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Musique enregistrée : BLURAY, CD & DVD musicaux, interprètes...

Télécharger (légalement) de la musique non compressée

Message » 05 Déc 2011 20:01

Et les prix des places de concerts ont bien augmenté ! Ils justifient ça en prétextant qu'ils vendent moins de cd et qu'ils doivent bien se rattraper, à part que ce sont ceux qui vendent le plus de cd dont les concerts sont les plus inabordables. :roll:
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Message par Google » 05 Déc 2011 20:01

 
 
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Message » 05 Déc 2011 21:49

Hé bien voilà un peu de matière à la discussion. :wink:

blue dream a écrit:Et en conséquence, qu'écouter Qobuz en streaming à 29€ par mois ne me pose aucun problème d'éthique, que si je m'interdisais de le faire, ça ne réglerait rien.

En payant ton abonnement à Qobuz, tu rémunères les artistes que tu écoutes.
Je ne vois pas en quoi ceci devrait te poser un quelconque problème de conscience (même si côté rétribution ça craint, mais ce n'est pas de notre fait).

Au cas où cela n'aurait pas été suffisamment clair, la seule chose qui m'ulcère, c'est le fait que certains (beaucoup trop, à mon goût) se gavent de musique sans jamais donner en retour aux artistes : ni concerts, ni téléchargement en pay what you want, que dalle, nada !

blue dream a écrit:Les solutions actuelles, notamment la politique Hadopi, ne règle rien du tout, c'est à peine un petit pansement qui emmerde ceux qui achètent légalement (cette pub à la con en début des DVD, c'est une honte ! les pirates ne la subissent pas !).

Très bon point : payer pas loin de 10 € la séance de ciné pour se taper 20 minutes de pub et un discours moralisateur, c'est vraiment too much.
D'ailleurs, j'en ai été tellement écœuré que je ne mets plus les pieds au cinéma (ce qui au passage, même sans que j'ai le désir de me ruer sur megaupload pour compenser, est une vraie perte pour cette industrie à mon niveau : je me faisais au bas mot 4 toiles par mois auparavant).

D'ailleurs, il est "amusant" de faire le rapprochement avec ce qu'il s'est passé du temps du projet de loi DADVSI : on avait le choix entre une offre illégale lossless et sans DRM, interopérable, et du lossy pourri légal, avec DRM qui empêchait l'usage normal, et ne fonctionnait que sous Windows.
Il fallait vraiment être stupide pour se tourner vers l'offre légale, alors.

Concernant le volet répressif de Hadopi, je crois qu'il est surtout là pour inciter à utiliser l'offre légale.
Encore que de ce point de vue, s'il ne manque - à mon humble avis - plus qu'une petite baisse des tarifs pour que je trouve un service comme Qobuz parfait (je parle de sa partie téléchargement, je n'ai pas vraiment d'avis sur sa partie streaming, n'étant pas prêt à "louer" de la musique), je n'ai pas la moindre idée de ce que vaut l'offre légale de VOD, sinon que la dernière fois que je m'y étais intéressé, j'avais trouvé les tarifs excessifs (comparé à ce que j'avais l'habitude de débourser pour un DVD en location, j'entends).

blue dream a écrit:Je répète également que la question doit être mise à plat, et c'est pas le moment de me demander des solutions tant que ce premier pas n'a pas été franchi. Mettre à plat cette question se décline en un tas de points. On doit s'interroger par de multiples angles. Par exemple, il faut traiter très différemment l'ensemble des métiers liés à la musique (chaque étape nécessite des ressources, des personnes, tellement différentes qu'on ne peut pas mélanger les analyses), s'interroger sur la place qu'à pris la musique enregistrée (c'est récent dans l'histoire et les fortunes ponctuelles qu'elle engendre sont démesurées, c'est celles-ci dont on s'inquiète, qu'on veut préserver et qui mettent le boxon) sur la place de la pratique musicale d'une façon générale (le business d'une part et la pratique associative de l'autre : pourquoi un petit groupe devrait-il être concerné par une éventuelle fortune au lieu de pratiquer sa passion comme d'autres vont à la pêche, ils en attendent des fortunes, eux ?) reconsidérer les rémunérations et le rapport aux droits (un tube = une fortune), etc etc .... tout ceci dans un double but : rémunérer correctement les acteurs, de la composition à la diffusion (et non "sur-" les uns et "sous-" ou "pas-" les autres) et favoriser la diffusion des oeuvres au maximum, pour tout le monde, avec ou sans tunes.

