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Tout sur les séries... Télévisées, mais aussi webséries ou VOD ( type Netflix )

Breaking bad - saisons 1,2,3,4,5.

Message » 02 Oct 2013 22:40

Evidemment il faut nuancer, ma comparaison avec 24 était volontairement un peu provocatrice mais c'était avant tout pour signifier des choses qui m'ont gêné justement dans la progression de la série. Certains cliffhanger pour moi étaient un peu grossier, la révélation de Hank par exemple même si c'était assez drôle, son arrivée soudaine m'a semblé proprement gratuite. Il fallait placer la révélation un moment ou un autre, alors on la met là comme ça dans la toilettes. Je vois trop les ficelles des scénaristes derrière, il y a un aspect un peu factice dans BB à certains endroits qui m'a bloqué.

The Shield je ne dis pas que c'était parfait non plus, mais malgré tout dans la construction même de la tragédie, j'ai toujours trouvé ça plus approfondi et naturel. Ce n'est pas une question de "sombre" (je reproche pas au final de BB de n'être pas assez sombre hein), je lui reproche de trop se reposer sur sa logique narrative, de ne laisser rien échapper de son programme où tout doit se boucler de manière juste logique. La logique c'est bien, ça aide à la cohérence, mais ce n'est pas forcément sublime ou grand. C'est aussi (trop) scolaire.
Je vois pas l'intérêt en fait de me remettre le final par exemple, tout est dit, c'est clair, limpide, ok. Mais ça n'a rien de stimulant dans ce que ça dit à la fois sur les personnages ou la série (hormis la scène avec Skyler), tout le reste c'est juste une façon de boucher les trous sans génie. C'est bien exécuté, c'est tout.

J'ai l'impression qu'on va croire que je n'aime pas la série à force de la critiquer.
mais non y'a des grands moments, des épisodes incroyables (mon préféré The Fly, la série est vraiment bonne quand elle est que axée sur ses personnages, sans artifice derrière), la mise en scène était souvent impressionnante. Je suis juste un peu triste de ne trouver ça que très bon sans le petit plus qui la rendrait grande.
Nikolai
 
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Message par Google » 02 Oct 2013 22:40

 
 
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Message » 03 Oct 2013 7:55

Sledge Hammer a écrit:Breaking Bad relevait dès le départ de la fiction "pulp", avec des touches de comique, ses méchants (ou ses avocats...) forts en gueule et soucieux de leur look, les bricolages très malins de Walter, des scènes d'action très découpées et spectaculaires, et puis à côté de ça des instants tragiques, qui s'étaient accrus vers la fin.
Maintenant, avec le recul, je ne regrette pas que le final soit resté fidèle à l'esprit de la série, qu'on n'ait pas eu des rebondissements particulièrement glauques et que tous les éléments qui avaient été auparavant été mis en place aient été utilisés.
Breaking Bad, c'était aussi ces instants totalement délirants comme la pub de Saul Goodman, le clip à la gloire d'Heisenberg, Badger écrivant un épisode de Star Trek, la publicité pour "Los Pollos Hermanos" version longue, Hank convaincu qu'il ne sentira plus rien en dessous du bassin ou qui collectionne les minéraux, ou bien Walter qui voudrait être un mec cool qui ne se retourne même pas au bruit d'une explosion quand il veut faire exploser sa voiture de luxe, sauf que la voiture n'explose pas.

[youtube]Sqz5dbs5zmo[/youtube]

[youtube]qySB-DBGmVM[/youtube]

Donc heureusement qu'on ne nous a pas fait le coup de "Je vais faire noir pour finir pour bien montrer que ma série était très PROFONDE". Breaking Bad était une série qui jouait sur toute une palette d'émotions. La saison 4 a été plus psychologique (le duel à distance avec Gus), la fin de la saison 5 plus sombre mais ça n'a pas été non plus l'exploration des cercles de l'enfer de l'âme humaine.

Côté écriture, BB et 24 mettaient peut-être toutes les deux l'accent sur le rythme et les retournements mais la méthode d'écriture est on ne peut plus différente. 24 multipliait les obstacles sur la route des protagonistes, les fausses pistes, les intrigues factices pour avoir de quoi faire 24 épisodes. Howard Gordon le reconnaît lui-même vu qu'il préfère la nouvelle formule avec 12 épisodes. Tous les procédés étaient bons pour retarder Jack Bauer qui, s'il avait tout pouvoir, règlerait tout en 24 minutes.
BB, c'était l'inverse. Les situations étaient réglées beaucoup plus vite qu'on ne pouvait le supposer. Les Cousins mexicains qui semblaient le "boss de fin de saison" ? Dégommés au 6ème ou au 7ème épisode. La confrontation Hank-Walter qui aurait pu être le centre des huit derniers épisodes après le cliffhanger de l'an dernier ? Expédiée au bout d'une heure...
Quand je regardais 24 (j'ai craqué pendant la saison 6), j'avais hâte de savoir quand untel ou untel allait enfin pouvoir démasquer et affronter son adversaire. Avec Breaking Bad, je voulais savoir ce que les scénaristes avaient imaginé pour remplacer ce qui semblait être jusque là le moteur de l'action et qui allait fatalement trouver une solution assez rapide. Et je n'ai presque jamais été déçu.

