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Musique enregistrée : BLURAY, CD & DVD musicaux, interprètes...

Pochettes disques Rock/Psyché/Folk 60's 70's

Message » 04 Aoû 2012 13:51

atomheart a écrit:@Loug: Un commentaire sympa trouvé sur le net a propos de "we're only in it for the money"

Excellent commentaire
Loug
 
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Message par Google » 04 Aoû 2012 13:51

 
 
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Message » 04 Aoû 2012 17:53

je suppose que personne n'a oublié celle-ci :wink:

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Scudabear
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Message » 04 Aoû 2012 19:40

Né en 1967 à Brooklyn, une des cinq circonscriptions de New-York, SWEET SMOKE propose une musique psychédélique et se produit dans des petits clubs. Mais le nom trop évocateur empêche les musiciens de s’imposer. Composé du bassiste Andy DERSHIN, du batteur Jay DORFMAN, du guitariste Marvin KAMINOWITZ, du saxophoniste Michael PARIS et du guitariste Steve ROSENSTEIN, le quintet prend la décision en 1969 de s’installer en Allemagne pour enregistrer l’année suivante son premier album : « Just A Poke ».

Ce « Juste A Poke » va rencontrer un vif succès toujours perceptible aujourd’hui et devenir culte au fil des ans et cela pour plusieurs raisons.
La première est cette pochette emblématique avec couleurs et graphismes psyché à souhait, où l’on voit un freak sur un nuage (ou plutôt une blanche et douce fumé) tenant dans ses grosses mains un joint roulé dans l’emblème américain (ce qui ne va pas sans poser quelques problèmes à l’Amérique puritaine). On comprend vite que les musiciens n’ont pas fumé que des gitanes et bu que de l’eau.
Ensuite, il y a la présence de l’ingénieur du son, l’allemand Conny PLANK, l’apôtre du krautrock, c'est-à-dire du rock progressif et cosmique germanique. A l’évidence, on va obtenir un 33tours complètement barré.
Pour finir, il y a bien évidemment la musique. L’album se découpe en deux parties de plus de 16 minutes chacune : « Baby Night » et « Silly Sally ». Surtout connu pour ses performances live et ses longs morceaux improvisés, c’est dans cet esprit que SWEET SMOKE a composé ces deux titres.

Démarrant d’une manière symphonique par une belle flûte, « Baby Night » est célèbre pour sa reprise au milieu de « Soft Parade » des DOORS. Le reste va être un furieux mélange de jazz, de funk et de soul sous acide, tout comme la suite.
« Silly Sally » est surtout connu pour le long solo de batterie (5 minutes tout de même) avec ses effets stéréo et de tape flange. Ce dernier, est un effet obtenu en additionnant un son d’origine avec le même son mais légèrement décalé ce qui provoque une ambiance atmosphérique. La guitare avec sa wah-wah et sa réverbération garde le même climat, ainsi que le magnifique solo de saxophone à la fois jazzy et aérien. Là, c’est la stratosphère. C’est sûr on plane. Faisant preuve là aussi d’inventivité et d’une maîtrise technique, les cinq musiciens nous plongent dans un délire tribale quasi afro-cubain mais également dans une transe hypnotique.
Après ça, SWEET SMOKE réalisera en 1973 un second album moins inspiré, suivi d’un disque live. Puis viendra le temps des séparations.

Le nom complet du groupe, en fait, est Sweet Smoke Of The Happy Plant Pipeful,

Allez ! Fais tourner !

