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Musique enregistrée : BLURAY, CD & DVD musicaux, interprètes...

rachmaninoff concerto

Message » 31 Oct 2006 0:40

Bon y a pas le deuxième Scherzo.

C'est pas tellement l'âge qui serait gênant sauf dans Etincelles de Mozkowsky ou il en manque un peu trop dans une oeuvre qui ne demande que cela.

Mais l'étude op. 25 n° 2 (la plus facile de toute la série pour les doigts et le reste !) est toute portée sur la main droite, manque de stabilité et ignore la gauche ou est la vraie difficulté et le chant, et l'andante spianato est phrasé à la main droite avec beaucoup trop d'intentions expressives... précieuses.

Je ne juge pas le 16e prélude de Chopin, car on ne peut pas arriver et jouer ça à froid. Or, là, ça manque de tout.

Les jeux d'eau à la Villa d'Este sont ravissants dans les premières pages et la main gauche, une fois encore, mise en second plan... est-ce bien de cela dont il s'agit... dans cette oeuvre ?

Reste ses transcriptions de Rachmaninov qui sont admirables. Et son disque est fantastique. Publié en microsillon par Dellarte. Je le thésaurise mais ne sait pas s'il existe en CD.

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haskil
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Message par Google » 31 Oct 2006 0:40

 
 
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Message » 31 Oct 2006 0:50

http://www.youtube.com/watch?v=-Y0f8NeXvdo

voilà une étude de Moszkowski comme il faut. Mais lui est très jeune !

Et un gluck transcrit par Szgambati (sur un piano pourri) joué, par le même, à Sao Paulo dans la grande salle de concert de l'OSB.

http://www.youtube.com/watch?v=IW1FlZpELE0


Et un Villa Lobos joué sur le Steinway de Novaes (la prise originale a un meilleur son et de loin).

http://www.youtube.com/watch?v=VL1YAqieXKk


et sa copine Argerich dans Scarlatti

http://www.youtube.com/watch?v=PcsRl_LIJHA


Et la première partie du finale du Rach 3 dans un son pourri... hélas ! Pour la petite histoire, elle a reçu les conseils de Freire quand elle l'a travaillé, car c'était l'un des chevaux de bataille du Brésilien.

http://www.youtube.com/watch?v=zqTrspJngJc

Et un 16e Prélude de Chopin... mais faut patienter la première minute ou le son du 15e est pourri de chez pourri

http://www.youtube.com/watch?v=xsraoacTYk4


Et là, le plus beau son de piano qui soit, par le vieux Cortot donnant un exemple. Il parle en jouant mais l'on entend ce qu'est une vraie éloquence pianistique, un vrai son qui parle et n'a aucune affèterie.

http://www.youtube.com/watch?v=o8E_0glY3nI

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Message » 31 Oct 2006 1:38

Et là, le plus beau son de piano qui soit, par le vieux Cortot donnant un exemple. Il parle en jouant mais l'on entend ce qu'est une vraie éloquence pianistique, un vrai son qui parle et n'a aucune affèterie.

Oh que oui : un "must" que j'ai découvert sur le DVD "L'art du piano" (où le son est synchrone) et que j'ai passé et repassé maintes fois !
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Message » 31 Oct 2006 1:44

haskil a écrit:
Il y a plusieurs époques dans sa carrière. Ses tous derniers disques, par exemple, sont plutôt d'une sobriété et d'une rigueur étonnantes quand on songe, effectivement, à certaines choses un peu chochotes qu'il a pu faire ces vingt dernières années.

[...]

C'est ce qui fait que Wild a eu une carrière un peu en creux toute sa vie.


Merci pour cette remarquable analyse.

haskil a écrit:Quelqu'un sur ce fil parle de Katsaris qui est un autre cas.

Une technique phénoménale, une virtuosité qu'aucun pianiste vivant de ma connaissance n'atteint (peut être Hamelin), mais doublé dans le même temps d'un prosaïsme artistique, voire d'une bêtise musicale qui font que malgré un talent sidérant il n'est pas pris au sérieux.

Mille fois Wild que Katsaris !

Exemple de son prosaïsme artistique : Katsaris vient d'enregistrer un disque Mozart avec des transcriptions de la flute enchantée. Il y a a l'air de la reine de la nuit... Il joue les notes aigues sans aucune tension, égales, comme si c'était un p'tit air seriné... et pas du tout en reproduisant la tension née de la difficulté pour la chanteuse d'attraper ses notes suraiguës... Sous ses doigts, ça devient anodin et sans intérêt. Alors qu'un pianiste amateur aurait l'idée de reproduire l'irrégularité et la tension du chant d'une soprano colorature !

