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Tout sur les séries... Télévisées, mais aussi webséries ou VOD ( type Netflix )

J'ai vu le pilote et j'aime...

un peu.
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à la folie !
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pas du tout !
3
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Westworld (HBO 2016) - saisons 1,2...

Message » 29 Mai 2018 9:25

Je regarde cette nouvelle saison, mais je crois que je suis un peu perdu la plupart du temps :lol:

En fait je comprends plus trop à quel moment (avant, après, actuel...) sont les différents groupes que l'on suit...


Mais bon je regarde quand même malgré ma confusion, parce que c'est bien foutu :ane:
SuperSniffer
 
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Message par Google » 29 Mai 2018 9:25

 
 
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Message » 29 Mai 2018 14:24

Peut être aviez vous remarqué mais ca m'a sauté aux yeux dans cet épisode 6:
Le début, la conversation entre Dolores et Bernard, et en 2:35
Dawid
 
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Message » 29 Mai 2018 20:46

SuperSniffer a écrit:Je regarde cette nouvelle saison, mais je crois que je suis un peu perdu la plupart du temps :lol:


vu que ca s'est compliqué vs la saison1, ou disons que les possibles deviennent trop nombreux, trop de pistes ouvertes : Je suis passé en mode 1er visionnage a l'arrache en VO, histoire de deblayer le scenar. Et je la rematerais pépére, je pourrais apprecier tous les details qui vont bien :ane:
oldboyzz
 
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Message » 30 Mai 2018 21:17

Westworld, il faut vraiment la vivre comme si on était dans le parc, dès la saison 1 : se refaire une fois, deux fois, trois fois une loop, pour bien être sur d'avoir tout pigé :wink:
C'est un chef d'oeuvre pour moi cette série :ohmg:
Boc21
 
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Message » 04 Juin 2018 9:07

Mais en etant accro je commence à voir du mal avec
les nombreux bernard avec changments temporelles
sinon le reste se suit très bien et l'intrigue toujours top et efficace car avec plusieurs histroires.
FGO
 
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Message » 04 Juin 2018 22:02

Très bon épisode qui lève de très nombreux voiles ...
même si beaucoup ont été devinés

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Message » 05 Juin 2018 13:37

Oui le dernier episode permet de relancer la fin de saison clairement :bravo:
FGO
 
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Message » 06 Juin 2018 17:27

C'est un peu prématuré de faire un bilan de la S2 et je ne sais pas s'il a été fait sur la S1 mais compte tenu des commentaires lus ces dernières pages je crois qu'il se dégage un consensus sur l’intérêt des thèmes abordés par la série qui, sans être nécessairement novateurs, sont plutôt considérés comme stimulants et bien exploités. Dire que les personnages sont quant à eux plutôt attachant du fait en particulier d'un casting de haute volée, ne devrait pas susciter de levée de bouclier.

En revanche affirmer que la trame dramaturgique est somme toute assez basique pourrait être pris comme une provocation quand tout le monde semble, au moins par moment, flotter quant au qui fait quoi quand et pourquoi.

Pourtant c'est bien pour l'essentiel l'usage intensif de flash back sur imbriqués qui rend cette histoire complexe et pas les enjeux et leurs résolutions en soi. On pourrait ajouter à cela des dialogues parfois elliptiques mais comme ce n'est pas le propos que je voudrais développer, je n'en parle pas :hehe:


En première lecture donc et comme je l'évoquais dans un post précédent, on pourrait considérer assez péjorativement l’imbroglio narratif de cette série comme un exercice de style tournant au happening scénaristique, en rendant une histoire assez simple artificiellement complexe.

