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Films (débats, critiques), personnalités (acteurs, réalisateurs), prochaines sorties, les salles, la presse spécialisée...

Je l'ai vu et j'aime...

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Bohemian rhapsody (Le film) 2018

Message » 23 Jan 2019 18:11

autrichon gris a écrit:C'est pas nouveau, Hollywood a de tout temps été maître dans l'art des fake news, si l'on pense à Rock Hudson ou Cary Grant, dont l'industrie a planqué leur homosexualité toute leur carrière, derrière de supposées liaisons ou mariages avec des femmes. Il aurait été impensable dans les années 50/60 que ces sex symbols des ménagères de - de 50 ans (et plus aussi d'ailleurs) apparaissent publiquement homosexuels.


Cary Grant n'était pas homosexuel. Il était au minimum bi. En fait, l'essentiel des rumeurs sur sa supposée homosexualité proviennent du fait qu'il avait continué longtemps, même après avoir trouvé le succès auprès du public, à habiter dans la même villa que Randolph Scott (Coups de feu dans la Sierra et plein de bons westerns de série B de Budd Boetticher). Ça aurait en fait d'autres motifs. Grant avait longtemps vécu dans la dèche, et avait traversé en particulier la Grande Dépression quand il avait migré aux USA. Il en a conservé des habitudes de forte prudence face à des investissements, mais dans son cas ça allait autrement plus loin. Son surnom auprès des domestiques, c'était "Rapiat". Il prenait un feutre pour marquer le soir le niveau de lait sur les bouteilles en verre de son frigo.
Mais Cary Grant courait beaucoup derrière les femmes, et ses différents mariages n'étaient pas de simples coups de pub.

Si tu veux des liaisons arrangées, il y a Rudolf Valentino (sa femme, Natacha Rambova, a produit de son côté une version de Salomé riche en sous-entendus lesbiens), James Dean (qui, mais c'était peut-être une provoc de sa part, s'est déclaré comme homosexuel au moment des trois jours pour échapper au service militaire, alors qu'il aurait pu se contenter de mentionner qu'il était myope comme une taupe ou que l'Église à laquelle il était affiliée était dispensée du service), Farley Granger (ce que Hitchcock a exploité sur La Corde ou L'Inconnu du Nord-Express), Tab Hunter (qui a été lancé par le même agent que Rock Hudson), Montgomery Clift (et beaucoup d'amis de Liz Taylor en général, d'ailleurs), Vincent Price, etc.

Pour Rock Hudson, tout Hollywood était au courant de sa sexualité, ce qui a fourni quelques gags pour happy few dans Un pyjama pour deux avec Doris Day. Et ça a certainement contribué à la meilleure performance de sa carrière, celle dans Seconds de John Frankenheimer, où il campe un type qui parvient à refaire sa vie, mais se retrouve prisonnier d'une illusion.

Quant au film sur Mercury, je comprends que ça plaise aux fans du groupe, moi, je ne l'ai pas vu (je ne suis pas un gros fan, et Bryan Singer me pose problème), et rien que le fait que le film ait recours à la même structure que Walk the Line (Freddie se remémore toute sa vie avant un concert crucial) me laisse à penser qu'on n'échappe pas aux clichés tournés en dérision dans Walk Hard.
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Message par Google » 23 Jan 2019 18:11

 
 
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Message » 09 Fév 2019 19:01

J'ai finalement préféré la performance de Bradley Cooper dans "a star is born", même si le jeu et la transformation physique de Rami Malek est de haut niveau voir stupéfiant sur certains plans scéniques.

2 bons films avec de beaux moments sonores.
nonobowl
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Message » 13 Fév 2019 23:29

La famille de Cary Grant a toujours nié qu'il était au moins bi sexuel, sa fille allant dire que son père aimer faire croire qu'il était Gay ! :hein:

Dans certains films de Hawks avec Grant il y avait des allusions , dans Bringing Up Baby habillé d'une robe de chambre Féminine il disait " I am gay" (jouant sur le double sens), dans I Was a Male War Bride il se faisait passer pour une femme, tout cela a alimenté la rumeur.

Il y en a aussi dans Red River mais Grant n'est pas dedans, étonnamment personne ne sait posé la question sur Howard Hawks, un réalisateur qui aura beaucoup parlé d'amitiés entre hommes , avec souvent un unique personnage féminin .