Katsaris, il lui faut l'orchestre, car en récital c'est désespérant de platitudes prosaïques. Un océan de beau piano (et quel piano :o ) et aussi hélas de vulgarité parfois.... Comme à Gaveau récemment.

Etrange pianste qui a si peu de problèmes avec le piano qu'il ne pense pas assez à la musique.

Alain :wink:


:cry:

J'ai à la maison le cd de Katsaris auquel tu fais allusion (transcriptions de Mozart), pas encore écouté... Tu viens de le faire redescendre tout en bas de la pile. Ce que tu écris à cet égard est en tout cas très intéressant, et montre dans un sens qu'il n'y a de cas que particuliers. On pourrait penser que généralement la technique libère l'interprète et lui permet de découvrir (j'insiste sur le mot découvrir) à travers la forme juste le sens de l'oeuvre. Pourtant ici il semble que le "pianisme" puisse être l'ennemi de la musique.

Entre deux abîmes, l'équilibre est malaisé. Parce que là encore (tu y répondras mieux que moi sans doute), qu'est-ce qui fait que des Pianistes comme Pletnev ou Pogorelich puissent interpréter des sonates de Mozart d'une manière aussi étrange (superbe pianistiquement mais un peu à côté de l'esprit des oeuvres) et que pourtant nous soyons (moi en tout cas) fascinés par le résultat, et non simplement agacés ?

En tout cas ton propos ouvre des voies passionnantes et me fait mieux comprendre pourquoi j'ai souvent quelques réticences avec la musique de Chopin par exemple, l'instrument (ou plus exactement la passion de l'instrument) est au moins aussi importante que la musique elle-même (et quelle musique pourtant). Résultat ? Des compositeurs comme Chopin ou Rachmaninoff ne m'interpellent que quand les interprètes jouent avec une grande simplicité, une certaine rectitude comme Serkin ou Rubinstein (chacun dans un genre singulier).

Cordialement,
Polonsky
 
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Message » 31 Oct 2006 1:47

DaveStarWalker a écrit:Précieux ? je pense l'exact contraire. C'est chic, élégant, et très très très agile, parfois au détriment des ambiances cependant.

Ses nocturnes de Chopin par exemple, sont un modèle d'utilisation parcimonieuse et intelligente des pédales. Et c'est le cas pour toutes les oeuvres qu'il approche... J'ai des enregistrements de lui qui datent des années 50, et même d'avant encore : il a toujours joué comme ça.


Je ne connais pas ses Nocturnes. Mais je corrige si tu veux: chic plutôt que précieux. Mais c'est une impression fugitive, je ne connais pas assez ce pianiste pour avoir un jugement affirmé.

DaveStarWalker a écrit:Il y a vraiment de nombreuses oeuvres, notamment concertantes, dans lesquelles il faut l'entendre absolument. Dans le premier concerto de Tchaikovsky par exemple, la grande polonaise brillante de Chopin, les concertos de Liszt, de McDowell, et bien sur celui de Gershwin (LES versions, avec Whiteman en 1945 puis Fiedler dans les années 60)...


Merci pour tous ces liens. Je ne manquerai pas d'écouter ça avec un grand intérêt.

Cordialement,
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Message » 31 Oct 2006 9:06

haskil a écrit:

-- La version, pas encore sortie quand ce post a été créé, intégrale qui est à recommander très, très chaudement, c'est celle de Stephen Hough chez Hyperion (CD/SACD).
Enregistrée en public, à Dallas avec Litton. Grande entente entre soliste et pianiste, belle prise de son. Interprétation très très marquée par la version du compositeur avec Ormandy et Stokowski jusque dans le jeu de l'orchestre !



Alain :wink:


j'y suis tombé dessus hier...j'ai pris :wink:
blounote
 
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Message » 31 Oct 2006 9:22

Le début du 2e Concerto va te surprendre....

Alain :wink:

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Message » 31 Oct 2006 9:31

haskil a écrit:Le début du 2e Concerto va te surprendre....

Alain :wink:



je vais essayer ça dans la journée. mieux, Je vais reécouter les versions van cliburn et Biron Janis puis celui là, pour voir :idee: :wink:
blounote
 
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Message » 31 Oct 2006 11:02

Polonsky a écrit:
haskil a écrit:
Il y a plusieurs époques dans sa carrière. Ses tous derniers disques, par exemple, sont plutôt d'une sobriété et d'une rigueur étonnantes quand on songe, effectivement, à certaines choses un peu chochotes qu'il a pu faire ces vingt dernières années.