Cette approche serait celle que j'appellerais le point post Breaking Bad (mais je pense aussi à Lost). Y aurait-il un plafond de verre atteint par les scénaristes en matière de sophistication d'écriture ?
Jouer autant avec les flash back amène une complexité que les développements scénaristiques ne portent pas à eux seuls. Le temps est une dimension qui permet de jouer avec une ligne supplémentaire
dans l'élaboration de cliffhangers qui ont été portés à leur paroxysme dans des séries comme Lost ou Breaking Bad (pour les séries que je connais). Vous avez peut-être vu les True Detective. La saison 2, soucieuse de promener de façon très sophistiquée le téléspectateur, finit par se perdre un peu en chemin quand la saison 1 manque son coup sur sa résolution finale.
Ce ne sont que des exemples mais je pense qu'aujourd'hui, lorsqu'on est scénariste de série talentueux, on se demande comment faire mieux ou aussi bien (dans le genre) que les références citées.

D'autres séries semblent arpenter d’autres voies de renouvellement comme LEGION dont la sophistication est concentrée ailleurs, sur son image, son imaginaire, sa stylisation (très chiante la saison 2...). Beaucoup de risques sont pris par cette série pour atteindre sa forme d’excellence. On pourrait parler du dispositif de The room…

Mais tout ceci est peut être un peu prosaïque et peu fondé, je ne sais pas.

Car il faut reconnaître que
l'embrouille temporelle dans laquelle on nous plonge est en phase avec le développement des thèmes de la série en appuyant sur les leviers de la confusion : robots, humains, hybrides, qui est qui, qu'est ce qui nous discrimine fondamentalement, qu'est ce ou qui est légitime, quel avenir et pour qui ou quoi ? Mais aussi vis à vis de la notion de boucle vécue par les hôtes : ils vivent un éternel présent qui se transforme en un passé très singulier lorsqu'il en prenne conscience. Notre cognition est mise à l'épreuve à l'instar des protagonistes de la série.


Pour finir, j’aime à envisager que cette structure narrative pourrait être le reflet embryonnaire d’un mouvement foncièrement plus moderne consistant à traiter la composante du temps de façon différente que par le passé en ouvrant un champ de traitement narratif susceptible de bouleverser les raisonnements couramment mobilisés par les analystes que nous sommes.

PREMIER CONTACT est un exemple récent du traitement stéréotypé avec lequel on analyse a priori le cours des événements. Les enjeux qu’il y aurait à bouleverser systémiquement notre grille d’analyse comme ce film nous invite à le faire par sa structure narrative, ouvre potentiellement une voie d’exploration considérable.
Le temps est un machin complexe que nous traitons cognitivement de façon très rudimentaire. Le champ des possibles en la matière me donne le vertige mais bon une fois n'est pas coutume, je m’égare...
Unjeff
 
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Message » 07 Juin 2018 9:47

Structure narative moderne clairement pas ca fait longtemps que ca existe au cinema notamment
Après c'est plus malheureusement un mode que l'on retouve bien trop souvant et ce de manière abbusive
Handmaide's Tale
West World
Deux exemples même si je trouve que ca colle mieux à l'histoire du premier que du second
Sense 8 en abuse pas mal aussi sans grand intérêt du reste la aussi et il y en a d'autre :wink:
FGO
 
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Message » 07 Juin 2018 11:49

La Servante écarlate repose (d'ailleurs un peu trop à mon goût) sur le principe des flashbacks thématiques et saupoudrés tout au long d'un épisode. Tu as une chronologie principale, avec des moments A1, A2, A3, A4, A5... qui sont entrecoupés d'une chronologie située dans le passé (B1, B2, B3, B4...) avec le basculement parfois signifié par la narration en voix off de l'héroïne. Les fringues sont différentes, parfois la colorimétrie est différente, dans d'autres séries, il y a carrément un changement de format d'image. S'il y a une série connue pour faire la même chose, c'est en fait Lost, pendant ses trois premières saisons, après quoi il y a eu d'autres procédés narratifs bien définis jouant avec la temporalité.

