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Blu Ray de "petit" classiques Francais !

Message » 11 Nov 2019 15:53

Un Idiot à Paris de Serge Korber 1967

Jean Lefebvre, Danny Carrel, Bernard Blier, Robert Dalban... La liste est un regal.

L'histoire d'un humble d'esprit, pas dégourdi mais pas stupide pour autant. Il se retrouve paumé dans Paris malgré lui, ce qui le changera de sa campagne où il y est plus en harmonie et en sécurité.
Issu d'une adaptation d'un roman sorti 1 an avant, le film se "contente" tout de même de la crème des crème pour le scénar et les dialogues, à savoir Jean Vermorel et Michel Audiard !

Film bon vivant, drôle, jamais grotesque ou ridicule, loin du burlesque que l'on découvrira + tard dans d'autres production. Le film joue aussi sur la notoriété attachante de Jean Lefebvre suite au succès de Ne Nous Fâchons pas et autres [b]Gendarmes à St Tropez. Film etrangement basé sur les belles valeurs, où la modernité ne trouve guère sa place dans la moral la plus pur et la plus juste. Blier est tordant d'ambivalence, André Pouce joue avec des propos qui ne passerai plus JAMAIS de la vie aujourd'hui... Il y a dans ce petit monde un brin d'insouciance et de mélancolie à la fois digne d'intérêt et d'amusement. Le film fut un succès honorable à son époque.

Je finirais par cette réplique qui m'a sacrément amusé : "Je suis ancien combattant, militant socialiste et bistrot. C'est te dire si, dans ma vie, j'en ai entendu des conneries. Mais des comme ça, jamais !" Prenez en d'la graine, dialoguistes d'aujourd'hui ! 16/20

Image : Nous voici là, en présence d'un résultat qui ne nous vient pas encore à l'esprit. On met la galette et on veut voir un film d'antan ! C'est alors que surgit un film à la texture argentique des plus respectueux qui soit. Sans pousser les limite des prouesse technique de çi ou là, le rendu fait sentir respect de la captation impliqué ! Le grain général confirme une péloche cinemascope nécessaire et homogène. Pas vraiment une réussite, mais un résultat qui travail pour le mieux ! Les couleurs sont très dense et les noirs très appuyés. Un respect photographique et soigné qui démontre probablement que le max a été fait. A prendre comme tel, on ne fera peut être pas mieux. 13.5/20

Son : Dans le même délire. claire et juste. Un peu de douceur, même. Un ton très agréable, qui permet de savourer les dialogue riche et intelligent des auteurs. Les effets sonnores sont bien présent et prouve le travail minutieux des techniciens d'époque. bravo, justice est faite. 17/20
smiths
 
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Message par Google » 11 Nov 2019 15:53

 
 
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Message » 11 Nov 2019 16:18

ALEXANDRE LE BIENHEUREUX de Mr Yves Robert 1968

Fable et poétique film naïf fait pour les rêveurs. .. pour lequel je ne suis pas contre !

"Regarde-les, mais regarde-les donc : d'un bout du champ à l'autre, ils courent. Après quoi, je te le demande, hein ? Crevés comme moi, ils sont, le soir. Ils s'endorment fatigués et ils se réveillent plus fatigués encore."

Un message à faire passer ? probablement. Trouvez une bonne raison pour notre existence. Peut ^tre le rôle le plus leger et agréable de Philippe Noiret. Une Marlène Jobert mignonne comme tout et pas à poile (désolé). Un adorable toutou courant dans les champs, soulignant le bien être et le bon vivant lorsque nous ne sommes pas sujet au devoir du boulot quotidien. La musique Cosma est absolument superbe (presque une larmichette à l'oeil). L'environement et les décors sont bien choisis et très beau et surtout de circonstance. Quelques moments drôles, d'autres attachants, d'autres révoltants (sa femme est belle mais pas vraiment gentil). On y découvre des nouveaux comme Pierre Richard. Ce morceau de plaisir est un vrai régal que l'on devrait montrer à tout enfants avant d'entrer dans le monde des grands. Et avant Star Wars.