Effectivement, il me semble au moins très important de revoir tout ce qui concerne la gestion des droits, car si j'en crois ce que j'ai pu lire ici où là, la situation est plutôt kafkaïenne : une société civile comme la SACEM arrive à dilapider près de 20% des sommes collectées pour assurer son propre fonctionnement (on parle de près de 80 M€ de budget de fonctionnement en 2009 !), n'accepte de nouveaux sociétaires qu'à la condition qu'ils aient déjà 6 mois de scène derrière eux ou qu'ils aient déjà sorti leurs œuvres dans le circuit commercial (c'est comme mettre la charrue avant les bœufs, non ?), et - on touche au sublime ! - requiert de ses sociétaires qui souhaiteraient promouvoir leurs œuvres sur leurs propres sites web, de s'acquitter des redevances prévues pour les webradios (ou comment on va te prendre ce que tu n'as pas encore touché ...).

Ça en serait presque comique, si ce n'était pas si dramatique ... :roll:

blue dream a écrit:Quand on rétorque avec regret "la musique n'a plus de valeur" je dis "bravo, comme ça elle est accessible à tout le monde". Je trouve que l'ouvrier qui sue toute la journée mérite autant qu'on juge son travail "de valeur".

Il y a tout de même une faiblesse dans ton raisonnement : l'ouvrier touchera un salaire quoiqu'il arrive (ou presque).
L'artiste malade, il ne pourra pas assurer sa tournée, et à moins d'être couvert par l'assurance d'un tourneur, il va en chier pour boucler sa fin de mois.

Tout comme toi, finalement, mon propos n'est pas de dire qu'il faut faire de tous les artistes des millionnaires, mais de permettre à ceux qui ont choisi d'en faire leur métier de réussir à en vivre convenablement.
Et "convenablement", ce n'est pas avoir les moyens de se taper des lignes de coke à longueur de journée, hein, c'est juste pouvoir payer le loyer et la bouffe.

J'ai aussi des trucs à dire sur les interventions de Fyper et JG Naum, mais là faut que je file. :wink:
sebp
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Message » 05 Déc 2011 22:25

alors en attendant la suite : 1. ma réponse sur la "mauvaise conscience" était seulement en réaction à la première remarque plus haut "mais que vont devenir les artistes ?" en réalité, avec ces 29 €, je n'ai aucun état d'âme 2. justement, je place l'artiste et l'ouvrier au même niveau, les deux méritant l'un comme l'autre une sécurité (l'un des points à mettre dans l'analyse) 3. la musique ne peut être que louée à mon sens car aucune, sauf la mienne, ne m'appartiendra jamais et je me moque de l'emballage et des objets d'une façon générale 4. le contrat Sacem pour diffuser (y compris gratuitement !) sur son propre site est encore bien plus contraignant que ça : hormis la redevance par avance, il y a l'obligation de gérer le nombre d'écoutes (j'ai bien dis : y compris gratuites), remise des états le 15 de chaque mois et 150 euros d'amende par jour de retard (contrat proposé du temps où j'y étais)
@+
blue dream
 
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Message » 06 Déc 2011 23:48

Allez, je poursuis mon intervention d'hier ...

Fyper a écrit:C'est peut-être la fin de tout un tas d'intermédiaires qui se gavent depuis un demi-siècle, et je comprends qu'il n'aient pas envie que ça s'arrête, et qu'il fasse tout pour cela, mais contrairement à ce qu'ils essaient de véhiculer, ce sont eux qui sont en danger, pas les artistes ni la musique.

Là, j'ai du mal à te répondre par autre chose que "oui, mais".

En ne focalisant ton message que sur les "gros" intermédiaires qui se gavent, au détriment des artistes, tu oublies un peu vite tous ces petits qui agissent à l'opposé, dans leur intérêt.

Il est par exemple étonnant de constater combien de (tout) petits labels français produisent des artistes étasuniens, ignorés dans leur pays, et leur permettent de sortir des albums et tourner en Europe, où ils sont appréciés (et peuvent ainsi gagner leur croûte).