Gary Grant dans un documentaire reprenant la plupart de ses interviews, avouait avoir des problémes de relations avec les femmes d’où ses nombreux mariages.

Moi aussi Singer me pose probléme, je me demande si je verrais le film .
jhudson
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Message » 14 Fév 2019 0:08

jhudson a écrit:La famille de Cary Grant a toujours nié qu'il était au moins bi sexuel, sa fille allant dire que son père aimer faire croire qu'il était Gay ! :hein:


Mais justement sa fille avait laissé plané un doute... :ko: On ne saura probablement jamais et puis quelle importance ? Ce n'est qu'une histoire de sémantique ou de phraséologie... Parait-il même que C.Grant aurait inspiré I.Fleming pour son personnage James Bond. (et on sait justement que le personnage entretient une homosexualité cachée ce n'est plus tellement un scoop surtout avec les derniers Bond adaptés au cinéma) de toute façon en ce qui concerne C.Grant le mystère reste entier (et c'est mieux non ?) :grad:
muse92
 
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Message » 14 Fév 2019 2:57

Cary Grant n'a pas inspiré Ian Fleming pour créer James Bond. Bond est, comme pour beaucoup de romanciers, un double fantasmé de sa vie. Fleming avait par exemple été agent de renseignement pendant la Seconde Guerre mondiale.
Ce qui est vrai, c'est que Fleming, quand la question de choisir un acteur s'est posée, avait une préférence pour Cary Grant (qui ne voulait pas s'engager sur plusieurs films) ou David Niven (qui jouera effectivement une fois le rôle, mais pas comme Fleming l'aurait voulu). Et dans les romans, on indique à deux reprises que Bond ressemble en fait à Hoagy Carmichael, un compositeur américain célèbre ("Georgia on My Mind", "Stardust"...) parfois acteur. Et, évidemment, dans la vie réelle, Ian Fleming ressemblait à Carmichael, qui n'a pas particulièrement la dégaine d'un tombeur ou d'un tueur.
Fleming a en tout cas eu du mal à digérer au départ le choix de Sean Connery, qu'il trouvait trop brutal et bourrin, loin du gentleman qu'il avait en tête. Il a été en revanche élogieux sur Connery après le premier film. Mais s'il a décidé de faire ensuite de James Bond un Écossais, ça n'a rien à voir avec Connery, c'est parce que son grand-père, fondateur d'une banque importante, était écossais.

Les Bond récents ne suggèrent pas particulièrement d'homosexualité du personnage. Il y a bien sûr la scène entre Silva et Bond dans Skyfall où Silva lui fait des avances. Mais c'est facile de voir que Silva essaye de le déstabiliser et de l'humilier. Et Bond décide alors de surenchérir en suggérant qu'il a peut-être déjà eu des expériences avec d'autres hommes. C'est comme quand il se fout du Chiffre en plein milieu de la scène de torture de Casino Royale. Avoir l'ascendant psychologique même en situation de faiblesse.
Mais ce qui est clair, c'est que la série a fait d'énormes progrès côté mentalités de ce côté, par rapport aux livres ou aux premiers films. Le couple de tueurs gay des Diamants sont éternels a particulièrement mal vieilli (il y a le père de Crispin Glover qui joue l'un des deux), on ne nous fait plus le coup de Bond qui arrive par son charme à convertir une lesbienne aux joies de l'hétérosexualité. Je ne serais en tout cas pas étonné si l'on faisait à l'avenir quelques allusions sur Q, vu que l'interprète du rôle depuis Skyfall, Ben Whishaw, a fait son coming out il y a quelques années.
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Message » 14 Fév 2019 7:41

C'est en effet un double fantasmé mais comme tu chicanes précisons que c'est la famille Broccolli qui a suggéré Cary Grant pour jouer le rôle de Bond. Celui-ci voulait à l'origine en effet un mixte entre lui et Hoagy Carmichael, il avait même fait un dessin qu'on peut trouver sur le web. Pas vraiment donc Cary Grant ni Sean Connery d'ailleurs. Pour la question gay de la franchise livre ou film cela reste une question indécidable....
muse92
 
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Message » 14 Fév 2019 12:32

nonobowl a écrit:J'ai finalement préféré la performance de Bradley Cooper dans "a star is born", même si le jeu et la transformation physique de Rami Malek est de haut niveau voir stupéfiant sur certains plans scéniques.

2 bons films avec de beaux moments sonores.