17,5/20

Image : Hmmm... CON-SI-DE-RA-BLE ! Vraiment, sans déconner, y'a peut être içi et là quelques imperfections chromatique ou je n'sais quoi, mais bon sang, ce que c'est Flashant tout ça ! Mais quelle définition ! On n'epargne rien, ni les détails chirurgical, ni le grain qui se pointe sans prévenir, c'estdire si le travail est bon, non ? Les couleurs éclaboussent par moment, mais ça fait du bien. Allez 18/20

Son: Bel équilibre général, la musique s'en sort plus que bien mais quelques dialogues un tantinet noyés ou discret. Cela dit, c'est assez proprounet tout ça. 14/20
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Message » 14 Nov 2019 5:12

La Carapate de Gerard Oury 1978

Duo avec Mr Pierre Richard et Mr Victor Lanoux (on pensait à Patrick Dewere au départ).

Le ton change, dites donc ! Adieu le style 60's, le ton contestataire des 70's et son ambiance générale. D'une part la musique (la chanson touchante de médiocrité et son instrumentation), on est loin d'un ton Rock ou style Fancis Lai. On se fout à poil + facilement (moins érotique, moins charnel). Ça reste tout de même franchouillard comme on l'aime. De la blague bien grossière et poussive. Honnêtement, ça fait pas rire du tout, mais ça fout pas de mauvaise humeur ! Et c'est pas désagréable non plus.
Le film fut un joli succès, et on dérive sur une vision très proche des années 80 (malgré Mai 68). On est plus très loin des futurs Inspecteur Labavure, La Boume... et Pu.... Katia Tchenko c'etait pas d'la merde !
12/20

Image : Alors c'est pas très coloré ou chaleureux, c'est pas "pimpant", mais terriblement propre ! La tonalité est assez précise et naturel. La captation, l'éclairage et la caméra utilisée demeur assez moderne pour la periode fin 70. Il manque un ton photographique, mais c'est un parti prix. Mais la def est vachement clean et sagement aiguisé. Un rendu global serieusement tenu et bien respecté. Finalement impeccable ! 16/20

Son : Encore plus appuyé et claire que les prod d'avant. C'est sans bémol. Le logo Gaumont est écrasé, mais quand le film démarre, une belle clarté s'épanouie. Autant dire que les prise de son de ces classique sont grandement respectées sur les Blu Ray actuels. 17/20
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Message » 14 Nov 2019 5:48

La Gifle de Claude Pinoteau 1974

Film encore calibré pour le succès et aux futur tendances malgré Lino Ventura et son coté vielle école. Isabelle Adjani, presque star avant l'heure, bourée (le mot est faible) d'intensité. un Francis Perrin qui ressemble presque à lui même (ta gueule et fais l'rigolo). Une Annie Girardo agréable à voir. Le film est en 3 tableaux. On découvre, on vie, on se souci pas. On trouve des complications, on se remet en question et les complications se décuplent. Et on tente de tout nettoyer, recommencer... On est pas loin de la Boume. Mais là on est presque chez les philos (toute proportions gardés). Ce qui maintient le film ? Clairement Lino Ventura ! On compati, on le comprend, on le suit. C'est le mur porteur de l'oeuvre.
Pinoteau est déjà fidel à ses principes, Adjani la star et "vive toi", Francis Perrin t'es qu'un clown mais t'es mignon, Ventura respect au Daron (la moindre des choses).
Beau succès, culte pour pas mal de filles, classique dans le paysage français. Ensemble discutable, dur à s'identifier dans cet univers très bobo d'époque. Sympa à suivre quand même, les 70's aide aussi la pilule. 13/20

Image : forcement nettoyé de toutes polutions sur les oeuvres de cette époque. La captation est simple (aucunes prouesses particulières dans ce genre de prod) . Soyons d'abord conforme à la texture d'origine, à savoir un rendu non teinté, mais naturel. Eh ben non ! c'est étrangement teinté! Est-ce propre à la photo d'époque ? Peu être bien. La def est belle et bien là et du grain avec. Pas de quoi s'affoler non plus, c'est dans le ton de la pellicule et de la lumiere du film. Bref, plutôt correct quand même, mais ça laisse perplexe sur certains points. 14/20

