned on, it emits noise
in a room that quickly grows to a certain level. This level is the steady-state or equilibrium
point at which the sound energy radiated from the loudspeaker is enough to overcome
losses in the air and at the room boundaries. A greater sound energy radiated
from the loudspeaker will result in a higher equilibrium level, while less energy to the
loudspeaker will result in a lower equilibrium level.
When the loudspeaker is turned off, it takes a finite length of time for the sound
level in the room to decay to inaudibility. This aftereffect of the sound in a room, after
the excitation signal has been removed, is reverberation and it has an important bearing
on the acoustic quality of the room.
A symphony orchestra recorded in a large anechoic chamber, with almost no room
reverberation, would yield a recording of very poor quality for normal listening. This
recording would be even thinner, weaker, and less resonant than most outdoor recordings
of music, which are noted for their flatness. Clearly, symphonic and other music
requires reverberation to achieve an acceptable sound quality. Similarly, many music
and speech sounds require a room’s reverberant assistance to sound natural, because
we are accustomed to hearing them in reverberant environments.
Formerly, reverberation was considered the single most important characteristic of an
enclosed space for speech or music. Today, reverberation is considered one of several
important and measurable parameters that define the sound quality of an acoustic space


D'autre part , comme tu le sait , je suis très dubitatif sur l'influence du RT dans nos petite pièces ....voir ce que dit SEAN Olive a ce sujet

""
Where are you getting your data regarding the higher RT60 times of average European rooms?
Of course, the notion that you can even accurately measure the RT60 of small rooms is flawed based on the recent work of Toole. The definition of a diffuse field doesn't apply in small rooms because the size, dimensions and uneven distribution of absorption makes an isotropic field impossible. At low frequencies, the room modes dominate what you measure and this varies dramatically depending on the positioning of the source and receiver. We used several microphone and loudspeaker positions and spatial averaging to minimize these effects -- but I wonder how meaningful the RT60 measurements really are in small rooms?https://seanolive.blogspot.com/2009/05/harman-international-reference.html
fredoamigo
 
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Message » 11 Nov 2021 14:31

Igor, un Tr de 0,4 peux être parfaitement adapté si la taille de la salle est en conséquence, il ne faut pas oublier la relation avec le volume de la salle qui est primordial, difficile donc de généraliser sur des valeurs optimale du Tr pour tout les cas, entre le petit salon de 50m3 et le grand salon de 300m3 l'écart est considérable.

Fredoamigo, oui effectivement dans la majorité des salons les dimensions sont trop modestes pour avoir un véritable champs diffus sur toute la bande de fréquences audible, le champs réverbéré qui intègre a la fois les réflexions spéculaires jusqu’à la réverbération du local, dans un salon ce champs réverbéré est généralement dominé par des réflexions de fortes amplitudes et peux diffuses.
La mesure du Tr et de la décroissance énergétique reste tout de même un très très bon indicateur concernant l'analyse d'une salle, mais effectivement il ne faut pas uniquement se limiter qu'a ça et être conscient qu'on ne mesure pas réellement la vraie réverbération dans ce cas.

Pour pouvoir faire rentrer un orchestre symphonique chez soit il faut que le Tr soit maitrisé et pas trop élevé, cela en fonction de la taille du local, mais il faut aussi et surtout que les premières réflexions soient "maitrisées" en amplitude/delai (ITDG)/densité... sans cela l'image stéréophonique qui permettra aux instruments de se détacher les uns des autres avec une bonne focalisation et un bon réalisme sera impossible.
Et puis comme l'as dit Igor, je pense aussi que le fait de faire rentrer un orchestre entier dans un petit salon sera toujours moins réaliste que dans une très grande salle.

Sans oublier la qualité de l'enregistrement bien sur qui est absolument primordial.

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Message » 11 Nov 2021 15:43

La possibilité de reproduire un orchestre chez soi exige de caractériser ce que l’on recherche. Si l’on se place dans le contexte d’une reproduction en haute-fidélité, il est nécessaire de définir des objectifs. Que veut on reproduire ?
Comme l’a spécifié Scytales, il ne s’agit pas de reproduire l’orchestre lui-même, mais le front d’onde produit par cet orchestre, qui se propage soit dans la salle de concert, soit dans une salle où est installée une chaine.
Avec l’objectif d’une reproduction à l’échelle 1 :1, on peut poser plusieurs questions si l’on veut parvenir à une reproduction fidèle du front d’onde, avec un minimum d’altérations.