[...]

C'est ce qui fait que Wild a eu une carrière un peu en creux toute sa vie.


Merci pour cette remarquable analyse.

haskil a écrit:Quelqu'un sur ce fil parle de Katsaris qui est un autre cas.

Une technique phénoménale, une virtuosité qu'aucun pianiste vivant de ma connaissance n'atteint (peut être Hamelin), mais doublé dans le même temps d'un prosaïsme artistique, voire d'une bêtise musicale qui font que malgré un talent sidérant il n'est pas pris au sérieux.

Mille fois Wild que Katsaris !

Exemple de son prosaïsme artistique : Katsaris vient d'enregistrer un disque Mozart avec des transcriptions de la flute enchantée. Il y a a l'air de la reine de la nuit... Il joue les notes aigues sans aucune tension, égales, comme si c'était un p'tit air seriné... et pas du tout en reproduisant la tension née de la difficulté pour la chanteuse d'attraper ses notes suraiguës... Sous ses doigts, ça devient anodin et sans intérêt. Alors qu'un pianiste amateur aurait l'idée de reproduire l'irrégularité et la tension du chant d'une soprano colorature !

Katsaris, il lui faut l'orchestre, car en récital c'est désespérant de platitudes prosaïques. Un océan de beau piano (et quel piano :o ) et aussi hélas de vulgarité parfois.... Comme à Gaveau récemment.

Etrange pianste qui a si peu de problèmes avec le piano qu'il ne pense pas assez à la musique.

Alain :wink:


:cry:

J'ai à la maison le cd de Katsaris auquel tu fais allusion (transcriptions de Mozart), pas encore écouté... Tu viens de le faire redescendre tout en bas de la pile. Ce que tu écris à cet égard est en tout cas très intéressant, et montre dans un sens qu'il n'y a de cas que particuliers. On pourrait penser que généralement la technique libère l'interprète et lui permet de découvrir (j'insiste sur le mot découvrir) à travers la forme juste le sens de l'oeuvre. Pourtant ici il semble que le "pianisme" puisse être l'ennemi de la musique.

Entre deux abîmes, l'équilibre est malaisé. Parce que là encore (tu y répondras mieux que moi sans doute), qu'est-ce qui fait que des Pianistes comme Pletnev ou Pogorelich puissent interpréter des sonates de Mozart d'une manière aussi étrange (superbe pianistiquement mais un peu à côté de l'esprit des oeuvres) et que pourtant nous soyons (moi en tout cas) fascinés par le résultat, et non simplement agacés ?

En tout cas ton propos ouvre des voies passionnantes et me fait mieux comprendre pourquoi j'ai souvent quelques réticences avec la musique de Chopin par exemple, l'instrument (ou plus exactement la passion de l'instrument) est au moins aussi importante que la musique elle-même (et quelle musique pourtant). Résultat ? Des compositeurs comme Chopin ou Rachmaninoff ne m'interpellent que quand les interprètes jouent avec une grande simplicité, une certaine rectitude comme Serkin ou Rubinstein (chacun dans un genre singulier).

Cordialement,


Cyprien Katsaris est un cas... c'est même pour cela que je l'ai cité. Sont interprétation du troisième de Rachmaninoff, et donc le alla breve sont sans concurrents sur le plan de la virtuosité pure : c'est complètement hors norme, un peu comme certaines interprétations de Cziffra chez Liszt (La campanella, la mephisto waltz, la ronde des lutins, etc.) : donc soit on adore complètement, soit on déteste complètement. Le parti-pris est total et la pyrotechnie atteint des sommets que seul Cziffra, peut-être, a par ailleurs dépassé. c'est pour cela que j'utilisais le vocable 'too much"...

D'ailleurs, je me faisais la réflexion avec un ami pianiste il y a quelque temps, Katsaris doit être le fils caché de Cziffra : il n'y a pas d'autres explications ! :mdr:

Alors ça donne donc des réussites stellaires (par exemple les transcriptions lisztiennes des symphonies de Beethoven, dans la version de Katsaris - voix encore ajoutées par rapport au texte original : c'est du délire, d'autant plus qu'il est capable de les jouer en live ; coffret à posséder absolument, pour la musique, j'entends bien, pour le piano ensuite, et pour l'orchestre invisible :o enfin ! A écouter aussi sous ses doigts des oeuvres brillantes de Thalberg, Herz, Pixies... comme par Wild du reste, et les quatres Mephisto Waltz : Cziffra est là, ni plus, ni moins) et des ratages abyssaux (les valtz de Chopin : quel disque étrange...).