Westworld a une approche légèrement différente. Il y a certes de temps en temps des séquences qui relèvent de la narration à la Lost (James Delos dans sa chambre qui reçoit des visites de William), ce que les auteurs de Westworld faisaient aussi plus régulièrement sur Person of Interest, leur série précédente. Mais ils ont aussi recours à d'autres procédés, en confondant les chronologies pour nous représenter le temps tel qu'il est perçu par les "hôtes", plutôt sous la forme d'une boucle qui recommence après chaque décès, un sentiment de déjà-vu et une impossibilité de dire clairement quelle boucle se passe avant telle autre. Ils avaient par exemple fait le coup avec l'histoire de William (Jimmi Simpson) et de Dolores, qui progressait tout au long de la saison 1, mais qui, c'était confirmé dans le final (il y avait des indices auparavant, avec le logo du parc qui était différent), se déroulait des décennies plus tôt, avec Dolores qui était incapable d'associer dans son esprit William et l'Homme en noir (Ed Harris) alors qu'ils étaient la même personne. Même, l'exemple de James Delos que j'avais mentionné, le dernier entretien se passe en fait quelques jours avant la révolte des Hôtes, donc probablement après la première apparition dans la série de l'Homme en noir dans le pilote (quand il viole et tue Dolores).

Là, dans la saison 2, les séquences avec Bernard se déroulent dans au moins deux chronologies différentes (juste après la mort de Ford et les événements du final de la saison 1 quand il fait équipe avec Elsie, puis quelques jours ou quelques semaines plus tard quand des centaines de cadavres d'hôtes se retrouvent à flotter dans un lac, et qu'il est récupéré par Charlotte Hale). Certains spéculaient même à un moment sur deux Bernard différents. Mais il n'y aurait pas que ces deux chronologies à l'œuvre dans la saison, en dehors des flashbacks clairement identifiés comme flashbacks, et les scénaristes cherchent délibérément à mêler ces chronologies pour nous placer dans la peau des Hôtes.

Là encore, ça n'est pas un procédé inédit au cinéma : Spiders (un film de Cronenberg) était raconté du point de vue d'un schizophrène, qui confondait présent et passé et pour qui toutes les figures féminines se confondaient avec sa mère. Et puis, il y a bien sûr Memento, qui replaçait le spectateur dans la tête du protagoniste, mais bon, là, on ne va pas accuser Jonathan Nolan de repomper Jonathan Nolan. C'est comme si tu accusais Michael Crichton d'avoir d'abord écrit une histoire sur un parc d'attraction centré sur le western où les robots se révoltent puis ensuite une histoire sur un parc d'attraction préhistorique où des dinosaures recréés génétiquement se révoltent.
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Message » 08 Juin 2018 8:46

Je pense toujours qu'il y a 2 bernard. Celui capturé par la garce de Delos, et celui qui recontre en virtuel Ford.

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Message » 08 Juin 2018 16:51

J'ai bien pensé à Memento mais la codification de sa structure très particulière est donnée au spectateur. C'est une différence fondamentale qui le sépare lui et toutes (ou presque ?) les productions faisant appel au flash back plus traditionnel (l'illustre Citizen kane, au hasard) de
Premier contact ou WW qui, eux, sans le dire, mélangent les time line et jouent sur cet effet. Lost en effet avait un peu utilisé le procédé en insérant des scènes du passé sans le dire (les scènes avec les 2 frères "mythologiques").
Dans le même temps Lost utilisait très classiquement le flash back en réalisant des centrics sur les personnages. Pulp fiction a joué avec la linéarité également mais idem, on sait que la narration est fragmentée.

En fait il faut imaginer un monde où à chaque fois qu'on l'on visionnerait une fiction, il faudrait en permanence s'interroger sur la chronologie qui t'est exposée car elle serait potentiellement déstructurée sans qu'on nous le dise, du moins immédiatement... Changement de paradigme narratif.

On comprend avec surprise en S2 que toute la S1 était totalement pipée chronologiquement et tout repose la dessus. Brillant ou douteux, c'est encore une question en ce qui me concerne.
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Message » 09 Juin 2018 3:19

Le spoil ci-dessus est pour ceux qui ont intégralement vu la saison 1.