1) Comment capter ce front d’onde ?

2) Quelles sont les caractéristiques nécessaires et suffisantes que doit présenter la chaine pour reproduire le plus fidèlement possible ce front d’onde ?

3) Comment envisager l’interaction entre la chaine (les enceintes comme sources secondaires) et la pièce d’écoute ? Quel modèle retenir ?
oso
 
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1) Capter le front d'onde

Message » 11 Nov 2021 16:14

1) Capter le front d’onde
Les exemples cités par Scytales (RCA, Mercury, mais aussi Westminster, BNL, Syrius, Passavant) se basent tous sur une réduction du théorème de Huygens : le front d’onde est capté en plusieurs points par des micros de mesure omni qui sont ensuite reproduits par autant d’enceintes (sources secondaires, comparables à des « micros à l’envers ») disposées de façon homothétiques aux micros. Si cette technique n’est pas la plus simple à appliquer, elle a l’avantage de respecter la phase, l’image originale, sans utiliser de processus électroniques pour reconstituer artificiellement une image à partir d’une console (et en détruisant la phase par la même occasion).

L’idéal serait d’utiliser une infinité de micros, et d’autant d’enceintes à la reproduction pour rester conforme au modèle mathématique. Dans les faits, une réduction a été appliquée pour tenir compte de contraintes techniques et commerciales (par exemple la disponibilité des appareils multipistes pour l’enregistrement et la reproduction à l’aube de la stéreophonie, ou le nombre d’enceintes acceptable dans un salon).

Scytales a indiqué des expériences et des essais commerciaux utilisant de 3 à 8 canaux. Ces expériences ont régulièrement été menées en comparaison avec des orchestres ce qui a permis d’en valider l’intérêt sur le plan de la fidélité. Cabasse fut effectivement un protagoniste important dans ce domaine, sans pour avoir été le seul.

De façon intéressante, on note qu’une fidélité poussée est atteinte à partir de 2 canaux, malgré la réduction appliquée par rapport au modèle de Huygens. Il est d’ailleurs troublant de constater le naturel et l’ampleur obtenus à partir de tels enregistrements datant des années 50 ou 60, à côté desquels bien des enregistrements modernes et sophistiqués sont plats et comme lissés, ou bien encore salis par une réverbération artificielle hors de propos.

L’augmentation du nombre de canaux de 2 à 4, 5 ou 6 à l’enregistrement permet d’étendre la zone d’écoute et surtout d’élargir la « fenêtre d’ouverture » sur l’orchestre tout en diminuant l’amplitude des interférences existant entre la pièce et les enceintes. Par ailleurs, la multiplication des sources secondaires permet d’améliorer la perception du champ diffus capté par les micros, ce qui est un avantage très important. Accessoirement, la taille des enceintes peut diminuer à mesure que le nombre de canaux augmente (6 petites enceintes pour produire le même niveau que celui fourni par 2 grosses en 2.0).

J’ai eu l’opportunité de comparer ces différentes configurations avec des commutations instantanées dans le studio de B. Neveu qui enregistre depuis des années avec 6 canaux indépendants ; ceci me permet d’en parler en toute connaissance de cause.
Il n’existe alors aucun problème pour reproduire à niveau réel un orchestre symphonique dans 50 m2.
Dernière édition par oso le 12 Nov 2021 12:08, édité 1 fois.
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Message » 11 Nov 2021 18:31

Le daim a écrit:Voilà une discussion très intéressante car la reproduction domestique d’un grand ensemble de musiciens comme un orchestre symphonique de grande allure nous pose à tous de nombreux problèmes lorsqu’il s’agit d’en vouloir une reproduction dont nous puissions nous dire qu’elle est « à haute-fidélité ».

