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Elisabeth Schwarzkopf etait si fatiguée d'avoir tant voyagé

Message » 17 Aoû 2006 16:47

Sir David Willcocks a écrit:mais tu ne proposes rien, tu ne fais qu'acquiescer à d'autres principes et leur validité en soi, tu ne dis pas en quoi ils sont viables


À mes yeux, c'est un compliment !

Cordialement,
Polonsky
 
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Message par Google » 17 Aoû 2006 16:47

 
 
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Message » 17 Aoû 2006 16:48

Polonsky a écrit:
Sir David Willcocks a écrit:mais tu ne proposes rien, tu ne fais qu'acquiescer à d'autres principes et leur validité en soi, tu ne dis pas en quoi ils sont viables


À mes yeux, c'est un compliment !

Cordialement,

voilà bien une évidence, celle là au moins est un fait avéré.
WhyHey
 
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Message » 17 Aoû 2006 16:50

Sir David Willcocks a écrit:
Polonsky a écrit:Tu m'accorderas donc que considérer la morale d'aujourd'hui comme sacrée n'a rien d'une impossibilité.


tout ça me paraît bien anachronique


Dieu s'est retiré, l'homme cherche à retrouver un sens du sacré. Quoi de plus naturel que de l'ancrer dans l'immanence ? Après ce n'est qu'un sentiment, difficile à communiquer qu'il soit juste ou non.

Cordialement,
Polonsky
 
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Message » 17 Aoû 2006 16:50

WhyHey a écrit:
alors je 'exprime très mal: une discrimination est une distinction:
définition:
DISCRIMINATION, subst. fém.
A. [Sans idée de traitement inégal] Action, fait de différencier en vue d'un traitement séparé (des éléments) les uns des autres en (les) identifiant comme distincts. Synon. distinction.
http://atilf.atilf.fr/dendien/scripts/t ... at=;sol=0;

relis bien le dico: SANS idée de traitement inégal.

c'est le dico qui le dit, et c'est dans ce sens que je l'utilise.


Ce n'est pas la définition juridique et le code pénal, c'est juridique
Nikita
 
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Message » 17 Aoû 2006 16:56

Nikita a écrit:Ce n'est pas la définition juridique et le code pénal, c'est juridique


tu lis trop vite ou ma sépration dans ma réponse n'était pas assez visible, il y avait 2 parties dans ma réponses: une première sur ES, puis une seconde sur ta vision d'un monde où "le respect humain" est une constante.
Si on mélange les deux, forcément, ça ne va pas ...

reprenons la plus importante: ta vision du monde:
"le respect humain est une constante dans l'histoire du monde"
non, les 4 exemples ci dessus le prouvent.
par contre il est vrai que
"la discrimination (sans nécessairement valeur de justice) est une constante"

et ES en est la preuve, de cette discrimination.

Car si tu prônes le "respect humain", alors respectons ensemble ES....

Qui de nous se mord la queue ;)
WhyHey
 
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Message » 17 Aoû 2006 17:11

WhyHey a écrit:
Polonsky a écrit:
Sir David Willcocks a écrit:mais tu ne proposes rien, tu ne fais qu'acquiescer à d'autres principes et leur validité en soi, tu ne dis pas en quoi ils sont viables


À mes yeux, c'est un compliment !

Cordialement,

voilà bien une évidence, celle là au moins est un fait avéré.


une évidence bien morne

et d'ailleurs, permettez au Sir que je suis d'émettre un baillement
Sir David Willcocks
 
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Message » 17 Aoû 2006 17:14

WhyHey a écrit:reprenons la plus importante: ta vision du monde:
"le respect humain est une constante dans l'histoire du monde"
non, les 4 exemples ci dessus le prouvent.
par contre il est vrai que
"la discrimination (sans nécessairement valeur de justice) est une constante"


Non, ces quatre exemples prouvent que nonobstant cette valeur universelle, l'homme procède à des discriminations - les plus discriminatoires étant au demeurant le plus souvent les apôtres les plus férus de ladite valeur



WhyHey a écrit:Car si tu prônes le "respect humain", alors respectons ensemble ES....


