Modérateurs: Staff Multimédia, Staff Juridique • Utilisateurs parcourant ce forum: Aucun utilisateur enregistré et 8 invités

Musique enregistrée : BLURAY, CD & DVD musicaux, interprètes...

L'opéra en DVD et BLU-RAY

Message » 30 Juil 2020 8:27

ajr a écrit:Bonjour,

A tout Seigneur tout honneur: merci à Olivier_Le Daim de nous offrir ses excellents textes auxquels il est très difficile de résister à l'envie de voir et entendre ensuite ce qu'il nous détaille avec autant de talent.

C'est pour cette raison, si l'on en croit Diapason , que j'indique à Igor qu'il semble exister une version BD.

D'autre part, comme je ne me souvenais pas si cette version avait été diffusée par une chaîne de télévision française, j'ai effectué une vérification sur le sujet en post-it consacré aux diffusions de musique classique et de danse sur la TNT-HD.

Vérification malheureusement infructueuse, car, ne serait-ce qu'en raison de la double présence de Magdalena Kozena et Thomas Quasthoff, j'aurais certainement conservé cet enregistrement.


Très bon week-end.


Salut Ajir. Merci pour ta fidélité et tes recherches. Il est très vraisemblable que l'enregistrement de la Passion par la Philharmonie de Berlin n'ait jamais été diffusé par les chaînes de télévision car la Philharmonie est très certainement une entreprise commerciale dont la notoriété permet d'exiger un cachet qui dépasse le budget de ces chaînes pour un événement aussi culturel, rencontrant donc hélas peu d'audience.

La configuration dans mon profil


La haute-fidélité est une servante de la musique et non une fin en soi.
Le daim
Membre HCFR
Membre HCFR
 
Messages: 377
Inscription Forum: 11 Aoû 2012 7:59
  • offline

Annonce

Message par Google » 30 Juil 2020 8:27

 
 
Publicite

 
Encart supprimé pour les membres HCFR

Message » 01 Aoû 2020 16:18

Bonjour Olivier, :D

Si les programmations de musique classique et d'opéras reposent essentiellement sur des productions d'années antérieures, il y a quand même quelques "directs". Comme Cosi fan tutte, qui sera diffusé depuis Salzbourg à partir de 17 heures, demain dimanche, par Arte.

post180365516.html#p180365516

En décembre, à chaque Sant Ambrogio (Ambroise), jour férié, car saint patron de la ville Lombarde, nous avons également, en direct ou très léger différé, l'ouverture de la saison lyrique de la Scala de Milan.


Bon week-end.
ajr
Administrateur Forum Univers Casques
Administrateur Forum Univers Casques
 
Messages: 25596
Inscription Forum: 06 Oct 2007 10:34
Localisation: 06400
  • offline

Message » 02 Aoû 2020 8:32

Je serai à l'écoute si je puis capter.

La configuration dans mon profil


La haute-fidélité est une servante de la musique et non une fin en soi.
Le daim
Membre HCFR
Membre HCFR
 
Messages: 377
Inscription Forum: 11 Aoû 2012 7:59
  • offline

Message » 08 Aoû 2020 9:38

ajr a écrit:Bonjour Olivier, :D

Si les programmations de musique classique et d'opéras reposent essentiellement sur des productions d'années antérieures, il y a quand même quelques "directs". Comme Cosi fan tutte, qui sera diffusé depuis Salzbourg à partir de 17 heures, demain dimanche, par Arte.

post180365516.html#p180365516

Bon week-end.



J’ai regardé sur ARTE la retransmission de l’opéra de Mozart COSI FAN TUTE diffusée en direct depuis le festival de Salzbourg. Une simple vision de l’opéra qui défile devant mes yeux ne me permet que d’avoir un avis parcelaire, une impression un peu superficielle sans doute qui se rattache à ce que j’en savais déjà.