Ceci dit, Katsaris est d'abord un pianiste, hors normes, avec des moyens surnaturels. Mais des fois, on a le pétrole, mais pas les idées (ou les "bonnes idées" : mise en avant peu pertinente de contrechants normalement très discrets dans les valses de Chopin)...

Je dirais que l'intérêt du personnage trouve toute sa dimension en dehors du grand répertoire. C'est donc dans des voies peu empruntées qu'il faut aller à la rencontre de Katsaris (son disque consacré à Serge Bortkiewicz : génial).

Earl Wild maintenant... c'est un cas d'école :

http://www.earlwild.com/

Il a maintenant 91 ans, continue à faire des concerts, y compris dans des oeuvres très difficiles et digitales.

C'est donc un pianiste de grand talent, certes, plutôt technique toutefois (pas du tout le genre chichiteux, c'est très direct, trop parfois : manque de profondeur; c'est un pragmatique dans son approche des oeuvres, pas un ultra-analytique à la Pogorelich par exemple - que j'adore mais pas du tout pour les mêmes raisons), mais aussi et surtout un transcripteur dans la grande lignée de Liszt (écouter notamment ses transcriptions de Rachmaninoff, ou celle, célébrissimes, de Gershwin).

Il a par ailleurs été "spécialisé", si tant est que l'on puisse le dire ainsi, dans les oeuvres pianistes rares et difficiles, qui ont fleuri au 19ème siècle/début 20ème. Il a donc beaucoup oeuvré pour leur exhumation, jusqu'à faire un récital à Carnegie Hall en 1980 entièrement consacré à ce genre de transcriptions et oeuvres parfois injouables (notamment Godowsky, les tranformations). C'est aussi un interprète très reconnu de Liszt, avec en particulier, l'intégralité de toutes les oeuvres pianistiques jouées en concert tout au long de l'année 1987.

Pourquoi ces reproches de préciosité n'interpellent ? Parce que son jeu démontre le contraire, et cela depuis les années 40 : il faut l'entendre avec Whiteman par exemple. La plupart de ses disques les plus célèbres datent des années 60 : Rachmaninoff, les concerti et variations, Gershwin, Chopin avec la polonaise brillante, Tchaikowsky, etc. Ce n'est donc pas d'hier qu'il aurait pris "ce tournant" de sobriété, célébré aujourd'hui. 2006 - 1960 = 46 ans... pour le moins !

C'est donc un jeu plutôt sobre, de terrien aérien (plutôt que l'inverse), sans effets appuyés, mais fait avec un grand brio et des éclairs virtuoses (souvent des traits ou de légères modifications au texte original -je pense en particulier à une interprétation de l'op 53 de Chopin, où c'est très pertinent ; en sus, il joue souvent des coda de son cru par exemple). Par contre, c'est certain, il n'y a pas de génie chez lui... mais ça n'est pas vraiment un problème non plus. Je trouve même, par rapport à bien de ses collègues qui devraient parfois un peu redescendre sur terre (aussi par qu'il s'agit d'une forme intellectualisante de "génie ", donc assez peu naturelle...) que c'est une qualité dans certaines oeuvres et compositeurs. Son Chopin par exemple, est un modèle de subtilités (qui ne s'apprécient pas forcément à la première écoute, mais plutôt et ensuite, à la comparaison d'avec d'autres interprétations : il y a ainsi une utilisation du rubato très intéressante, car presque imperceptible, d'après une base rythmique solide, à première vue peu ductile... et pourtant... c'est un jeu toujours très souple), mais il n'y a pas de grandes visions authentiquement géniales cette fois, comme chez Cortot ou Samson François par exemple, pour donner une idée de jeux diamétralement opposés. Un pianiste français qui s'en approche est François René Duchable (l"anti-Samson-François" selon ses propres termes :wink: ) ; c'est d'ailleurs intéressant d'écouter les concerti de Saint Saens par lui puis par Wild : les similitudes dans l'interprétation, la vélocité, les lignes nettes et les traits comme découpés par un laser, sont pléthore.