Faudrait-il que ces intermédiaires là aussi disparaissent ?
Je ne le crois pas.

Fyper a écrit:Les meilleurs businessmen ont déjà changé de modèle il y a un certain temps en misant tous leurs revenus (toujours colossaux) sur leurs tournées, le disque n'étant plus qu'un moyen de promotion parmi d'autres de la tournée.

Les véritables artistes, ceux pour qui s'exprimer est vital, n'ont jamais fait cela pour l'argent, et même s'ils ne sont évidemment pas souvent réfractaires à l'idée d'être riches, ne s'arrêteront pas parce qu'il ne le deviennent pas (s'ils s'arrêtent pour cette raison c'est qu'il sont juste de mauvais businessmen pas des artistes).
Ceux qui font ça principalement pour se taper des filles (et ils sont très très nombreux) s'arrêteront un fois calmés.

De nouveau, ton approche de la question me semble manichéenne : la majorité des artistes ne sont ni des superstars, ni des troubadours.
Entre le blanc et le noir, il y a une multitude de niveaux de gris : les artistes qui veulent simplement (au moins essayer de) vivre de leur passion.

Fyper a écrit:Faire de la création musicale et la diffuser mondialement n'a jamais été aussi facile qu'aujourd'hui pour le quidam.

Bien d'accord, mais est-ce pour autant que tous les artistes doivent gérer eux-même la production de leurs œuvres de A à Z ?
Jouer d'un instrument (ou de ses cordes vocales), c'est un métier. Ingénieur du son, "relations publiques", tourneur, en sont d'autres.

À titre personnel, ce n'est pas parce que toutes les informations nécessaires me sont accessible que je vais me lancer dans la mécanique auto ou la plomberie. Il est des artisans qui feront ça bien mieux que moi, puisque c'est leur métier, et si je ne veux pas que madame sebp me tire la tronche pendant une éternité parce que j'ai salopé le boulot, j'ai tout intérêt à faire appel à eux.

Évidemment, si je n'ai pas moyen de faire appel à leurs services, je le ferai moi même.
Mais ce n'est pas un choix dans ce cas, c'est une nécessité qui n'est guidée que par des impératifs économiques.

Fyper a écrit:Et pourquoi pas du mécénat de masse (ce qui se passe quand on donne ce qu'on veut pour un album en ligne, quand on contribue à my major company, quand on achète un CD à la fin d'un concert, etc.)

J'évoquais plus haut la notion de mécénat global, qui est - tout du moins sur le papier - une alternative intéressante à la licence globale évoquée du temps du projet de loi DADVSI.

Fyper a écrit:Les droits d'auteurs? Oui quand la musique est utilisée pour d'autres fins qu'elle-même :pour les diffusions de masse, les musiques de film, les pub, le sampling, etc, Oui, pour protéger l'intégrité d'une oeuvre et son exploitation éventuelle par autrui.

Ça, il me semble que c'est à l'artiste seul d'en décider : c'est sa création, il doit en garder la maîtrise absolue.
(ce qui n'empêche pas certain artistes de diffuser leurs œuvres sous licences libres).

Fyper a écrit:Le reste, c'est du commerce, nous dirait-on que la musique et l'art ne peuvent exister sans le commerce ?

La musique, et l'art en général, le peuvent.
Les artistes qui souhaitent vivre de leur art, j'en suis nettement moins sûr.
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Message » 07 Déc 2011 0:03

JG Naum a écrit::roll: Ben je suis pas d accord ... Je pense que le système qui est en train de s'effondrer a permis de faire connaître et de faire venir des tas d artistes des 4 coins de la planète... Qd X gagnait 100 fois trop, par bonne conscience, il donnait 1/100 a un label indépendant qui sortait qq perles... On a serré un peu la ceinture du même X, ben c'est le label indé qui trinque et X vend toutjours trop... On a eu un age d'or ces 10 dernières années ou on avait à la fois de l'offre et des prix...

Ce qu'on peut mettre en relation avec le discours de ces gros producteurs qui disaient en substance que pour 1 artiste vendeur, ils en avaient 10 qui ne vendaient rien.

Évidemment, ce discours là visait surtout à nous faire écraser une larme, à les plaindre d'être la cible de tous ces vilains pirates.
Mais n'y aurait-il pas une petite part de vérité dans le propos, qui serait également applicable aux petits labels indés ?