Alors moi c'est le contraire tellement "a star is born" m'a laissé de marbre et la star de rock alccolique qui chouine tout le temps m'a profondément agacé. On dirait un film tiré des romans de nicholas sparks :mdr:
Par contre j'ai été littéralement emporté par bohemian rhapsody. Un choc
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Message » 14 Fév 2019 13:03

muse92 a écrit:
jhudson a écrit:La famille de Cary Grant a toujours nié qu'il était au moins bi sexuel, sa fille allant dire que son père aimer faire croire qu'il était Gay ! :hein:


Mais justement sa fille avait laissé plané un doute... :ko: On ne saura probablement jamais et puis quelle importance ? Ce n'est qu'une histoire de sémantique ou de phraséologie... Parait-il même que C.Grant aurait inspiré I.Fleming pour son personnage James Bond. (et on sait justement que le personnage entretient une homosexualité cachée ce n'est plus tellement un scoop surtout avec les derniers Bond adaptés au cinéma) de toute façon en ce qui concerne C.Grant le mystère reste entier (et c'est mieux non ?) :grad:


Cary Grant a toujours était un mystére par certains coté, dans sa carriére d'acteur il a pris qu'un seul risque dans Rien qu'un coeur solitaire de Clifford Odets , sûrement le film qu'il lui tenait le plus a cœur (il en parle dans le documentaire et ce n'est pas étonnant quand on vu le film), il devait se retrouvait dans ce personnage pauvre espérant une vie meilleure.

Le film n'a pas marché et encore de nos jours la critique reste injustement mitigé.

C'est dommage car Grant n'a jamais été aussi bon et émouvant , il a montré des facettes que plus jamais il ne montrera a nouveau, il continuera par la suite a joué toujours le même personnage un peu détaché et parfois énigmatique.
jhudson
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Message » 14 Fév 2019 19:58

Accessoirement, je ne sais pas si vous avez remarqué la performance, mais nous avons réussi à parler d'homosexualité de façon plus posée et moins caricaturale que le script et la réalisation de Bohemian Rhapsody...
Sledge Hammer
 
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Message » 18 Fév 2019 11:00

Bon bah c'était à peu près nul.

Ce qui est assez fou, c'est d'avoir réussi à pondre un biopic aussi erroné, ré-inventé et surtout mou du genou à partir d'un des plus grands groupes de rock, dont le chanteur était un immigré Parsi bisexuel cocaïné mort du SIDA (sans compter que Taylor et May n'étaient pas les derniers pour joue les divas).

Mais le film a bien d'autres problèmes avant d'en arriver au tombereau d'erreurs et ré-inventions vendues par le film.

Déjà, donc, c'est méga mou du genou. Le film dure 2h15, met 30 bonnes minutes à démarrer, pour mieux retomber comme un soufflé 30 minutes plus tard. Tout y est mou, lent, plan plan, sans aucune inventivité. On dirait un film de Tom Hooper. C’est fade, insipide.
C’est aussi monté avec les pieds. C’est nommé à l’Oscar du meilleur montage, ça ? Eh bah. Tout est sur-découpé, rien ne respire, les chorégraphies des morceaux musicaux live tout comme les séquences de dialogues plus classiques. C’est visuellement affreux, comme si les gus s’étaient dit « on va compenser la mollesse de l’ensemble par le nombre de plans ». Ca ne marche pas. Pas un instant. Résultat, tu te retrouves avec un machin tout naze qui te vend du rêve en te montrant des bouts de scènes vides avec au fond quelques spectateurs vaguement en folie mais surtout totalement numériques, et de façon très visible.
Et là dedans, allez savoir si c’est une cause ou une conséquence, mais le casting manque cruellement de magnétisme. J’ai notamment été surpris par Malek, dont les prothèses sont plus impressionnantes que le jeu et le charisme. Dès qu’il sort de la vague énergie des morceaux live, il est tout en mimique maniérée surjouée, et quand on joue avec un protège-dentier de boxeur dans la bouche, c’est risible plus qu’autre chose. Les 2 acteurs jouant May et Taylor sont presque plus divertissants (tandis que si Deacon devient bassiste original du groupe - quelle blague -, son personnage se résume à quelqu'un dont tout le monde se moque tout du long du film).

