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Musique enregistrée : BLURAY, CD & DVD musicaux, interprètes...

Dans la lignée de Tom Waits ?

Message » 19 Sep 2006 16:39

j'ai cette album chez moi que j'ecoute regulierement ...

Image

et je me demande si vous avez pas des references d'artistes qui serais de la meme ligné (dans le meme genre) que tom waits ? :)
nyukman
 
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Message par Google » 19 Sep 2006 16:39

 
 
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Message » 19 Sep 2006 18:28

Bjr.

Connais tu ses autres disques?
astrorock
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Message » 19 Sep 2006 19:10

non du tout ... parcequ'il sont dans le meme style ? :)
nyukman
 
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Message » 19 Sep 2006 20:44

En fait le cheminement de cet artiste est tres interessant.

Je te passe le 1er disque, guere passionant.

En 74 sort "The heart of saturday night". Un blues urbain, bien collant, emaille de ballades superbes qui vont devenir sa marque de fabrique. La chanson titre est l'exemple meme de ce qu'il pouvais produire a l'epoque.

En 1975 "Nightyhawks at the diner" est un double live ou il enchaine les chanson entrecoupees de longues digressions, desquelles emerge le somptueux "big joe and phantom 309".

1976 vois la sortie de "small change" dans la veine de the heart ". "Invitation to the blues" en est le sommet, longue ballade de plus de 5mn.

1977. "Foreign affairs" continue dans la meme veine mais je le trouve inferieur aux precedents opus.

1978 et "blue valentine" le replace au sommet du genre. Tout le disque est absolument magique dont la sublime chanson titre. Quelques morceaux biens dejantes marquent une evolution.

Cette premiere partie de carriere s'acheve en 1980 avec "heatattack and wine" synthese de ce qu'il produisait de meilleur. Tout y est excellent, mais une fois de plus une ballade magique force l'admiration, "on the nickel".

En 1982, il commet la BOF du magique "coup de coeur" de copolla. Il y chante en duo avec la chanteuse de country crystall gayle. Un dique a ecouter en degustant du homard devant le feu de cheminee avec la femme de sa vie.

Puis c'est la bombe de 1983 "Swordfishtrombones". On ne reconnais plus rien, la remise en question est gigantesque, la voie cassee, desincarnee, la structure traditionelle de la chanson bouleversée, l'intrumentarium novateur, bref c'est la revolution. Il utilise encore des musiciens 'd'avant', d'excellents requins de studios de L.A. comme Victor Feldman, Larry Taylor, Fred Tackett ou Greg Cohen, mais abandonne son image et son style de 'poète beat jazzy accompagné de son piano et de cordes' (que l'on retrouve néanmoins sur des titres comme "Johnsburg, Illinois"). Et il aborde des expérimentations musicales basées sur les cuivres, les percussions (marimbas) ou le banjo. Cette nouvelle musique, déjà annoncée par Heartattack And Vine en 1980, évoque parfois une fanfare au ralenti (comme sur le très beau "In The Neighborhood"). Un superbe album en équilibre entre passé et futur."

5 ans se passe et le formidable "rain dogs" sort dans la meme veine que le precedent opus mais poussant encore plus loin le concept. cette fois-ci, ça y est, Tom Waits est parti ailleurs, au pays de la musique qui n'existe pas encore. Développant la texture des morceaux les plus avant-gardistes de Swordfishtrombones, il offre ici, sur ce qui est peut-être son meilleur album, dix-neuf titres totalement originaux et décoiffants, basés sur les percussions atypiques de Michael Blair et interprétés par une bande de musiciens intrépides et aventureux au premier rang desquels Marc Ribot se distingue tout particulièrement avec son jeu de guitare anguleux et véritablement non-conventionnel (on retrouve également ici John Lurie, son compère des Lounge Lizards). Au milieu de cette folie maîtrisée, Tom Waits chante, mieux que jamais, de véritables perles, à l'image de "Downtown Train".

En 1987, sort "Franks wild years", un opera romantique d'apres waits, qui part d'une chanson de son precedent disque pour developper le personnage de franck, qui mit le feu a sa maison avec sa femme et ses gosses dedans un soir de cuite. Les ballades sont etheree et magiques, il s'aventure meme sur le chemin d'une country music totalement allumée mais d'une indicible purete, touchant a l'ame de cette musique, a l'egal de johnny cash.

1988, "big time" un live reprenant quelques anciennes chanson de sa 1ere epoque et ses dernieres creations.

Il faut attendre 4 ans pour saluer "bone machine", waits evolue encore a partir des acquis des 3 precedents diques. C'est encore plus etrange, jamais entendu.