JG Naum a écrit:Pour ce qui est des tournées, effectivement, le groupe que je voyais avec plaisir 1 fois tous les 2 ans passe tous les 6 mois a Paris... Etrangement ca essouflle ce rythme de tournée...

C'est un vrai risque, aussi bien pour l'amateur du groupe, qui risque de se lasser, que pour le groupe lui-même, qui risque de fatiguer à passer sa vie en tournée.
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Message » 07 Déc 2011 0:16

Et pour terminer ...

blue dream a écrit:3. la musique ne peut être que louée à mon sens car aucune, sauf la mienne, ne m'appartiendra jamais et je me moque de l'emballage et des objets d'une façon générale

Que l'œuvre ne m'appartienne pas, j'en suis pleinement conscient.

Disons que je ne peux pas vivre sans la musique que j'aime, et que la seule idée de ne pas posséder une copie de celle-ci me permettant de l'écouter quand et comme j'en ai envie, suffit à me donner des sueurs froides.

Le streaming, c'est bien joli, mais si un jour tu n'as plus les moyens de payer l'abonnement, tu n'as plus accès à la musique.
C'est pour ça que je parle de location : quand tu ne payes plus le loyer, on te met dehors (et il n'y a pas de trêve hivernale dans ce système).

C'est pour cette raison que je continue à préférer l'achat d'albums, que ce soit sous forme de CD ou de téléchargements.
Comme ça, si un jour je suis à la dèche de chez dèche, je pourrai encore écouter un peu de blues. :wink:
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Message » 07 Déc 2011 0:48

sebp a écrit:Faudrait-il que ces intermédiaires là aussi disparaissent ?
Je ne le crois pas.

Non juste que certains arrêtent de se plaindre de ne plus pouvoir se gaver autant qu'avant, maintenant c'est fini, il faut se mettre au boulot.

Fyper a écrit:Les meilleurs businessmen ont déjà changé de modèle il y a un certain temps en misant tous leurs revenus (toujours colossaux) sur leurs tournées, le disque n'étant plus qu'un moyen de promotion parmi d'autres de la tournée.

sebp a écrit:De nouveau, ton approche de la question me semble manichéenne : la majorité des artistes ne sont ni des superstars, ni des troubadours.
Entre le blanc et le noir, il y a une multitude de niveaux de gris : les artistes qui veulent simplement (au moins essayer de) vivre de leur passion.

C'est le problème quand on généralise, on est un peu black and white.
Ceci étant dit, il y a des tas de gens qui rêvent ou rêvaient de pouvoir vivre de leur passion et n'y arrivent pas pour des tas de raisons. Il faudrait trouver un moyen d'aider toutes ces personnes pour toutes les passions?

sebp a écrit:
Fyper a écrit:Faire de la création musicale et la diffuser mondialement n'a jamais été aussi facile qu'aujourd'hui pour le quidam.

Bien d'accord, mais est-ce pour autant que tous les artistes doivent gérer eux-même la production de leurs œuvres de A à Z ?

Je n'ai jamais dit ça, mais la façon dont ils se produisent est leur problème non?
A moins que ça ne fasse partie d'une politique culturelle approuvée, ou bien un décision économique d'aider le secteur, ce n'est pas un domaine qui doit être aménagé; protégé ou je ne sais quoi. Il y peut-être d'autres secteurs plus prioritaires, avec des personnes qui ont des jobs et des situations peut-être plus durs à aider d'abord. AMHA

sebp a écrit:
Fyper a écrit:Les droits d'auteurs? Oui quand la musique est utilisée pour d'autres fins qu'elle-même :pour les diffusions de masse, les musiques de film, les pub, le sampling, etc, Oui, pour protéger l'intégrité d'une oeuvre et son exploitation éventuelle par autrui.

Ça, il me semble que c'est à l'artiste seul d'en décider : c'est sa création, il doit en garder la maîtrise absolue.

Absolument pas. Un fois cédée l'oeuvre n'appartient plus à l'artiste. En fait tout dépend de ce qui est inclus dans la vente, mais il n'y a certainement plus de maîtrise absolue dès lors qu'il y a eu cession même partielle. Et encore heureux !

sebp a écrit:
Fyper a écrit:Le reste, c'est du commerce, nous dirait-on que la musique et l'art ne peuvent exister sans le commerce ?