(source: http://www.progressive-area.com/index.p ... 5&Itemid=2)

Extrait musical:
http://www.youtube.com/watch?v=Qsgj0rFUOC4

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Message » 04 Aoû 2012 20:33

Super, atomheart ! :D
beaucoup de souvenir d'albums écoutés durant mon adolescence perturbée :mdr:
Et d'autres que je ne connaissais pas.
Va falloir que j'écoute (et ré-écoute...)
A++
antislash
 
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Message » 04 Aoû 2012 20:56

Merci antislash :friend:

Je n'ai pas du encore sortir de mon adolescence :D

J'ai rajouté en page 1 des extraits musicaux de chaque album cité,pour se souvenir ou découvrir. :)

Je le ferais désormais lors de chaque ajout.
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atomheart
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Message » 05 Aoû 2012 15:06

Merci atomheart, pour les précisions sur Sweet Smoke :wink:
Ce disque est sorti lorsque j'avais 10 ans....et je l'ai toujours écouté de temps en temps avec autant de plaisir , d'abord en vinyl, puis en CD :wink:

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Message » 05 Aoû 2012 17:37

Avec plaisir Scudabear :)

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Message » 05 Aoû 2012 18:05

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[b]ROCK BOTTOM [/b] ROBERT WYATT 1974



Lors de sa réédition en compact disc, Rock Bottom se vit doté d’une nouvelle pochette, toujours dessinée par Alfreda Benge, la compagne de Wyatt. La comparaison qui s’opéra inévitablement entre les deux versions aboutit à un sentiment de cassure, tranchant. À l’époque de sa sortie, en 1974, le disque donnait à contempler une plage, une plage tirée d’un songe hivernal, aux contours imprécis et comme mangés par une brume irréelle, un voile à la blancheur fantômatique. Des enfants jouaient dans la mer, agitaient des ballons, de vrais simulacres de vie, nimbés d’une pureté inquiétante. Tout au bord une faune sous-marine, d’un autre monde, se dévoilait au regard, mise à nue. Des algues aux traits noircis et flottants, des fleurs imaginaires offrant des globes oculaires à la cueillette. Pas l’ombre d’un cauchemar dans ces esquisses, non, mais une mélancolie sourde, contrainte à la résignation. Ces images dépeignant un bonheur timide, néanmoins entier, ne pouvaient qu’être hors de portée. D’ailleurs, cette blancheur envahissante était là pour le rappeler.

On sait la genèse de Rock Bottom : Robert Wyatt, accoucha de cet album de manière douloureuse, sur son lit d’hôpital, devenu paraplégique à la suite d’un accident survenu sous le coup de l’alcool. Et tout était là, dans la pochette. Par le regard, une confession déchirante posée comme condition au disque, un filtre pictural d’appréhension de l’œuvre. D’emblée, intuitivement, cette musique était sombre et dépressive. Mais aussi chaleureuse et terriblement humaine.

Par l’écoute, les sensations vacillaient, comme une immersion dans un cocon transparent, immatériel, refoulant toutes les vibrations néfastes. La musique était un miel chaud, déversé dans le fond de la gorge, laissant son hôte apaisé. Rock Bottom était une ondée libératrice.

La nouvelle pochette, via la réédition, rendit ce sentiment incontestable. Pourtant, on ne pouvait imaginer une relecture plus brutale. À l’atmosphère immaculée, presque glacée de l’original, succédaient des couleurs vives, pastelles, des traits doux et crayonnés, comme dans les livres d’enfants. Une eau verte profonde, dont on pouvait sentir les remous chauds dans les synthés liquifiés de l’album, accueillait des corps élancés, d’un rouge terreux. Des poissons chatoyants diffusaient une innocente tendresse, à travers leurs regards fixes et ébahis. En un bloc, un bien-être fulgurant s’échappait de ces images apaisantes. Il y avait un goût d’écume, une ampleur tranquille ; Rock Bottom devenait d’un seul coup béat, et pourtant toujours trouble (la musique, ce son brumeux à la fièvre tranquille, était toujours intacte).

Pourtant, il y avait une évidence. Les années passées, Wyatt avait franchi le pas. L’amertume s’était érodé, la souffrance éloigné. L’accident avait été vaincu. La nouvelle pochette en était la symbolique la plus limpide. Ce rêve-là n’était pas sépulcral, ni-même résigné. Il était apaisé, porteur, libérateur. Oui, Rock Bottom se libérait de sa condition d’œuvre cathartique pour toucher définitivement à l’absolu. Il se déployait pour de bon. C’était cette lumière sanguine qui passe au travers des paupières, ces odeurs, ces teintes ocres, ce souffle percussif sur Alifib, gonflé de non-dits. Rock Bottom était cette œuvre d’automne au bord de la cassure, de la vérité.