Je ne crois pas lui avoir manqué de respect, moi


WhyHey a écrit:Qui de nous se mord la queue ;)


Je n'ai malheureusement jamais réussi
Nikita
 
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Message » 17 Aoû 2006 17:16

Nikita a écrit:Je n'ai malheureusement jamais réussi


les vertus de souplesse requises font défaut à la plupart d'entre nous
Sir David Willcocks
 
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Message » 17 Aoû 2006 17:18

Sir David Willcocks a écrit:une évidence bien morne

et d'ailleurs, permettez au Sir que je suis d'émettre un baillement


Il paraît que le maréchal Ney pendant une bataille passait à cheval près d'un soldat en train de mourir qui tendait vers lui une main suppliante:

"Que voulez-vous mon ami, lui dit Ney sans s'émouvoir, vous êtes une victime de la guerre !"

Je trouve que ce mot dans sa brutalité et sa trivialité implacable résume parfaitement la situation. Je n'ai rien contre le monde imaginaire de la morale, mais que peut-il contre ce qui est ?

Cordialement,
Polonsky
 
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Message » 17 Aoû 2006 17:22

Sir David Willcocks a écrit:une évidence bien morne

et d'ailleurs, permettez au Sir que je suis d'émettre un baillement


Bien au contraire, voici cette fois, pour changer du Marquis, un bien plus petit homme dans le rang de la noblesse, puisqu'il n'avait aucun titre mais un grand talent pour conter des histoires qui reflètent si bien les propos qu'on peut lire sur ce topic, et pourquoi pas Zadig vous semblera familier ...


"Du temps du roi Moabdar, il y avait à Babylone un jeune homme nommé Zadig, né avec un beau naturel fortifié par l’éducation. Quoique riche et jeune, il savait modérer ses passions; il n’affectait rien; il ne voulait point toujours avoir raison, et savait respecter la faiblesse des hommes. On était étonné de voir qu’avec beaucoup d’esprit il n’insultât jamais par des railleries à ces propos si vagues, si rompus, si tumultueux, à ces médisances téméraires, à ces décisions ignorantes, à ces turlupinades grossières, à ce vain bruit de paroles qu’on appelait conversation dans Babylone. Il avait appris dans le premier livre de Zoroastre, que l’amour-propre est un ballon gonflé de vent, dont il sort des tempêtes quand on lui a fait une piqûre. Zadig surtout ne se vantait pas de mépriser les femmes et de les subjuguer. Il était généreux; il ne craignait point d’obliger des ingrats, suivant ce grand précepte de Zoroastre: Quand tu manges, donne à manger aux chiens, dussent-ils te mordre. Il était aussi sage qu’on peut l’être; car il cherchait à vivre avec des sages. Instruit dans les sciences des anciens Chaldéens, il n’ignorait pas les principes physiques de la nature, tels qu’on les connaissait alors, et savait de la métaphysique ce qu’on en a su dans tous les âges, c’est-à-dire fort peu de chose. Il était fermement persuadé que l’année était de trois cent soixante et cinq jours et un quart, malgré la nouvelle philosophie de son temps, et que le soleil était au centre du monde; et quand les principaux mages lui disaient, avec une hauteur insultante, qu’il avait de mauvais sentiments, et que c’était être ennemi de l’État que de croire que le soleil tournait sur lui-même, et que l’année avait douze mois, il se taisait sans colère et sans dédain.
"
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Message » 17 Aoû 2006 17:27

Polonsky a écrit: Je n'ai rien contre le monde imaginaire de la morale, mais que peut-il contre ce qui est ?

Cordialement,


un pansement, tant il est vrai que cet infortuné soldat, outre sa décrépitude physique dont il avait suffisamment conscience pour qu'on la souligne encore davantage, pouvait également prétendre à des soins d'autre nature, tels que la compassion universelle
Sir David Willcocks
 