Son : Bien propre comme d'hab, avec un peu de limite d'origine, comme d'hab. Non, rien à dire dans le fond, ça tien bien la route, du 2.0 mono présent et audible. Le mixage est assez riche (bagare de rue, voiture, bateau) et agréablement retranscrit. 15/20
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Message » 15 Fév 2020 23:52

Flic ou Voyou
1978 de Georges Lautner avec un Michel Audiard qui y croit moyen

Film qui se passe dans les lieux richounet du Sud. Mise en scène élégante construite tout autour de Belmondo. Fallait combiner comique et sobriété, bebel devait être drôle mais redoutable. Fini les bouffonneries et le style sacripant, mais surtout ne pas être aussi sobre et autoritaire que dans Peur sur la ville.Reste un film amusant et assez riche pour tenir le spectateur, Galabru est très bon dans son personnage de supérieur hiérarchique, tout les second rôles sont excellents, ils prennent même plaisir à participer au jeu ! Ce fut un très beau succès, l'affiche était un model du genre à l'époque pour représenter la notoriété de Belmondo (malgré le coté "y'a qu'moi qui compte").
14/20

Image : Couleurs bien existantes mais presque uniformes, definition un peu "mole", image en bref, très "ouatée" ou douce. Il vient en nous comme envie de définition ciselée, mais non ! Cela dit l'ensemble est propre, même si les noirs sont un peu gris et voilés.13/20

Son : sobre et droit. Un beau rendu mono d'une propreté excellente, et bon niveau de db qui permet de ne pas obligatoirement de pousser le volume. 15/20
Dernière édition par smiths le 16 Fév 2020 12:39, édité 1 fois.
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Message » 16 Fév 2020 9:16

smiths a écrit:Flic ou Voyou
1978 de Georges Lautner avec un Michel Audiard qui y croit moyen

Film qui se passe dans les lieux richounet du Sud. Mise en scène élégante construite tout autour de Belmondo. Fallait combiner comique et sobriété, bebel devait être drôle mais redoutable. Fini les bouffonneries et le style sacripant, mais surtout ne pas être aussi sobre et autoritaire que dans Peur sur la ville.Reste un film amusant et assez riche pour tenir le spectateur, Galabru est très bon dans son personnage de supérieur hiérarchique, tout les second rôles sont excellents, ils prennent même plaisir à participer au jeu ! Ce fut un très beau succès, l'affiche était un model du genre à l'époque pour représenter la notoriété de Belmondo (malgré le coté "y'a qu'moi qui compte").
14/20

Image : Couleurs bien existantes mais presque uniformes, definition un peu "mole", image en bref, très "ouatée" ou douce. Il vient en nous comme envie de définition ciselée, mais non ! Cela dit l'ensemble est propre, même si les noirs sont un peu gris et voilés.13/20

Son : sobre et droit. Un beau rendu mono d'une propreté excellente, et bon niveau de db qui permet de ne pas obligatoirement de passer le volume. 15/20


Borovitz : Déshabille-toi !
Musard : Hein ?
Borovitz : J'ai dit à poil !
Musard : Bon, bon ! À poil

Au moins, ils savaient écrire des dialogues.
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Message » 16 Fév 2020 12:33

- Et l'ordre, l'ordre dans la ville, c'est pas vos affaires non plus. Enfin, Monsieur le Principal... L'ordre.

- Tu sais mon petit Théo que les corses plastiquent tes marseillais et tes marseillais emplafonnent éventuellement les corses... On ne peut pas vraiment appeler ça du désordre...

C'était le souci du soin, et le souci de la saveur. Aujourd'hui nous sommes condamné à grignoter mais sans gout et sans saveur. A par un Hazanavicius qui faits quelques efforts sans prétentions.(on verra avec Astier)
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