(source: http://www.inside-rock.fr/Rock-Bottom)

Extrait musical:
http://www.youtube.com/watch?v=UyNLtDWf ... re=related
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Message » 05 Aoû 2012 18:14

En complément a propos de Rock Bottom et de Robert Wyatt :ohmg: :

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"L'album, sorti sur le label Virgin Records de Richard Branson, est produit par Nick Mason, batteur du Floyd. Quand un batteur vient à la rescousse d'un autre batteur ! Mason ne joue pas, se contente de produire, d'apporter son nom sur la pochette pour interpeller, sans doute, les fans du Floyd, qui ne l'étaient pas forcément de Soft Machine (une sorte de rivalité 'voulue par les journalistes', entre les deux groupes, du moins dans les années 67/71, car après, le Floyd s'est largement distingué). Rock Bottom sortira en juillet 1974, et obtiendra le Grand Prix de l'Académie du Disque Charles-Cros en France, récompense obtenue par Ummagumma du Floyd, Alertez Les Bébés ! d'Higelin ou le premier opus solo éponyme de Peter Gabriel, notamment, autrement dit, du beau monde. L'album est sorti sous une très belle pochette blanchâtre qui, hélas, ne sera pas rééditée pour le CD, elle sera remplacée par une pochette colorée montrant deux nageurs dans une eau verdâtre, pochette faite par Alfreda Benge (l'originale aussi, je crois), voir plus haut pour le visuel. A noter que le fond des pages du livret CD ressemble beaucoup à la pochette originale vinyle ! Je ne sais pas quelle pochette je préfère. L'originale est belle, et c'est, après tout, la vraie, mais la pochette CD est elle aussi très belle et évocatrice. Dans un sens, c'est pas terrible d'avoir viré l'ancienne pochette pour l'avoir remplacée, mais le choix de la pochette de remplacement est loin d'être raté ! Bon, revenons à l'album. Il dure 39 minutes, pour seulement 6 titres, trois par face. C'est un disque qui, autant le dire tout de suite, est à part. Rempli de sons bizarres, d'expérimentations. On adorera ou on détestera, mais Rock Bottom ne laissera pas indifférent ! C'est le meilleur album solo de Wyatt, qui signera cependant d'autres excellents disques par la suite, comme Ruth Is Stronger Than Richard.

Rock Bottom offre des atmosphères tour à tour apaisantes et oppressantes. Ca dépend du morceau, ça dépend de la minute du morceau. On va être franc, ce disque peut briser le coeur, vous fendre en deux comme une pomme sous une machette. On est ici dans l'émotion absolue. Dans l'ensemble, ce disque est assez sombre, dépressif parfois, même les passages plus légers (les deux premiers titres) sont empreints de mélancolie. On pourrait croire que les chansons de l'album sont des réflexions de Wyatt sur son nouvel état d'handicapé physique, mais non, elles ont été écrites et composées avant, et nul doute que Wyatt n'a pas changé une broque de ce qu'il a écrit à Venise en hiver 1972, quelques 3/4 mois avant l'accident. Le titre de l'album ('cul de pierre' ou 'rock du cul', c'est comme vous voulez comme le chantait Souchon) vient des paroles de la seconde chanson, A Last Straw (Reminds me of your rocky bottom). On y voit quand même une allusion à la situation physique de Wyatt, ce 'cul de pierre'... Ce qui en rajoute à l'aspect dépressif et brise-coeur de l'album, c'est la voix de Robert, qui est aiguë, fragile, très fragile, elle semble sur le fil, lacrymale et hors de ce monde. Il a toujours eu une voix comme ça quand il chantait (voir Moon In June sur le sublime Third de Soft Machine, 1970), mais sur Rock Bottom, cette voix transpire littéralement toutes les épreuves physiques et morales qu'il a du traverser depuis le 1er juin 1973. Dès les premières secondes de l'album, dès le début de Sea Song, le malaise est bien installé : des claviers aquatiques, étranges, des sons jamais entendus à l'époque (les exécutifs de Virgin et ingénieurs du son lui diront d'ailleurs qu'ils ne trouveront pas ça catholique, comme sonorités, mais Wyatt tiendra bon), une ambiance à couper au canif dans le brouillard, et la voix qui déboule, You look better every time, you come from the foam-crested brine... Oui, en plus, les paroles sont souvent très cryptiques, ce qui accentue encore le malaise, des fois, et le côté à part de l'album. Si Wyatt était un batteur exceptionnel, il se démerde comme un Rocco face à un harem de jeunes filles avec ses claviers, quelle dextérité, quels sons (cristallin, ce piano) ! Sea Song est une pure merveille, et sans doute mon préféré sur l'album, le morceau est assez étrange avec ses paroles inclassables (que signifie ce We're not alone déclamé d'une voix morne dans le final, juste avant ces vocalises sur le fil et ce final qui fout à genoux ? Et ces choeurs angéliques et quelque peu oppressants, aussi, rappelant par moments le Concerto For Soprano, Mezzo Voice & Orchestra de Lygeti...