Bien sûr, Wild ne correspond pas tellement à l'idée que les européens se font d'un pianiste de son calibre, en général : il n'a pas du tout la langue dans sa poche, n'hésite pas à avoir des avis tranchés sur ses collègues et certaines oeuvres, donc ignore la notion de sacralité mais dit facilement "j'aime ou j'aime pas" (voire davantage), a beaucoup, beaucoup d'humour et surtout d'autodérision, a de grandes facilités digitales et joue Liszt come un hongrois... alors qu'il est américain, très américain même (il a été le pianiste de la Maison Blanche pour six présidents, celui de la chaine NBC, etc.). C'et peu être même son principal problème... en tout cas en France.

Donc carrière en creux (d'autant plus qu'il a été également un des enseignants les plus recherché des Etats-Unis) ?... c'est surtout la marque d'une grande indépendance d'esprit, reconnue, et maintenant appréciée à sa juste valeur (à travers la défense et le choix d'oeuvres rares, pendant des années mal considérées par les "puristes puritains", et fort éloignées du "grand répertoire"; heureusement, cela change, et a changé aussi grâce aux actions de personnages tels que Wild...). Des carrières en creux aussi longues et aussi riches, ça laisse rêveur ! :P CE qui est vrai, c'est qu'il a toujours été loin des circuits traditionnels de la reconnaissance pianistique : jouer pour la radio (dans la première station ayant jamais émis au USA : KDKA) la télé, faire des documentaires pour la BBC : quelle horreur ! :mdr:

En pratiquement 80 ans de carrière (premier concert à dix ans), il a enregistré plus de 300 disques, peux-être 400, officiels. Il est donc impossible d'en parler lapidairement, tant c'est un pianiste versatile (il possède un répertoire d'environ 900 oeuvres ; sauf dans la musique contemporaine, atonale en particulier... qu'il déteste). Et il continue d'enregistrer.

Cordialement,
David.
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Message » 31 Oct 2006 12:02

On sent que pour lui tu as le talent du tribun, et c'est tant mieux, car tu trouves des mots pour exprimer ton admiration. Bravo encore!

Néanmoins, Earl Wild, comme Jorge Bolet, Simon, Shura Cherkassky ou encore Magaloff, a eu, et plus qu'eux encore, une carrière qui n'a jamais fait de lui un pianiste placé au devant de la scène ni américaine ni internationale.

D'ailleurs dans The Great Pianists d'Harold C Schonberg, publié en 1964 par LE spécialiste américain du piano, critique du New York Times, Earl Wild ne figure que cité parmis d'autres pianistes. Et ce livre, contestable à bien des égards, par la prééminence qu'il donne à une vision particulière du piano est en revanche une photographie juste de la renommée des pianistes aux Etats Unis.

Schonberg que j'ai souvent eu comme voisin de table dans des jurys de concours de piano était un grand amateur de virtuosité, de paraphrases, de transcriptions et en tant que critique dès la fin de la seconde guerre mondiale il a défendu cela dans ses articles et ses livres. Mais il ignirait tout un pan du piano européen et donc nous avons échangé par mal de disques et de cassettes !

Bolet et Cherkassy parlaient facilement de leur carrière en creux, et Cherkassky qui était désarmant de modestie, disait qu'il jouait beaucoup mieux à 75 ans qu'à 50 ans... Tellement désarmant de modestie qu'un soir après un de ces récitals parisiens, au restau il m'a demandé comme j'avais trouvé sa Quatrième Ballade de Chopin, ne m'a pas laissé répondre enchainant en disant : " cette musique est trop difficile pour moi. C'est une oeuvre pour Perlemuter, pour Rubinstein pas pour moi."

Cherkassky a joué dans sa jeunesse aux Etats-Unis du Godowsky, du Moszkowsky, des transcriptions diverses et variées, comme Saperton (le gendre de Godowski) et bien d'autres pianistes dont Godowsky lui même, Guiomar Novaes, car ce répertoire était à la mode et Wild n'a pas eu un rôle de pionnier pour ce répertoire. Il plutôt été l'héritier de ceux qui le jouaient déjà.
Pas plus qu'il ne l'a eu pour Liszt dont les transcriptions étaient le fond de commerce des pianistes de la diaspora européanorusse aux Etats Unis et pour lequel, dès les années 1950 en Europe... Brendel a énormément fait chez Vox, avant de devenir le pianiste un peu professoral qu'il est devenu.

C'est étrange les carrières, particulièrement de pianistes qui sur le tard peuvent exploser.

La pianiste dont j'ai emprunté le nom pour mon pseudo en est un exemple fameux. Peut-être le plus fameux de tous. Début de carrière flamboyant. Traversée du désert pendant 30 ans. Soudain le triomphe.