COSI FAN TUTE est le livret de DA PONTE le plus italien. DON JUAN, c’est l’illustration espagnole et morale du caractère maléfique de la séduction masculine, LES NOCES DE FIGARO une satire très française (BEAUMARCHAIS) de l’outrecuidance du comportement de la classe dominante, la noblesse à l''époque, qui se fait avoir par la ruse de ses domestiques, COSI la satire de la sentimentalité féminine ouverte comme un terrain de jeu, un jeu théâtral en vogue dans l’opéra bouffe ultramontain de l’époque.

On connait l’histoire de cet opéra dont le titre est devenu un proverbe. Deux jeunes femmes sont fiancées à deux beaux garçons, lesquels se laissent corrompre par un philosophe aigri et font avec celui-ci un pari, le pari de la fidélité à toute épreuve de leurs fiancées. Ils conviennent donc de les mettre à l’épreuve, et pour cela ils disparaissent, enrôlés prétendument dans l’armée, puis réapparaissent déguisés en étrangers, le jeu étant de séduire la fiancée de l’autre sans se faire reconnaître. L’opéra conte les péripéties du chemin amoureux des deux demoiselles qui va du refus le plus violent à l’acceptation finale de ce nouvel amour (en passant entre autres par la scène où les deux prétendants font mine de mourir d’amour en s’empoisonnant à l’arsenic et où ils sont guéris par la soubrette déguisée en médecin). Les deux malheureuses sont pour finir mises en présence de leur infidélité par le retour inopiné des deux garçons dans leurs habits originaux. L’opéra s’achève par l’humiliation des deux femmes qui sont confondues par leur pendentif et qui promettent d’aimer désormais éternellement leur véritable fiancé. Une journée de connes donc.

Mais le livret est une chose et la musique de Mozart en est une autre. Mozart a écrit des airs magnifiques pour exprimer le désarroi de ces femmes abusées qui s’accrochent à leur amour pour résister aux entreprises de leur nouveau séducteur. Ce sont elles et les battements de leur cœur que la musique exprime magnifiquement qui font que cet opéra est l’un des plus beaux du répertoire. La scène des adieux où les fiancés prennent congé pour prétendument partir sous les drapeaux est une splendeur musicale. Sans la musique de Mozart, avec une autre musique, COSI ne serait qu’une comédie où on se gausserait de la crédulité féminine comme il en existe un certain nombre dans le répertoire.

Comment mettre en scène un pareil livret à une époque où le respect de la dignité féminine est devenu dogme ? Il faut faire sentir que ce sont les deux dames qui ont moralement le beau rôle en s’appuyant sur la musique qui leur donne les plus beaux airs. Et pour cela, il faut que ces deux dames apparaissent moins comme idiotes mais comme victimes « me too » de l’intrigue, une intrigue qui est le fruit d’un malade et de deux benêts immatures.

Dans la production de Salzbourg retransmise par ARTE, Les dames sont vêtues sobrement, sombrement dans des robes irréprochables, donc comme des victimes. Les deux freluquets par contre ont, dans leur entreprise de séduction, des accoutrements d’une laideur calculée, caricaturant la mode jeune avec des motifs et des couleurs voyantes comme si le manque de maturité qu’ils portent sur eux en faisait les objets sexuels que ne sont plus les demoiselles. Leur jeu est caricatural, ils se tuent, ils se mettent à genoux, ils font tout pour être ridicules tout en croyant ridiculiser. Et, si les dames finissent par succomber à leur manœuvre, si elles expriment aussi, comme accidentellement, le désir de jouir de leurs charmes sans que cela se sache, c’est parce que c’est écrit ainsi et pas parce qu’elles sont connes. Heureusement pour les féministes, la musique de Mozart va dans le même sens.

Enfin l’orchestre du festival est (très bien) dirigé par une femme. Ceci compense peut-être cela.

Ceci n’est que mon avis.

Cordialement Olivier

La configuration dans mon profil


La haute-fidélité est une servante de la musique et non une fin en soi.
Le daim
Membre HCFR
Membre HCFR
 
Messages: 377
Inscription Forum: 11 Aoû 2012 7:59
  • offline


Retourner vers Musique enregistrée : BD, CD & DVD

 
  • Articles en relation
    Dernier message