A Last Straw est, dans un sens, plus conventionnel, on a plus de musiciens (Hopper, Laurie Allan), mais il y à toujours cette Wyatt touch qui rend le morceau si impalpable, différent, cryptique. C'est un fait, même après une centaine d'écoutes, Rock Bottom reste mystérieux, l'album semble intemporel, éternel (enregistré en 1973, mais il pourrait tout aussi bien dater de 1983, 1993, 2003 ou 2012), et, tout simplement, beau. Little Red Riding Hood Hit The Road, avec cette trompette incroyable de Mongezi Feza et ce spoken-word bizarre d'Ivor 'Mr Bloodvessel dans Magical Mystery Tour' Cutler (I want it, I want it, give it to me, I'll give it you back when I finish the lunchtea...), achève magnifiquement la face A sur 7 minutes et quelques de folie. La face B, elle, s'ouvre sur un diptyque, Alifib/Alife, chansons dédiées à Alfreda (on l'entend dans un spoken-word à la fin d'Alife). Les paroles sont les mêmes pour les deux morceaux. La première chanson est assez inclassable, mais pas trop différente de la face A, les sons sont comme toujours à part, difficiles à classifier, et le morceau est envoûtant. Alife, en revanche, est oppressant à en crever, entre le chant volontairement très hésitant de Wyatt, les claviers dissonnants et glauques, la clarinette basse de Gary Windo... impossible de ne pas frissonner. Et ces paroles, déjà barges dans la version Alifib, et qui deviennent limite flippantes sur Alife (Burlybunch the water mole/Hellyplop and finger hole/Not a wosit, bundy see/For jangle and bojangle/Trip trip pip pippy pippy pip pip landerim). Brrr. Enfin, Little Red Robin Hood Hit The Road achève à merveille le disque. Mike Oldfield à la guitare (unique participation sur l'album, et on la reconnaît entre mille, de même que la viole de Fred Frith, qui achève le morceau en beauté (avec, encore une fois, Ivor Cutler en spoken-word, qui redit le même texte que sur Little Red Riding Hood Hit The Road, mais en version morne, lente, limite glauque). Wyatt ne chante pas beaucoup sur ce titre, juste au début. C'est lui que l'on entend ricaner bizarrement à la toute fin, une seconde ou deux avant la fin du morceau et du disque. Ce rire, enfantin, nasillard, bizarre (hin hin hin hin hiiin !), est là comme pour dire vous qui avez écouté l'album, j'en sais plus que que vous sur ce que vous venez d'entendre. Histoire de prouver que même dans cent ans, Rock Bottom, chef d'oeuvre de la musique contemporaine, sera toujours aussi mystérieux et, surtout, évocateur. Selon votre humeur, votre moral, ce disque vous sera apaisant, relaxant, ou, au contraire, vous foutera dans un mood d'une noirceur d'encre de Chine (éloignez-vous de la fenêtre et du tiroir à couteaux, dans ce cas). Voire même dans les deux. C'est, en tout cas, un disque qui ne laissera pas indifférent, et si vous aimez, sachez que l'album vous tiendra pendant des années sans réléver trop de secrets. Il y à tellement de choses à découvrir ici, tellement de sons bizarres, de mélodies hors de ce monde, de paroles cryptiques... Rock Bottom est un des derniers secrets du rock. Et sans doute le plus beau et fort. Disque essentiel absolu."