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Message » 17 Aoû 2006 17:30

WhyHey a écrit:"Du temps du roi Moabdar, il y avait à Babylone un jeune homme nommé Zadig, né avec un beau naturel fortifié par l’éducation. Quoique riche et jeune, il savait modérer ses passions; il n’affectait rien; il ne voulait point toujours avoir raison, et savait respecter la faiblesse des hommes. On était étonné de voir qu’avec beaucoup d’esprit il n’insultât jamais par des railleries à ces propos si vagues, si rompus, si tumultueux, à ces médisances téméraires, à ces décisions ignorantes, à ces turlupinades grossières, à ce vain bruit de paroles qu’on appelait conversation dans Babylone. Il avait appris dans le premier livre de Zoroastre, que l’amour-propre est un ballon gonflé de vent, dont il sort des tempêtes quand on lui a fait une piqûre. Zadig surtout ne se vantait pas de mépriser les femmes et de les subjuguer. Il était généreux; il ne craignait point d’obliger des ingrats, suivant ce grand précepte de Zoroastre: Quand tu manges, donne à manger aux chiens, dussent-ils te mordre. Il était aussi sage qu’on peut l’être; car il cherchait à vivre avec des sages. Instruit dans les sciences des anciens Chaldéens, il n’ignorait pas les principes physiques de la nature, tels qu’on les connaissait alors, et savait de la métaphysique ce qu’on en a su dans tous les âges, c’est-à-dire fort peu de chose. Il était fermement persuadé que l’année était de trois cent soixante et cinq jours et un quart, malgré la nouvelle philosophie de son temps, et que le soleil était au centre du monde; et quand les principaux mages lui disaient, avec une hauteur insultante, qu’il avait de mauvais sentiments, et que c’était être ennemi de l’État que de croire que le soleil tournait sur lui-même, et que l’année avait douze mois, il se taisait sans colère et sans dédain.
"


le bon sens n'a rien à voir avec la morale
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Message » 17 Aoû 2006 17:32

Sir David Willcocks a écrit:le bon sens n'a rien à voir avec la morale

ce n'est que le premier paragraphe du premier chapitre du livre, il convient de lire la suite pour avoir la surprise de voir apparaitre la morale....
début du chapitre 20:
"Il rencontra en marchant un ermite, dont la barbe blanche et vénérable lui descendait jusqu’à la ceinture. Il tenait en main un livre qu’il lisait attentivement. Zadig s’arrêta, et lui fit une profonde inclination. L’ermite le salua d’un air si noble et si doux, que Zadig eut la curiosité de l’entretenir. Il lui demanda quel livre il lisait. « C’est le livre des destinées, dit l’ermite; voulez-vous en lire quelque chose? » Il mit le livre dans les mains de Zadig, qui, tout instruit qu’il était dans plusieurs langues, ne put déchiffrer un seul caractère du livre. Cela redoubla encore sa curiosité. « Vous me paraissez bien chagrin, lui dit ce bon père. — Hélas! que j’en ai sujet! dit Zadig. — Si vous permettez que je vous accompagne, repartit le vieillard, peut-être vous serai-je utile: j’ai quelquefois répandu des sentiments de consolation dans l’âme des malheureux. » Zadig se sentit du respect pour l’air, pour la barbe, et pour le livre de l’ermite. Il lui trouva dans la conversation des lumières supérieures. L’ermite parlait de la destinée, de la justice, de la morale, du souverain bien, de la faiblesse humaine, des vertus et des vices, avec une éloquence si vive et si touchante, que Zadig se sentit entraîné vers lui par un charme invincible. Il le pria avec instance de ne le point quitter, jusqu’à ce qu’ils fussent de retour à Babylone. « Je vous demande moi-même cette grâce, lui dit le vieillard; jurez-moi par Orosmade que vous ne vous séparerez point de moi d’ici à quelques jours, quelque chose que je fasse. » Zadig jura, et ils partirent ensemble.
"
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Message » 17 Aoû 2006 17:36

tout cela est écrit de manière fort plaisante, je le concède au centuple et encore davantage, malheureusement il ne s'agit plus pour moi que d'un souvenir de pupitre d'école
Sir David Willcocks
 
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Message » 17 Aoû 2006 17:40

Sir David Willcocks a écrit:un pansement, tant il est vrai que cet infortuné soldat, outre sa décrépitude physique dont il avait suffisamment conscience pour qu'on la souligne encore davantage, pouvait également prétendre à des soins d'autre nature, tels que la compassion universelle


Un pansement contre sa mort ? C'est assez drôle (à dessein ?). Le pansement comme la compassion universelle, qui d'ailleurs dans ton cas tiendrait lieu de pansement est un voile sur un spectacle trop cru, en lui-même insupportable parce que tragique. Je ne peux m'empêcher de remarquer que ce pansement de compassion est une douceur qu'on s'accorde d'abord à soi-même pour s'épagner ce spectacle pénible.

Le mourant espère une échappatoire ? Mais il n'y en a pas ! La morale prescrit qu'un évènement désagréable ne devrait pas se produire, et si jamais il se produit ce n'est que la vissicitude du présent (ou du passé). L'avenir sera moins sombre. Lors que la phrase de Ney dit exactement la vérité de la condition du mourant, c'est comme ça et surtout personne n'y peut rien.

Cordialement,
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