Un autre exemple, tragique celui là : Rosita Renard...


Alain :wink:

PS. A part les doigts, il n'y a rien entre Cziffra et Katsaris, si ce n'est que le second admire le premier. Mais pour avoir entendu les deux en récital et évidemment pour connaitre tous leurs disques ou quasi, rien ne les fait se ressembler artistiquement ...

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"Le coq qui chante le plus fort n'est pas celui qui vit le plus longtemps", proverbe que j'ai inventé le 12 juillet 2019. Libre de droits : ha ha ha !
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haskil
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Message » 31 Oct 2006 13:04

haskil a écrit:On sent que pour lui tu as le talent du tribun, et c'est tant mieux, car tu trouves des mots pour exprimer ton admiration. Bravo encore!

Néanmoins, Earl Wild, comme Jorge Bolet ou Shura Cherkassky, a eu, et plus qu'eux encore, une carrière qui n'a jamais fait de lui un pianiste placé au devant de la scène ni américaine ni internationale.

A suivre, on m'appelle


Oui, tu as tout à fait raison.

Par ailleurs, ce n'est pas une surprise, j'apprécie évidemment les deux pianistes que tu cites.

Jorge Bolet : quelle sonorité magique.

Shura Cherkassky : ben c'est Shura Cherkassky, avec toute son excentricité. Au contraire de Katsaris par exemple, mais aussi dans une approche très "baroque" et personnelle, j'adore ses interprétations (notamment en public) des waltz de Chopin.

Earl Wild ?... disons que j'aime le bonhomme, tout en étant bien conscient de ses limites : ce n'est pas le pianiste le plus fin qui ait foulé la planète, loin de là ! Et quelque part... ça ma convient (c'est sûr que l'on a pas la hauteur de vue vaguement effrayante d'un Richter, après qu'il eu décidé de se promener sur l'Olympe pour tutoyer les dieux, ou au contraire sa profonde intériorité après avoir plaisanté :o :P avec Hadès).

Rien de "génial" donc chez Wild, c'est une transcendance qui demeure d'abord technique.

Mais je trouve par contre qu'il dégage une sympathie immédiate à laquelle il est dur de résister. Je me souviens notamment d'un comentaire paru dans répertoire lors de la sortie en France des deux disques "the virtuosity of Earl Wild" (tout un programme ! noté 9 sur 10), où le critique disait que ces disques s'écoutaient d'une traite, avec grand plaisir, comme si un ami venait à la maison pour jouer, puis repartait. Or, je ressens souvent ça lorsque j'écoute ce bonhomme : beaucoup de classe, d'aisance, d'humour, mais aussi de simplicité (à tous les sens du terme, avec les bons comme les mauvais côtés).

En un mot, je trouve (comme Bolet, Cziffra et surtout Cherkassky, mais il y en a tant d'autres) qu'il s'agit de personnalités très... "attachantes".

Par contre, cette histoire de "préciosité"... hum, je ne sais pas si c'est le terme qui lui convient, car il a tout le temps eu un jeu assez direct. Pour Cherkassky, là je dit "(plutôt) oui" (et d'ailleurs pourquoi pas, car ça donne un cachet extraordinaire, au premier sens du terme, à son jeu : c'est typique, on le reconnait dès les premières notes ; tant que ça ne devient pas pittoresque... comme chez Katsaris ou parfois Cziffra donc, avec en plus une touche appuyée de narcissisme chez le chypriote, que n'avait pas le divin tzigane).

C'est pour cela que j'ai préféré employer le mot "chic" (qui peut aussi, et à raison, être connoté négativement), qui me semble plus convenir à ses choix d'interprétation : ça n'est jamais emprunté, mais parfois un peu décoratif et sans grande profondeur ou intentions profondes. C'est notamment le cas dans son interprétation de la sonate en si de Liszt : c'est parfois digital... et en sus ça n'est pas la digitalité impeccable de Hamelin par exemple.

Sinon j'ai vu que tu parles de Guiomar Novaes à un moment.

Franchement, un seul mot : "j'adore".

Maintenant, pour tous ces pianistes de premier plan (pour leurs qualités) restés au second (pour leur carrière) : qu'est-ce qu'ils recherchaient vraiment ? C'est un peu la question que je me pose. Je crois qu'ils sont avant tout des amoureux de la musique, certes, mais aussi de leur instrument, d'où des répertoires souvent exotiques, excentriques, aventureux. Ce n'est pas un hasard si Jorge Bolet fut un interprète exceptionnel de Liszt, celui des paraphrases notamment.