En 1993 il sort "the black rider" en collaboration avec william burough et kathleen brenan qui ne le quittera plus. Un opera. "russian dance" est un exemple de ce qu'il est capable de produire.

6 ans de silence et " Mule variations" vois le jour. Il a definitivement quite tout genre indentifiable pour creer son propre style musical. Enfin, il est satisfait de sa voie, fruit d'un long travail et non consequence d'exces de toutes sorte, comme certains le laissent entendre.

2002, il sort deux disques: "alice". Habillage musical d'une pièce de Bob Wilson, la partition d' "Alice" remonterait à 1992. Durant dix ans, donc, cette oeuvre est restée dans les tiroirs avant d'être remodelée et mise en boîte récemment. "Alice" le voit abandonner son habituel rôle de clown dément et ses percussions tribales récurrentes, pour faire ce qu'il n'avait pas fait depuis bien longtemps : de très belles ballades aux arrangements jazz, dignes des plus belles choses de "Rain Dogs". Même si la folie ordinaire de cet illuminé pointe heureusement encore son nez ici et là, "Alice" est sans doute ce qu'il a fait de plus beau depuis ses grandes années ("Swordfishtrombones", "Frank's Wild Years"…).

Et "blood money". Il renoue avec ses vieilles obsessions : entre Captain Beefheart et Nino Rota, entre Kurt Weil et Robert Johnson, Tom Waits hurle de sa voix d'Auguste alcoolique et tubard (qu'il n'est pas), tandis que ses instruments favoris, percussions, marimbas et guitares rouillées mènent le bal.

Enfin en 2004, "real gone" que tu connais.
Dernière édition par astrorock le 25 Sep 2006 19:52, édité 2 fois.
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Message » 19 Sep 2006 23:59

Tu en parles vraiment très, très bien...

Bone Machine en particulier est un disque que j'adore... "étrange émotion" sont les deux mots qui me viennent à l'esprit lorsque j'y songe.

Par ailleurs, tu as raison d'insister sur le fait que son orientation musicale est le fruit d'un mong travail et non d'excès divers et variés comme cela est souvent et faussement colporté...
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Message » 20 Sep 2006 10:43

Tom Waits est un artiste assez atypique donc difficile de lui trouver des fils spirituels musicalement parlant.
Je citerai Buck 65, un artiste qui mélange hip-hop, blues et storytelling (à la tom waits pour le coup - histoires déglinguées). Sinon, dans un style beaucoup plus pop et moins apre tu as l'excellent Ed Harcourt (éviter le dernier opus, assez moyen) dont Tom Waits est une des influences. Quelques morceaux sont dans l'esprit, pas tous, en tout cas, ses 3 premiers albums sont excellents.
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Message » 20 Sep 2006 11:22

merci astro pour cette description plsuq ue detaillé .. je ne savais pas tout ca de sa vie .. je vais aller m'empresser alors d'acheter d'autres albums de cette artiste .. ainsi que d'ecouter tes artsites sopor ..

merci ;)
nyukman
 
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Message » 20 Sep 2006 13:11

nyukman a écrit:merci astro pour cette description plsuq ue detaillé .. je ne savais pas tout ca de sa vie .. je vais aller m'empresser alors d'acheter d'autres albums de cette artiste .. ainsi que d'ecouter tes artsites sopor ..

merci ;)


Tu dois absolument acquerir blue valentine, hertattack and wine, swordfishtrombone et rain dogs.

Coup de coeur est a part. :oops: :oops: :oops:
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Message » 20 Sep 2006 14:42

100% d'accord avec l'excellent post d'astro

le seul truc qui pourrait se rapprocher de Tom Waits pourrait être les albums de Captain Beefheart? :idee:

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Attention, il se peut que ce post comporte des private joke navrantes, des poils de troll, voire des morceaux de boulets. Employé de l'année 2015. Aussi connu comme Admin dada. M'embêtez pas.
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Message » 21 Sep 2006 9:58

en même temps, trout the mask replica, ça se rapproche de personne et de rien de connu :o
mais c'est vrai que certains beefheart se rapprochent de tom waits, la même façon de triturer le blues comme dans spotlight kid
sopor
 
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Message » 21 Sep 2006 11:59

Betekaa a écrit:100% d'accord avec l'excellent post d'astro

le seul truc qui pourrait se rapprocher de Tom Waits pourrait être les albums de Captain Beefheart? :idee:


et encore... c'est vrai qu'au niveau vocal, il peut y avoir des similitudes... cependant on est un peu dans le même cas que TW : quel Captain Beefheart ? sachant qu'il versait à fond dans le psychédélique à une époque, puis dans un rock plus traditionnel, puis dans de l'expérimentation, etc.