(Source: http://clashdohertyrock.canalblog.com/a ... 95378.html)

Extrait musical: http://www.dailymotion.com/video/x2f54a ... song_music
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Message » 07 Aoû 2012 7:20

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THE ELECTRIC PRUNES
I HAD TOO MUCH DREAM(LAST NIGHT) 1967


"Le groupe naît dans la vallée de San Fernando en 1965, autour de James Lowe (chant), Mark Tulin (basse) et Ken Williams (guitare), bientôt rejoints par Mike Weakley (batterie) et Dick Hargraves (claviers). Il prend pour nom « The Sanctions », puis « Jim and the Lords ».

L'année suivante, Hargraves quitte le groupe et est remplacé par James Spagnola (guitare). Ils sont découverts par Dave Hassinger, ingénieur chez RCA, et sortent un premier single, Ain't It Hard / Little Olive, sous leur nouveau nom, « The Electric Prunes ». Le single est un échec, mais leur suivant, I Had Too Much to Dream (Last Night) / Luvin, est en revanche un grand succès, qui atteint la onzième place des charts américains et se classe 49e au Royaume-Uni. À ce moment-là, Weakley a quitté le groupe à son tour et a été remplacé par Preston Ritter, donnant la configuration « classique » du groupe.

Leur single suivant, Get Me to the World on Time, fait une performance honorable dans les charts (27e aux États-Unis, 42e au Royaume-Uni), et incite les Prunes à sortir un premier album, également appelé I Had Too Much to Dream (Last Night), qui peine à confirmer. Leur second album, Underground, sort la même année, dans l'indifférence générale. Ritter et Spagnola quittent le groupe, remplacés respectivement par un revenant, Mike « Quint » Weakley, et Mike Gannon.

Le groupe entame alors l'enregistrement de son troisième album, Mass in F Minor : une adaptation psychédélique d'une messe écrite par David Axelrod. Toutefois, cet album n'a des Prunes que le nom : devant l'incapacité des membres du groupe à lire correctement des partitions, des musiciens de studio sont embauchés pour les remplacer, et au final, seuls Tulin, Weakley et Lowe jouent sur l'album. Il sort en 1968, mais la curiosité qu'il suscite ne se répercute pas sur ses ventes. Toutefois, une chanson extraite de cet album, Kyrie Eleison, sera reprise sur la bande originale du film Easy Rider (1969). Entre-temps, Weakley quitte le groupe durant leur tournée européenne, immortalisée trente ans plus tard par l'album Stockholm (1997), et Joe Dooley le remplace.

Les relations au sein du groupe deviennent difficiles, d'autant que Hassinger a un contrôle absolu sur leurs activités. James Lowe finit par claquer la porte pendant une tournée au Texas, bientôt suivi par Gannon et Dooley. Tulin et Williams, derniers membres originaux du groupe, font appel à des musiciens de session (John Raines à la batterie, Jerry Stuart au piano, Kenny Loggins à la guitare), mais leur unique tournée se révèle si désastreuse (« peut-être la pire tournée de tous les temps », selon Tulin) qu'ils décident d'abandonner à la mi-1968.

Toutefois, Hassinger possède les droits sur le nom du groupe, et il réunit de nouveaux musiciens pour un nouvel album dans la lignée de Mass in F Minor, Release of an Oath, qui sort en novembre 1968. Le groupe se compose alors de John Herron (orgue), Brett Wade (basse, flûte), Mark Kincaid (guitare, chant) et Richard Whetstone (chant, batterie). Il sort encore un album l'année suivante, Just Good Old Rock and Roll, et disparaît à son tour l'année suivante.