A l'heure actuelle, je pense aussi à ce pianiste italien, Giovanni Bellucci, assez peu connu du grand public par rapport à bien d'autres pianistes de sa génération (par exemple Lugansky ou Piotr Anderszewski, pour ne citer que ces deux noms là), qui semble faire d'autres choix de carrière, et qui reprend souvent le "grand jeu" des transcripteurs, comme leurs oeuvres de prédilection. Alors après, est-ce que c'est subi ou voulu, c'est toute la question... C'est sûr que tu dois avoir des réponses que je n'ai pas. Les pianistes transcripteurs sont un peu une "race à part", d'abord connus des autres pianistes avant le grand public.

Je suis aussi ravi que tu aies évoqué Abbey Simon : pareil, j'adore.

Mais si peu de personnes, en tout cas en France, ont entendu parler de lui... Idem avec Minoru Nojima (réédition chez Reference Recordings d'ailleurs) dont je parlais dans un autre post...

Du coup, toujours dans ce style de pianistes (et de pianisme ?), j'ai vraiment envie de tenter la version des concerti par Stephen Hough : je pense que je vais vraiment, vraiment apprécier.

Cordialement,
David.
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Message » 31 Oct 2006 13:24

haskil a écrit:PS. A part les doigts, il n'y a rien entre Cziffra et Katsaris, si ce n'est que le second admire le premier. Mais pour avoir entendu les deux en récital et évidemment pour connaitre tous leurs disques ou quasi, rien ne les fait se ressembler artistiquement ...


Oui : le "fils caché", c'est bien sûr une boutade. :mdr: D'autres parlent de Volodos...

Ceci dit, il ya un exemple flagrant d'approche... très proche : l'interprétatin de la deuxième Mephisto waltz. Katsaris est le seul pour l'instant dont l'interprétation et les moyens pianistiques me rappellent ceux de Cziffra (ce qui est un exploit dans cette chasse gardée depuis 50 ans).

Il y a aussi des accelerandi ou des ritardendi subits (présents aussi chez Wild, souvent sur la main gauche : son "un sospiro", de ce point de vue, se rapproche beaucoup de celui de Cziffra : très destabilisant à la première écoute par rapport à ce qui est fait habituellement), que Katsaris "case" parfois (c'est peut-être le problème d'ailleurs : il "case"), et qui me font penser au jeu de Cziffra.

Le jeu en octave aussi, énergique on va dire, et parfois cette façon de tirer sur les lignes harmoniques, à la limite de la rupture. C'est particulièrement le cas dans les rhapsodies de Liszt, notamment la version de 1973, où Cziffra donne l'illusion d'oeuvres improvisées.

Il y a donc de cela aussi chez Katsaris, mais la grosse différence provient du fait que Cziffra obéissait à sa nature et à son tempérament (oserais-je écrire au "sang de ses origines" ?), en aboutissement d'une préparation minutieuse certes, mais portée à ébullition par les deux paramètres précédents, insécables et irréductibles de son jeu... alors que Katsaris est dans l'effet.

Dans tous les cas, Katsaris est un pianiste intéressant, capable de fulgurances et même d'exploits... mais si irrégulier et si souvent irritant. Le bon goût et surtout la mesure ne sont pas toujours son apanage, c'est certain.

Cordialement,
David.
DaveStarWalker
 
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Message » 31 Oct 2006 13:43

Guiomar Novaes ?

J'ai quantité d'enregistrements live d'elles (avec Szell, Bernstein, Cluytens, avec New York Philharmonic et Cleveland notamment) et des récitals publics qui la montrent sous un jour plus fabuleux encore que ces disques.

Et j'ai pu lire sa correspondance non éditée et notamment les lettres qu'elle envoyait de Paris à Chiaffarelli quand elle avait 15 ans ! Une femme étonnante !

Debussy parle d'elle dans ses lettres. Elle est la seule pianiste à ce jour auquel le jury du concours d'entrée du conservatoire a demandé de bisser le récital du concours ! :o Et le jury c'était Debussy, Fauré, Moszkowsky et Albeniz :lol: :lol:

Quand le Louvre a organisé son cycle consacré aux pianistes filmés, je leur ai prêté un document seulement sonore (car celui qui détient les films ne veut les prêter à personne :-? ) qu'ils ont diffusé quand le public est entré pour la première :

l'enregistrement de la rupture de Novaes avec Vox :o Elle joue la berceuse de Chopin et parle avec le producteur (rien moins que Fred Plaut) et le preneur de son et s'engueule avec le représentant de Vox. Le tout en Français et un tout petit peut en anglais et sans s'arrêter de jouer... C'est un document fascinant...