BB, c'était un univers esthétique très différent du style pseudo-reportage de guerre caméra à l'épaule de The Shield, composite de plusieurs influences, avec des confrontations à la western spaghetti, des plans en caméra subjective depuis des objets (l'aspirateur robot de Jesse), des scènes en accéléré façon Godfrey Reggio, des montages musicaux. Du coup, on a évité quelques uns des côtés pesants de The Shield, qui était très fort pour balancer des péripéties limitées à un épisode avec des arcs narratifs beaucoup plus longs mais qui sombrait parfois dans le trash pour le plaisir de faire sombre et antihéros. Et puis il y a eu quand même un épisode où des dealers avaient décidé de refourguer leur héro auprès d'un marché encore peu prospecté : les élèves d'école primaire... Mais à part une petite baisse de régime dans la saison 6 (surtout due au fait que tout ce qui impliquait Franka Potente ne serait pas repris dans la 7 parce qu'elle n'était pas libre pour le tournage), les grands éléments de l'histoire (les rapports entre la bande de Mackey et le reste des flics, les rapports entre les quatre hommes) a toujours progressé de façon naturelle et impitoyable.


Merci pour ce développement qui amha positionne et précise bien les choses.

Je me rappelle d'un gars qui sur ce fil était venu tacler la série considerant qu'elle étais moins réaliste que the Wire. Étrange.
Unjeff
 
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Message » 03 Oct 2013 10:20

moi c'est pas ce que je reproche, c'est pas parce que c'est plus "réaliste" que c'est meilleur, en l'occurrence le problème vient pour moi des ficelles utilisées qui sont souvent trop grosses et empiètent sur la qualité même de la série.
The Wire c'est pour moi un summum en terme d'intelligence d'écriture, qui cherche justement à éviter les pièges d'une narration scolaire consensuelle dans la façon d'orchestrer une histoire. Elle déjoue tous les pièges, toutes les facilités, c'est exigeant sans oublier aussi une grosse part ludique.
Nikolai
 
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Message » 03 Oct 2013 12:57

Oui, mais on n'y a jamais vu le directeur de la rédaction du Baltimore Sun enregistrer un clip avec sous-titres thaïlandais pour ses soirées karaoké.
Tandis que Gale Boetticher...

[youtube]wugY6HNLOCo[/youtube]
Sledge Hammer
 
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Message » 03 Oct 2013 13:25

Enorme :mdr:
metallicam
 
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Message » 03 Oct 2013 16:38

a lire pour ceux qui ont vu le dernier épisode

http://www.lexpress.fr/culture/tele/bre ... 87565.html
yann-
 
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Message » 03 Oct 2013 16:56

Nikolai a écrit:moi c'est pas ce que je reproche, c'est pas parce que c'est plus "réaliste" que c'est meilleur, en l'occurrence le problème vient pour moi des ficelles utilisées qui sont souvent trop grosses et empiètent sur la qualité même de la série.
The Wire c'est pour moi un summum en terme d'intelligence d'écriture, qui cherche justement à éviter les pièges d'une narration scolaire consensuelle dans la façon d'orchestrer une histoire. Elle déjoue tous les pièges, toutes les facilités, c'est exigeant sans oublier aussi une grosse part ludique.


Oui bon ton discours évolue et s'affine (et c'est tout à ton honneur) pour finalement arriver au point qui te gène vraiment : la grosseur des ficelles. Et même si tu ne le reprends dans ce dernier post, tu regrettes une mécanique narrative immuable, qui serait plus efficace qu'originale ou remarquable.

Sur le premier point, je reste pour ma part plutôt bluffé par la qualité des stratagèmes imaginés même si évidemment ici ou là on pourra trouver quelques astuces artificielles (si peu franchement sur 5 saisons). Si on faisait une analyse dans le détail d'autres séries (ce dont je ne suis pas capable) on pourrait ici ou là dire que The wire a proposé quelques épisodes creux, ou que les Sopranos fonctionnaient beaucoup sur des schémas repompés chez Scorcese (on pourrait trouver d'autres exemples). Maintenant, je préfère regarder l'ensemble. Ce qui de mon point de vu met ces séries au panthéon de leurs genres respectifs.