Grâce à la présence de leur tube I Had Too Much to Dream (Last Night) dans la compilation Nuggets: Original Artyfacts from the First Psychedelic Era, 1965-1968, sortie en 1972, les Electric Prunes ne sombrent pas totalement dans l'oubli après leur disparition. Parallèlement aux rééditions de leurs albums originaux, des bandes sont exhumées et paraissent dans les années 1990. Le groupe se reforme en 2001 autour de ses trois fondateurs, James Lowe, Mark Tulin et Ken Williams ; ils se contentent tout d'abord de jouer en concert, puis sortent trois albums, Artifact (2001), California (2004) et Feedback (2007)."

(source: http://fr.wikipedia.org/wiki/The_Electric_Prune

EXTRAIT MUSICAL: http://www.youtube.com/watch?v=F-kVFfKe ... re=related
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Message » 07 Aoû 2012 7:29

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KALEIDOSCOPE COLOURS 1968


"The Mexican Kaleidoscope's sole, self-titled album is like many American '67-'68 psych-garage obscurities in its morose, frequently minor-keyed blend of ominous organ and fuzz guitars. Yet mucho eccentricity and spontaneity make it more interesting than many such relics. That organ really vibrates with a menace, sometimes like a distant cousin to the Doors, but with a more adolescent, untutored sensibility. Although the vocals (all in English) are often lovelorn laments, they drip with snarling attitude veering from don't-give-a-damn bluesiness to abject self-pity, mixing in a psychedelic sense of disorientation that sets the songs aside from the more conventional romantic lyrics of earlier mid-'60s garage bands. And some goofy psychedelic touches appear without warning, like the cheap outer space signals in "Colours"; the Harpo Marx-like horn interjections in the same tune; the atomic explosion that ends "Hang Out"; the out-of-nowhere distant, cornered-wolf yells of "A New Man"; the weird, slightly off-key plunks of "I Think It's All Right," which ring like a tapped wine glass; and the funk rock guitar of "I'm Crazy," which sounds halfway between a chicken-scratch and a drawer being opened and closed, giving way to a harem organ. Then there's the eight-minute "Once Upon a Time There Was a World," which sounds like an unwitting parody of suicidal teenage angst in its over-the-top sorrow for itself, yet backed with a creepy organ-fuzz arrangement of almost funereal grandeur." ~ Richie Unterberger, All Music Guide

EXTRAIT MUSICAL: http://www.youtube.com/watch?v=NLXECIiVdNM
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Message » 07 Aoû 2012 7:41

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NICK DRAKE BRYTER LAYTER 1970

"Nick Drake abandonne définitivement ses études peu après la sortie de Five Leaves Left (1969) et part pour Londres afin de se consacrer pleinement à sa carrière d'artiste. Malheureusement, son malaise ne fait que croitre sur scène, où il se retrouve souvent confronté à un public plus enclin aux hymnes festifs à reprendre en chœur qu'à ses délicates complaintes mélancoliques. Dans la crainte et l'anticipation permanente du jugement négatif du public, il enchaine les maladresses et ne parvient à s'adresser à des spectateurs qui doivent patienter longuement durant ses ré-accordages de guitare. Si Drake semble alors sur le point d'abandonner les concerts, les résultats décevants de son premier disque ne l'empêchent pas de retourner en studio. Lui et son producteur Joe Boyd s'accordent sur la nécessité d'inclure une section rythmique et de rendre sa musique plus attrayante. Ainsi le guitariste Richard Thompson de Fairport Convention est rappelé, cette fois en compagnie de son bassiste Dave Pegg et de son batteur Dave Mattacks. À ceux-ci s'ajoute l'insaisissable John Cale qui participe à l'enregistrement de deux titres ainsi que le jeune et talentueux arrangeur Robert Kirby dont les orchestrations illuminaient déjà Five Leaves Left. L'enregistrement de Bryter Layter s'effectue dans de meilleures conditions que celui de son prédécesseur, un climat source d'optimisme quant à son futur succès commercial.

