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Films (débats, critiques), personnalités (acteurs, réalisateurs), prochaines sorties, les salles, la presse spécialisée...

[GENRE] Le Cinéma Asiatique

Message » 03 Avr 2012 18:52

Image13 Assassins de Takashi Miike:

A l'époque des Shoguns, le puissant seigneur Naritsugu menace la paix du Japon en provoquant des guerres incessantes. Déterminé à stopper sa folie meurtrière, un groupe de samouraïs renégats prépare en secret sa chute...

Ce 13 Assassins, qui est le remake du classique au nom éponyme d'Eiichi Kudo et qui rappel furieusement l'immense Les Sept Samouraïs, est un superbe et très efficace film de samouraï qui met en scène le baroud d'honneur de 13 guerriers pour sauver le Japon d'un futur dictateur sanguinaire qui n'hésite jamais à tuer froidement femmes et enfants.

Si la narration est un modèle du genre, la première partie (les 30 premières minutes) qui met en place les enjeux souffre pourtant d'un rythme trop lent qui risque de déconcerter plus d'un spectateur, mais il s'agit d'un passage obligé pour connaître les méfaits du salopard, pour faire connaissance (rapidement) avec les membres de l'équipe des assassins et pour commencer à développer une réflexion intéressante sur la condition du samouraï (le monde n'a visiblement plus besoin d'eux). La suite est bien plus rythmée avec le périple pour atteindre l'objectif couplé à la vie de groupe (les 40 minutes suivantes) avant de faire place à une bataille sanglante démentielle (de près de 50 minutes !) à 13 contre 200 dans une ville truffée de pièges (la reconstitution y est minutieuse comme sur l'ensemble du film) où les sabres ne cessent de virevolter et de trancher un nombre considérable de figurants sans renfort d'imagerie de synthèse et dans une lisibilité qui touche au génie. Quel dommage alors que le réalisateur ne parvienne jamais à toucher la corde sensible et donc à sublimer la puissance visuelle qui se dégage de son œuvre.

Pour conclure je dirai qu'en plus d'être le meilleur film de Takashi Miike, 13 Assassins est un superbe film de samouraï qui s'impose comme une des nouvelles références du genre.

*****

Critique complète...http://www.leloupceleste.fr/article-13-assassins-102765331.html

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Message par Google » 03 Avr 2012 18:52

 
 
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Message » 03 Avr 2012 19:13

Très bon film :wink:

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Message » 06 Avr 2012 13:56

L'Empire des Sens

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Date de sortie : 1976
Réalisé par : Nagisa Oshima
Avec : Eiko Matsuda, Tatsuya Fuji, Aoi Nakajima
Genre : Drame, Erotique
Nationalité : Japonais, français

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Synopsis :
"Tokyo, 1936. Kichizo, le propriétaire d'une auberge, désire fortement la servante Sada Abe. Au fil de leur relation, Kichizo a des pulsions sexuelles de plus en plus violentes. A tel point qu'il en vient presque à violer les femmes qu'il fréquente. Un jour, le drame survient : il tue une vieille geisha, alors que Sada multiplie de son côté les expériences sexuelles..."

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Oeuvre majeure du cinéma japonais, longtemps interdite dans plusieurs pays en raison des scènes de sexe non-simulé (interdiction de diffusion au Japon jusqu'en 2001) , "L'Empire des Sens" valut à Nagisa Oshima une reconnaissance internationale.
Le film est inspiré d'une histoire authentique : Tokyo, 1936, un homme, Kishizo, est retrouvé étranglé et émasculé. Sa maîtresse, Sada Abe, est arrêtée alors qu'elle erre dans les rue de Tokyo avec le pénis de son amant.
Ce fait divers a fait l'objet de plusieurs représentations littéraires et cinématographiques (Jitsuroku Abe Sada (A Woman Called Abé Sada / La Véritable histoire d’Abe Sada) de Noboru Tanaka (Japon 1975), Nobuhiko Obayashi's Sada (1998)) mais jamais, dit-on, il ne fut mis en scène avec autant de grâce et de talent.

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Au delà du fait divers, "L'Empire des Sens" est une histoire de sexualité et d'isolement, celle d'un couple qui fuit toute réalité hors de leurs sens et de leurs désirs. Leur enfermement et la violence de leur passion semblent avant tout la recherche de l'essence du plaisir le plus intense.
Mais l'accomplissement du désir le plus pur, constamment lié à la souffrance, va les précipiter vers un paroxysme dramatique extrême : le don de soi jusqu'à la mort.