Sur le deuxième point j'estime pour ma part que toutes les séries développent des mécaniques narratives constantes sur la durée. Et L'une s'attachera à ne jamais quitter le ton documentariste (The Wire), l'autre se voudra très immersive dans un univers donné (Sopranos), quand Lost fonctionnera sur le climat d'incertitude permanent ou quand encore, 24 h devra être une course contre la montre... BB c'est l'engrenage infernale et la résolution permanente. Et là on adhère ou pas. C'est pas une analyse, c'est un peu de bric et de broc ce que décris là. Il y aurait d'autres angles qui permettent de dire qu'à un moment, on est pas tous sensibles aux mêmes choses....

Mais pour reboucler avec ton post, constater que The Wire ne verse jamais dans la facilité, a toujours le souci de la sobriété... Mais évidement ! C'est un anti BB. BB c'est la folie, c'est l'entrain, la fureur, tu ne peux pas comparer. Arriver à boucler des résolutions impossibles qui tiennet la route dans cet univers de l'outrance absolue... mais... c'est juste de la folie ce qu'arrive à soutenir BB sur 5 saisons. Franchement je ne sais pas à voir où tu vas gratter de la facilité ou de la paresse dans BB. Imparfait sûrement mais la perfection...

Un peu comme si on disait que dans Le bon la brute et le truand, les probabilités qu'ils se retrouvent à la fin sont nulles... genre trop gros passera pas... Bon... Ou encore que le fait que le bon gagne à la fin c'est cliché... Who cares ? (et pardon pour ce spoil :lol: ).
Unjeff
 
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Message » 03 Oct 2013 18:46

Il ne faut évidemment pas perdre les ruptures de ton de Breaking Bad, avec des scènes imprévisibles et grotesques que l'on n'aurait jamais pu glisser dans une autre série. Même dans les derniers épisodes, très sombres, il y avait encore des allusions assez inattendues. La glace que propose Todd dans l'avant-dernier épisode, c'est de l'Americone Dream de Ben et Jerry's, le parfum associé à Stephen Colbert, du Colbert Report. Et le ringtone de son téléphone portable, c'est "Lydia The Tattooed Lady", la chanson créée par Groucho Marx dans "Un jour au cirque".

Vince Gilligan avait pour habitude de montrer ce sketch de Human Giant à tous les nouveaux auteurs et il le leur citait jusqu'à la nausée :

[youtube]-0fsmtRmiW0[/youtube]

Et tant que j'y suis, si vous voulez mieux comprendre l'histoire d'"El Paso", la chanson de Marty Robbins qui donne son titre au dernier épisode, qui passe dans la voiture au début et que Walt chantonne ensuite en préparant son matériel, Steve Martin l'avait mise en image lors d'une de ses émissions de télé. Attention, c'est violent :

[youtube]12ZTMG7xxmg[/youtube]
Sledge Hammer
 
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Message » 04 Oct 2013 20:57

Breaking bad dans le livre des records : la série la plus appréciée par les critiques de l'histoire avec 99% de critiques positives.
http://www.allocine.fr/article/fichearticle_gen_carticle=18626733.html?fb_action_ids=10151905844249725&fb_action_types=og.likes&fb_source=aggregation&fb_aggregation_id=288381481237582
metallicam
 
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Message » 05 Oct 2013 14:10

metallicam a écrit:Breaking bad dans le livre des records : la série la plus appréciée par les critiques de l'histoire avec 99% de critiques positives.

Excellent. Toutefois, 99% c'est uniquement pour la saison 5.

Pour l'ensemble des saisons, on a :
Saison 1 : 74
Saison 2 : 85
Saison 3 : 89
Saison 4 : 96
Saison 5 : 99
Moyenne = 88,6

Pour The Wire :
Saison 1 : 78
Saison 2 : 95
Saison 3 : 98
Saison 4 : 98
Saison 5 : 89
Moyenne = 91,6

Il n'y a pas de doute que la série est très appréciée, mais si l'on se base sur metacritics, autant prendre les bons chiffres.

C'est donc plutôt The Wire qui mérite cette place dans le livre des records.
Pyjam
 
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Message » 05 Oct 2013 14:41

Ce chiffre n'est peut être pas une moyenne mais signifie peut être simplement qu'à la fin de la série, 99% des spectateurs ont adhéré, ce qui pour moi est plus significatif qu'une moyenne.
metallicam
 
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Message » 05 Oct 2013 22:14

arrête de nous bassiner (toi et tes compères) avec The wire je l'ai vu cette série très bonne mais elle est en déçà de The Shield en ce qui me concerne.
The Shield traite tous les maux de la societé en passant du serial killer à la petite mamie chapardeuse, voire même sur les politiques (à la Wire) , tout y est avec un final qui fait froid dans le dos.
themaster1
 