La musique, et l'art en général, le peuvent.
Les artistes qui souhaitent vivre de leur art, j'en suis nettement moins sûr.

Donc ne trompons pas de débat, il s'agit bien d'une discussion économique, l'art, la création et la musique ne sont pas concernés
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Message » 07 Déc 2011 1:23

Fyper a écrit:Ceci étant dit, il y a des tas de gens qui rêvent ou rêvaient de pouvoir vivre de leur passion et n'y arrivent pas pour des tas de raisons. Il faudrait trouver un moyen d'aider toutes ces personnes pour toutes les passions?

Les gens dont je parle ont eu des revenus tirés de la vente d'albums, et ils en sont en grande partie privés aujourd'hui du fait des usages.
Appelle ça de l'aide, si tu veux, mais pour moi il s'agit juste d'un ré-équilibrage, en aucun cas d'assistanat.

Fyper a écrit:
sebp a écrit:
Fyper a écrit:Faire de la création musicale et la diffuser mondialement n'a jamais été aussi facile qu'aujourd'hui pour le quidam.

Bien d'accord, mais est-ce pour autant que tous les artistes doivent gérer eux-même la production de leurs œuvres de A à Z ?

Je n'ai jamais dit ça, mais la façon dont ils se produisent est leur problème non?

Disons que, même si ce n'était pas le fond de ta pensée, c'est comme ça que je l'ai compris en te lisant : si le quidam peut le faire, les autres n'ont qu'à s'adapter.
Et vu l'amateurisme de la prise de son et du mixage de certaines productions du "quidam" sur lesquelles j'ai pu tomber, je préférerais que ça ne devienne pas une généralité.

Ça serait dommage de ne plus avoir que de la daube à écouter sur une belle installation comme la tienne, non ? :wink:

Fyper a écrit:Absolument pas. Un fois cédée l'oeuvre n'appartient plus à l'artiste. En fait tout dépend de ce qui est inclus dans la vente, mais il n'y a certainement plus de maîtrise absolue dès lors qu'il y a eu cession même partielle. Et encore heureux !

Un peu de lecture : http://www.sacd.fr/Les-droits-de-l-aute ... 199.0.html

Fyper a écrit:Donc ne trompons pas de débat, il s'agit bien d'une discussion économique, l'art, la création et la musique ne sont pas concernés

Dans la mesure où il n'y a - par définition - pas d'art sans artiste, bien évidemment que si.
(à moins que tu te satisfasses des seules productions artistiques passées, et de celles - à venir - d'artistes qui sauraient se nourrir exclusivement d'amour et d'eau fraîche (ou du RSA))
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Message » 07 Déc 2011 3:32

sebp a écrit:Disons que je ne peux pas vivre sans la musique que j'aime, et que la seule idée de ne pas posséder une copie de celle-ci me permettant de l'écouter quand et comme j'en ai envie, suffit à me donner des sueurs froides.

Le streaming, c'est bien joli, mais si un jour tu n'as plus les moyens de payer l'abonnement, tu n'as plus accès à la musique.
C'est pour ça que je parle de location : quand tu ne payes plus le loyer, on te met dehors (et il n'y a pas de trêve hivernale dans ce système).

C'est pour cette raison que je continue à préférer l'achat d'albums, que ce soit sous forme de CD ou de téléchargements.
Comme ça, si un jour je suis à la dèche de chez dèche, je pourrai encore écouter un peu de blues. :wink:

je n'ai pas lu les petites lignes du contrat de streaming, aussi suis-je peut-être dans l'illégalité quand j'enregistre le flux sur disque ?
(s'agit-t-il d'un contournement de protection ?)
je pense que non, vu que c'est une écoute illimitée et qu'il n'y a pas de déverrouillage de protection :wtf:
ce qui revient techniquement à ton achat de téléchargements
la limite est la qualité, c'est "que" du FLAC, pas du 24 bits
donc pas de sueur froide : "c'est quand et comme j'en ai envie"
blue dream
 
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Message » 07 Déc 2011 8:58

blue dream a écrit:je n'ai pas lu les petites lignes du contrat de streaming, aussi suis-je peut-être dans l'illégalité quand j'enregistre le flux sur disque ?