Et puis après, y a tout le reste... C'est-à-dire une reconstitution qui aurait filé un AVC à Ophuls au bout de 45 secondes, depuis les yeux bleus de Malek jusqu'aux instruments des 90s visibles partout, la chronologie des chansons qui part dans tous les sens (News of the World en fond de Another One Bites The Dust, fallait oser) (c'est d'ailleurs intriguant de voir le film jeter cela aux poubelles pour mieux se concentrer sur les créations des chansons... là aussi totalement ré-inventées pour la plupart) et surtout une dramaturgie à la con totalement inventée quitte à vendre un mirage aux spectateurs.

Grosso modo, le dernier tiers du film est sous-tendu par la séparation de Queen suite à l'album solo de Mercury, qu'ils n'ont du coup pas joué ensemble depuis des années et profitent du Live Aid pour se rabibocher en sachant que Mercury est malade et va bientôt y passer, façon dernier baroud d'honneur. Y a à peu près 0% de vrai là dedans, de bout en bout.

Par ailleurs, la fameuse reconstitution du Live Aid est elle aussi assez risible dès qu'elle sort des images d'origine : mouvements de cameras bien trop modernes (et qui n'a rien à voir avec un concert), incrustations numériques ultra flagrantes, survol de Wembley puant le numérique, acteurs qui finissent tout juste avec le front en sueur (alors qu'au bout de 3 chansons, Mercury était dégoulinant) et puis malgré tout, on tronque d'un tiers la prestation (en virant notamment A Little Thing Called Love et en raccourcissant nettement Radio Ga Ga) alors que ce n’est pas comme si ce n’était que 7 minutes de plus au milieu d’un parpaing qui dure déjà 2h15. La FOX a d'ailleurs raté une opportunité : la reconstitution complète du concert est proposée en bonus sur le BR dans une qualité identique à celle du film, ils auraient pu proposer de le visionner dans le film à la place de la version tronquée. Même ça, ça leur passe au-dessus.
Alors c'est amusant de savoir que la société de construction consultée pour recréer le Live Aid était celle ayant réellement travaillé sur le concert en 85, tout ça, mais j'aurais préféré des erreurs sur un échafaudage ou un mur de Wembley que tout le reste...

En fait, le film n'est vaguement touchant que lorsqu'il redescend hors du groupe dans des éléments bien plus classiques, notamment quand Mercury annonce à Mary Austin qu'il est bisexuel. Elle lui demande ce qu'il peut vouloir alors d'elle, et il répond "Presque tout". Ça fait bien peu, et ne fait finalement que démontrer la quasi totale absence de valeur ajoutée cinématographique du film ou de l'équipe derrière.



A noter que ni Singer ni Fletcher ne sont visibles ni même mentionnés de toutes les 58 minutes de bonus (hors concert entier). Le producteur et Malek (et même le directeur de la photo) assure principalement le show, mais les 2 autres n'apparaissent pas une seconde à l'écran et leurs noms ne sont pas mentionnés une seule fois.
tenia54
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Message » 18 Fév 2019 14:15

Absolument pas d’accord avec cette analyse mais c’est ça la magie du cinéma :mdr:
Ne pas être d’accord :D
didou54
 
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Message » 18 Fév 2019 14:37

tenia54 a écrit:Bon bah c'était à peu près nul.



C'était visible dès la bande annonce comment peut-on espérer un miracle ? :hehe:
muse92
 
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Message » 18 Fév 2019 14:41

pourtant un grand grand nombre a fortement apprécié ce film donc pas de pensée unique SVP
didou54
 
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Message » 18 Fév 2019 14:45

didou54 a écrit:pourtant un grand grand nombre a fortement apprécié ce film donc pas de pensée unique SVP


L'embêtant avec "la pensée unique" c'est que c'est un argument faible, si tout le monde apprécie sans contre-point sans espace critique alors cela devient... une pensée unique :hehe:
muse92
 
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Message » 18 Fév 2019 15:01

didou54 a écrit:pourtant un grand grand nombre a fortement apprécié ce film donc pas de pensée unique SVP

Je n'ai aucun doute là dessus, tout comme je n'ai aucun doute qu'une bonne partie de ces gens ne savent pas que tout le dernier tiers du film est totalement faux.
Bref, l'argument de la foule, ce que j'en fais...

Mais libre à toi évidemment de contre-argumenter sur pourquoi je pourrais me tromper sur les nombreux défauts du film et ses nombreuses qualités que j'ai pu manquer.
tenia54
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