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Message » 06 Oct 2013 13:54

J'aime beaucoup The Wire également, mais je déplore parfois le manque de ludisme de l'ensemble, traité avec un sérieux quasi-documentaire.
Rien à voir avec l'ultra jouissif Breaking Bad (qui contient autrement plus de cinéma dans ton traitement) ou The Shield effectivement, dont la charge dramatique est nettement plus forte.
Arsenic
 
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Message » 06 Oct 2013 17:04

Il me semble que c'est dans le coffret de la saison 3 de The Wire qu'il y a une table ronde où le présentateur décrit en blaguant comme la série marxiste qui marche le mieux sur HBO.
La chose curieuse, c'est qu'il a au fond raison. Idéologiquement, c'est du matérialisme dialectique pur jus où les institutions et les infrastructures déterminent la société et où la société détermine l'individu avec un fond finalement assez tragique. C'est quasiment la même approche que le polar français des années 70-80, où beaucoup de militants gauchistes comme Manchette ou Pouy avaient constaté l'échec des luttes politiques directes et ont vu aussi dans le roman policier une façon de continuer à dénoncer les maux de la société tout en touchant un large public. Et, bien évidemment, ce sont les figures atypiques qui sont les plus mémorables dans The Wire, façon Omar, ou Bubbles qui échappe à son déterminisme de camé.

S'il y a une idéologie dans Breaking Bad, elle est plutôt du côté de la dérision et de la perversion du rêve américain, des mythes des self-made-men partis de rien ("rags to riches") sauf que pour réussir quand on est doué, face à une société hyper-inégalitaire, il faut être impitoyable et progressivement vendre son âme pour se lancer dans une accumulation purement stérile et vide qui va également corrompre également tous ses proches. La série reposait sur la destruction permanente et régulière de tous ses éléments constitutifs. Le mobile home des premières saisons finit compacté, les Cousins sont éliminés bien avant le moment que l'on imaginait, un avion de ligne s'écrase tuant 160 personnes et pendant ce temps-là, les affaires (et les histoires) continuent, poussées par un instinct de survie. Avec au final un message de (relatif) espoir, quand il y a un certain sursaut des personnages principaux en situation de crise, qui arrêtent de se comporter de façon machinale et prévisible (cf. les nombreux plans en "vision subjective" depuis un objet, comme si les personnages étaient des appareils au même titre qu'eux) et se posent des questions quand ils voient ce qu'ils sont devenus pour refuser de rester dans le piège qu'ils ont eux-mêmes construits. C'est ce qui était arrivé à Jesse à plusieurs reprises, c'est ce que Hank, obsédé par sa grande prise (façon Moby Dick) n'a pas su voir et c'est ce que Walter a fini par comprendre.

Là, on est plutôt du côté de The Shield, sauf que les personnages principaux ne sont pas posé ces questions, sont allés jusqu'au bout de leur logique en refusant d'en voir les conséquences qui leur plaisaient et se sont pris à leur propre piège. Le final, c'est quand même plusieurs souris coincées dans un labyrinthe où l'on diffuse un gaz mortel, et qui ne pourront pas trouver la bonne porte de sortie et c'est ce qui le rend particulièrement grandiose.
Sledge Hammer
 
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Message » 18 Oct 2013 10:15

Ben ouais "The Wire" c'est pas super "fun" dans l'absolu, mais c'est bien plus passionnant avec une écriture souvent sans faille (à part dans la dernière saison où les ficelles sont trop voyantes et plus faciles justement). Breaking bad on peut pas dire que ce soit un monument de subtilité surtout dans les basculements, les effets... je le redis c'est du spectaculaire constamment cette série, effectivement jouissif, parfois impressionnant, mais j'en tire pas grand chose dans le fond.
Je comprends pas, j'ai toujours trouvé The Wire ludique et très stimulant, c'est un faux procès de dire que la série contient moins de cinéma que les autres sous prétexte qu'elle ne cède pas au "fun" et aux effets spectaculaires. Du "cinéma" y'en a à chaque épisode, rien que l'épisode célèbre où mcnulty et Bunk sur le lieu du crime se parlent en se disant que des "fuck" non seulement c'est marrant mais c'est aussi assez fort d'un point de vue thématique.
The Shield c'est génial, mais ça reste une série souvent en vase clos, ça n'a pas la même ampleur du tout.
Le problème de The Shield c'est souvent les histoires secondaires qui sont parfois trop typées et pas forcément passionnantes, certaines enquêtes redondantes (je pinaille quand même mais faut le dire).
Dans The Wire tout est d'une cohérence parfaite, j'ai du mal à reprocher certaines choses à cette série (comme les sopranos)
Nikolai
 
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