C'est une blague ? :lol:

Tu ne veux quand même pas que je te fasse une explication de texte des conditions générales d'utilisation (qui ne contiennent aucune "petites lignes", au passage, c'est d'une limpidité rare) du service auquel tu as souscrit, si ? :roll:

L'enregistrement du flux n'est évidemment pas autorisé, car assimilable à un téléchargement. :grad:
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Message » 07 Déc 2011 11:03

:o
Euuuh ... et en résumé, vous pensez quoi ? :oops: :lol:
arnuche
 
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Message » 07 Déc 2011 11:26

@ sebp, non, je ne blague jamais :roll:
c'est toi qui dit que les 2 sont assimilables, mais la charte ne le dit pas, elle dit cependant que les conditions sont modifiables sans préavis, ce qui ne saurait tarder. Le téléchargement consiste à transférer un fichier, le streaming est la captation d'un flux audio, ce n'est parce que les 2 sont numériques, que c'est pareil, la notion de temps réel, par exemple, les différencie nettement, c'est ce qui manque dans les "petite lignes", façon de parler bien entendu. En enregistrant le flux audio, il n'est fait aucun obstacle à aucun dispositif de protection. Voilà de la pure rhétorique (je l'ai tenté une fois par curiosité technique) mais ne vais sûrement pas généraliser la procédure car 1. le streaming est un confort que je ne souhaite pas gâcher par des manipulations supplémentaires 2. je me fiche de posséder ces fichiers (ne pas vouloir posséder est une notion qui échappe à la compréhension en général, je le sais bien, et pourtant) 3. j'estime que les 29€ en regard du service est une belle offre et j'en suis satisfait (là aussi, en général, quand on est satisfait, on en veut davantage, moi je suis satisfait d'être satisfait) 4. j'ai déjà acheté tous les disques que j'emporterai sur cette fameuse île déserte (sans électricité ! :hehe: ) c'est que des oeuvres du répertoire, dans des versions qui me conviennent et je suis trop :oldy: pour attendre des miracles des productions actuelles (sauf l'ambient, mais pour ça on a nos filons tout a fait légaux et sans contrainte; quoique faudrait que j'aille lire les petites lignes, ne sait-on jamais arf)

@ arnuche : comment résumer une problématique si complexe ?
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Message » 07 Déc 2011 18:33

sebp a écrit:Appelle ça de l'aide, si tu veux, mais pour moi il s'agit juste d'un ré-équilibrage, en aucun cas d'assistanat.

Ré-équilibrage, chacun aura son appréciation de ce qu'il devrait être. Je préfère parler de capacité à s'adapter à un nouvel environnement ou pas.

Fyper a écrit:
sebp a écrit:
Fyper a écrit:Faire de la création musicale et la diffuser mondialement n'a jamais été aussi facile qu'aujourd'hui pour le quidam.

Bien d'accord, mais est-ce pour autant que tous les artistes doivent gérer eux-même la production de leurs œuvres de A à Z ?

Je n'ai jamais dit ça, mais la façon dont ils se produisent est leur problème non?

sebp a écrit:Disons que, même si ce n'était pas le fond de ta pensée, c'est comme ça que je l'ai compris en te lisant : si le quidam peut le faire, les autres n'ont qu'à s'adapter.
Et vu l'amateurisme de la prise de son et du mixage de certaines productions du "quidam" sur lesquelles j'ai pu tomber, je préférerais que ça ne devienne pas une généralité.

Ça serait dommage de ne plus avoir que de la daube à écouter sur une belle installation comme la tienne, non ? :wink:

Pas du tout je dis juste que c'est à chacun de se donner les moyens de faire ce qu'il souhaite, et je ne vois pas en quoi le nouvel environnement technologique et la fin du business model du disque serait un handicape, bien au contraire. Si la production d'enregistrement devient essentiellement un moyen de promouvoir des tournées, la qualité baissera effectivement pour tout ceux dont le live est le but, pour les autres, il s'attacheront à faire en sorte que leur enregistrement soient de qualité et soit acheté. Ce n'est peut-être effectivement pas une bonne nouvelle pour l'audiophile qui aime la musique chez lui.

sebp a écrit:
Fyper a écrit:Absolument pas. Un fois cédée l'oeuvre n'appartient plus à l'artiste. En fait tout dépend de ce qui est inclus dans la vente, mais il n'y a certainement plus de maîtrise absolue dès lors qu'il y a eu cession même partielle. Et encore heureux !