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D'un érotisme sublime et infiniment troublant, positionnant le spectateur en voyeur consentant, ce film explicite et provoquant ne tombe jamais dans la vulgarité ou la facilité.
Intensément signifiant, chacun de ses plans, par ses jeux d'ombres et de lumière, de couleurs, hautement symboliques, est un éblouissement pour les pupilles et une gifle pour les sens.

Jamais l'art ne fut si proche de la pornographie, ni la poésie de la brutalité.
L'Empire des Sens bouleverse les nôtres, imprimant à jamais son esthétique et sa puissance dans nos rétines et notre sensibilité.

10/10

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Message » 06 Avr 2012 22:34

L'Empire de la passion

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Titre original : Ai no borei
Réalisation : Nagisa Oshima
Scénario : Nagisa Oshima d'après Itoko Namura
Production : Anatole Dauman
Musique : Tôru Takemitsu
Photographie : Yoshio Miyajima
Montage : Keiichi Uraoka
Pays d'origine : Japon - France
Genre : Drame
Durée : 104 minutes
Date de sortie : 1978

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Distribution
Tatsuya Fuji : Toyoji
Kazuko Yoshiyuki : Seki
Takahiro Tamura : Gisaburo
Takuzo Kawatani : Inspecteur Hotta

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Synopsis : "À la fin du XIXe siècle, dans un village au fond d'un Japon demeuré médiéval, un jeune paysan pauvre et la femme d'un rémouleur-colporteur (elle a 20 ans de plus que lui) se prennent l'un pour l'autre d'une passion aveugle. Ils décident de faire disparaître le mari gênant, l'étranglent et le jettent dans un puits. Mais au bout de quelque temps le fantôme du mari revient les hanter, et la rumeur publique attire le bras armé de la loi. Les amants sont torturés et punis."

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Réalisé deux ans après L'Empire des Sens, et malgré un titre évoquant celui-ci, L'empire de la Passion n'est pas une suite de son aîné.
Et même s'il a pour objet un couple aux prises avec une passion destructrice, la comparaison s'arrête là.
Les deux oeuvres sont complètement différentes, tant par leur thématique que par leur mise en scène.
L'une est provocation, réalisme et quête du désir, l'autre est suggestion, aborde la culpabilité et bascule même dans le fantastique et le rêve. (Les deux amants se voient tourmentés par le spectre du mari qu'ils ont assassiné)

L'Empire de la Passion est certainement moins intense que l'Empire des Sens mais vaut pour une réalisation poétique magnifique, ainsi qu'une photographie époustouflante.
Un film tragique absolument splendide, captivant par la progression de la passion puis de la descente aux enfers de ces amants maudits.

9/10

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Message » 07 Avr 2012 14:38

Japanese Summer : double suicide

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Réalisé par : Nagisa Oshima
Avec : Keiko Sakurai, Kei Sato, Masakazu Tamura
Genre : Drame
Nationalité : Japonais
Année de production : 1967

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Synopsis : "À 18 ans, le sexe est l’unique passion de Nejiko. Elle fait la rencontre d’Homme, avec qui elle espère bien faire l’amour. Mais Homme reste insensible à ses avances : obsédé par l’idée de mourir, il cherche en vain celui qui acceptera de le tuer. Alors qu’elle l’a attiré sur une plage, tous deux sont capturés par une bande de yakuzas, qui les emmènent dans leur repaire…"

"Japanese Summer : double suicide" a pour fil conducteur un thème cher à Nagisa Oshima : les liens entre désir et mort.
On assiste à la rencontre d'une jeune femme quasi nymphomane, qui cherche un homme qui lui fera l'amour, et celle d'un homme à la recherche de quelqu'un qui pourra lui donner la mort.

"Dans Eté japonais, le double suicide ou Shimpu, les deux constantes de la tradition japonaise, érotisme et violence, se rejoignent dans l'exaltation morbide d'un acte sexuel réalisé dans une ultime plénitude. La mort y est toujours consentie mutuellement par les deux amants comme la seule issue de leur destin tragique ». ( Propos d’Oshima dans le livre de Louis Danvers et Charles Tatum Jr).