J'ai un jour demandé à Byron Janis qui a enregistré des pièces du mari de Novaes (Ottavio Pinto) s'il avait entendu Novaes en récital...

Il m'a presque engueulé sur le mode de la rigolade en me disant : "mais comment pouvez vous me posez cette question ! Quand elle jouait à New York, il n'y avait qu'une chose à faire, aller l'écouter et tous les pianistes allaient prendre leur leçon " Et il a alors regardé le ciel après avoir embrassé ses propres mains. Il m'a dit qu'Horowitz était toqué d'elle. ce que je savais par la veuve de Ségovia et par Horowitz himself que j'avais rencontré... à Paris... chez Lido Musique ou il achetait des disques avec Wanda et l'engueulait copieusement car elle trouvait qu'il y avait trop de disques de Rubinstein dans le magasin :lol: Séchement, il lui avait dit "tais-toi, c'est un grand artiste !".

Mais bon, Novaes a fait une carrière de tout premier plan au Etats Unis de 1917 à 1976. Quand Furtwangler a fait ses débuts aux Etats-Unis, elle était la soliste du concerto de Schumann et elle avait joué avant le Cinquième de Saint Saens avec Mengelberg !

Bernstein lors de son dernier concert parisien s'est invité à la maison, amené par Ivry Gitlis, j'en ai donc profité pendant qu'il faisait la cuisine pour lui demander s'il se souvenait de Novaes avec laquelle il avait donné le fa mineur de Chopin. Et comment qu'il se souvenait d'elle !

Et c'est elle qui a inauguré le Queen Elisabeth Hall, à Londres, invitée par la reine... Elle n'avait pas joué à Londres depuis 50 ans... et toutes les places ont été vendues en une après midi...


Bolet m'a raconté que l'ostracisme de Serkin à l'égard de Liszt était tel que quand il a été nommé au Curtis Institute de Philadelphie il a été étonné de ne pas retrouver le grand portrait de Liszt accroché dans le bureau du patron des études de piano... Serkin l'avait fait enlever et ranger au grenier... alors Bolet l'a fait raccrocher.

Cherkassky ? Un vieux monsieur indigne, mais si drôle, si modeste, si indépendant d'esprit. Au piano, il jouait d'une façon étrange et très sophistiquée, et ne pouvait pas s'en empêcher, allant chercher des contre-chants là ou personne n'en trouve... mais cette excentricité incontrôlée et cette sophistication ne s'accompagnaient jamais de phrasés affectés ou chochotte (à lal différence d'Horowitz) : son excentiricité était dans sa façon de lire la musique.


Abeey Simon ? Homme très sympathique, grand pianiste... mais personne ne veut de lui en fait, même aux Etats-Unis. Il vivait à Genève, il n'y a pas longtemps et personne ne le savait. Il joue très très bien, mais on l'oublie tout de suite après l'avoir entendu... C'est étrange... disons que sa sonorité n'est pas parlante...


Bellucci ? J'étais du jury qui lui a donné son prix ! Un type adorable et un pianiste magnifique. Une autre trempe qu'Anderszewski qui est un pianiste modeste et un artiste fabriqué cousu main inventé par Monsaingeon (je l'ai connu avant qu'il ne joue comme il a décidé de jouer un jour pour se distinguer des autres !)...

Mais Lugansky c'est une autre trempe que le Piotr... et ce depuis qu'il est tout gosse... Je l'ai vu enseigner à Moscou au Conservatoire, c'est un grand et une cervelle !
Dernière édition par haskil le 31 Oct 2006 13:53, édité 1 fois.

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Message » 31 Oct 2006 13:51

La pianiste dont j'ai emprunté le nom pour mon pseudo en est un exemple fameux. Peut-être le plus fameux de tous. Début de carrière flamboyant. Traversée du désert pendant 30 ans. Soudain le triomphe.

Merveilleuse pianiste (Schumann !) : sa "traversée du désert" n'avait elle pas pour cause des problèmes de santé ?
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Message » 31 Oct 2006 15:04

Bon, hé bien, personnellement, je me délecte de tous vos messages..

Merci à tous, j'apprends plein de choses et je vois que j'ai bien du chemin à parcourir en ce qui concerne la musique classique, étant, en plus, plutôt novice dans ce domaine..

Chapeau, messieurs..
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