Un peu de lecture : http://www.sacd.fr/Les-droits-de-l-aute ... 199.0.html

Comme dit, tout dépend de ce qui est inclus dans la vente, une partie ou la totalité des droits d'auteurs aussi peuvent être cédés.

sebp a écrit:
Fyper a écrit:Donc ne trompons pas de débat, il s'agit bien d'une discussion économique, l'art, la création et la musique ne sont pas concernés

Dans la mesure où il n'y a - par définition - pas d'art sans artiste, bien évidemment que si.
(à moins que tu te satisfasses des seules productions artistiques passées, et de celles - à venir - d'artistes qui sauraient se nourrir exclusivement d'amour et d'eau fraîche (ou du RSA))

C'est là je crois qu'il y a une confusion majeure, la condition d'artiste, n'est pas une profession, ça va bien plus loin et bien moins loin : c'est beaucoup plus qu'un job, et en vivre ou pas ne saurait être la question.
Je crois que ce que j'essaye de dire, c'est que je ne suis pas vraiment intéressé par entendre la musique de quelqu'un qui cesserait d'en faire s'il ne pouvait plus en vivre.
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Message » 07 Déc 2011 20:56

Fyper a écrit:Si la production d'enregistrement devient essentiellement un moyen de promouvoir des tournées, la qualité baissera effectivement pour tout ceux dont le live est le but, pour les autres, il s'attacheront à faire en sorte que leur enregistrement soient de qualité et soit acheté. Ce n'est peut-être effectivement pas une bonne nouvelle pour l'audiophile qui aime la musique chez lui.

Les provinciaux qui continueront d'être privés du passage des artistes à côté de chez eux apprécieront.
Car si vous autres parisiens constatez des rotations plus nombreuses des artistes près de chez vous, rien ne semble indiquer au bouseux que je suis une quelconque amélioration dans le secteur, pas même dans ces riants hameaux voisins que sont Toulouse et Bordeaux (et où je suis - sauf très rares exceptions - toujours obligé d'aller pour voir les artistes qui m'intéressent).

Fyper a écrit:Comme dit, tout dépend de ce qui est inclus dans la vente, une partie ou la totalité des droits d'auteurs aussi peuvent être cédés.

Tu parles de droits patrimoniaux, quand je te parle de droits moraux : inaliénables, incessibles, imprescriptibles, l'auteur d'une œuvre le reste pour l'éternité.
Encore une fois, c'est à l'auteur, et à lui seul, de décider ce qu'il veut faire de son œuvre et des droits patrimoniaux qui en découlent.

Fyper a écrit:C'est là je crois qu'il y a une confusion majeure, la condition d'artiste, n'est pas une profession, ça va bien plus loin et bien moins loin : c'est beaucoup plus qu'un job, et en vivre ou pas ne saurait être la question.
Je crois que ce que j'essaye de dire, c'est que je ne suis pas vraiment intéressé par entendre la musique de quelqu'un qui cesserait d'en faire s'il ne pouvait plus en vivre.

Je crois que tout est dit : messieurs les musiciens professionnels, vous n'êtes pas des artistes, rentrez chez vous et faites du tricot, vous serez mieux considérés.
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Message » 07 Déc 2011 22:15

blue dream a écrit:c'est toi qui dit que les 2 sont assimilables, mais la charte ne le dit pas (...)

Techniquement parlant, la seule véritable différence qui existe entre du téléchargement et du streaming, c'est que dans le second cas, les données ne sont pas stockées de façon permanente par le récepteur.
Si l'on s'en tient à cette seule différence technique, le simple fait que Qobuz interdise explicitement le téléchargement dans les CGU de son offre streaming suffit - je pense - à couvrir tout procédé de sauvegarde du flux transmis via son service.
Mais je ne suis pas juriste, je peux donc me tromper.

Quoiqu'il en soit, il y aura toujours plus simple pour qui veut pirater l'œuvre que de passer par un processus de capture de flux un peu lourdingue.
On peut donc raisonnablement supposer que ceux qui s'abonnent à ce service ne le font pas pour cette raison, mais pour simplement profiter du service qu'il procure.
sebp
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