Je n'ai pour ma part rien compris à cette oeuvre nébuleuse inclassable. Je l'ai trouvée froide, caricaturale, sibylline. Je n'y ai vu qu'une volonté d'intellectualisation qui s'égare et manque sa cible.
J'ignore pourquoi je n'ai pas été touchée. S'agit-il de ma part d'une méconnaissance telle de la société japonaise critiquée qu'il m'est impossible d'appréhender le symbolisme de ce film? Ou d'impossibilité du réalisateur à rendre son propos accessible? Je l'ignore. Le seul mot qui me vient, c'est : "chiant".
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Message » 07 Avr 2012 18:48

Un cycle Nagisa Oshima en voila une bonne idée (j'ai le coffret Outlaw 60s et l'Empire des sens) mais d'abord je vais finir le magnifique coffret Akira Kurosawa pour le centenaire.
hydrosaure
 
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Message » 07 Avr 2012 21:27

hydrosaure a écrit:Un cycle Nagisa Oshima en voila une bonne idée (j'ai le coffret Outlaw 60s et l'Empire des sens) mais d'abord je vais finir le magnifique coffret Akira Kurosawa pour le centenaire.

Tu parles du coffret Criterion 25 films??? :o Joliiiii :ohmg:
On aura droit à un petit CR pour ceux que tu as préférés? :love:
Fabi
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Message » 10 Avr 2012 20:50

Oui c'est bien ce coffret de 25 films, gros comme une boite de chaussure, avec quelques film qui apparemment n'étaient jusque là jamais disponible sous titré en anglais. Le livre accompagnant le coffret présente chaque film et est bourré de photos de tournage et de quelques un des tableaux d'Akira.

Pour moi les films les plus marquants jusque là (j'en suis a l'année 1960) sont: Rashomon, Les Sept Samurais et Ikiru. Ce dernier est particulièrement touchant et c'est un des rare films qui arrive presque à me faire pleurer.
hydrosaure
 
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Message » 19 Avr 2012 11:37

In the mood for love

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Date de sortie: 8 novembre 2000
Durée : 1h 38min
Réalisé par : Wong Kar-Wai
Avec : Tony Leung Chiu Wai, Maggie Cheung, Rebecca Pan
Genre : Romance, Drame
Nationalité : Chinois, français, hong-kongais
Photographie: Christopher Doyle
Collaborateur fidèle de Wong Kar-Wai, Christopher Doyle a travaillé sur tous les films du réalisateur.
Mais il est aussi le directeur photo sur :

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Synopsis : "Hong Kong, 1962. M. et Mme Chow emménagent dans leur nouvel appartement le même jour que leurs voisins, M. et Mme Chan. Sans comprendre comment cela a commencé, Chow Mo-wan et Chan Li-zhen apprennent que leurs époux respectifs ont une liaison. Cette découverte les choque mais les rapproche. Ils se voient de plus en plus souvent mais le voisinage commence a s'en apercevoir. Il semble n'y avoir aucune possibilité pour eux de vivre une relation amoureuse."

[youtube]fC7_QdLwcJw[/youtube]



Au Panthéon des petits plaisirs de ma vie, aux côtés d'Haneke, Dumont, Lanners, Von Trier, et autres Malick, il y a un magicien de la sensualité, du temps et des couleurs : Wong Kar Waï.
Il est le réalisateur de films merveilleux dont certains auxquels je voue un culte sans faille :

Image Image Image Image Image Image Image Image



"In the Mood for Love"... ou la musicalité du désir

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Mrs Chan et Mr Chow emménagent le même jour dans deux appartements voisins.
Deux êtres esseulés, trahis, que les doutes d'abord et la passion ensuite vont rapprocher pour un pas de deux étourdissant.
Au fil des jours, de promenades en dîners au restaurant, une tension érotique jaillit de leurs regards échangés, de leurs frôlements brefs, de tête-à-tête furtifs dans l'exiguïté presque étouffante d'un couloir, d'un escalier...
Mais Mrs Chan, portée par ses idéaux, résiste, de toute la force de ses convictions.

Image

Au travers d'une réalisation élégante et d'images d'une extrême beauté, presque irréelle, Wong Kar Waï s'impose ici comme un maître de la musicalité.
Les ralentis fabuleux sur la démarche féline de Mrs Chan, les cadrages serrés sur son long cou gracieux, le travail éblouissant des couleurs, la subtile correspondance des costumes aux décors, les violons mélancoliques de Shigeru Umebayashi, sont comme les notes d'une mélodie aux accents douloureux.
La mise en scène subtile, élégante, sensuelle, nous plonge au coeur de l'intime, au plus profond de la tension amoureuse, et rend palpables le désir, la passion et les élans retenus de ce couple triste et déchiré, sublimement interprété par Maggie Cheung et Tony Leung, devenus pour moi l'un des plus beaux couples du cinéma.

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Wong Kar-Wai signe ici un film d'une sensualité rare, envoûtante, et exquise.
Et lorsque s'achève la dernière séquence, il subsiste pour l'éternité la mélopée triste d'un amour et d'une oeuvre exceptionnels.