Tout en conservant l'élégance du premier, ce deuxième disque se révèle effectivement plus enjoué, voire plus vif et majestueux, ce dès les premières secondes. Il offre même la possibilité d'écouter Nick Drake évoluer sur un titre au tempo plus élevé qu'à l'accoutumée, un échantillon dont le débit de paroles semble difficile à assumer mais qui n'en demeure pas moins enthousiasmant pour le Religionnaire. Bryter Layter est comme une éclaircie passagère dans un ciel sombre et montre que le talent de son auteur ne se manifeste pas uniquement à travers la noirceur d'une profonde dépression. Les mélodies semblent plus légères et tout aussi touchantes, certaines de ces ritournelles se suffisant à elles-mêmes au point de constituer des morceaux instrumentaux rafraichissants. Si les textes demeurent toujours introspectifs et tourmentés, Drake parvient à s'extraire de l'obscurité, à surmonter ce sentiment d'impuissance et de passivité pour s'impliquer davantage dans ses rapports aux autres et au monde. Si les regrets et la solitude demeurent, leur poids semble moindre et la peine apparait désormais surmontable. Cet agréable regain d'espoir, à l'origine d'une deuxième œuvre magnifique, est aussi fragile qu'il est lié à un désir de reconnaissance de l'artiste, un désir qui ne sera jamais satisfait de son vivant. Les ventes de Bryter Layter ne dépassent pas les trois mille exemplaires et les critiques sont divisés, un résultat consternant pour l'artiste dont les dernières et maigres lueurs d'espoir s'envolent."



(source: http://www.destination-rock.com/albums/ ... ayter.html)

Extrait musical: https://www.youtube.com/watch?v=Qr3-ScLFG4w
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Message » 07 Aoû 2012 10:45

Celle de Kaleidoscope était vraiment "dans l'air du temps" :mdr:

Sinon, aucun rapport avec le psyché, mais une pochette que j'aime beaucoup de cette époque : celle de "Secret Treaties", album de Blue Oyster Cult avec son célèbre Messerschmitt Me262
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Message » 07 Aoû 2012 11:35

Jolie,merci pour le partage,tu me la fais découvrir :)

Alors puisqu'on est dans les avions:

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JEFFERSON AIRPLANE
AFTER BATHING AT BAXTER'S 1967


Pour ce nouveau Track-by-track, le 143ème, j'ai décidé d'aborder un disque bien cinglé datant de l'ère du flower-power : After Bathing At Baxter's, sorti en 1967 sous une pochette sublime représentant un avion bien délirant. Cet album est le sommet d'un groupe mythique, majeur de son époque, Jefferson Airplane, groupe aujourd'hui, hélas, passé un peu dans les oubliettes (sauf des amateurs de rock psychédélique). L'Airplane, ici, offre un album riche, totalement délirant, constitué de cinq suites de deux ou trois chansons (en tout, il y en à 11, des chansons, pour 43 minutes environ), une sorte de mini album-concept sans en être vraiment un. Un disque rock, pop et cinglé.

Disque mémorable comptant parmi les joyaux absolus de cette époque, et de cette année 1967 si riche en chefs d'oeuvre (Beatles, Love, Stones, Doors, Hendrix, Velvet, Pink Floyd...), l'album est certes totalement bordélique, avec sa structure en cinq pièces musicales, et il contient autant de chansons pop que de délires expérimentaux, mais il est vraiment une réussite absolue, majeure, et le sommet du groupe de Grace Slick et Jack Casady. Bref, si vous aimez le rock, et surtout celui de cette période si cruciale, vous vous devez de posséder ce disque mythique chez vous !


(source: http://clashdohertyrock.canalblog.com/a ... 65007.html)

Extrait musical: http://www.youtube.com/watch?v=rSDIC1etsFM
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Message » 08 Aoû 2012 15:05

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Led Zepplin Led Zepplin I - 1968

La célèbre image de l'écrasement du dirigeable Hindenburg en 1937 fait office de pochette au premier album de Led Zeppelin. Artistiquement modifiée, l'image fut reprise en couverture de Led Zeppelin II.


Extrait musical: http://www.youtube.com/watch?v=rf2e4QPPxJY
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