Comme le dit Snatcher, une grande partie de la saison 1 repose sur cette double narration, à 2 époques différentes, où dolorès avait un rapport avec William/l'homme en noir/l'actionaire majoritaire de Delos.
Les hotes, comme c'est dit dans la saison 1, vivent leurs souvenirs comme si ils venaient juste de leur arriver, comme si on retrouvait un film enregistré en numérique sans avoir subi la moindre altération à chaque fois que l'on veut le voir.
Les hotes ne connaissent pas la dégradation/transformation de nos souvenirs tel que nous les vivons.
Coincés dans leurs boucles respectives, les hôtes sont quasi amnésiques sauf depuis l'incorporation des "rêveries" et n'ont pas la moindre idée du temps qui a passé.
Ils n'ont littéralement pas d'horloge ou de calendrier, chaque jour est le même jour comme dans un jour sans fin...ils recommencent chaque jour quand ils se font tuer ou quand leur rôle s'est terminé.
Attention avec Bernard qui est souvent, dans les flashbacks, Arnold en personne au début du parc, avant qu'il ne se suicide par Dolores interposée.


Perso j'ai adoré la saison 1, tant et si bien que je ne sais pas si je vais visionner la deuxième : la première se suffit vraiment bien à elle-même...la suite on peut l'imaginer...l'usage abusif de flashbacks qui se justifiait parfaitement dans la saison 1 finirait par le saouler.
On peut citer l'excellent et roublard "premier contact" comme autre exemple de l'usage immodéré et inventif du flashback avec les visions que reçoit l'héroïne et que l'on croit provenir de son passé, alors qu'en réalité et depuis le début elle voit l'avenir.
Cette dernière est prisonière des évênements clefs de son avenir et les hotes des moments importants et souvent traumatisants de leur passé, qu'ils revivent comme si il était aussi présent que les évênements qu'ils vivent à l'instant présent.
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Message » 10 Juin 2018 21:31

Boc21 a écrit:Le spoil ci-dessus est pour ceux qui ont intégralement vu la saison 1.

Comme le dit Snatcher, une grande partie de la saison 1 repose sur cette double narration, à 2 époques différentes, où dolorès avait un rapport avec William/l'homme en noir/l'actionaire majoritaire de Delos.
Les hotes, comme c'est dit dans la saison 1, vivent leurs souvenirs comme si ils venaient juste de leur arriver, comme si on retrouvait un film enregistré en numérique sans avoir subi la moindre altération à chaque fois que l'on veut le voir.
Les hotes ne connaissent pas la dégradation/transformation de nos souvenirs tel que nous les vivons.
Coincés dans leurs boucles respectives, les hôtes sont quasi amnésiques sauf depuis l'incorporation des "rêveries" et n'ont pas la moindre idée du temps qui a passé.
Ils n'ont littéralement pas d'horloge ou de calendrier, chaque jour est le même jour comme dans un jour sans fin...ils recommencent chaque jour quand ils se font tuer ou quand leur rôle s'est terminé.
Attention avec Bernard qui est souvent, dans les flashbacks, Arnold en personne au début du parc, avant qu'il ne se suicide par Dolores interposée.


Perso j'ai adoré la saison 1, tant et si bien que je ne sais pas si je vais visionner la deuxième : la première se suffit vraiment bien à elle-même...la suite on peut l'imaginer...l'usage abusif de flashbacks qui se justifiait parfaitement dans la saison 1 finirait par le saouler.
On peut citer l'excellent et roublard "premier contact" comme autre exemple de l'usage immodéré et inventif du flashback avec les visions que reçoit l'héroïne et que l'on croit provenir de son passé, alors qu'en réalité et depuis le début elle voit l'avenir.
Cette dernière est prisonière des évênements clefs de son avenir et les hotes des moments importants et souvent traumatisants de leur passé, qu'ils revivent comme si il était aussi présent que les évênements qu'ils vivent à l'instant présent.


La thématique abordée dans la saison 2 est enrichie par rapport à la saison 1 , avec une reflexion sur le big data très contemporaine et les hôtes libérés prennent des chemins différents.

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Message » 11 Juin 2018 22:08

Episode Indien

trailer de l'épisode 9 :
J'ai de plus en plus la conviction que l'homme en noir est un hôte : impossible de resister à tant de balles, refus de l'indien de l'achever, et surtout ne meurs pas encore ...

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