10/10

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Message » 19 Avr 2012 23:06

Lady Vengeance

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Réalisé par Park Chan-wook avec Yeong-ae Lee, Choi Min-sik, Su-hee Go
Genre : Thriller Sortie le 16 novembre 2005
Titre original : 친절한 금자씨 (Chinjeolhan geumjassi) Egalement appelé : Sympathy for Lady Vengeance
Pays : Corée du Sud
Scénariste : Park Chan-wook, Chung Sea-kyung
Acteur : Kim Bu-seon, Seung-Shin Lee, Se-Won Kim, Il-woo Nam, Yoo Ji-tae, Kim Shi-hoo , Oh Dal-Su, Ko Chang-seok, Ra Mi-ran, Kang Hye-Jung, Song Kang-Ho
Distributeur : Metropolitan FilmExport
Producteur : Cho Young-wuk
Année de production : 2005
Durée : 115 mn

[youtube]GoNbdvw5Zug[/youtube]

Synopsis : "Injustement accusée du kidnapping et du meurtre d'un enfant, Lee Geum-ja se retrouve incarcérée dans une prison pour femmes et y prépare une vengeance, envers celui qui aurait dû y aller à sa place..."

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Rencontre de choc avec Park Chan-wook et son "Lady Vengeance"!!!
Ce réalisateur que je ne connaissais pas m'a réjouie au plus haut point!
Le génie au service du cinéma!
A la fois tragique et drôle, bourré d'ironie, ce film de vengeance implacable est d'une beauté saisissante et poétique.
Une réalisation captivante, originale et précise, du beau boulot et un pur bonheur pour les mirettes!
Cerise sur le gâteau, c'est une trilogie. Donc j'en ai encore deux à voir.... rhâââââ :love:

9/10

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Message » 20 Avr 2012 16:26

Une bonne trilogie :wink:

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Message » 21 Avr 2012 15:48

Hanyo (La Servante)

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Réalisé par Kim Ki-Young
Genre : Drame Sortie le 3 novembre 1960
Titre original : Hanyo
Pays : Corée du Sud
Scénariste : Kim Ki-Young
Producteur : Kim Ki-Young
Année de production : 1960
Durée : 108 mn
Avec : Lee Eun-Shim, Kim Jin-kyu et Ju Jeung-nyeo

[youtube]cm7zZcvnw04[/youtube]

Synopsis : "Une famille vient d’emménager dans une grande maison neuve. Le père, Dong-sik, enseigne la musique dans une usine pour femmes. Afin de soulager son épouse qui souffre de fatigue, il accepte d’accueillir une servante recommandée par une jeune ouvrière à qui il donne des cours particuliers de piano et qui ne le laisse pas indifférent. Possédant un comportement ambigu, la nouvelle venue s’amuse à espionner les conversations ou à effrayer les enfants. Lorsqu’elle entame une liaison avec Dong-sik, le foyer tombe lentement sous l’emprise de la servante…"

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Le cinéma coréen est truffé de superbes pépites que je découvre avec ravissement!
La Servante, dont un remake est sorti en 2010 sous le titre de The Housemaid (réalisé par Sang-soo Im), en est un bel exemple.

De bout en bout, ce huis clos sublimement crispant m'a tenue en haleine par ses plans glaçants et son atmosphère progressivement confinée jusqu'à l'étouffement.
Soulignée par sa beauté un peu tranchante, par son noir et blanc angoissant, cette oeuvre un peu atypique se révèle à la fois une étude systémique et sociétale, une tragédie cruelle et un thriller qui ne manque pas d'évoquer Hitchcock par son esthétique , par l'utilisation des décors et des accessoires comme éléments prépondérants de l'intrigue, mais surtout par une réalisation maîtrisée menant le crescendo de l'obsession vers la folie destructrice de cette jeune servante, à la fois victime et meurtrière machiavélique.
Une grosse interrogation subsiste pour moi, et elle concerne la dernière séquence. Réel élément du scénario ou impondérable du contexte socio-politique?
Sans dévoiler cette fin assez stupéfiante, je donnerais cher pour en connaître la justification.

8/10

A signaler enfin: la reprise en salles de La Servante qui semble annoncée pour le 11 juillet 2012. (Carlotta)

Pour le plaisir des yeux, une jolie succession d'images trouvée sur Cinémamémoria :

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Message » 22 Avr 2012 13:48

ImageMy Kingdom de Gao Xiao Song:

Deux disciples d'un maître d’opéra se rendent à Shanghai pour laver l’affront subi par leur maître quelques années auparavant en combat singulier...