Après le style TW est plutôt unique : sonorité, thématiques, chant... je ne voit pas trop d'équivalents stricts... surtout à l'émotion incroyable et à l'intensité qu'il met parfois dans sa voix (j'ai des frissons rien qu'en écrivant cela !)
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Message » 22 Sep 2006 22:49

Salut

J'ai un nom pour le fils spirituel de Tom: Joe Henry

Ce mec n'est absolument pas connu dans nos contrées et pourtant il est doué et prolifique ...

Je vous conseille 2 albums :
SCAR (avec entre autres Ornette Coleman, Brad Mehldau, Marc Ribot)
Image

Et Tiny voices
Image

Dont voici la critique des inrock:

Depuis quelques années, Joe Henry sème dans le paysage américain des disques à nul autre pareils, au pire attachants (Fuse) et au mieux sidérants de beauté (Scar), sans que la rumeur publique n’en soit davantage troublée. Trop insaisissable pour que les feux de l’actualité se braquent sur lui, Henry n’a vraiment défrayé la chronique que deux fois : lorsqu’il a écrit un tube (Don’t Tell Me) pour Madonna, sa belle-sœur dans le civil, puis lorsqu’il a produit Don’t Give up on Me, l’album qui a ressuscité Solomon Burke. Mais pour ses admirateurs, il est avant tout cette silhouette passante qui, tous les deux ou trois ans, sort de sa pénombre pour abandonner une poignée de chansons stupéfiantes, qui tombent sur le monde comme des apparitions.

Quand Scar est arrivé en 2001, beaucoup se sont d’abord crus victimes d’une hallucination. Cette collection d’eaux-fortes, comme dessinées avec l’encre des nuits et taillées dans la vapeur des villes, était l’œuvre d’un homme qui dépassait les bornes du songwriting traditionnel. Etudiés à la loupe, les crédits de Scar épaississaient un peu plus cette belle énigme : les noms d’Ornette Coleman, Brad Mehldau ou Marc Ribot nourrissaient le plus improbable des génériques. Quelle mystérieuse altesse était-il donc, pour qu’une cour si prestigieuse vienne ainsi l’honorer ? Sans doute reconnaissent-ils la singularité d’un songwriter qui, après avoir longtemps traîné comme un boulet sa fidélité aux canons folk-rock, a eu le cran de bouleverser sa relation à la musique pour voler enfin de ses propres ailes.

Avec Tiny Voices, Joe Henry démontre aujourd’hui qu’il peut restituer à nos imaginations ce qui fait la matière même de ses rêves. Enregistré live avec huit musiciens, servi par une production inventive et un casting impeccable où s’illustrent notamment Don Byron (clarinette) et Ron Miles (trompette), Tiny Voices ouvre un chantier poétique d’une incroyable ampleur. C’est un maelström harmonieux, dans lequel l’auditeur est à la fois cajolé par les mélodies et bousculé par la beauté sauvage des improvisations. Il existe en anglais un adjectif, "infectious", qui décrit très bien l’effet que procure cette musique. Avec son piano embrumé et ses cordes fantomatiques, ses rythmes diffractés et ses cuivres enchevêtrés, Tiny Voices agit comme un virus qui colonise la conscience et le corps, un poison capiteux qui l’envahit et ne le lâche plus. Face à tant de grâce, toute résistance est parfaitement inutile.

C'est juste pour vous donner l'eau à la bouche

Bonnes ecoutes

Atchao
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Message » 25 Sep 2006 11:22

j'aime bcp joe henry, mais je ne trouve pas que cela se rapproche de Tom Waits :o

c'est bcp plus blues, classique, voir roots AMHA :wink:

il ne possède pas cette science de l'arrangement bizarroide de Waits, ni ses rythmes... arythmiques :wink:

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Message » 25 Sep 2006 18:24

Quand je parle filliation, je voulais dire que je retrouve à chaque coup des sonorités et un monde qui me fait penser à l'univers de Tom...
Et en plus, quand attaque "Stop" (la 2eme de SCAR), j'ai toujours l'impression de mettre du Tom.

Mais bon, ce n'est pas bien grave. Chaqu'un reçoit la musique de façon différente, et c'est bien cela qui est magique.

Par contre, je n'ai que Scar et Tiny voices de Joe Henry. Tu as d'autres opus à me conseiller ?

Atchao
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Message » 25 Sep 2006 19:51

je suis d'accord avec jeff de montpellier et je n'avais pas pensé à joe henry (beau-frère de Madonna au passage) dont je ne possède que Tiny Voices (excellent album). Comme dit auparavant, Tom Waits est vraiment inclassable ; difficile donc de lui trouver des "héritiers", mais certains artistes se rapprochent de son univers ou de ses sonorités. et pour moi, Joe Henry en fait partie.
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