+1 avec Olivier, on va causer Haute Fidélité et non pas du sexe des câbles :D
wakup2 a écrit:Igor, un Tr de 0,4 peux être parfaitement adapté si la taille de la salle est en conséquence, il ne faut pas oublier la relation avec le volume de la salle qui est primordial, difficile donc de généraliser sur des valeurs optimale du Tr pour tout les cas, entre le petit salon de 50m3 et le grand salon de 300m3 l'écart est considérable.

Fredoamigo, oui effectivement dans la majorité des salons les dimensions sont trop modestes pour avoir un véritable champs diffus sur toute la bande de fréquences audible, le champs réverbéré qui intègre a la fois les réflexions spéculaires jusqu’à la réverbération du local, dans un salon ce champs réverbéré est généralement dominé par des réflexions de fortes amplitudes et peux diffuses.
La mesure du Tr et de la décroissance énergétique reste tout de même un très très bon indicateur concernant l'analyse d'une salle, mais effectivement il ne faut pas uniquement se limiter qu'a ça et être conscient qu'on ne mesure pas réellement la vraie réverbération dans ce cas.

Pour pouvoir faire rentrer un orchestre symphonique chez soit il faut que le Tr soit maitrisé et pas trop élevé, cela en fonction de la taille du local, mais il faut aussi et surtout que les premières réflexions soient "maitrisées" en amplitude/delai (ITDG)/densité... sans cela l'image stéréophonique qui permettra aux instruments de se détacher les uns des autres avec une bonne focalisation et un bon réalisme sera impossible.
Et puis comme l'as dit Igor, je pense aussi que le fait de faire rentrer un orchestre entier dans un petit salon sera toujours moins réaliste que dans une très grande salle.

Sans oublier la qualité de l'enregistrement bien sur qui est absolument primordial.

+1 avec wakup :D
Reproduire (à peu près convenablement) un Orchestre Symphonique "chez soit" c'est très difficile.
Bien entendu wakup, une bonne prise de son de cet Orchestre s'avère un préalable incontournable.
Les deux principales méthodes de prise de son stéréophonique: 2 micros ou multi micros avec réverb numérique peuvent y arriver également.
Bien sur la taille de la salle d'écoute, son traitement acoustique, et la position du "triangle" auditeur/2 enceintes ne doit être ni proche, ni trop loin.
La distance de 3 mètres évoquée par Olivier le daim, même dans 300 m3 avec traitement acoustique me semble intéressante.

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Message » 12 Nov 2021 10:19

Pour moi, le triangle stéréophonique reste la base de la reproduction domestique en haute-fidélité de toutes les musiques, qu'elles soient le fait de petites formations ou de grands ensembles. Certes, la réduction d'un orchestre symphonique à la dimension réelle d'un triangle d'environ 3 mètres de coté rend impossible la perception physique de l'ampleur du phénomène musicale. Mais, dans une prise de son bien faite, tant l'osmose entre les musiciens qui donnent sa sonorité à l'orchestre que chacun des pupitres avec sa localisation se révèlent perceptibles d'une manière surprenante. Et alors l'illusion peut naître de ce qui a été l'ampleur native du concert. Car bien écouter la musique chez soi, au pieds de son installation, demande aussi qu'on y mette du sien, que l'on ajoute à ce que l'on entend l'imagination de l'original.

Ce n'est que mon avis

Cordialement Olivier

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Message » 12 Nov 2021 10:33

Qu'est-ce que donne l'écoute dans un local de 800 mètres-cubes, d'un enregistrement qui a été mixé dans un studio de 80 mètres-cubes ?
syber
 
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Message » 12 Nov 2021 11:56

oso a écrit:Il n’existe alors aucun problème pour reproduire à niveau réel un orchestre symphonique à niveau réel dans 50 m2.

aucun problème ? bizarre d'affirmer cela alors que tu nous expliques de nombreuses contraintes techniques et surtout que tu n'expliques pas ton niveau d'exigences par rapport au réel.. au fait, pour le "réel", quel orchestre symphonique et quelle salle de concert sont tes références de comparaisons ?? déjà qu'il n'y a pas deux salles identiques...
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Message » 12 Nov 2021 13:43

Connaissant Oso par ces interventions ici et ailleurs, son niveau d'exigence est amha, très élevé !
strato66
 
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