Après une première demi-heure palpitante et riche en scènes d'action chorégraphiées de main de maître par Sammo Hung, ce film de Kung-Fu old school visuellement magnifique (les costumes, les décors, la photographie) qui s'intéresse au petit monde de l'opéra chinois, s'enlise ensuite dans une histoire d'un grand classicisme où les protagonistes ont des réactions sans queue ni tête (les multiples trahisons sont incohérentes) et où l'amourette laborieusement amenée n'est jamais crédible. Une déception.

*****

Critique complète...http://www.leloupceleste.fr/article-my-kingdom-103848909.html

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Message » 22 Avr 2012 13:53

ImageSacrifice (The Orphan of Zhao) de Chen Kaige:

Zhao Dun est chancelier. Son fils, Zhao Shuo, est devenu un puissant général de l'armée, marié à la sœur du Roi, Zhuang Ji. Tu’an Gu, fatigué de l'influence de ce clan, commandite l'extermination de ses membres, menant à la mort près de 300 membres de cette famille. Durant cet épisode, Zhuang Ji donne naissance au dernier fils du clan Zhao, et décède. Le docteur Cheng Ying, recueille alors l'enfant...

Cette adaptation d'un classique de la littérature chinoise mise en scène par Chen Kaige et portée par des acteurs d'exception, est une somptueuse fresque historique tragique à la reconstitution soignée et aux assauts guerriers bluffants (lors de la première partie) qui se divise en trois actes (le massacre du clan des Zhao, la destinée de l'enfant seul survivant du clan et la vengeance) passionnants riches en rebondissements, en intrigues secondaires et en émotions. Une œuvre forte et captivante.

*****

Critique complète...http://www.leloupceleste.fr/article-sacrifice-103849390.html

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Message » 07 Mai 2012 15:04

Mother

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Date de sortie : 27 janvier 2010
Durée : 2h 10min
Réalisé par : Joon-ho Bong
Avec : Kim Hye-Ja, Won Bin, Ku Jin
Genre : Drame, Thriller
Nationalité : Sud-Coréen

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Synopsis: "Une veuve élève son fils unique Do-joon qui est sa seule raison d'être. A 28 ans, il est loin d'être indépendant et sa naïveté le conduit à se comporter parfois bêtement et dangereusement ce qui rend sa mère anxieuse. Un jour, une fille est retrouvée morte et Do-joon est accusé de ce meurtre. Afin de sauver son fils, sa mère remue ciel et terre mais l'avocat incompétent qu'elle a choisi ne lui apporte guère d'aide. La police classe très vite l'affaire. Comptant sur son seul instinct maternel , ne se fiant à personne, la mère part elle-même à la recherche du meurtrier, prête à tout pour prouver l'innocence de son fils..."

[youtube]nqDMPmV5huc[/youtube]


Suite de ma balade dans l'univers du cinéma coréen et premier contact avec le cinéma de Bong Joon-Ho... Une gifle! Une belle grande claque que je n'ai pas vue venir!
Le thème du film ne me plaisait pas outre mesure, mais un film conseillé par takeshi, je ne refuse jamais de le voir. Il a été à l'origine de mes plus belles découvertes cinématographiques. (Je sais qu'il continue à nous lire. J'en profite pour le remercier :thks:)
Dès les premières secondes, j'ai été séduite par la beauté de ses images puissantes. La longue scène d'intro de la mère qui danse dans la campagne et qui se termine par un regard de folie glaçant est absolument vertigineuse!

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Et ce qui ne gâche rien, cette esthétique sublime est présente de bout en bout.
Le film peut par ailleurs s'enorgueillir d'une réalisation fascinante vraiment aboutie et que j'ai particulièrement appréciée!

Coup de coeur également pour l’actrice principale, Kim Hye-Ja, fulgurante de vérité.
Avec ses 40 ans de carrière coréenne, Kim Hye-Ja est devenue "une sorte d’archétype national de la mère".
Le réalisateur explique d'ailleurs "qu'elle a été le point de départ du film et que c'est à cause, ou plutôt grâce à elle, qu'il a voulu ce film", attiré par le "côté sombre" et la folie qu'il percevait en elle. (source Allociné)
Le combat de cette mère, prête à renier ses valeurs pour protéger et sauver son fils, est par ailleurs infiniment émouvant.

Ce superbe bijou a achevé de me convaincre, s'il était besoin, que la Corée recèle de brillants réalisateurs et que ma balade au sein de son cinéma est loin d'être terminée.
Yessssss!!!! :love:

8/10

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